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Analis

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  • Analis 16 mars 2015 10:50

    Une précision importante ; l’auteur critique Zemmour pour avoir dit ceci :

    « Les Etats-Unis, eux-mêmes, sont passés, près d’un demi-siècle après leur indépendance, par une guerre meurtrière pour que le Nord impose au Sud la victoire du président Lincoln » (RTL, 3 décembre 2010). Mais sa critique reflète une incompréhension historique : "L’Indépendance des Etats-Unis remonte à 1776 et la Guerre de Sécession à 1861, soit presque un siècle après."

    En fait, les treize colonies britanniques américaines ont accédé à l’indépendance en 1776, mais l’auteur fait l’erreur très courante de croire que c’est sous la forme des « Etats-Unis ». Elles y ont accédé sous la forme de treize Etats indépendants et souverrains, qui ont bien formé très tôt une forme d’union, mais une vague union confédérale, une ligue d’Etats sans structure étatique commune, régie parce qu’on appealit justement les articles de la Confédération. Ce n’est qu’en 1887 que les vrais Etats-Unis sont nés, qu’est apparu un Etat fédéral doté des tous les attributs de souverraineté (même si la constitution limitait ses compétences). Une évolution justement justifiée par ses partisans par le fait que la confédération était trop faible.

    À partir de 1887 se met donc en place une logique différente, celle des rapports entre un Etat et ses provinces autonomes et son peuple (peuple qu’on ne peut pas encore vraiment appeller une nation). De 1887 à 1861, on a donc 74 ans, trois quarts de siècle. Plus qu’un demi, certes, mais pas encore presque un siècle. Mais cette sanglante guerre de sécession est bien le résultat d’une construction trop rapide et imposée à des peuples qui ne se reconnaissaient pas forcément en elle, ou en tout cas qui n’en avaient pas saisi les enjeux. Quant on regarde l’histoire de tous les grands Etats américains, habituellement fédéraux (Mexique, Brésil, Argentine, Colombie, Vénézuéla etc...), leur indépendance a été marquée au début par de violentes guerres civiles. Les états-uniens avaient cru qu’ils pouvaient zapper cette phase, mais elle apparaît inévitable si les différences sont trop importantes. 



  • Analis 2 mars 2015 15:35

      Je voulais écrire : En lisant cet article (tout court !). 



  • Analis 2 mars 2015 15:30

    @egos

    En lisant cet article d’Agoravox, l’impression que j’en retire est que pour le moment, la présidente argentine s’en sort bien. La manipulation éventuelle a donc raté sa cible, et il sera difficile de la relancer. 



  • Analis 2 mars 2015 10:01

    Le point le plus faible dans l’argumentation de cet article, c’est d’affirmer qu’un professionnel n’agirait pas ainsi. C’est vrai dans le cas d’un meurtre ordinaire, mais pas si le but du meurtre était justement de causer une vague d’émotion. Ajouter de la sauvagerie gratuite aiderait à amplifier celle-ci.

    Ce meurtre pourrait très bien servir à soulever une nouvelle vague d’émotion contre Poutine, à l’étranger comme à l’intérieur des frontières. Et même si Nemtsov était très proche des occidentaux, et de leurs éléments les moins fréquentables, on sait que les services secrets n’ont guère d’état d’âme quand il s’agit d’éliminer un de leurs alliés afin de servir uen cause plus vaste. Cependant, la piste « CIA-Ukraine » n’est qu’une parmi d’autres. Des ultranationalistes ou des affairistes, voire des islamistes sont des coupables tout aussi plausibles. 



  • Analis 27 février 2015 13:33

    Il est certain que la thèse du suicide du procureur Nizman, si on en croît les premiers éléments, apparaît douteuse. Mais il est tout aussi certain que les commentaires des médias mainstreams essaient de dissimuler les graves incertitudes qui tournent autour de l’action du personnage, et de répandre l’idée fausse que la présidente Christina Fernàndez de Kirchner aurait de tous temps essayé d’éloigner er l’investigation sur les attentats de la piste iranienne.

    Rien n’est plus éloigné de la réalité. En 2007, quand ont été déposées des plaintes ontre les magistrats Nisman et Martinez Burgos et l’American Jewis Committee pour obstruction à la justice afin d’écarter les éléments contredisant la piste iranienne (*), ces plaintes ont été délaissées en dépit du fait que de nombreux éléments existaient en ce sens, élément accumulés bien avant toute interférence présidentielle (**), ce qui ne peut s’expliquer que par l’existence de pressions visant à les ignorer. La présidence a donc laissé ces pressions extérieures s’exercer, car sinon on imagine mal une telle issue. Christina Fernandez pensait alors à améliorer ses relations avec les nord-américains et les européens, et ne voulait pas leur chercher noise sur ce dossier. Il est difficile de soutenir que Nisman se trouvait alors dans le collimateur du gouvernement. Seulement, depuis, les choses ont changé, et ses relations se sont tendues, notamment avec les anglophones, pour toute une série de raisons, des Malouines jusqu’à la dette économique. En conséquence de quoi elle apparaît avoir relâché la pression sur l’investigation judiciaire des attentats de 1992 et 1994 (le premier n’étant curieusement pas mentionné dans l’article), certains juges étant revenus sur une piste proche d’Israël (***). Apparaissant donc moins malléable et complaisante envers les USA, Israël et leurs suivants, il ne serait pas surprenant qu’elle fasse l’objet d’une tentative de déstabilisation. Christina Fernandez se retrouve cependant dans une position un peu délicate, car elle a permis il y a 7 ans de cela aux interventions israléo-CIAiennes de s’exprimer, ce dont il lui est difficile de se justifier.

    (*) http://www.voltairenet.org/article141896.html

    (**) http://www.voltairenet.org/article162827.html

    Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994

    (***) http://www.voltairenet.org/article179246.html

    L’attentat de Buenos-Aires (1994) aurait été fomenté par l’ex-ministre de l’Intérieur

    Dans tous les cas, les services secrets argentins ne devraient pas échapper à la réorganisation. Si tentative de déstabilisation il y a eu, que ce soit de leur part, de la CIA ou du Mossad, elle aura été contre-productive. 

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