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PARTIE 8 : recherches sur le cerveau, partie 1 : structure et croyances
En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 7 a examiné l’opinion de groupe, une manifestation inadaptée de conformisme dans lequel le désir d’unité des membres du groupe aboutit à un processus de prise de décision erroné ou déviant, un sentiment exagéré de certitude dans les décisions du « groupe soudé », et des actions souvent irrationnelles et déshumanisées envers les personnes extérieures au groupe.
Nous continuons l’analyse de Mme Shure dans la « Partie 8 : recherche sur le cerveau, partie 1 », qui examine comment les croyances – et notre tendance à nous accrocher à elles – sont encodées dans notre ADN et dans notre système nerveux central.
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Le cerveau humain
Les études suggèrent que certaines personnes ont une structure du cerveau qui leur rend difficile de tolérer l’ambiguïté, le conflit ou de nouvelles idées qui contredisent leur vision du monde (généralement ceux qui s’identifient comme conservateurs), tandis que d’autres personnes trouvent plus facile d’accepter de nouvelles idées sociales, scientifiques ou religieuses (généralement ceux qui s’identifient comme libéraux). (1)
L’une de ces études révèle la découverte d’un « gène liberal » qui a été relié à un type de personnalité dont la conduite recherche les nouvelles expériences (2). Cela pourrait-il justifier le fait que 2,5% des personnes de l’étude sur la diffusion des innovations, vue dans la partie 2, sont plus ouvertes [Ndt : traduction littérale « aventureux »] aux nouvelles idées ?
Peut-être. Nous devons, toutefois, faire attention à ne pas tirer de conclusions prématurées de ces études. Un nouveau venu au Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 pourrait penser que ce mouvement est libéral, mais ce n’est pas du tout ce que nous retrouvons dans les observations ou dans les sondages. Par exemple, le physicien et ancien républicain Steven Jones, l’architecte (AIA) « Reaganien » Richard Gage, et l’économiste Paul Craig Roberts (secrétaire adjoint au Trésor sous Reagan) s’expriment courageusement au sujet des preuves du 11 Septembre qui contredisent le « mythe sacré » officiel.
Un sondage Zogby révélait en août 2004 que près de la moitié des résidents de New York et 41% des citoyens de l’État de New York pensaient que certains de nos dirigeants savaient à l’avance que les attentats étaient planifiés le ou vers le 11 Septembre 2001, et qu’ils ont délibérément échoué à les empêcher. Au sein de ces pourcentages, près de 30% étaient étiquettés républicains et 38% se sont décrits comme « très conservateurs ». (3) Le mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre s’étend par conséquent à tout le spectre politique.
Dans son article « Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas », le psychologue Gregory W. Lester soutient que la survie est la fonction première du cerveau, et qu’elle prime sur toutes les autres fonctions du cerveau. Les croyances sont des schémas de la réalité qui nous aident à envisager notre monde en l’absence de données sensorielles. En fait, les croyances sont conçues pour fonctionner indépendamment des données sensorielles. Lester nous dit que « Toute la valeur de survie des croyances est basée sur leur capacité à persister malgré des preuves qui les contredisent. » (4)
Par exemple, lorsque vous garez votre voiture dans le garage et que vous allez à l’intérieur de votre maison, vous entretenez la croyance que votre voiture est en sécurité dans le garage, même si vous ne pouvez pas toujours voir la voiture. Vous n’avez pas besoin d’aller vérifier toutes les cinq minutes. C’est un avantage de survie évident, car ainsi vous pouvez passer votre temps à faire autre chose, comme de dîner.
L’exemple ci-dessus est assez simple, mais selon Lester, la dynamique du cerveau s’applique de la même manière aux changements de paradigme concernant les croyances. Ainsi, il était normal que les gens adoptent un état d’esprit ou un schéma d’acceptation de la version officielle des événements du 11/9 quand nos autorités nous ont dit que 19 musulmans nous ont attaqués parce qu’ils « détestent nos libertés », et quand les médias n’ont pas signalé (ou n’ont pas pris la peine d’enquêter) sur les éléments en contradiction [avec la version officielle]. Nos cerveaux ont tendance à accepter les « faits » véhiculés par les autorités. Ces « faits » deviennent à leur tour nos croyances concernant la réalité.
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Être sur la défensive et hostile quand les sceptiques contestent nos croyances avec des faits contradictoires.
