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Analis

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  • Analis 8 janvier 2015 15:40

    J’ai été très choqué et outragé d’apprendre le décès de Cabu, Charb, Wolinski, Tignous de la main de fanatiques déterminés, qui trouvent plus important de s’en prendre à d’inoffensifs caricaturistes qu’à des magnats qui réduisent des millions de personnes à la misère et répandent pollution et maladies mortelles (entre autres choses).

    Mais de nombreuses réactions m’ont tout autant choqué. Déjà, on a eu droit au bal des hypocrites habituels. En premier lieu les grands politiciens, Hollande, Sarkozy, Valls, Cameron, Obama etc... ont donné dans le concert de louanges plus ou moins obligées, ne manquant jamais une occasion d’essayer de se refaire une virginité ; Hollande ne pouvant pas s’empêcher de donner dans l’emphase et d’appeller à un jour de deuil national. Or on a là tous les hommes qui ont contribué à mettre à feu et à sang la Libye et la Syrie, qui sont responsable de 10 000 « Charlie » là-bas, 1000 matières à jour de deuil national en ces pays.

    Ensuite, n’oublions pas que si Cabu est maintenant brandi comme le symbôle de la liberté d’expression par ce président si normal et tant de politiciens français, il n’en a pas toujours été ainsi, loin s’en faut. L’Etat dont Hollande est le premier représentant l’avait à de nombreuses condamné pour outrage à l’armée, et même à président (George Pompidou en l’occurrence) (n’oublions pas qu’il y a très peu, des juges très cire-pompes, autant que leurs prédecesseurs pro-armée avaient encore condamné un inoffensif quidam pour avoir brandi devant Sarkozy une pancarte sur laquelle était inscrite "Case-toi, pov’con"). Vraiment, pour la France, la liberté d’expression, représentée par Cabu ou non, était de très peu de valeur, Cabu était à l’époque un ennemi pour l’Etat (c’est juste que le bûcher n’étant plus d’actualité, ils préféraient des méthodes plus « douces », mais la violence étatique était bien là). L’histoire du « Bal tragique à Colombey » rappelle que ni Charlie Hebdo ni la liberté d’expression et de la presse n’étaient en odeur de sainteté à l’époque auprès de l’Etat.

    Donc, pour moi, il n’y aura pas de jour de deuil national. Entendons-nous bien, je respecte tous ceux qui ont décidé de le suivre, et je comprends leurs raisons. Mais vu ce que je vois se cacher derrière, j’ai décidé de ne pas m’y joindre. Pour moi, la liberté d’expression et de satire est vraiment une valeur essentielle, elle ne saurait être à géométrie variable et récupérée par ceux-là mêmes qui la foulent au pied et soutiennent le terrorisme international le plus abject.

    Maintenant, ce qui vraiment m’inquiète, c’est d’une part l’escalade de la violence privée, avec un climat de guerre civile. Ensuite, le retour des appels à plus de sécurité, de contrôle social, de restrictions des libertés etc... Tout ça, on va encore y avoir droit, ça va nous empoisonner l’existence. Au nom d’un impossible risque zéro. Un acte de ce genre n’est même pas vraiment un acte terroriste ; il s’agit d’un acte criminel isolé dirigé contre certaines personnes déterminées, et non d’une attaque contre le public. 



  • Analis 8 janvier 2015 15:07

    J’ai été très choqué et outragé d’apprendre le décès de Cabu, Charb, Wolinski, Tignous de la main de fanatiques déterminés, qui trouvent plus important de s’en prendre à d’inoffensifs caricaturistes qu’à des magnats qui réduisent des millions de personnes à la misère et répandent pollution et maladies mortelles (entre autres choses).

    Mais de nombreuses réactions m’ont tout autant choqué. Déjà, on a eu droit au bal des hypocrites habituels. En premier lieu les grands politiciens, Hollande, Sarkozy, Valls, Cameron, Obama etc... ont donné dans le concert de louanges plus ou moins obligées, ne manquant jamais une occasion d’essayer de se refaire une virginité ; Hollande ne pouvant pas s’empêcher de donner dans l’emphase et d’appeller à un jour de deuil national. Or on a là tous les hommes qui ont contribué à mettre à feu et à sang la Libye et la Syrie, qui sont responsable de 10 000 « Charlie » là-bas, 1000 matières à jour de deuil national en ces pays.

    Ensuite, n’oublions pas que si Cabu est maintenant brandi comme le symbôle de la liberté d’expression par ce président si normal et tant de politiciens français, il n’en a pas toujours été ainsi, loin s’en faut. L’Etat dont Hollande est le premier représentant l’avait à de nombreuses condamné pour outrage à l’armée, et même à président (George Pompidou en l’occurrence) (n’oublions pas qu’il y a très peu, des juges très cire-pompes avaient encore condamné un inoffensif quidam pour avoir brandi devant Sarkozy une pancarte sur laquelle était inscrite « Case-toi, pov’con »). Vraiment, pour la France, la liberté d’expression, représentée par Cabu ou non, était de très peu de valeur, Cabu était à l’époque un ennemi pour l’Etat (c’est juste que le bûcher n’étant plus d’actualité, ils préféraient des méthodes plus « douces », mais la violence étatique était bien là).

