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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 10 août 2007 19:50

    Il faut quand même dépassionner le sujet. Je comprends très bien la réaction des Africains ou des gens de couleur qui lisent Tintin au Congo. Habitant l’Angleterre où nous sommes tellement plus « politiquement corrects », je suis peut-être plus sensible à ce genre de choses. Mais j’ai appris à lire avec Tintin et j’ai appris à mes enfants à lire avec lui également. Tout l’intérêt de Tintin et d’Hergé par voie de fait réside dans l’itinéraire d’un jeune homme de bonne famille, catholique, le produit de son temps comme il dit, qui développe une conscience ; tout l’intérêt hormis des histoires passionnantes qui ont fait réver des générations d’enfants. Dans une certaine mesure, c’est une leçon d’espoir qui montre que l’on n’est pas forcèment déterminé par son milieu social et les préjugés qui lui sont attachés. Un dernier point : Je suis allée dans une libraire d’Oxford où j’ai découvert que la Recherche du Temps Perdu de Proust était en bande dessinée. Sera-t-il aussi interdit parce qu’il maltraite les homosexuels avec son baron Charlus ?



  • Annie 10 août 2007 15:27

    La Commission Britannique pour l’Egalité Raciale a jugé en juillet 2007 que Tintin au congo était raciste, et que son contenu était extrêmement insultant, à la suite de quoi une chaîne de librairies Borders a décidé de placer le livre sur le rayon adulte disant qu’il serait étonnant que quelqu’un maintenant veuille l’acheter et les ventes ont été multiplié par 3800 pour cent !! Y a t-il une morale à l’histoire ?



  • Annie 9 août 2007 20:39

    Je voudrai répondre à Helios en lui demandant si l’excès de réglementation ne conduit pas à une abnégation des valeurs morales. Le fait de gravir une montagne, de fumer, boire en soi n’a pas d’implications sociales, sauf que maintenant on connaît le coût d’un hélicoptère de sauvetage, d’un cancer d’un poumon ou d’une cirrhose. L’application du principe de précaution serait tellement louable si ses motifs l’étaient. J’ai du mal à assumer mes contradictions, mais je regrette de vivre dans un monde peuplé de clones, tous aussi raisonnables les uns que les autres, qui veulent sauver la planète, les phoques, les orchidées et j’en passe. Et ne faîtes pas d’erreur, j’en fais partie, mais pourquoi suis-je attirée par des « misfits » genre Gainsbourg, Buchoski (je suis sure que l’orthographe n’y ait pas), pourquoi mon admiration va-t-elle vers ceux qui ne se laissent pas séduire par ce que je pense être la facilité ? Pourquoi admirer ceux qui ont poussé leur corps ou leur esprit vers l’extrême quand nous aspirons tous à la conformité ?



  • Annie 9 août 2007 19:07

    Je ne sais pas si je suis la seule à avoir un enfant qui souffre d’un déficit de l’attention. Je ne veux pas raconter mon histoire, ou plutôt la sienne trop longue. Des commentaires comme ceux-ci j’en entends depuis 7 ans. Le diagnostic, ou du moins la suspicion de déficit de l’attention et d’hyperactivité, a été pour nous un miracle. Non pas que nous avions des problèmes avec mon fils ; il était et est toujours superdoué, gentil, attentionné, mais oui très rémuant, ce qui n’a jamais été un problème pour nous. La description de l’auteur est tout à fait correcte. Le problème est que les enfants ne vivent pas dans un vase clos sous la constante protection de leurs parents. Ils sont exposés à la férocité souvent inconsciente des autres enfants, au jugement de leurs parents. Mon fils Julian a fait une dépression sérieuse à cause du « bullying » c’est le terme employé en Angleterre pour décrire les abus physiques et moraux dont les enfants sont victimes à l’école et à l’extérieur qui ne se « conforment » pas. Il n’est pas sous ritaline qui ne lui convenait pas, mais sous immipramine qui est un anti-dépresseur. Il rentre à l’université en septembre, et a pu grâce à ce médicament continuer ces études et mener une vie normale. Me remettrai-je en question en me demandant si j’ai été une bonne mère ? Je crois que toute mère se pose ces questions, mais j’ai élevé mes enfants sans travailler, parce que c’est mon choix, et en les laissant vivre leur vie d’enfant au maximum. Alors en toute honnêteté et conscience, oui le déficit de l’attention existe.



  • Annie 2 août 2007 21:28

    Justement c’est là que le bât blesse. Le système de répartition est la pierre angulaire des systèmes publics. Sans cela, il n’y a plus de systèmes publics, uniquement des systèmes privés hors de la portée des gens non seulement des gens les plus pauvres, mais aussi de la classe moyenne.

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