• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Analis

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 641 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Analis 31 mars 2015 15:24

    Deuxième article :

    http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2014-12-14/croyances-avantage-des-arguments-non-verifiables

    ------------------------------------------------------------------------------------------

    Lorsque des croyances sont menacées, le recours à des arguments non vérifiables augmente

    Soumis par Gestion le 14 décembre 2014

    Les croyances ne reposent pas toujours sur les faits, notamment parce qu’elles peuvent répondre à des motivations psychologiques (telles que maintenir une vision du monde, une identité ou une appartenance…), ont illustré plusieurs études.

    Ainsi, mentionne le journaliste Tom Jacob dans Pacific Standard, si le besoin de sécurité exige de percevoir la société comme équitable et juste, les gens seront plus susceptibles de rejeter les évidences d’inégalité économique et de brutalité policière.

    Il fait ainsi référence à un étude récente des psychologues Troy Campbell et Aaron Kay de l’Université de Duke montrant que les gens qui n’aiment pas les solutions proposées à des problèmes (dans ce cas : réchauffement climatique, criminalité) sont plus susceptibles de nier ces problèmes.

    Mais qu’arrive-t-il, lorsque les gens sont confrontés à des données qui contredisent leurs croyances.

    Dans une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, ces chercheurs et Justin Friesen de l’Université York proposent qu’ils seront plus susceptibles d’intégrer dans leur systèmes de croyances (par exemples, religieux ou politique) des aspects non vérifiables qui ne peuvent être testés et réfutés de manière empirique et concluante.

    Dans deux expériences, ils montrent une fonction offensive à la non vérifiabilité : des arguments non vérifiables permettaient à des participants de défendre leurs croyances religieuses avec plus de conviction et à des partisans politiques de polariser et critiquer leurs adversaires plus fortement.

    Dans deux autres expériences, les chercheurs montrent une fonction défensive : quand les faits menaçaient leur vision, les participants choisissaient des arguments qui étaient davantage infalsifiables ("opinion moral") plutôt que falsifiables (des faits vérifiables).

    Par exemple, des participants lisaient un texte dans lequel il était exposé que des découvertes dans le domaine de la physique (boson de Higgs) remettaient en cause l’existence de Dieu ou lisaient un texte dans lequel il était exposé que ces découvertes ne remettaient pas les croyances religieuses en cause. Ils devaient ensuite ordonner 10 raisons de croire en Dieu. Ceux qui avaient lu le texte menaçant la croyance priorisaient davantage les arguments non vérifiables.

    Les chercheurs concluent en discutant comment dans un monde où les croyances et les idées sont de plus en plus facilement vérifiables par des données, les arguments dont la véracité ne peut être vérifiée peuvent être attrayants à inclure dans les systèmes de croyance et comment ils peuvent contribuer à la polarisation et à la marginalisation de la science dans le discours public.

    Les croyances religieuses n’ont pas le monopole de la non-vérifiabilité, souligne la journaliste Jesse Singal dans Science of Us. La psychanalyse, par exemple, contient beaucoup de croyances non vérifiables.

    Voyez également de la même équipe de chercheurs :

    Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?

    De l’ignorance à la confiance envers les gouvernements

    Psychomédia avec sources : Journal of Personality and Social Psychology, University of Duke, Pacific Standard, Science of us



  • Analis 31 mars 2015 15:17

    Une série d’articles qui décortiquent les mécanismes du conformisme en vigueur dans des groupes dominants, s’intéressant à savoir pourquoi des populations entières peuvent refuser de reconnaître la malfaisance de leurs dirigeants :

    http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-sociale/2014-05-20/justification-du-systeme

    ---------------------------------------------------------------------------------------

    Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?

    Soumis par Gestion le 20 mai 2014

    Comment se fait-il que les gens défendent et appuient des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises…) qui s’avèrent injustes, incompétents et corrompus ?

