« Qu’en
est-il alors de la »minorité juive " en Palestine ? »
Les
auteurs du document parlent d’Israël. C’est-à-dire d’un pays
qui existe, et qui est reconnu par la communauté internationale.
Mais l’Afrique du Sud
aussi était reconnue par la « communauté internationale »,
non ? En fait, par davantage de pays.
Je rappellerai au
passage que beaucoup de noirs sud-africains n’étaient pas reconnus
comme des citoyens, mais ce n’est pas là le problème (mais
indiscutablement, la ressemblance avec Israêl en est renforcée). Le
problème est qu’un pays qui se permet de ne pas reconnaître les
habitants indigènes comme citoyens n’est pas une démocratie. Donc,
non Israël n’est pas une démocratie, et sa comparaison avec
l’Afrique du Sud est justifiée.
De plus, les juifs
qui se sont établis en Palestine n’étaient pas des citoyens de
cette contrée, mais des étrangers. Ils n’avaient donc aucun droit à
faire valoir sur cette terre, de la même façon que les immigrés
africains, antillais, indo-pakistanais, turcs... de France,
Grande-Bretagne et Allemagne n’ont pas de droits étatiques et
communautaires à faire valoir sur les pays où ils ont émigré.
Autrement dit, si cela ne leur convient pas, qu’ils rentrent chez
eux. Les juifs émigrés en Palestine n’ont pas de droits nationaux à
faire valoir, autre que celui consistant à s’intégrer en leur pays
d’accueil et à en accepter les règles.
De toute façon, à
la base, les juifs, qu’ils se considèrent ou non comme un peuple,
une « ethnie », une « nation » ou autre, ne sont pas
une entité territoriale, et ne peuvent donc pas en tant que tel
revendiquer une entité politique territoriale.
J’ajouterai que les
déclarations récentes de Natanyahou sur les rapports des juifs des
pays européens avec leur contrée d’origine est une incitation à l’
« antisémistisme » et la judéophobie. Incitation délibérée,
d’ailleurs. Son discours est que les juifs d’Europe sont un corps
étrangers au sein des pays où ils vivent, pour lui il n’y a pas de
juif britannique, italien, canadien, français etc..., ni même de
britannique juif, d’italien juif, de canadien juif etc... Uniquement
des juifs établis en Grande-Bretagne, en Italie, au canada, en
France etc... Un discours qui reprend exactement les arguments
traditionnels des antisémites. Cela n’a rien d’un accident. Ce
discours est inséparable de l’idéologie sioniste, idéologie
racialiste intolérante séparatrice.
Si une chose
pourrait me faire sourire, ce serait votre affirmation selon laquelle
vous n’êtes pas communiste. Car je n’ai pas rêvé, il est écrit
ceci dans votre autre article :
"Pour en finir avec
les théories du complot, et le besoin qu’en ont ceux qui
s’épargnent de penser, de comprendre et d’analyser le
capitalisme, et le communisme, « nous » communistes intransigeants,
qui observons le monde d’aujourd’hui continuant celui d’hier,
nous n’avons pas besoin de complots secrets, même si nous ne
sommes pas assez naïfs pour croire qu’il n’en existe aucun,
comme « virgule » dans le cours actuel du capital. Pourquoi ? parce
que nous avons sous les yeux tous les éléments, qu’on trouve au
demeurant dans les médias pour peu qu’on les décrypte dans leur
logique capitaliste, économique, politique et idéologique, celles
de l’impérialisme occidental qui met à jour sa stratégie de
sauvegarde devant sa perte d’influence dans le monde : il faut
prendre ce qui se passe comme un tout, non comme une suite
d’improvisations terroristes ou étatistes. "
Je ne connaissais pas
le point Staline, pendant du point Godwin, mais ici il n’y a nul
reductio ad communistum de ma part. J’avais bien compris ce que vous
disiez, et ce que vous disiez c’est que vous étiez communiste, et
intransigeant qui plus est.
Par ailleurs, je
réitère ce que je disais : cette approche est une impasse. Elle
n’aide pas à faire progresser les choses. Et les différentes
attaques sous faux drapeau ne sont sans doute pas une suite
d’improvisations, mais forment bien un tout. La dichotomie que vous
établissez est fausse, et nous mène à une perte de temps. Temps qui serait mieux
utilisé à rapprocher les points de vue.
Robert GIL se démène
en ce moment pour écrire encore et toujours le même article.
Appelant la même réponse que j’ai déjà donnée sur celui d’avant
:
Cet article ressort
tous les clichés de la pensée « gauchiste »
« anti-complotiste » selon laquelle "ce qui compte,
c’est le grand système de domination capitaliste et on n’a pas
besoin de s’intéresser aux petites cabales de quelques services
secrets ou autres pour le combattre". Ce qui est mettre
complètement à côté de la cible. Bien sûr, l’auteur n’est pas
assez bête pour prétendre que les manipulations des pouvoirs
occidentaux n’existent pas, mais il prétend qu’elles ne seraient que
des épiphénomènes. Perdant de vue que le pouvoir, qu’il soit
capitaliste ou autre, ne peut pas maintenir une structure de pouvoir,
justement, sans une fabrique de consentement, pour reprendre une
formule célèbre d’un gauchiste (Noram Chomsky) qui est souvent
considéré comme s’inscrivant dans cette pensée précitée, mais
qui pourtant reconnaît l’existence de manipulations perpétuelles et
parfois admet être considéré comme un conspirationniste.