Dans le cas du 11/9, l’histoire officielle devient alors notre mythe sacré qui explique pourquoi il existe maintenant une guerre sans fin contre le terrorisme mondial et pourquoi nous devons renoncer à nos libertés pour être en sécurité. Si nous recevons alors des informations qui contredisent cette vision du monde, la réaction du cerveau est la peur, le sentiment que la survie est en jeu. Il est prévisible que beaucoup d’entre nous devenions hostile et sur la défensive quand les sceptiques mettent à l’épreuve nos croyances avec des faits en contradiction avec celles-ci, même lorsque ces faits sont élémentaires. Comme Lester l’a déclaré, « les croyances ne surviennent pas individuellement ou dans le vide. Elles sont liées les unes aux autres dans un système verrouillé hermétiquement qui crée la vision fondamentale qu’a le cerveau de la nature du monde. C’est sur ce système que le cerveau s’appuie afin de ressentir la cohérence, le contrôle, la cohésion et la sécurité dans le monde. Il doit maintenir ce système intact afin de sentir que sa survie est assurée .... Le fait de changer n’importe quelle croyance, peu importe qu’elle paraisse minime ou idiote, peut produire des effets d’entraînement dans tout le système et, finalement, menacer le rôle de survie du cerveau. » (5)
Nous pouvons appliquer cette déclaration aux efforts visant à éduquer les gens à propos de n’importe quel sujet qui contredit une vision du monde donnée, mais elle s’applique en particulier au 11 Septembre en raison des implications terribles que cette preuve contradictoire suggère. L’ouverture de son esprit même à des informations apparemment sans importance, comme le fait que le maire de San Francisco Willie Brown ait reçu un avertissement huit heures à l’avance lui indiquant de ne pas voler vers New York le 11 Septembre 2001 (6), peut se propager à travers l’ensemble du système de croyances concernant ce qui est arrivé en ce jour fatidique, et menacer ainsi son propre sentiment de contrôle et de cohésion.
Alors comment les défenseurs de la Vérité peuvent-ils devenir plus efficaces en aidant les autres à recevoir des informations opposées au sujet de ce qu’il s’est réellement passé le 11/9 ? Lester offre plusieurs suggestions utiles sur la façon de remettre en question les visions du monde, y compris les suivantes :
« Les sceptiques doivent apprendre à toujours discuter non seulement du sujet spécifique posé par les données, mais aussi des conséquences que le changement des croyances qui y sont liées aura pour la structure fondamentale de vision du monde et pour le système de croyances des personnes touchées. Malheureusement, aborder le problème des systèmes de croyances est une tâche beaucoup plus complexe et difficile que de présenter simplement des preuves contradictoires .... La tâche est tout autant philosophique et psychologique que scientifique et basée sur des données .... Il est tout à fait normal pour les personnes d’être sur la défensive dans de telles situations .... C’est un combat pour la survie. Le seul moyen efficace pour faire face à ce type de défense est de désamorcer les conflits plutôt que de les enflammer .... Les sceptiques [à l’encontre de la version officielle] ne pourront gagner la guerre en faveur des croyances rationnelles qu’en continuant à adopter un comportement indéfectiblement digne, plein de tact, et qui montre respect et sagesse, même face aux réponses défensives des autres. Pour que les données s’expriment avec force, les sceptiques doivent toujours s’abstenir de crier. » (7)
Par conséquent, bien que la présentation de données précises est essentielle, de cette manière les personnes qui ont eu leur vision du monde ébranlée deviennent aptes à comprendre. En s’adressant à ceux qui croient la version officielle du 11 Septembre, la tâche des sceptiques devient autant psychologique que basée sur des preuves.
Dans cet essai, nous avons exploré pourquoi certains entendent les informations contradictoires concernant le 11 Septembre, s’adaptent à elles, puis s’engagent, et pourquoi d’autres résistent, parfois avec véhémence. Pour ceux d’entre nous qui nous sommes adaptés et qui sommes devenus actifs, Lester a quelques mots encourageants :
« Il devrait être réconfortant pour tous les sceptiques de se rappeler que la chose vraiment incroyable de tout cela n’est pas tant que si peu de croyances changent ou que les gens peuvent être si irrationnels, mais que les croyances de n’importe qui changent constamment. La capacité des sceptiques à modifier leurs propres croyances en réponse aux données est un vrai cadeau ; une capacité unique, puissante et précieuse. C’est véritablement une « fonction plus élevée du cerveau » en ce sens qu’elle va à l’encontre des pulsions biologiques les plus naturelles et les plus fondamentales. Les sceptiques doivent apprécier la puissance et, en vérité, la dangerosité que cette capacité leur confère. Ils ont en leur possession une compétence qui peut être effrayante, qui change la vie, et capable de provoquer de la douleur. Utiliser cette capacité sur d’autres doit être fait avec précaution et à bon escient. Le fait de remette en question des croyances doit toujours être effectué avec attention et compassion. » (8)
Lester conseille judicieusement aux sceptiques de ne pas détourner leur regard de leur but, et de voir leur mission sur le long terme. La compassion se développera probablement à mesure que nous apprendrons davantage de nous-mêmes et des autres, comme nous allons le voir dans quelques uns des chapitres suivants de cet essai.
D’autres chercheurs rapportent qu’ « il y a des poussées de l’activité dans les centres du plaisir du cerveau lorsque l’information indésirable est rejetée »(9) Cela signifierait que quand une personne sent qu’elle rejette avec succès nos preuves concernant le 11 Septembre, les centres du plaisir de son cerveau seraient stimulés . Cela montre l’énorme défi de n’importe quel sceptique !