    Donc, pour moi, il n’y aura pas de jour de deuil national. Entendons-nous bien, je respecte tous ceux qui ont décidé de le suivre, et je comprends leurs raisons. Mais vu ce que je vois se cacher derrière, j’ai décidé de ne pas m’y joindre.

    Maintenant, ce qui m’inquiète, c’est d’une part l’escalade de la violence privée, avec un climat de guerre civile. Ensuite, le retour des appels à plus de sécurité, de contrôle social, de restrictions des libertés etc... Tout ça, on va encore y avoir droit. 



  • Analis 8 janvier 2015 14:47

    http://www.ae911truth.org/en/news-section/41-articles/925-why-do-good-people-become-silent-or-worse-about-911-part12.html

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    PARTIE 12 : la théorie de la détection du signal

    Frances Shure a effectué une analyse approfondie portant sur un sujet clé de notre époque : "Pourquoi des gens biens restent silencieux – ou pire – à propos du 11/9 ?" L’essai qui en résulte, présenté ici comme une série, est une synthèse à la fois de la recherche universitaire et des observations cliniques.

    En répondant à la question posée par le titre de cet essai, les deux parties d’octobre
    - Partie 10 : Théorie de la gestion de la Terreur, et Partie 11 : Théorie de la Justification des Systèmes – ont examiné, respectivement, comment la peur de notre propre mort, et la nécessité de bien se sentir dans le système culturel dans lequel nous vivons, peuvent créer une résistance envers la preuve indiquant que l’histoire officielle sur 11/9 est un mensonge. La recherche montre que même si les efforts d’information des sceptiques du 11/9 peuvent être contrés, il y a un impact différé sur l’auditeur, ce qui entraîne des changements d’attitude ultérieurs en faveur des faits survenus le 11/9.

    Nous continuons l’analyse de Mme Shure en Novembre à la Partie 12 : Théorie de la détection du signal, qui rend compte si oui ou non les gens perçoivent l’information au milieu des distractions externes et internes, et comment cette perception peut affecter leur réceptivité aux efforts d’information des sceptiques du 11/9.

    L’étude de la façon dont les individus sont capables de discrimination lorsqu’ils prennent des décisions, y compris les facteurs psychologiques qui sollicitent ces décisions, a abouti à la théorie de la détection du signal [1]

    Presque toutes les décisions humaines sont prises dans un contexte d’incertitude. Tous les stimuli, à la fois internes et externes, qui créent cette incertitude sont appelés « bruits ». Pour percevoir la réalité avec précision, nous devons être capables de détecter un « signal  » au milieu du bruit gênant. Plus il y a de bruit, plus il est difficile de détecter le signal.

    Exemple : Vous êtes à la recherche d’une personne (signal) dans une salle bondée. S’il y a 100 personnes (bruit externe) dans la chambre, votre probabilité de la repérer est beaucoup plus grande que s’il y a 1000 personnes (davantage de bruit externe) dans la chambre. Si vous êtes épuisé (bruit interne) ou que la personne n’est pas agréable (bruit interne), vous aurez plus de mal à la trouver.

    Comment appliquer cette théorie à la question de savoir pourquoi les gens restent silencieux, ou pire, en ce qui concerne l’information qui leur est fournie par les sceptiques du 11/9 ?

    Supposons que vous croyez à la version officielle du 11/9. Vous rencontrez un ami lors d’une fête très animée. La musique est forte. Par dessus le vacarme, il vous dit qu’il pense que le 11/9 était une opération sous fausse bannière. Il sort son smartphone de sa poche et vous montre la tour 7 du World Trade Center en train de s’effondrer sur elle-même. Il vous dit que 2,25 secondes de cet effondrement (sur une hauteur de huit étages) se sont produits à l’accélération de la chute libre, et que cela ne peut être expliqué que si des explosifs ont sectionné les colonnes d’acier. Vous aimez et respectez cet ami, par conséquent vous êtes ouvert à son signal. Mais pouvez-vous entendre assez clairement pour prendre une décision concernant la réalité ?

    Le « bruit externe » est non seulement la distraction des fêtards et la musique forte, il constitue aussi le mythe officiel du 11/9 constamment répété par les médias de multiples façons. En outre, vous recevez, sur un certain nombre de sujets, au moins 100 emails par jour, en plus des «  j’aime » et annonces sur Facebook (est ce que ça finira un jour  ?!) - et, en plus de tout cela, vous êtes bombardé avec l’information qu’il y a eu un nouveau carnage perpétré par un jeune garçon fou.

    Le « bruit interne » comprend notre capacité psychologique à recevoir davantage d’informations négatives sur la situation du monde, tout comme notre niveau d’énergie, nos systèmes de croyance, notre réactivité face aux normes sociales, notre degré d’apprentissage de la pensée critique et de la pensée scientifique, et notre capacité à faire face à l’incertitude.