Donc, nos communistes
aux idées un peu simplistes sont incapables de percevoir que les
diverses machinations des pouvoirs capitalistes servent un appareil
de propagande indispensable pour faciliter l’asservissement continu
des masses. Ainsi, loin de combattre le capitalisme "de manière
plus efficace« en s’en prenant aux »complotistes", les
communistes qui tombent dans ce discours facile se privent d’outils
essentiels pour comprendre comment le système fonctionne et assure
sa perpétuation, et ainsi pour le combattre. Dénoncer un vaste
complot interne pour le 11-9 n’est pas du tout incompatible avec une
critique des structures de domination du capitalismes. D’autres bords
idéologique peuvent aussi voir là une illustration de leurs propres
conceptions, mais ce n’est pas important. Car au final, ce qui
compte, c’est la réalité des faits, qui n’a pas à se plier aux
préjugés idéologiques. Toute lecture du monde sur la base de elles
préconceptions est vouée à de graves déconvenues.
Entre parenthèses,
si Joseph McCarthy, par exemple, était effectivement un
conspirationiste délirant et paranoïaque, il existait bien à
l’époque d’une part un nombre conséquent d’espions soviétiques aux
USA et dans tous les pays du bloc capitaliste, et d’autre part une
vaste conspiration communiste pour s’emparer du pouvoir à l’échelle
mondiale. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une théorie
quelconque est défendue par un sectaire illuminé qu’elle est
fausse. Une autre leçon enseignée par cette réalité historique
est que les communistes eux mêmes sont fort mal placés pour tirer
les leçons de l’histoire en la matière, s’étant adonnés à la
conjuration de grande échelle autrefois.
Et de toute façon,
la critique « communiste » du« complotisme » butte
sur un autre écueil auto-imposé de taille : le discours
communiste/gaucho-marxiste repose lui-même sur une rhétorique
typiquement complotiste. Tout est de la faute du Grand Capital ou
tout simplement des Capitalistes, qui organisent l’asservissement des
travailleurs et emploient constamment des méthodes de type
manipulation de masse (contrôle des médias à échelle
transnationale, assassinats de dirigeants de gauche etc...) pour
maintenir leur emprise.
Ne serait-ce pas du
complotisme ? Diantre, ça y ressemble à tous égards.
Le discours
communiste essaie de tout ramener à des oppositions simplistes, mais
ses tenants n’hésitent pas à donner des leçons aux autres au sujet
de la nécessité de reccourir à la subtilité dans l’analyse.
Leçons qu’ils oublient souvent de s’appliquer à eux-mêmes.
Et puis, encore une
fois, pourquoi s’en tenir à un choix si limité de termes : théorie
du complot, théorie de la conspiration, complotisme et
conspirationnisme ? Alors qu’il y a un tel choix de synonymes,
pourquoi ne pas essayer théorie de la conjuration, de la
manipulation, conjuratonnisme, manipulationisme, machinationnisme,
intriguisme, caballisme ?
Et de toute façon,
la critique « communiste » du« complotisme » butte
sur un autre écueil auto-imposé de taille : le discours
communiste/gaucho-marxiste repose lui-même sur une rhétorique
typiquement complotiste. Tout est de la faute du Grand Capital ou
tout simplement des Capitalistes, qui organisent l’asservissement des
travailleurs et emploient constamment des méthodes de type
manipulation de masse (contrôle des médias à échelle
transnationale, assassinats de dirigeants de gauche etc...) pour
maintenir leur emprise.
Cet article ressort
tous les clichés de la pensée « gauchiste »
« anti-complotiste » selon laquelle "ce qui compte,
c’est le grand système de domination capitaliste et on n’a pas
besoin de s’intéresser aux petites cabales de quelques services
secrets ou autres pour le combattre". Ce qui est mettre
complètement à côté de la cible. Bien sûr, l’auteur n’est pas
assez bête pour prétendre que les manipulations des pouvoirs
occidentaux n’existent pas, mais il prétend qu’elles ne seraient que
des épiphénomènes. Perdant de vue que le pouvoir, qu’il soit
capitaliste ou autre, ne peut pas maintenir une structure de pouvoir,
justement, sans une fabrique de consentement, pour reprendre une
formule célèbre d’un gauchiste (Noam Chomsky) qui est souvent
considéré comme s’inscrivant dans cette pensée précitée, mais
qui pourtant reconnaît l’existence de manipulations perpétuelles et
parfois admet être considéré comme un conspirationniste.
Donc, nos communistes
aux idées un peu simplistes sont incapables de percevoir que les
diverses machinations des pouvoirs capitalistes servent un appareil
de propagande indispensable pour faciliter l’asservissement continu
des masses. Ainsi, loin de combattre le capitalisme "de manière
plus efficace« en s’en prenant aux »complotistes", les
communistes qui tombent dans ce discours facile se privent d’outils
essentiels pour comprendre comment le système fonctionne et assure
sa perpétuation, et ainsi pour le combattre. Dénoncer un vaste
complot interne pour le 11-9 n’est pas du tout incompatible avec une
critique des structures de domination du capitalismes. D’autres bords
idéologique peuvent aussi voir là une illustration de leurs propres
conceptions, mais ce n’est pas important. Car au final, ce qui
compte, c’est la réalité des faits, qui n’a pas à se plier aux
préjugés idéologiques. Toute lecture du monde sur la base de elles
préconceptions est vouée à de graves déconvenues.
Entre parenthèses,
si Joseph McCarthy, par exemple, était effectivement un
conspirationniste délirant et paranoïaque, il existait bien à
l’époque d’une part un nombre conséquent d’espions soviétiques aux
USA et dans tous les pays du bloc capitaliste, et d’autre part une
vaste conspiration communiste pour s’emparer du pouvoir à l’échelle
mondiale. Une autre leçon enseignée par cette réalité historique
est que les communistes eux mêmes sont fort mal placés pour tirer
les leçons de l’histoire en la matière.