Note de la rédaction : à suivre dans notre newsletter d’Août à la partie 9 : recherche sur le cerveau, Partie 2 : psychologie morale
Notes :
1 Denise Gellene, « Les études constatent le cerveau gauche et le cerveau droit » LA Times (10 Septembre, 2007), http://www.latimes.com/local/obituaries/la-sci-politics10sep10-story.html ; cette étude a été publiée dans la revue Nature Neuroscience.
2 Amie Ninh, "Libéral contre conservateur : Est-ce que la différence se situe dans le cerveau ?" Time magazine http://healthland.time.com/2011/04/08/liberal-vs-conservative-does-the-difference-lie-in-the-brain/ (8 Avril, cette étude a été rapporté dans le numéro 7 de Avril Current Biology.
3 http://www.911truth.org/zogbypoll-50-percent-nyc-says-u-s-govt-knew/.
4 Gregory W. Lester, « Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas, » The Skeptical Inquirer 24, no. 6 (Novembre / Décembre 2000) ; http://www.csicop.org/si/show/why_bad_beliefs_dont_die/.
5 Ibid.
6 Nafeez Mossaddeq Ahmed, La guerre de la liberté : comment et pourquoi l’Amérique a été attaquée, le 11 Septembre 2001 (Arbre de Life Publications, 2002), 124. Source originale : Philip Martier, « Willie Brown a reçu à l’avance un avertissement discret à propos d’un voyage en avion », "San Francisco Chronicle, le 12 septembre 2001.
7 Lester, « Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas »
8 Ibid.
9 Benedict Carey, "Une nouvelle sensationnelle : la pensée partisane est inconsciente," New York Times (Janvier 24, 2006), ; http://www.nytimes.com/2006/01/24/science/24find.html?_r=1&.
Suite à la partie 9 : recherche sur le cerveau, Partie 2 : psychologie morale
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Une précision importante à apporter : « skeptic » désigne des gens qui se considèrent comme « sceptiques », mais qui sont en fait des faux-sceptiques, des rationalistes dogmatiques. Le CSICOP correspond au Cercle Zététique français, le Skeptical Enquirer est leur organe, et leur positionnement idéologique est exactement celui des zététiciens à la Henri Broch, défiant vis-à-vis de toute remise en cause des « vérités scientifiques/officielles établies ». Le terme de skeptic a eu tendance à prendre une connotation péjorative, non sans justification. Certains d’entre eux, bien qu’ayant popularisé ce terme au départ (comme signifiant « vrai sceptique »), tendent à s’en éloigner, pour revenir à la forme originelle de « sceptic » (sans que leurs opinions changent). Les skeptics sont donc de ceux qui défendent la version officielle du 11-9. Lerner se retrouverait donc dans, à l’instar de ses éditeurs, dans la position traditionnelle de l’officialiste qui ne se rend pas compte que ses arguments peuvent s’appliquer à ses propres convictions.
Le confusion énoncée à l’article 14 se retrouve donc en anglais (j’ai déjà vu des conversations où les deux camps se renvoyaient l’appellation de « sceptic »). Quoi qu’il en soit, en français comme en anglais, le terme de sceptique doit être utilisé dans son acceptation originelle – celui qui a l’esprit ouvert, qui doute, qui s’en tient aux données. Donc, dans le cas du 11-9, celui qui doute de la VO.
@JL : je ne l’ai pas lu, mais il se pourrait que ses enseignements soient applicables à notre sujet.
Le propre d’un bon serviteur est de devancer les désirs de son maître.
On ne peut pas parler d’élève et de maître, quand l’ « élève » se montre plus radical que le « maître », demande des zones d’occupation que le deuxième refuse. Et sur l’affaire des attaques chimiques sous faux drapeau, les français étaient bien de ceux qui ont tenté de forcer la main à Obama, et il se peut en effet qu’ils n’aient pas été loin de réussir.
Par ailleurs, tout le monde ici se réfère à De Gaulle, voire Chirac, mais quelle aurait été leur politique ? Leurs sentiments anti-syriens sont connus, tous les deux étaient des néo-colonialistes, De Gaulle avait organisé la répression en Syrie au sortir de la guerre et Chirac avait participé à la déstabilisation de Bachar-al-Assad avec le probable montage de l’assassinat de Rafic Hariri. Il n’est donc nullement évident qu’ils n’auraient pas participé à la déstabilisation actuelle de la Syrie.
Quant au CRIF, son influence est en effet disproportionnée sur la politique étrangère française, et il a sa part dans l’orientation de celle-ci en Syrie. Mais il n’est pas le représentant du sionisme américain, mais du sionisme tout court ! Il n’y a pas de sionisme américain ou français ou allemand, mais uniquement le sionisme.