    Plus il y a de bruit externe et interne, moins nous avons de chance de détecter avec précision le signal de notre ami. Mais même si nous percevons le signal à propos du WTC 7, nous pouvons nous livrer à un raisonnement pervers (NdT : difficilement traduisible, le Larousse parle de « raisonnement de mauvaise foi qui contient des contradictions flagrantes ») -traité dans la partie 4- pour maintenir un semblant d’ordre et de bon sens, pour « digérer », et pour éviter d’avoir à faire face et vraiment changer nos croyances fondamentales - croyances telles que : « les fonctionnaires de notre gouvernement peuvent mentir et faire de mauvaises choses, mais ils ne seraient jamais capables d’orchestrer une tromperie aussi extraordinaire avec des conséquences aussi dévastatrices."

    L’exemple ci-dessus décrit, pour beaucoup d’entre nous, le système d’information moderne et surchargé de notre mode de vie américain.

    Néanmoins, dans ce qui précède le sondage Scripps Howard 2006 (partie 11), trente-six pour cent de l’ensemble des sondés déclaraient qu’il est « très probable » ou « plutôt probable » que certains fonctionnaires fédéraux avaient, soit participé aux attaques contre le World Trade Center et le Pentagone, soit n’avaient pris aucune mesure pour les empêcher [2]

    En d’autres termes, dès 2006, un tiers des Américains doutait de la version officielle du 11/9 ! En fait, ils ont fait plus que remettre en cause la version officielle : ils ont cru en la participation de certains fonctionnaires fédéraux, d’une manière ou d’une autre, même si cette implication était simplement de permettre à "l’attaque de l’Amérique" de se produire.

    Qu’est-ce que le succès des sceptiques du 11/9 à informer le public signifie ? Très probablement, il indique que les éléments de preuve montrant que nous avons été trompés au sujet du 11/9 a été un signal très fort - assez fort pour qu’un bon tiers des Américains le détecte, malgré la propagande incessante, la « machine à bruit » ressassant la version officielle.

    De la même manière que nous reconnaissons cette réussite éducative, nous devrions aussi être conscients qu’il existe un autre groupe de personnes dont les vies sont remplies de tant d’énormes défis que leur capacité à recevoir quelque information inspirante et pleine d’espoir est fortement limitée. Leur bruit interne est très fort, cela exige toute leur attention, et noie le signal de la Vérité sur le 11/9.

    Par exemple, une amie a répondu à mon email exposant mon travail sur la Vérité sur le 11/9 en écrivant sur la météo et d’autres nouvelles diverses. Frustrée, je lui adressai un autre e-mail : "Mais que penses-tu des preuves concernant le 11/9 que j’ai mentionnées dans mon dernier e-mail ?"

    Elle répondit : "La veille du 11/9, j’ai vécu des événements prémonitoires (NdT : traduction incertaine) .... J’étais tellement en colère et confuse que je pensais que j’étais en train d’avoir un accident vasculaire cérébral ... je ne m’étais jamais sentie aussi bouleversée dans ma vie .... j’ai vécu ces événements, et j’ai donc dû regarder en moi-même pour ne pas trop m’impliquer ou mon corps aurait pu ne pas survivre. J’avais un rythme cardiaque rapide, aussi, qu’ils ont été incapables de diagnostiquer, mais que nous avons pu réguler avec divers médicaments .... "

    Bien sûr, le respect de son état acheva toutes mes tentatives pour l’informer à propos du 11/9.

    Un autre exemple : Deux amis m’ont dit qu’ils avaient parlé à un de leur bons amis qui suit un traitement médical pour des troubles bipolaires. Leur ami venait de perdre son entreprise, et a été confronté à des problèmes familiaux graves :

    "Il a indiqué qu’il croyait la version officielle du 11/9, donc nous lui avons dit à propos du WTC 7, à propos de la chute libre symétrique et comment cela ne pouvait pas s’être produit sans une démolition contrôlée. Il a eu le regard vide pendant quelques secondes, puis il a dit : "Vous savez, ça n’est tout simplement pas convenable pour moi de réfléchir à ça maintenant." C’était tellement honnête, et inutile de dire, nous avons laissé tomber immédiatement ce sujet. "

    Parfois, ces défis insurmontables ne sont pas si visibles, mais si nous sommes à l’écoute, notre sensibilité nous permettra de déceler que, pour une raison inconnue, il y a du « bruit interne » qui empêche une personne d’être en mesure d’entendre notre signal à propos de la Vérité sur le 11/9.

    Notre respect pour ces personnes exige de nous que nous respections leurs besoins en n’insistant pas sur notre problème, mais plutôt en éprouvant une empathie sincère.

    Que les gens soient submergés ou non, il est certain que le signal émis par les sceptiques du 11/9 est plus facilement détecté par ceux qui ont une connaissance préalable des Mensonges Gouvernementaux et des Crimes d’Etat contre la Démocratie - le sujet qui sera décrit dans la partie 13.

