Il devait probablement exister une sorte de confédération germanique comme il existait une sorte de confédération celtique. Vous donnez peut-être trop d’importance à la langue, le Prussien par exemple est une langue balte et la moitié sud de l’Allemagne était celtique à cette époque. Après avoir été trop abusivement utilisé à des fins nationalistes, le terme de "frontière naturelle" a été jeté aux oubliettes. Or qu’est-ce qui conditionne l’organisation d’un peuple si ce n’est avant tout la topographie ? Les noms des peuples et des lieux changent mais les montagnes et les vallées demeurent. La Gaule était déjà centrée sur l’axe Seine-Saône-Rhône : Paris-Lyon-Marseille..
En ce qui concerne la démographie, il faut être très prudent. Il n’y a semble-t-il aucune raison de penser que les Germains aient eu une expansion démographique plus importante que celle des peuples romanisés. Taux de natalité et de mortalité étaient probablement aussi élevés d’un côté que de l’autre des Limes. Logiquement, vu la quasi-absence de progrès agricoles et sanitaires réalisés entre le second age du fer (-500) et la Révolution industrielle, le nombre d’habitants en Europe n’a pas du beaucoup augmenter entre ces deux périodes.
"Attention quand même que, contrairement aux gaulois, les germains n’étaient en général pas des agriculteurs sédentaires. Une tribu de chasseurs nomades était vite sur le pied de guerre. "
Bien sûr que si que les Germains étaient des agriculteurs sédentaires ! Les fouilles archéologiques nous le démontrent un peu plus chaque jour. Vous avez des Germains l’image romantique que l’on avait des Celtes il y a encore vingt ans. A mon avis, si on nous montrait aujourd’hui un soldat romain, un soldat celte et un soldat germain sans leur insignes, on aurait le plus grand mal à les différencier. Casque en bronze, bouclier ovale, cuirasse renforcée ou côte de maille, javelot...
@Yannick Harrel
150 000 hommes répartis sur les centaines de kilomètres des Limes, c’est tout à fait plausible. Cela parait même assez peu. Par contre 150 000 hommes sur quelques kilomètres carrés comme à Télamon, cela semble déjà moins crédible. A moins de vider entièrement le pays de ses garnisons et de le laisser livré à l’anarchie...
@ Arminius
"la cavalerie n’étant pas le point fort"
C’était le cas pour toutes les armées. Le problème c’est qu’à l’époque les chevaux étaient encore assez petits et ne permettaient pas des "Charges héroïques" comme au Moyen-Age. La cavalerie servait surtout aux actions de harcèlement. Et elle (encore de nos jours) coûte extrêmement cher.
Les chiffres donnés par les auteurs romains sur le nombre de leurs adversaire sont propement ahurissants. A Bouvines au 13ème siècle, Philippe-Auguste qui était autrement plus puissant que Vercingetorix a du racler les fonds de tiroir pour aligner 25 000 bonhommes dont à peine 1500 chevaliers et César voudrait nous faire croire que l’armée de secours gauloise à Alésia constituée à la hâte comptait 240 000 fantassins et 8000 cavaliers ! On peut se demander si dans bien des cas, la principale force de l’armée romaine n’a pas tout simplement été sa supériorité numérique. La grande forêt gauloise est un autre mythe véhiculé par les Romains. La surface boisée de la France était moins étendue à cette époque d’agriculture extensive qu’à la nôtre. Attention aussi au mythe du paysan-soldat qui date de la Guerre de 1914. C’est la mécanisation qui en libérant de la main d’oeuvre a permis de constituer des armées gigantesques.
Il ne fait guère de doutes que les Germains qui ont mis les légions en déroute étaient des soldats aguéris, bien équipés et bien commandés.
En ce qui concerne l’effectif d’une légion, il y a une phrase assez étrange dans la Guerre des Gaules livre 5 paragraphe 8 ; j’aimerais que les latinistes nous donnent leur avis :
"Cette affaire terminé, César laisse sur le continent Labienus avec trois légions de deux mille chevaux"
Deux mille chevaux par légion cela semble énorme.Cette traduction est-elle correcte ou bien faut-il comprendre que les deux mille chevaux se répartissent entre les trois légions ou encore qu’il s’agit en fait de deux mille fantassins par légion ?
A l’appui de cette dernière hypothèse, on trouve dans l’Evangile de Marc les indices suivants :
Marc 5, 9 : "Mon nom est Légion car nous sommes nombreux"
Marc 5, 13 : " il y en avait environ deux mille"
Avec des légions à environ deux mille hommes, cela donnerait à César qui en commandait une douzaine à Alésia, une armée de la taille de celle que commandait un roi de France au Moyen-Age.
Merci de nous faire revivre une page méconnue des débuts de l’Empire Romain. Cette embuscade rappelle celle que César a subi juste avant Alésia (Guerre des Gaules Livre 7, 67), à la différence que le Consul de la Narbonnaise s’en était très bien sorti. N’est pas César qui veut...
Plutôt que de tribus germaniques, mieux vaut parler de Cités, on était plus au Paléolithique. Les Celtes et les Germains d’Europe du Nord bien que restés politiquement insoumis à Rome semblent tout de même avoir été très marqués par sa culture, au point que quelques siècles plus tard ils on appelé leur Etat : le Saint Empire Romain Germanique.
Ce qui signifie qu’à l’époque où ces cryptes ont été creusées, l’astrologie chère aux Gaulois faisait encore partie de la religion officielle. Pas très catholique tout ça...
Qu’on jette les architectes au bûcher et qu’on les oublie à jamais !
Orion, c’est le Pharaon enterré sous la pyramide du Louvre et inventeur de la Ford du même nom ?