Pour le Mali, il paraît peu vraisemblable, au vu des événements, que l’action française ait été coordonnée avec les « anglo-saxons ». Les tensions avec ces derniers étaient palpables dans les semaines qui ont suivi, remarque qui vaut aussi pour les algériens (l’assaut sanglant lors de la prise d’otages de la raffinerie algérienne était sans doute un avertissement à l’égard de l’OTAN). Il est probable qu’une intervention de l’OTAN était planifiée pour la fin de l’année, une fois que les islamistes auraient envahi tout le Mali, ce qui aurait permis l’établissement de bases et d’un régime satellite. Hollande a bousillé leurs plans, sachant que les états-uniens étaient bien obligés de s’aligner sur son opération (car comment auraient-ils pu justifier de ne pas le faire ?). Les maliens sont évidemment les perdants de tout ça, ils sont libérés des djihadistes mais à nouveau sous la coupe de la Françafrique à défaut de l’être sous celle de l’OTAN, cela alors qu’ils avaient commencé à s’émanciper de la France. Tout cela monte combien les pays africains restent vulnérables.
Oui, cet article tombe dans le travers traditionnels des gaullistes et gaulliens. Essayer d’expliquer les fautes et les crimes français par la soit-disant « soumission » de leur pays aux USA. Mais en plusieurs occasions, il fournit la preuve même du caractère erroné de son propos. Au sujet des crises syriennes et libyennes, il souligne que la France était en pointe sur le sinterventions, avant même les USA. Et on ne peut pas se contenter de parler de partage des rôles. Dans le cas de la Libye c’est possible, mais dans celui de la Syrie la France faisait pression pour forcer la main des USA et pousser à une intervention. Même Bouffon Henri Lévi reconnait qu’une intervention n’a pas pu se faire en septembre 2013 en raison des réticences états-uniennes alors que la France poussait des quatre fers. Attitude qui a été celle des français tout au long de la pseudo-guerre civile syrienne, et pas seulement à cette occasion. Les divergences se maintiennent, les français sont là guidés principalement par leur propre impérialisme. Les terroristes syriens utilisent le drapeau du mandat colonial français comme emblème !
Pas davantage l’intervention au Mali n’est -elle le résultat d’une quelconque « soumission ». Elle est liée au contraire au désir de maintenir une influence qui aurait été mise en danger en cas d’intervention de l’OTAN, en même temps qu’à celui de Hollande de prendre sa revanche sur Obama pour n’avoir pas voulu appuyer son plan d’établir des zones d’occupation en Syrie. Ce qui a entraîné durant plusieurs mois des tensions entre les deux en Afrique. Les mêmes raisons guident l’intervention en Centrafrique.
Donc, dire que la politique française est à la remorque de celle des USA est faux, les Français sont à 100% des impérialistes de leur propre chef ; Comme par le passé, quoi. En Ukraine, les français semblent en effet avoir été à la traîne et avoir un peu traîné les pieds, agissant contre leurs intérêts. Mais comme le dit l’article, USA et France sont liés par le mensonge. Alliés, mais non sans sérieuses bisbilles.
PARTIE 7 : l’opinion de groupe
En abordant la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 6, a exploré le phénomène du conformisme, avec les expériences de Solomon Asch et l’étude d’Elizabeth Noelle-Neumann sur les élections allemandes, et sa théorie de la « spirale du silence » qui en a découlé. Nous avons examiné la propension humaine à adhérer aux normes sociales afin de garder sa réputation intacte, et nous avons constaté que cette forte tendance peut souvent prendre le dessus sur les preuves, l’ouverture, la curiosité et le besoin humain de [connaître] la vérité.
Dans la partie 7, nous continuons l’analyse de Mme Shure avec une forme particulièrement inadaptée de conformisme appelée « opinion de groupe. »
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Le psychologue Irving L. Janis
Se conformer aux us et coutumes est naturel, et cela peut aider une société à fonctionner avec cohésion et en douceur. Il existe cependant un seuil à partir duquel le conformisme devient inadapté et engendre de mauvaises décisions. Le franchissement de ce seuil nous conduit au phénomène de l’ « opinion de groupe », d’abord étudié par le psychologue social Irving L. Janis.