    Note du rédacteur : à suivre dans le prochain numéro de la partie 13 : connaissance préalable des Mensonges Gouvernementaux et des Crimes d’Etat contre la Démocratie et Politiques Souterraines. Les sources électroniques dans les notes ont toutes été archivées. Si elles ne peuvent plus être trouvées sur Internet, les lecteurs qui en désirent une copie peuvent contacter Frances Shure pour obtenir une copie à franshure [at] estreet.com

    [1] http://www.cns.nyu.edu/ david/handouts/sdt/sdt.html  ; http://www.cns.nyu.edu/ david/handouts/sdt-advanced.pdf

    [2] http://stj911.org/perception/media.html#scripps06

    Continued with Part 13 : Prior Knowledge of State Crimes Against Democracy and Deep Politics

    Note : State Crime Against Democracy (SCAD, Crime d’Etat Contre la Démocratie) est une expression forgée par certains auteurs critiques des versions officielles, et notamment popularisée par Lance DeHaven Smith. Elle recouvre toute une série de manipulations, de la perpétuation d’une attaque sous fausse banière à l’assassinat d’un homme politique déguisé en accident, suicide, action d’un cinglé solitaire etc... en passant par la fraude électorale, les détournements de fonds publics massifs, la dissimulation d’un accident causé par un agent étatique ou d’un attentat « malvenu » et autres. Elle est sans doute préférable à conspiration ou complot, car plus spécifique et informative.

    le_foofighter a comencé à publier ces articles sur Agoravox, (je pense cependant qu’il est intéressant que je continue publier les nouvelles traductions ici, mais ce sera u rythmemaximal de une par mois) :

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pourquoi-des-gens-sont-ils-161369



  • Analis 5 janvier 2015 16:03

    > suite partie 11

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    C’est cette même tendance à rester silencieux - ou pire - que nous essayons de comprendre ici, indépendamment du contexte historique.

    En jetant un œil en arrière sur les réactions négatives des Américains envers les sceptiques du 11/9, et compte tenu également de la façon dont les gens justifient la violence impériale pour préserver leur mode de vie opulent, on peut se demander s’il y a un espoir pour l’humanité. Heureusement, cependant, lors de certains moments de l’histoire, comme le droit de vote des femmes et les mouvements pour les droits civiques, il a été observé un accroissement de la conscience – peut-être en expansion pendant un certain temps par l’observatoire [Ndt : traduction littérale : radar] de la société, jusqu’à ce que tout cela perce finalement une barrière psychologique invisible. Puis le changement se produit, souvent en dépit de conflits apparemment insurmontables.

    Même avec des médias corporatistes renonçant à leurs responsabilités à poser les questions qui fâchent au sujet du 11/9 et au sujet des guerres qui ont suivi, les militants de base ont néanmoins diffusé l’information sur les éléments de preuve qui pointent vers une version très différente du 11/9. Le message sort des livres, des articles en ligne, des DVD, des interviews à la radio, des podcasts, des sites Web, des blogs, des conférences, des articles de recherches universitaires et des revues. Cet activisme entourant le 11/9 et d’autres événements, tels que la fuite et la publication du mémo de Downing Street en 2005, ont révélé les mensonges de l’administration Bush. La conséquence a été un effritement de la version officielle hermétique du 11/9 et d’autres prétextes du pouvoir exécutif en faveur de la guerre.

    Selon la théorie de la justification des systèmes, lorsque la vision collective du monde s’effrite suffisamment, les mécanismes de défense des gens pour le statu quo s’affaiblissent de concert, et se développe alors un soutien croissant pour une nouvelle vision du monde.(9)

    Ceci est confirmé par un sondage Scripps Howard de 2006, qui a révélé que 36% des Américains jugent « très probable » ou « plutôt probable » que des responsables gouvernementaux aient permis que les attentats du 11/9 se produisent, ou qu’ils les aient menés eux-mêmes. (10) Comme le rapporte Lev Grossman dans le magazine Time, « Trente-six pour cent ça représente beaucoup de gens. Ce n’est pas un phénomène marginal. C’est une réalité politique dominante ». (11)

    Nous constatons encore l’effritement de la version officielle du 11/9 dans un sondage Angus-Reid qui a comparé les réponses en 2002 et 2006 : Le sondage a révélé qu’en 2002, 21% des Américains pensaient que le gouvernement disait la vérité concernant la connaissance préalable des événements du 11/9, mais en 2006, seulement 16% pensaient encore cela. (12) En nous remémorant les études sur la Diffusion des Innovations dans la partie 2, ces 16% évoquent les «  retardataires », les gens qui ne pourront jamais changer d’opinion.

