En me relisant, je réalise que j’y suis allé un peu fort avec le musée gallo-romain de Lyon dont je ne peux qu’encourager la visite. Cependant, il me semble que pour les musées de ce type un effort de vulgarisation plus poussée pourrait être accompli. Les notes d’explication des pièces exposées sont très instructives mais il manque une vision globale de l’ensemble. On n’y sent pas l’évolution en marche. Il serait par exemple intéressant d’exposer des vestiges des périodes précédentes (La Tène, Hallstatt) quitte à réduire un peu la place prise par ceux de l’époque romaine.
D’après le Docteur Hitz, la langue écrite à Glozel est celtique. Il en a proposé des traductions très crédibles. Si vous en avez l’occasion, je vous recommande aussi d’étudier attentivement les chapiteaux de la basilique de Châtel-Montagne, l’un d’eux est orné de trois paires de feuilles de gui. Le diable se niche dans les détails et Glozel est un vrai symbole du manque d’allant de l’archéologie française.
La ville de Panéas-Césarée de Philippe semble avoir eu une importance particulière aux yeux des auteurs du nouveau testament. Dans Marc (8.27) et Matthieu (16.13), c’est sous ses murs que Jésus annonce sa passion et sa résurrection pour la première fois.
Je me demande si Jésus ne cherche pas ainsi à faire comprendre à Hérode Philippe qu’il le tient pour responsable de la mort de Jean-Baptiste et de la sienne à venir. Il lui offre même une dernière chance de se racheter :
« Si quelqu’un veut venir à ma suite ; qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive… »