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Analis

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  • Analis 17 février 2015 10:16

    « Qu’en est-il alors de la »minorité juive " en Palestine ? »

    Les auteurs du document parlent d’Israël. C’est-à-dire d’un pays qui existe, et qui est reconnu par la communauté internationale.

    Mais l’Afrique du Sud aussi était reconnue par la « communauté internationale », non ? En fait, par davantage de pays.

    Je rappellerai au passage que beaucoup de noirs sud-africains n’étaient pas reconnus comme des citoyens, mais ce n’est pas là le problème (mais indiscutablement, la ressemblance avec Israêl en est renforcée). Le problème est qu’un pays qui se permet de ne pas reconnaître les habitants indigènes comme citoyens n’est pas une démocratie. Donc, non Israël n’est pas une démocratie, et sa comparaison avec l’Afrique du Sud est justifiée.

    De plus, les juifs qui se sont établis en Palestine n’étaient pas des citoyens de cette contrée, mais des étrangers. Ils n’avaient donc aucun droit à faire valoir sur cette terre, de la même façon que les immigrés africains, antillais, indo-pakistanais, turcs... de France, Grande-Bretagne et Allemagne n’ont pas de droits étatiques et communautaires à faire valoir sur les pays où ils ont émigré. Autrement dit, si cela ne leur convient pas, qu’ils rentrent chez eux. Les juifs émigrés en Palestine n’ont pas de droits nationaux à faire valoir, autre que celui consistant à s’intégrer en leur pays d’accueil et à en accepter les règles.

    De toute façon, à la base, les juifs, qu’ils se considèrent ou non comme un peuple, une « ethnie », une « nation » ou autre, ne sont pas une entité territoriale, et ne peuvent donc pas en tant que tel revendiquer une entité politique territoriale.

    J’ajouterai que les déclarations récentes de Natanyahou sur les rapports des juifs des pays européens avec leur contrée d’origine est une incitation à l’ « antisémistisme » et la judéophobie. Incitation délibérée, d’ailleurs. Son discours est que les juifs d’Europe sont un corps étrangers au sein des pays où ils vivent, pour lui il n’y a pas de juif britannique, italien, canadien, français etc..., ni même de britannique juif, d’italien juif, de canadien juif etc... Uniquement des juifs établis en Grande-Bretagne, en Italie, au canada, en France etc... Un discours qui reprend exactement les arguments traditionnels des antisémites. Cela n’a rien d’un accident. Ce discours est inséparable de l’idéologie sioniste, idéologie racialiste intolérante séparatrice. 



  • Analis 4 février 2015 09:16

    Si une chose pourrait me faire sourire, ce serait votre affirmation selon laquelle vous n’êtes pas communiste. Car je n’ai pas rêvé, il est écrit ceci dans votre autre article :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-en-finir-avec-les-theories-du-162850

    "Pour en finir avec les théories du complot, et le besoin qu’en ont ceux qui s’épargnent de penser, de comprendre et d’analyser le capitalisme, et le communisme, « nous » communistes intransigeants, qui observons le monde d’aujourd’hui continuant celui d’hier, nous n’avons pas besoin de complots secrets, même si nous ne sommes pas assez naïfs pour croire qu’il n’en existe aucun, comme « virgule » dans le cours actuel du capital. Pourquoi ? parce que nous avons sous les yeux tous les éléments, qu’on trouve au demeurant dans les médias pour peu qu’on les décrypte dans leur logique capitaliste, économique, politique et idéologique, celles de l’impérialisme occidental qui met à jour sa stratégie de sauvegarde devant sa perte d’influence dans le monde : il faut prendre ce qui se passe comme un tout, non comme une suite d’improvisations terroristes ou étatistes. "

    Je ne connaissais pas le point Staline, pendant du point Godwin, mais ici il n’y a nul reductio ad communistum de ma part. J’avais bien compris ce que vous disiez, et ce que vous disiez c’est que vous étiez communiste, et intransigeant qui plus est.

    Par ailleurs, je réitère ce que je disais : cette approche est une impasse. Elle n’aide pas à faire progresser les choses. Et les différentes attaques sous faux drapeau ne sont sans doute pas une suite d’improvisations, mais forment bien un tout. La dichotomie que vous établissez est fausse, et nous mène à une perte de temps. Temps qui serait mieux utilisé à rapprocher les points de vue.

     



  • Analis 3 février 2015 14:24

    Robert GIL se démène en ce moment pour écrire encore et toujours le même article. Appelant la même réponse que j’ai déjà donnée sur celui d’avant  :

    Cet article ressort tous les clichés de la pensée « gauchiste » « anti-complotiste » selon laquelle "ce qui compte, c’est le grand système de domination capitaliste et on n’a pas besoin de s’intéresser aux petites cabales de quelques services secrets ou autres pour le combattre". Ce qui est mettre complètement à côté de la cible. Bien sûr, l’auteur n’est pas assez bête pour prétendre que les manipulations des pouvoirs occidentaux n’existent pas, mais il prétend qu’elles ne seraient que des épiphénomènes. Perdant de vue que le pouvoir, qu’il soit capitaliste ou autre, ne peut pas maintenir une structure de pouvoir, justement, sans une fabrique de consentement, pour reprendre une formule célèbre d’un gauchiste (Noram Chomsky) qui est souvent considéré comme s’inscrivant dans cette pensée précitée, mais qui pourtant reconnaît l’existence de manipulations perpétuelles et parfois admet être considéré comme un conspirationniste.