    Enfin, selon des observations sur le terrain, les activistes de la Vérité sur le 11/9 rapportent qu’il y a actuellement moins d’hostilité à l’encontre de nos tentatives d’information du public, alors qu’il y a encore beaucoup d’Américains qui savent très peu de choses sur les éléments de preuve que nous présentons. En fait, au cours des dernières années à la foire populaire de Denver, nous avons noté davantage de curiosité à propos de cette question, ainsi qu’une reconnaissance abondante pour nos efforts insistant d’information.

    Selon l’analyse de Laurie Manwell,

    ... La confiance des citoyens envers le système politique actuel s’oriente vers un point d’inflexion qui menace de modifier le statu quo : les questions sur les intentions post-11 Septembre de l’administration Bush se traduisent par des questions sur la complicité des responsables américains dans les événements du 11/9, ce qui pourrait avoir des répercussions futures sur la démocratie en Amérique. (13)

    Espérons, pour le bien de notre nation et du monde, que l’analyse de ce savant est exacte.

    Dans notre prochain volet, nous passerons à une autre théorie sur la raison pour laquelle des gens bien restent silencieux à propos du 11/9. La problématique de la partie 12, la théorie de détection du signal, sera : "Est-ce qu’ils reçoivent notre message, ou y a-t-il trop de bruit pour qu’ils l’entendent ?"

    Note de la rédaction : à suivre dans la partie 12 : Théorie de la détection de signal

    Notes :

    (1) Zakary L. Tormala, Victoria L. DeSensi, et Richard E. Petty, « Résister à la persuasion par des moyens illégitimes : Une perspective Metacognitive sur l’influence de la minorité,« Psychologie Sociale Bulletin 33 (2007) : 354-367 ; cette recherche a été trouvé dans : Laurie Manwell, Ph.D. Candidat, neuroscience et toxicologie comportementale, Université de Guelph, "Les tours défectueuses de la croyance : Partie I, démolir les iconiques barrières psychologiques pour la vérité sur le 9/11," Journal of 9/11 Studies, article ICI [http://www.journalof911studies.com/volume/2007/FaultyTowersofBeliefPart_I.p df].

    Egalement pertinente est la présentation de Laurie Manwell lors des audiences de Toronto 2011, où elle présentait la Théorie de la gestion de la Terreur dans la session Q & A ICI [https://www.youtube.com/watch?v=yN1miCxLT8Q].

    (2) Laurie Manwell, "Dans le déni de la démocratie : les implications psychologiques sociales pour le discours public sur les crimes d’État post-9/11 contre la démocratie ," le scientifique comportemental américain 53, no. 6 (Février 2010).

    (3) La déclaration de Dan Rather ICI [http://www.bbc.co.uk/pressoffice/pressreleases/stories/2002/05_may/16/dan_r ather.shtml].

    (4) Lance DeHaven-Smith, la théorie du complot en Amérique (University of Texas Press, 2013). DeHaven-Smith analyse l’histoire du développement du caractère dénigrant du terme « théorie du complot », sur la piste d’une campagne de propagande de la CIA pour discréditer les sceptiques sur le rapport de la Commission Warren.

    (5) Graeme MacQueen, "La tromperie de l’ Antrax en 2001 : le cas d’un complot national" (Clarity Press, Septembre 1, 2014). Voir l’interview avec le Dr Graeme MacQueen sur les attaques à l’anthrax ICI [https://www.youtube.com/watch?v=fPyKO5TnIgs].

    Egalement, Lance DeHaven-Smith note comment les opérations sous faux pavillon se produisent souvent par groupes dans son livre révolutionnaire, Théorie du complot en Amérique (University of Texas Press, 2013).

    (6) John Perkins, "Les Confessions d’un assassin de la finance" (Plume, 2005). Le livre révolutionnaire de Perkins expose la réalité politique dissimulée derrière la dette contractée par les pays du tiers-monde.

    (7) Pour une liste des plus grands empires du monde et de leurs conquêtes territoriales et économiques, voir ICI [http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_largest_empires].

    (8) Cette discussion évoque l’excellente conférence de David Ray Griffin, "le 11/9 et la foi nationaliste" [http://www.amazon.com/Nationalist-Faith-David-Ray-Griffin/dp/B001AR4GE8]  ; voir la transcription ICI [http://davidraygriffin.com/lectures/911-and-nationalist-faith/].

    (9) J. T. Jost, J Pietrzak, I. Liviatan, UN Mandisodza, et JL Napier, "La justification du système comme objectif conscient et non-conscient" dans le Manuel de la science de la motivation, eds. JY Shah et WL Gardner (New York : Guilford, 2008), 591-605 ; cet élément peut être trouvé dans « Dans le déni de la démocratie. » de Manwell.

    (10) http://www.911truth.org/article pour printing.php ? Histoire = 20060802215417462

    (11) Lev Grossman, "Pourquoi les conspirationnistes du 11/9 conspirations ne vont pas disparaître," Time du 3 Septembre 2006 ; voir le site ICI. Pour une critique de l’article de Grossman, voir http://911review.com/reviews/time/markup/conspiracytheories.html

    (12) Les Américains interrogent Bush ; pour davantage de sondages, voir ICI [https://www.youtube.com/watch?v=nlPweD6R3Cc].