    Dans le cadre de la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent qu’ils cherchent à maintenir leurs vues selon lesquelles leurs systèmes sociaux sont relativement légitimes, même lorsqu’ils sont confrontés à des informations qui suggèrent le contraire. Ils s’engagent alors dans des processus psychologiques qui visent à défendre le système et à le justifier.

    Mais ils ne justifient pas leurs systèmes sociaux en tout temps, expliquent les psychologues Aaron C. Kay de l’Université Duke et Justin Friesen de l’Université de Waterloo. Certains contextes, proposent-ils dans une étude publiée en 2011 dans la revue Current Directions in Psychological Science, motivent davantage à défendre le statu quo.

    Selon leur analyse des études sur le sujet, 4 conditions peuvent motiver à justifier un système.

    Le système est menacé

    Lorsque menacés les gens se défendent eux-mêmes et défendent leurs systèmes. Par exemple, illustrent les chercheurs, avant la destruction des tours du World Trade Center de New York le 9 septembre 2001, le président George Bush plongeait dans les sondages. Aussitôt après, sa cote de popularité a grimpé ainsi que le soutien au Congrès et à la police.

    Autre exemple, lors de l’ouragan Katrina, les Américains ont été témoins de l’insuffisance « spectaculaire » de la capacité de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à sauver les victimes. Pourtant, beaucoup de gens ont blâmé les victimes plutôt que d’admettre les ratés de l’agence et de soutenir des idées pour l’améliorer.

    En temps de crise, disent les auteurs, « nous voulons croire que le système fonctionne ».

    Les gens sont dépendants du système

    Les gens défendent également des systèmes desquels ils dépendent. Dans une expérience, illustrent les chercheurs, des étudiants ayant été mis dans un contexte les incitant à se sentir dépendant de leur université défendaient une politique de financement de cette dernière, mais désapprouvaient la même politique de la part du gouvernement. Mais lorsque mis dans un contexte les amenant à se sentir dépendants du gouvernement, ils approuvaient la politique de la part du gouvernement mais pas de la part de l’université.

    Les gens ne peuvent échapper au système

    "Lorsque nous sentons que nous ne pouvons pas échapper à un système, nous nous adaptons. Cela inclut d’accepter des choses que, autrement, nous pourrions considérer indésirables", expliquent les chercheurs.

    Dans une étude, mentionnent-ils, les participants étaient informés que les salaires des hommes dans leur pays étaient 20% plus élevés que ceux des femmes. Plutôt que de considérer le système injuste, ceux qui estimaient qu’ils ne pouvaient pas émigrer avaient tendance à attribuer l’écart salarial à des différences innées entre les sexes. "On penserait que quand les gens sont coincés avec un système, ils voudraient davantage le changer« , dit Kay. »Mais en fait, plus ils sont coincés, plus ils sont susceptibles d’expliquer ses lacunes."

    Les gens ont peu de contrôle personnel

    Finalement, des études suggèrent que quand les gens sentent un manque de contrôle personnel sur leur propre vie, ils ont tendance à compenser en soutenant les systèmes et les dirigeants qui offrent un sens de l’ordre, afin d’être rassurés que les choses sont sous contrôle.

    La justification, soulignent les chercheurs, n’est pas la même chose que l’approbation. En justifiant un système, les gens lui attribuent souvent des qualités qu’il n’a pas mais devrait avoir.

    Il y aussi des limites, des point de basculement, au-delà desquels les systèmes ne sont plus considérés comme étant moins légitimes, mais comme complètement illégitimes et donc presque impossibles à défendre.

    Voyez également :

    Lorsque des croyances sont menacées, le recours à des arguments non vérifiables augmente

    De l’ignorance à la confiance envers les gouvernements

    15 biais cognitifs qui nuisent à la pensée rationnelle

    (1) Introduite par le psychologue John. T. Jost et ses collègues en 1994.

    Psychomédia avec sources : Association for Psychologial Science, Current Directions in Psychological Science.