    Donc, nos communistes aux idées un peu simplistes sont incapables de percevoir que les diverses machinations des pouvoirs capitalistes servent un appareil de propagande indispensable pour faciliter l’asservissement continu des masses. Ainsi, loin de combattre le capitalisme "de manière plus efficace« en s’en prenant aux »complotistes", les communistes qui tombent dans ce discours facile se privent d’outils essentiels pour comprendre comment le système fonctionne et assure sa perpétuation, et ainsi pour le combattre. Dénoncer un vaste complot interne pour le 11-9 n’est pas du tout incompatible avec une critique des structures de domination du capitalismes. D’autres bords idéologique peuvent aussi voir là une illustration de leurs propres conceptions, mais ce n’est pas important. Car au final, ce qui compte, c’est la réalité des faits, qui n’a pas à se plier aux préjugés idéologiques. Toute lecture du monde sur la base de elles préconceptions est vouée à de graves déconvenues.

    Entre parenthèses, si Joseph McCarthy, par exemple, était effectivement un conspirationiste délirant et paranoïaque, il existait bien à l’époque d’une part un nombre conséquent d’espions soviétiques aux USA et dans tous les pays du bloc capitaliste, et d’autre part une vaste conspiration communiste pour s’emparer du pouvoir à l’échelle mondiale. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une théorie quelconque est défendue par un sectaire illuminé qu’elle est fausse. Une autre leçon enseignée par cette réalité historique est que les communistes eux mêmes sont fort mal placés pour tirer les leçons de l’histoire en la matière, s’étant adonnés à la conjuration de grande échelle autrefois.

    Et de toute façon, la critique « communiste » du« complotisme » butte sur un autre écueil auto-imposé de taille : le discours communiste/gaucho-marxiste repose lui-même sur une rhétorique typiquement complotiste. Tout est de la faute du Grand Capital ou tout simplement des Capitalistes, qui organisent l’asservissement des travailleurs et emploient constamment des méthodes de type manipulation de masse (contrôle des médias à échelle transnationale, assassinats de dirigeants de gauche etc...) pour maintenir leur emprise.

    Et que dire de ces deux autres articles :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/overton-manipuler-l-opinion-pour-162214

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-occident-est-responsable-du-161504

    Ne serait-ce pas du complotisme ? Diantre, ça y ressemble à tous égards.

    Le discours communiste essaie de tout ramener à des oppositions simplistes, mais ses tenants n’hésitent pas à donner des leçons aux autres au sujet de la nécessité de reccourir à la subtilité dans l’analyse. Leçons qu’ils oublient souvent de s’appliquer à eux-mêmes.

    Et puis, encore une fois, pourquoi s’en tenir à un choix si limité de termes : théorie du complot, théorie de la conspiration, complotisme et conspirationnisme ? Alors qu’il y a un tel choix de synonymes, pourquoi ne pas essayer théorie de la conjuration, de la manipulation, conjuratonnisme, manipulationisme, machinationnisme, intriguisme, caballisme ? 



  • Analis 2 février 2015 12:55

    Et de toute façon, la critique « communiste » du« complotisme » butte sur un autre écueil auto-imposé de taille : le discours communiste/gaucho-marxiste repose lui-même sur une rhétorique typiquement complotiste. Tout est de la faute du Grand Capital ou tout simplement des Capitalistes, qui organisent l’asservissement des travailleurs et emploient constamment des méthodes de type manipulation de masse (contrôle des médias à échelle transnationale, assassinats de dirigeants de gauche etc...) pour maintenir leur emprise.



  • Analis 2 février 2015 11:49

    Cet article ressort tous les clichés de la pensée « gauchiste » « anti-complotiste » selon laquelle "ce qui compte, c’est le grand système de domination capitaliste et on n’a pas besoin de s’intéresser aux petites cabales de quelques services secrets ou autres pour le combattre". Ce qui est mettre complètement à côté de la cible. Bien sûr, l’auteur n’est pas assez bête pour prétendre que les manipulations des pouvoirs occidentaux n’existent pas, mais il prétend qu’elles ne seraient que des épiphénomènes. Perdant de vue que le pouvoir, qu’il soit capitaliste ou autre, ne peut pas maintenir une structure de pouvoir, justement, sans une fabrique de consentement, pour reprendre une formule célèbre d’un gauchiste (Noam Chomsky) qui est souvent considéré comme s’inscrivant dans cette pensée précitée, mais qui pourtant reconnaît l’existence de manipulations perpétuelles et parfois admet être considéré comme un conspirationniste.

    Donc, nos communistes aux idées un peu simplistes sont incapables de percevoir que les diverses machinations des pouvoirs capitalistes servent un appareil de propagande indispensable pour faciliter l’asservissement continu des masses. Ainsi, loin de combattre le capitalisme "de manière plus efficace« en s’en prenant aux »complotistes", les communistes qui tombent dans ce discours facile se privent d’outils essentiels pour comprendre comment le système fonctionne et assure sa perpétuation, et ainsi pour le combattre. Dénoncer un vaste complot interne pour le 11-9 n’est pas du tout incompatible avec une critique des structures de domination du capitalismes. D’autres bords idéologique peuvent aussi voir là une illustration de leurs propres conceptions, mais ce n’est pas important. Car au final, ce qui compte, c’est la réalité des faits, qui n’a pas à se plier aux préjugés idéologiques. Toute lecture du monde sur la base de elles préconceptions est vouée à de graves déconvenues.

    Entre parenthèses, si Joseph McCarthy, par exemple, était effectivement un conspirationniste délirant et paranoïaque, il existait bien à l’époque d’une part un nombre conséquent d’espions soviétiques aux USA et dans tous les pays du bloc capitaliste, et d’autre part une vaste conspiration communiste pour s’emparer du pouvoir à l’échelle mondiale. Une autre leçon enseignée par cette réalité historique est que les communistes eux mêmes sont fort mal placés pour tirer les leçons de l’histoire en la matière. 

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