    (13) Manwell, "Dans le déni de la démocratie."

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  • Analis 5 janvier 2015 15:58

    http://www.ae911truth.org/en/news-section/41-articles/918-why-do-good-people-become-silentor-worseabout-911-part10-11.html

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    En répondant à la question posée par le titre de cet essai, la partie 9 d’août nous a informés sur l’interface entre la recherche sur le cerveau et l’étude de la psychologie morale, et comment cette recherche démontre que certaines convictions morales sont innées, et donc préenregistrées dans le système nerveux humain. En outre, nous avons appris que certaines de ces structures cérébrales innées font qu’il est difficile, aussi bien pour les militants pour la Vérité sur le 11/9 de présenter leur version, que pour leurs auditeurs de la réceptionner ouvertement.

    Nous continuons l’analyse de Mme Shure avec une double proposition - Partie 10 : la Théorie de la gestion de la Terreur, et Partie 11 : la Théorie de la Justification des Systèmes. Elles examinent, respectivement, comment la peur de notre propre mort et la nécessité de bien nous sentir dans le système culturel dans lequel nous vivons, génèrent une résistance aux preuves présentées par les sceptiques du 11/9.

    PARTIE 10 : théorie de la gestion de la terreur

    http://img15.hostingpics.net/pics/819459terrormngttheoryarticle.jpg

    La théorie de la gestion de la terreur postule que chaque fois que nous sommes confrontés à une information qui nous rappelle la mort - comme tout simplement la mention du 11 Septembre - notre anxiété augmente, puisque cela évoque notre inévitable propre mort. Cette anxiété est appelé «  projection de la mort ». Des études montrent que notre comportement devient immédiatement plus défensif quand nous pensons à la mort. À notre tour, nous devenons de plus en plus inquiets. Cela nous amène généralement à afficher une préférence accrue en faveur des membres de notre propre groupe (le « in-group » ou « groupe soudé »), contre ceux qui n’en font pas partie (le « out-group »)  ; à montrer davantage de « tendance au consensus », ou de favoritisme envers ceux qui ont des convictions semblables aux nôtres  ; et à développer une « conviction compensatoire », une foi exagérée dans notre vision du monde personnelle, comme un penchant envers notre propre pays et notre propre religion.

    Par conséquent, lorsque nous les sceptiques tentons de sensibiliser les gens sur le 11/9, nous provoquons de l’anxiété chez nos auditeurs puisque, inconsciemment, nous évoquons leur propre mort. S’ensuivent alors des comportements plus défensifs.

    En outre, si nos auditeurs nous considèrent comme des membres d’un groupe minoritaire, ils résistent généralement à ce que nous disons - du moins au début. Si, en revanche, ils nous considèrent comme des membres du groupe majoritaire, ils sont davantage susceptibles d’admettre nos informations. En d’autres termes, les gens aiment être du côté des gagnants, ou au milieu de la courbe en cloche, comme nous l’avons vu dans la partie 6 : Conformisme.

    A ce jour, les sceptiques vis à vis de la version officielle du 11/9 sont généralement considérés comme les tenants d’une opinion minoritaire, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Les bonnes nouvelles proviennent de la recherche qui montre que les informations provenant d’un groupe perçu comme minoritaire, même si elles sont d’abord réfutées, ont souvent un impact caché ou retardé. Lorsque les auditeurs entendent de façon répétée des opinions dissidentes, ces points de vue deviennent plus familiers. Ainsi, lorsqu’ils sont interrogés ultérieurement, les individus résistants montrent souvent des revirements en faveur de la nouvelle information. (1)

    Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer avait compris intuitivement cet impact retardé quand il écrivit :

    « Toute vérité passe par trois étapes. Tout d’abord, elle est ridiculisée. Deuxièmement, elle est violemment réfutée. Troisièmement, elle est admise comme étant évidente. »

    Ceux d’entre nous qui font le difficile travail de progresser vers la Vérité sur le 11/9 devraient garder cet impact différé à l’esprit. Si nous continuons à semer les graines de l’idée que l’on nous a menti à propos du 11/9, celles-ci vont germer et se développer dans le temps. Mais ensemençons avec des faits documentés, du calme et de la compassion. C’est l’approche la plus susceptible de soutenir le développement de la Vérité sur le 11/9.

    Maintenant, examinons la théorie de la justification des systèmes, qui chevauche la théorie de la gestion de la terreur.

    PARTIE 11 : théorie de la justification des systèmes

    Les psychologues sociaux ont admis depuis longtemps qu’en raison d’un besoin de stabilité et d’ordre, les gens adoptent des comportements qui renforcent leur estime d’eux-mêmes (ego-justification) et qui encouragent une image positive du groupe auxquels ils s’identifient (justification de groupe).

    La théorie de la justification des systèmes va encore plus loin, en postulant que les gens ont un motif supplémentaire pour maintenir la stabilité et l’ordre : ils ressentent le besoin de défendre le statu quo des grands systèmes sociaux auxquels ils s’identifient (justification des systèmes). Dans certains cas, ce besoin de justifier un système social peut aller à l’encontre de ses propres intérêts et des intérêts du groupe. Par exemple, les femmes qui reçoivent un salaire moindre que des hommes pour un travail identique peuvent justifier cette inégalité en déclarant – et en croyant - qu’elles ne méritent pas un salaire égal.

    En d’autres termes, les gens veulent se sentir bien vis à vis des systèmes culturels dans lesquels ils vivent. Cela s’applique non seulement à des groupes avantagés, mais aussi à des groupes défavorisés - même lorsque le système culturel dominant s’oppose directement aux intérêts de ces groupes défavorisés.

    Quand il s’agit de relever le défi d’accueillir les preuves indiquant que notre gouvernement nous a menti à propos du 11/9 - voire lorsque cette information pointe du doigt la culpabilité d’éléments au sein de notre propre gouvernement – le grand besoin de normalité, de stabilité et d’ordre chez une personne peut être déclenché. Ce besoin peut dominer son besoin de connaître la vérité.

    Ainsi la neuroscientifique comportementale Laurie Manwell déclare :

    « Il n’est pas surprenant, par conséquent, que lorsqu’ils sont confrontés aux incohérences des événements du 11 Septembre 2001 – par exemple, les conflits entre les informations largement rapportées par les médias grand public, le gouvernement et la Commission sur le 11/9 d’une part, et l’information différente présentée par les moins bien connus médias alternatifs, des experts, des universitaires dissidents, et des dénonciateurs d’autre part – beaucoup de gens réagissent initialement en soutenant bec et ongle la version officielle, au point même de fabriquer des arguments pour soutenir leurs croyances. » (2)

    Nous nous rappelons tous le flottement du drapeau qui a commencé immédiatement après le 11/9. Nous pouvons également nous rappeler la déclaration de Dan Rather à la BBC à propos de la peur des journalistes d’être «  tenus en laisse » s’ils posaient des questions embarrassantes au sujet de la raison pour laquelle le gouvernement américain était allé envahir militairement l’Irak. Ses déclarations sont un aperçu particulièrement clair de la façon dont la justification des systèmes maintient le statu quo :

    « Et à certains égards, la crainte est que vous serez tenus en laisse ici, que vous aurez un « pneu enflammé de manque de patriotisme » à mettre autour de votre cou. Maintenant, c’est cette peur qui empêche les journalistes de poser les plus pénibles des questions pénibles, et de continuer à creuser avec des questions difficiles. Et encore, j’ai honte de dire que je ne m’exclus pas de cette critique .... Ce dont nous parlons ici – qu’on veuille le reconnaître ou non, ou qu’on le nomme par son nom ou pas - est une forme d’auto-censure. Cela commence par un sentiment de patriotisme. Cela se poursuit par une conception particulière que le pays dans son ensemble - et pour tout un tas de bonnes raisons – ressentait et continue de ressentir de l’intérieur cet élan de patriotisme. Et on se retrouve à dire : « Je connais la bonne question, mais vous savez quoi ? Ce n’est pas tout à fait le bon moment pour lui demander »... Je m’inquiète que ce patriotisme déchaîné foulera les valeurs mêmes que le pays cherche à défendre ... » (3)

    Beaucoup de sceptiques vis à vis de la version officielle du 11/9 peuvent se rappeler d’avoir été injuriés et châtiés comme « anti-américain » pour avoir remis en cause la version officielle du 11/9 dans les premières années après ces attaques dévastatrices. Des qualificatifs comme « blasphématoire ! » « Cinglé ! », «  Immoral ! » et « insultant pour les familles ! » ont souvent été lancés par colère et par ridicule envers les militants pour la Vérité sur le 11/9, surtout dans les premiers jours de notre mouvement. La locution utilisée le plus souvent pour jeter la honte et censurer le messager était - et demeure encore - « théoricien du complot » (4)

    Selon la théorie de la justification des systèmes, la peur et le déséquilibre émotionnel résultant du 11 Septembre et des incidents liés à l’anthrax (5) ont stimulé le besoin humain de défendre une vision du monde figée de notre république démocratique, et de rejeter – ou de tenter de censurer avec véhémence – les informations opposées à la version officielle. C’était le temps de la pleine terreur pour notre pays. Beaucoup de citoyens sont devenus de fervents « patriotes », au lieu de remettre en cause, soit la version officielle du 9/11, soit les guerres qui s’en sont suivies. Ils ont soutenu la version officielle de l’administration Bush à propos du 9/11 et se sont rangés derrière les roulements de tambours va-t-en guerre de cette administration.