L’opinion de groupe est une manifestation inadaptée de conformisme dans lequel le désir d’unité des membres du groupe aboutit à des prises de décisions erronées ou déviantes. L’opinion de groupe est la propension des membres d’un « groupe soudé » à se conformer à l’opinion dominante au sein de ce groupe en particulier, aussi bien que d’exercer une pression sur les pairs susceptible de décourager fortement les opinions alternatives d’être exprimées et évaluées. Ces dynamiques dysfonctionnelles génèrent un sentiment exagéré de certitude dans les décisions du groupe, et elles entraînent souvent des conduites irrationnelles et déshumanisées de la part du « groupe soudé » [Ndt : « in-group »] à l’encontre de ceux qui n’en font pas partie [Ndt : « out-group »]. (1)
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L’organigramme de l’opinion de groupe
La dynamique de l’opinion de groupe est un domaine controversé de la recherche psychologique. Tout au long de cette série, néanmoins, nous avons vu plusieurs exemples d’opinions de groupe. Souvenez-vous du culte étudié par Festinger dans la partie 5. Il est très probable que la pression exercée par membres du groupe interdisait toute remise en cause sérieuse de leur mythe sacré de l’apocalypse et de leur sauvetage par des extraterrestres. Nous avons vu clairement les mauvaises décisions prises à la suite, l’adhésion aveugle aux retranscriptions automatiques de Marion Keech lorsque les extraterrestres ne se présentèrent pas, et le développement d’une croyance secondaire lorsque la dissonance cognitive a surgi. Nous avons également observé un sentiment exagéré de certitude parmi les membres (en fait, une défense contre la dissonance cognitive) en même temps qu’ils commencèrent à faire du prosélytisme.
La partie 3 a présenté les études de Philip Zimbardo et Jane Elliott, où nous avons vu les mauvaises décisions prises lorsque les sujets sont devenus mauvais envers ceux qui n’appartenaient pas à leur groupe.
Enfin, dans la partie 6, les expériences de Solomon Asch sur le conformisme ont démontré les mauvais choix de 38,6% des sujets, lesquels ont confirmé les mauvaises réponses de la majorité.
Solomon Asch croyait que la pensée indépendante et le désaccord parmi les membres du groupe étaient les pierres angulaires d’un groupe efficace et sain, car le fait de régler ces divergences à travers la discussion entrainait alors de meilleures décisions. (2)
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Cliff, l’opinion de groupe - le sentiment exagéré de certitude
En considérant cela comme une méthode saine de fonctionnement, imaginons que nous ayons une société avec un Congrès dont les membres ont l’esprit assez ouvert pour discuter avec leurs électeurs inquiets des preuves indiquant que l’administration Bush a menti à propos des événements du 11/9 – des preuves telles que les différentes versions des faits données par le NORAD lors de la Commission du 11 Septembre sur l’échec de la défense aérienne. Et imaginons un National Institute of Standards and Technology (NIST) qui discuterait longuement et de façon constante avec le Dr Niels Harrit, le Dr Steven Jones et David Chandler au sujet de leurs recherches, lesquelles contredisent les analyses du NIST sur la destruction des trois tours du World Trade Center (WTC). Si des discussions aussi ouvertes seraient un signe de prises de décisions saines et d’une société saine, alors il est clair que notre société américaine actuelle présente de profonds dysfonctionnements.
Que nous soyons à l’intérieur ou en dehors d’une communauté pour la Vérité sur le 11/9, il est instructif pour nous tous d’avoir à l’esprit les indicateurs de l’opinion de groupe, tels que les tentatives pour censurer les opinions ou les réflexions alternatives, l’autocensure et la diabolisation ou le stéréotypage de ceux ne se situant pas dans le « groupe ». Plus nous en sommes conscients, plus nous pouvons nous prémunir pour ne pas succomber à cette fragilité humaine.
Alors qu’une faible structure de l’ego nous rend plus vulnérable à l’opinion de groupe et à un niveau de conformisme inadapté décrit dans les études ci-dessus, un fort et réel degré d’autonomie et d’individuation nous aide à nous protéger de ces tendances. (3)
Un engagement sincère en faveur de la vérité et l’introspection attentive de nos propres réactions peuvent nous aider à annihiler nos tendances humaines à la « double pensée », aux résolutions inadaptées de la dissonance cognitive, et au conformisme inadapté. Tant la réflexion que la psychothérapie peuvent nous aider à cultiver notre « observateur intérieur ».
Un autre élément important pour tout effort visant à obtenir la vérité est la science, comme la science a intégré des protections telles que la vérification d’hypothèses avec des expériences, en attendant que ne soit partagées sa méthode et ses données afin que celles-ci soient soumises à l’examen d’autres scientifiques. Cette norme scientifique de partage de la méthodologie et des données n’a toujours pas été appliquée par le NIST pour son analyse de la destruction du WTC 7. Ironiquement, en réponse aux demandes FOIA pour l’obtention de ces données, le directeur du NIST a effectivement déclaré, l’air impassible, que la divulgation de ces données pourrait « mettre en péril la sécurité publique. » (4)
La science a ses limites pour comprendre la réalité, mais sans la science, nous vivrions encore dans le monde de la superstition et sous l’ancien dogme de l’église stipulant que le soleil tourne autour d’une Terre plate. L’expérimentation scientifique – partagées et reproduites par d’autres scientifiques – est une clé pour démêler de la réalité la superstition, les dogmes, et les illusions de la pensée de groupe.