  • Analis 31 mars 2015 14:43

    L’auteur ressort toujours la même chose, et quasiment sous le même titre ; il a juste rajouté un « Génétiquement, » à son "Les maghrébins ne sont pas des arabes" du 19-9-2013 :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-maghrebins-ne-sont-pas-des-141092

    Et la réponse est toujours la même : le concept de arabe n’est ni génétique ni racial ni « populationnel », il est culturel, ethno-linguistique et civilisationnel. Que les maghrébins soient en grande majorité descendants des berbères de l’Antiquité ne change rien au fait que nombre d’entre eux ne se sentent pas une identité culturelle berbère, mais arabe, et sont donc arabes. Il ne sert à rien de la part des militants de la berbérité ou d’une maghrébité distincte de l’arabisme de le nier. En sens inverse, les arabo-maghrébins ne sauraient pas plus avoir le droit de nier le sentiment identitaire des berbères, la dérive arabisante autoritaire des pouvoirs maghrébins relevant d’une regrettable importation du tout aussi regrettable jacobinisme français (comme quoi, la décolonisation des esprits reste à faire sur bien des points).Ce problème est d’ailleurs plus marqué en Algérie qu’au Maroc, où l’Etat est moins sectaire, les doubles racines culturelles, berbères et arabes, sont mieux acceptées. L’Algérie, où l’opposition culturelle recoupe celle géographique entre la façade côtière et l’Atlas, et la Tunisie, où l’identité berbère se concentre principalement au Sud moins peuplé, feraient en effet mieux de reconnaître cette double composante.



  • Analis 31 mars 2015 00:00

    @Andromede95
    Au secours ! C’est du Thierry Meyssan et consorts, grands donneurs de leçons en matière d’esprit critique, et qui savent tout dans tous les domaines, même là où ils n’ont manifestement rien appris. Décryptage ci-dessous :

    Lettre ouverte de Perline au Réseau Voltaire

    L’effroyable imposture du réseau Voltaire
    L’effroyable imposteur, par Fiammetta Venner
    L’effroyable mensonge - Thèse et foutaises sur les attentats du 11 septembre


    -  Débat avec François Grangier, expert Enquêtes-Accident Le Dissident : La vraie histoire véridique de Thierry MeyssanLes impostures du Réseau Voltaire et des « théories du complot »

     La plupart des arguments présentés dans ces liens sont dépassés et réfutés depuis belle lurette. En fait, il serait plus intéressant de se concentrer sur l’argumentation de l’article, tout comme il le serait de le faire sur les deux tribunes sur l’état lamentable de nos médias que j’ai postées plus haut.



  • Analis 29 mars 2015 17:29

    @wesson

    Attention, il ne faut pas accorder à la mise au pas de Röhm plus d’importance qu’elle n’en a. La raison en est toute simple : Hitler ne pouvait pas se permettre de se mettre à dos les grandes classes possédantes, sinon il aurait été renversé. On ne peut cependant pas dire qu’au long de son règne, il ait ménagé les grands industriels. Ces derniers se sont retrouvés progressivement réduits à un rôle de rouage du régime, se voyant imposé un dirigisme de plus en plus dur, dureté évoluant en fait en parrallèle avec l’assise grandissante du pouvoir nazi. On a prêté à Hitler des paroles où il faisait part de sa volonté de nationaliser la grande industrie après la guerre, à une époque où son pouvoir aurait été inébranlable, ce qui était dans la logique du régime ; seules les petites entreprises auraient pu rester privées. De toute façon, le parti nazi était déjà durant la guerre en train de créer de plus en plus d’entreprises publiques ou para-publiques, souvent gérées par les SS.

    Il en allait de même en Italie. Dans les premières années de son pouvoir, encore mal assuré, Mussolini avait mis son discours anti-capitaliste en sourdine. Après le tournant de 1929, il allait multiplier les mesures dirigistes. À l’époque, il pouvait enfin se le permettre, et attendait la bonne occasion, que la crise lui avait fournie. La république de Salo, seul moment où le fascisme put mettre en application sa conception totalitaire du pouvoir, lui permit d’aller encore plus loin dans l’abolition du capitalisme. 

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv