11/3. et je donnerai à mes deux témoins... Jacques et Simon susnommés
Si l’un des deux témoins est très probablement Jacques, il se peut que l’autre ne soit pas Simon mais Etienne. On peut voir la première communauté des fidèles de Jésus à Jérusalem comme une tête à deux aimants. D’un côté Jacques écrit et prêche l’Evangile de Marc ou de Matthieu et de l’autre Etienne écrit et prêche l’Evangile dit de "Jean".
Hérakles aussi perd ses cheveux ! Extrait d’une étude que j’avais mis en lien il y a quelques temps :
(39)Comme Jonas (dont la légende populaire a confondu sur la côte de Syrie le souvenir avec celui de Persée, ainsi que l’a bien fait voir M. Renan), Hercule est avalé par le monstre marin qui va dévorer Hésione ; le dieu demeure pendant trois jours dans le ventre de la bête et il y perd tous ses cheveux. On a proposé de cette bizarre calvitie des explications astronomiques plus ou moins ingénieuses ; ne serait-ce pas le lieu de rappeler que Héraklès (7’Alkei/dhj ne prit ce nom que sur l’ordre de la Pythie, qu’il s’appelait (sic !) antérieurement 7’Alkai=oj (cf. Persai=oj variante de Pe/rshj et doublet de Perseu/j) ? Personne ne nie le caractère franchement phénicien d’une grande partie du mythe d’Héraklès ; nous sommes doc quelque peu en droit de demander aux langues sémitiques, sinon l’origine, du moins une explication du nom 7’Alkai=oj, comme on l’a déjà tenté pour 79Hraklh=j lui-même : or que voyons-nous ? En hébreu halaq veut dire chauve ; helqah, calvitie, de la racine qlx ; la suppression du khet initial dans la transcription grecque 7’Alkai=oj et son remplacement par le simple esprit doux est tout ce qu’il y a de plus correct (p. ex. 7’Anniba/j de Hannibaal, le Jupiter 71Aldoj ou 7’Aldh/mioj de Gaza = rlx et Myqlx, etc. ; cf. le nom juif presque identique de 71Alkioj que j’ai trouvé dans un sépulcre de Lydda et à Gezer, et qui correspond à hyqlm = Xelki/aj et 79Elki/aj des Septante et Josèphe). L’histoire de la calvitie d’Hercule n’a peut-être pas d’autre origine que le besoin d’expliquer un des sens apparents de 7’Alkai=oj (= quelque chose comme yqlx), nom, surnom ou épithète de Héraklès. Cette explication ne serait d’ailleurs pas incompatible avec celle d’7’Alkai=oj par a)lkh/ ; si même la philologie classique renonce à analyser le nom d’Héraklès, il sera peut-être possible d’y chercher quelque combinaison de Her (Horus) et de 70Alk[ai=oj] interverti. La mère d’Hercule était Alkmène.
A la limite, dès qu’un soldat met en casque en bronze, il devient blond. Les cheveux clairs étant relativement rares dans cette région, ceux qui en avaient devaient être considérés comme portant une marque divine (bénédiction ou maldiction ?). Il est possible qu’Homère joue aussi là-dessus en insistant sur ce détail. Cependant si on considère que chaque héros incarne une armée, en dehors de l’armement en bronze, je ne vois pas ce qui pourrait expliquer cette couleur.
Un texte comme Le Règlement de la Guerre des manuscrits de Qumran où les troupes sont réparties en sept lignes de batailles...
Dans l’Iliade la chevelure des héros est également sujette à débat car elle est souvent blonde, ce qui est assez étrange pour des méditerranéens. Cela a même conduit certains historiens a aller chercher la guerre de Troie jusqu’en Europe du Nord. Cette chevelure blonde doit probablement désigner les premières lignes des phalanges hoplitiques où prenaient place les guerriers les plus fortunés et par conséquent bardés de bronze étincelant. Quand Homère semble prendre un plaisir morbide à décrire précisément la trajectoire des lances à travers les corps des héros, il décrit en fait le déroulement de la bataille.
"Je suis le Dieu de ton père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob"
Cette phrase laisse clairement entendre que c’est toujours au même dieu que se sont soumis les patriarches. A partir de cette phrase, on peut envisager ce Dieu de deux manières différentes. Soit il désigne le Dieu national des Hébreux dont les Conseils de prêtres avaient l’impression d’entendre les ordres durant leurs assemblées et dont le culte s’est maintenu d’Abraham à Moïse. Yhwh étant vraissemblablement une évolution de Sin. Soit il désigne le dieu d’une cité auquel les Hébreux ont prêté allégence et dans ce cas, il ne peut s’agir que d’Avaris/Pi-Ramses/Tanis.
Josué 5.12.
"Et la manne cessa le lendemain quand ils eurent mangé des produits du pays. Il n’y eut plus de manne pour les fils d’Israel qui mangèrent de la production du pays de Canaan cette année là."
Cette manne de Dieu qui s’arrête lorsque les Hébreux commencent à vivre sur le pays, ne serait-ce pas le ravitaillement jusque là fourni par les Egyptiens ? Le Chef de l’Armée du Seigneur aux pieds duquel se prosterne Josué juste avant la bataille de Jéricho, ne serait-ce pas l’Etat-Major de l’Armée Egyptienne ? On peut aussi se demander si la prise de Meggido par Thoutmosis III et celle par les Hébreux (Josué 12.21) ne sont pas exactement la même chose. Chacun s’en attribuant toute la gloire.
Et pourtant les intérêts du dieu des Hébreux et ceux du roi d’Egypte sont opposés à plusieurs reprises. Il me semble qu’à partir d’Abraham et au moins jusqu’à la fin du Livre des Juges voir au-delà, "Dieu" désigne plus précisément le clergé d’Avaris/Tanis/Pi-Ramsès. Lorsque la dynastie royale d’Egypte est issue de cette ville, aucun problème, Dieu et Pharaon c’est la même chose. Par contre quand le Pharaon est Thèbain, ce qui est le cas à l’époque de l’Exode, les difficultés surgissent. Entre les mains du clergé de Tanis au 15ème siècle, les Hyksos vaincus sont un jouet destinés à affaiblir la 18ème dynastie de Thèbes afin de préparer le terrain à la future dynastie Ramsesside (putch D’Horemheb). Ce clergé de Tanis répand d’un côté les plaies en Egypte et de l’autre fait semblant de soutenir la ligne dure du Pharaon vis à vis des Hébreux. Il joue double-jeu, c’est pour cela que son nom ne doit pas être révélé.