Le processus scientifique a même été en mesure d’éclairer sur le fonctionnement de nos propres cerveaux. Des études fascinantes démontrent que beaucoup de nos penchants humains de rejet des informations nouvelles et difficiles à admettre sont effectivement ancrés dans nos systèmes nerveux. Cette recherche nous ouvre un autre chemin pour comprendre les réactions que nous avons tous, à un degré ou à un autre, lors de la présentation d’éléments de preuve qui remettent en question notre vision du monde actuel.
Note de la rédaction : à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 8 : recherche sur le cerveau, Partie 1 : Structure et croyances.
Notes :
1 Irving L. Janis, Pensée de groupe : études psychologiques des décisions et des fiascos politiques, 2 e éd (New York : Houghton Mifflin, 1982).
2 JM Levine, « L’héritage de Solomon Asch pour la recherche de groupe," Journal de Personalité and Psychologie Sociale 3, no. 4 (1999) 358-364.
3 Alice Miller, Le Drame de l’enfant doué : à la recherche de son soi-même (New York : Basic Books, 1997).
M. Stephen Johnson, La transformation caractérologique : Le Miracle du labeur (WE Norton & Company, 1985) ; voir chap. 1, « Relations de l’objet et Analyse de la personnalité » (10-53). Ces livres d’Alice Miller et Stephen M. Johnson détaillent comment se réalise l’individuation, ou une véritable autonomie, à travers les stades de développement de l’enfance.
4 Voir http://cryptome.org/wtc-nist-wtc7-no.pdf ; and http://www.nist.gov/el/disasterstudies/upload/NIST-National-Construction-Safety-Team-Report-to-Congress-2010-FINAL.PDF .
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PARTIE 6 : le conformisme
En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 5, a exploré les concepts de déni et de dissonance cognitive. Nous avons recours au déni afin d’éviter la dissonance cognitive, ce sentiment inconfortable et parfois inquiétant de perdre notre équilibre émotionnel lorsque nous sommes confrontés à des informations nouvelles qui défient notre vision du monde, ou lorsque nous nous accrochons à des croyances qui sont en contradiction avec les faits connus.
Dans la partie 6, nous allons continuer l’analyse de Mme Shure avec les expériences de Solomon Asch sur le conformisme et la théorie de la « spirale du silence » de Elizabeth Noelle-Neumann.
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Soloman Asch
Au début des années 1950, les expériences de Solomon Asch (Swarthmore College) ont démontré de manière flagrante notre propension humaine à nous conformer à l’opinion dominante d’un groupe. Plusieurs étudiants sélectionnés avant l’expérience ont été invités à agir comme s’ils étaient des sujets de l’expérience, alors qu’en réalité, ils en étaient des complices, ou autrement dit des « plantes ». Ces complices ont tous été invités à donner la même mauvaise réponse en donnant la longueur d’une ligne sur une carte. Un sujet authentique et sans méfiance a alors rejoint le groupe, et pendant que l’expérience était en cours, un instructeur lui a donné pour tâche de faire correspondre la longueur d’une ligne sur une carte avec la bonne ligne parmi trois lignes de tailles différentes sur la même carte ou une autre carte. Dans 36,8% des cas, le sujet aurait renoncé à sa bonne réponse initiale et aurait à la place été d’accord avec une mauvaise réponse donnée unanimement par les autres participants. (1)
Cette recherche brillante montre clairement la puissance de la pression émanant de nos pairs afin d’inciter les individus de se conformer à la majorité. Le résultat était identique dans les différentes expériences successives, sauf dans une variante de l’expérience où il y avait un autre « partenaire » (également un complice), qui avait donné la bonne réponse avant que le véritable sujet ne réponde. Si ce partenaire « de soutien » était présent, le sujet suivait l’opinion de la majorité seulement une fois sur quatre, montrant ainsi la puissance d’un allié pour nous donner le courage de rester indépendant. Pourtant, beaucoup de sujets niaient qu’un tel partenaire avait une quelconque influence sur leurs réponses. (2)
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Cartes utilisées dans les expériences de la conformité
Cette variante de l’expérience montre que la puissance du groupe ne vient pas du nombre de personnes qui le constitue, mais de l’unanimité de l’opposition. Lorsque l’unanimité du groupe est rompue, l’influence du groupe est fortement réduite.
Pourquoi 36,8% des élèves se sont ainsi conformés [à l’avis unanime d’un groupe] ? Grâce à des entrevues, on a découvert que, parfois, ils étaient convaincus que les autres avaient raison. On appelle cela « la conformité d’information. » D’autres se sont conformés parce qu’ils craignaient que le groupe les désapprouverait s’ils étaient déviants. Ceci est connu sous l’appellation de « conformité normative. »
Une autre variante de l’expérience faisait le sujet arriver en retard. De ce fait, il devait écrire les réponses en secret, ce qui a abouti à une chute du conformisme des deux tiers. Lorsque le sujet pouvait garder garder sa réponse secrète, il disposait, encore une fois, de davantage de capacité pour rester indépendant. (3)
La leçon de ces expériences n’est pas sans intérêt pour les sceptiques et militants du 9/11. Nous pouvons voir dans les sondages (4) et dans nos expériences personnelles au contact des autres que de plus en plus de gens sont prêts à écouter les témoignages que nous présentons, et à parler ouvertement du 11 Septembre comme d’un événement sous faux pavillon. En effet, l’unanimité de la version officielle a bien été rompue, malgré le refus irresponsable des médias corporatifs à remettre en cause la thèse officielle gouvernementale.
Néanmoins, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas encore informés, et qui trouveront inévitablement cette question très difficile. Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies.
Dans une autre étude illustrant notre tendance humaine à nous conformer, les scientifiques sociaux allemands des années 1960 et 1970 ont remarqué que lors de deux élections différentes les intentions de vote étaient au coude à coude, mais que les prévisions du groupe qui allait effectivement gagner ont progressivement suivi une réalité distincte et indépendante. Dans chaque cas, le groupe dont les partisans se faisaient le plus entendre, étaient les plus enthousiastes et étaient prêts à afficher leurs convictions, est devenu le groupe que l’on s’attendait à voir gagner, même si les intentions des vote restaient stables, à égalité.
Dans chacune des élections, les prévisions des citoyens allemands quant à celui qui gagnerait ont augmenté de semaine en semaine. Puis, à la dernière minute, un basculement s’est produit, et suffisamment de citoyens (parmi les millions) ont rejoint le train en marche du gagnant attendu pour finalement donner la victoire à ce candidat.
Comment cela est-il arrivé ?
- Ceux qui étaient davantage convaincus que leurs partis politiques et leurs candidats étaient ceux qui exprimaient le mieux et ouvertement leurs points de vue : ceux-là étaient convaincus que leurs opinions seraient finalement adoptées par presque tout le monde.
- Ceux qui ont rejeté ces points de vue se sont sentis laissés de côté : ceux-là se sont retirés et se sont tus.
Cette dynamique a fait que le vainqueur attendu semblait encore plus populaire que ce que ce candidat ne l’était en réalité. Dans un processus en spirale, la pression sociale encourage les gens à proclamer leur point de vue ou à se taire. Ce processus est appelé la « spirale du silence. » (5)
Les chercheurs allemands ont découvert que, dans un processus apparemment inconscient, les gens cessent de défendre le candidat perdant environ douze heures avant que ne soit annoncé à l’opinion publique que le soutien à ce candidat ne se soit émoussé. (6)
Comment les scientifiques sociaux expliquent-ils cet « effet d’entraînement » ? Tout le monde, disent-ils, veut être du côté des gagnants – « d’appartenir » au camp gagnant. Faisons un parallèle avec le football : que nous nous sentons heureux, exaltés lorsque « notre équipe » gagne, et qu’à l’inverse nous nous sentons déconfits quand elle perd. Que ce soit envers les équipes de sport ou les partis politiques, il existe un besoin humain de s’identifier au gagnant, et de proclamer cette identification à d’autres.
Quand il s’agit d’élections et de la spirale du silence, la politologue allemande Elizabeth Noelle-Neumann nous explique avec perspicacité :
« Personne ne veut être isolé ... tellement isolé que les voisins détournent le regard quand ils vous croisent sur le palier de votre appartement, ou que les collègues s’éloignent, laissant un siège vide à côté de vous. Nous commençons seulement à observer les centaines de signaux qui informent une personne qu’il ou elle n’est pas entouré par une chaude lueur de sympathie, mais par un cercle d’évitement. »
Les interrogatoires répétés des mêmes personnes ... nous ont révélé que celles qui se sentent relativement isolées des autres ... sont les plus susceptibles de procéder à un revirement électoral de dernière minute. Ceux qui ont une faible confiance en eux et qui ont un intérêt moins marqué pour la politique sont également susceptibles de faire un changement au dernier moment. En raison du peu d’estime d’elles-mêmes, quelques-unes de ces personnes pensent ne jamais se situer du côté des gagnants ou de pouvoir « jouer de la trompette dans le train en marche ». « Courir avec le peloton » décrit mieux la situation de ceux qui « suivent ». Pourtant, cette situation s’applique, plus ou moins, à toute l’humanité. « Quand les gens pensent que les autres se détournent d’eux, ils souffrent tellement qu’ils peuvent être guidés ou manipulés aussi facilement par leur propre sensibilité que par une bride. La peur de l’isolement semble être la force qui met en mouvement la spirale du silence. » (7)
Un de mes amis est friand de l’utilisation de la phrase « au milieu de la courbe en cloche » pour illustrer notre tendance humaine à nous conformer à, ou à nous mélanger avec, les normes et les styles de nos pairs de n’importe quelle manière, y compris les maisons où nous vivons, le voitures que nous conduisons, les coiffures que nous adoptons, les vêtements que nous portons, et le candidat que nous soutenons. Nous voulons être respectés, et nous voulons appartenir et être aimé par notre groupe d’amis. Pour atteindre ces objectifs, nous croyons que nous devons être comme nos amis. Nous ne voulons pas être en marge de notre groupe d’amis. Nous voulons être perçus comme « normaux ». Si nous adoptons des opinions minoritaires sur des questions impopulaires, nous pouvons craindre que notre réputation ne se ternisse, que nous ne soyons pas respecté, et que nous soyons ostracisé, au moins par nos amis et nos collègues, parce que la famille peut parfois être plus tolérante.