    Un tournant curieux et inquiétant de la pulsion visant à « justifier » notre système a été démontrée par une de mes connaissance qui avait finalement décidé que le 11/9 était une « opération intérieure » [Ndt : traduction littérale, « inside job » qualifiant le plus souvent une « opération sous faux pavillon » ou « opération sous fausse bannière »] Celui-ci me confia : « Je vois bien que le 11/9 était une « opération intérieure », qui a été fomentée par notre gouvernement. Après que tu aies regardé 20 heures de vidéos et que tu aies lu un livre ou deux, cela devient évident. Mais je pense que notre gouvernement devait le faire. C’est comme Pearl Harbor. Nous devions entrer dans la Seconde Guerre mondiale à cause des nazis, de sorte que la supercherie [de l’administration de Franklin D. Roosevelt] qui a causé Pearl Harbor était nécessaire. Avec le 11 Septembre, les Saoudiens sont sortis des clous, et puisque nous avons besoin d’eux [pour leur pétrole], nous devions leur montrer ce que nous pourrions faire s’ils sortaient des clous. Ainsi, en attaquant l’Afghanistan et l’Irak, nous leur avons montré - et à tout le monde - ce qui pourrait leur arriver s’ils sortaient des clous. »

    Tout aussi surprenant, un autre homme parmi mes connaissances m’a franchement dit : « Je pense que nous avons un grand pays. Tant que ma famille sera bien et que nous pourrons vivre la vie que nous avons, en vérité je ne me soucie pas vraiment de ce qui est arrivé le 11/9 - même si certains éléments de notre gouvernement y ont participé. »

    Bien que cela concerne un problème différent, la même attitude a été affichée par une de mes connaissances médecin qui soutient les politiques économiques néolibérales, y compris les « ajustements structurels » - la vente ou le retrait de biens et de ressources publiques tels que les dépenses de santé et l’éducation financés par l’impôt – pour rembourser les dettes dues à la Banque mondiale ou au Fonds Monétaire International. Depuis que les dettes draconiennes accumulées par les responsables gouvernementaux et dues à ces prêteurs sont payées par une combinaison d’impôts touchant les travailleurs, par des coupes dans les dépenses sociales, et par la vente des industries nationales et des ressources naturelles pour une bouchée de pain, ces politiques néolibérales appauvrissent encore davantage la classe ouvrière déjà défavorisée économiquement, entraînant l’enrichissement croissant des rares investisseurs étrangers dans le pays. (6)

    En d’autres termes, ces politiques creusent encore le fossé entre les riches et les pauvres. J’ai demandé à ce médecin, « Ne crois-tu pas que nous pouvons prospérer et bien vivre sans que notre prospérité ne soit gagnée sur le dos des autres ? » Sans hésiter un instant, et sans un mot d’excuse, il a répondu : « Non, absolument pas ».

    Bien que cette reconnaissance et ce soutien direct de la brutalité de « l’Empire » peuvent être choquants, la même attitude a sûrement été adoptée par beaucoup de Romains, de Britanniques, de Néerlandais, et de citoyens Espagnols qui ont profité, souvent allégrement, des exploits impériaux de leurs pays respectifs à différentes époques. (7) Pourquoi les Américains d’aujourd’hui seraient-ils délibérément moins myopes ? Pourquoi ressentirions-nous moins le droit d’en profiter ou, pour quelque raison que ce soit, mériterions-nous moins la prospérité apportée par les armes de notre « Empire » ?

    La justification de notre système impérial peut résider, consciemment ou inconsciemment, à l’intérieur de la psyché de davantage d’Américains que nous aimerions le croire. Je soupçonne que beaucoup de citoyens des États-Unis, qu’ils y aient réfléchi ou pas, adoptent l’attitude sous-jacente, « Laissez les gars dans l’arrière-salle faire notre sale boulot à notre place, mais, s’il vous plaît, épargnez-moi les détails - en particulier la souffrance que ce sale boulot fait endurer aux autres. Je veux juste être en mesure de profiter de mon mode de vie américain ».

    Nous nous adressons ici aux citoyens des États-Unis, mais les attitudes de supériorité et du « droit d’en profiter » peuvent être trouvées dans tous les pays (et chez tous les individus) qui agissent « impérialement ». Cette attitude pourrait très bien être une autre origine du syndrome « Je ne veux pas le savoir » qui est analysé dans cet essai.

    Nous pouvons mieux comprendre la dangerosité de cette tendance bien humaine à justifier notre système social lorsque nous considérons les « bons Allemands » qui ont vu leurs voisins emmenés de force dans les années 1930. Ils avaient entendu parler des camps de concentration, mais ils n’auraient pas parlé – se justifiant à eux-mêmes, peut-être, que « Notre système est fondamentalement bon et ne pourrait donc pas être aussi mauvais » A son tour, cette justification les a amenés à chercher une explication quant-au fait que leurs dirigeants gouvernementaux devaient en savoir davantage qu’eux-mêmes, et que leur gouvernement devait donc être en train de faire ce qui était le mieux pour eux et pour le pays. En d’autres termes, ils justifiaient leur système social et ils faisaient par conséquent confiance aux garçons dans « l’arrière-salle. » (8)

    > à suivre

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