Les sceptiques connaissent bien ce sentiment d’isolement qui arrive en refusant de croire ce que les officiels nous ont dit à propos du 11/9, mais on peut se sentir particulièrement ostracisés si nous parlons des preuves qui contredisent la version officielle. Nous faisons partie d’une minorité sur une question très émotionnelle, qui suscite une crainte chez la plupart des gens.
Une remarque de la directrice d’une organisation de paix et de justice de premier plan illustre cette peur fondamentale de l’homme : quand je lui ai demandé si son organisation voulait bien coparrainer un événement avec notre mouvement pour la Vérité sur le 11/9, au lieu de me répondre, elle m’a spontanément et énergiquement demandé, « Fran, as-tu perdu beaucoup d’amis à cause de ton travail sur le 11/9 ? »
Dans une autre conversation, alors que je parlais à une connaissance de mon travail d’information en tant que sceptique de la version officielle du 11/9, elle a immédiatement détourné le regard, s’est dressée et a fait un pas en arrière, et a annoncé sur un ton autoritaire concluant la conversation : « Dans notre famille, nous croyons que le 11/9 est arrivé à cause de l’incompétence du gouvernement. » J’allais comprendre. Il est apparu que sa famille était assez intelligente pour ne pas adhérer à la version officielle dans son intégralité, mais ils avaient choisi d’approuver une autre analyse respectable qui les ancrait solidement au centre de la société. Il était clair qu’il n’y avait pas de place pour la discussion.
Dans ces cas, le besoin de l’être humain social que nous sommes de rester dans le milieu de la courbe en cloche, d’adhérer à des normes sociales afin de garder sa réputation et sa respectabilité intacte, l’emporte sur la preuve, sur l’ouverture et la curiosité ainsi que sur la nécessité humaine de [connaître] la vérité. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, que les études sur la Diffusion des Innovations montrent clairement [Ndt : voir partie 2 traduite ci-dessus]
Les sociétés humaines sont bien sûr diversifiées. Certaines personnes nous encouragent à maintenir notre société stable et prévisible, tandis que d’autres nous encouragent à la faire avancer. Si nous pouvions trouver et maintenir nos connexions humaines – l’amour et le respect de l’autre – tout en exprimant nos points de vue divergents, alors nous aurions une société merveilleusement stable et dynamique, capable de manifester le potentiel le plus élevé de la civilisation.
Il faut des personnes qui sont psychologiquement solides afin d’envisager des opinions divergentes ouvertement et avec respect. Ces personnes sûres d’elles sont également davantage disposées à persévérer avec leurs propres opinions si elles sont renforcées par les preuves, contrairement à ceux qui se laissent happer par la spirale du silence et ceux qui ont pris le train en marche dans les derniers moments des élections allemandes, contrairement aux 36,8% des sujets d’Asch qui ont abandonné leurs réponses correctes en faveur des mauvaises réponses de la majorité, bref, contrairement à ces personnes relativement précaires qui ressentent un plus grand besoin d’être aimées que d’être libres d’avoir leurs propres opinions.
Les expériences de Milgram, Elliott, Zimbardo, Festinger, et Asch, ainsi que la théorie de Elizabeth Noelle-Neumann sur la spirale du silence montrent toutes les caractéristiques de la « pensée de groupe », un sujet que nous allons étudier prochainement.
Note de la rédaction : à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 7 : « la pensée de groupe »
Notes :
(1) Solomon Asch, « Les opinions face à la pression sociale », Scientific American (1955). Http ://www.columbia.edu/cu/psychology/t … s/asch.pdf
(2) Ibid. Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=TYIh4Mkc … e=youtu.be
(3) Voir http://www.youtube.com/watch?v=TYIh4Mkc … e=youtu.be
(4) Américains question Bush 9/11 Intelligence
(5) Elizabeth Noelle-Neumann, La Spirale du Silence : l’Opinion publique, notre peau sociale, 2 e éd. (Chicago : University of Chicago Press, 1993).
(6) DeHaven-Smith, Conspiracy Theory (191-192).
(7) Elizabeth Noelle-Neumann, La Spirale du Silence.
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Très intéressant aussi, cet article Agoravox, sur l’expérience de Milgram et diverses reproductions, toutes confirmant ses résultats :
De l’autorité… L’expérience la plus terrible de la psychologie restera toujours d’actualité
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/de-l-autorite-l-experience-la-plus-157731
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