Du coup, c’est une aggravation des inondations qui a obligé à déplacer les habitats les plus exposés ? Exode, comme vous y allez ! Il est plus probable qu’ils aient simplement déménagé de quelques dizaines/centaines de mètres sur un endroit un peu plus en hauteur . Quelques mètres en altitude supplémentaires sont suffisants. Inutile d’aller se réfugier dans une arche au sommet du Puy de Dôme...
Mortier = mortier de chaux et en dur = en pierre ? Ce serait une véritable révolution copernicienne dans l’Archéologie Celtique.
Pas besoin d’eau et de mortier, un coup d’œil de la Gorgone et hop voilà le travail !
"Le Ier siècle av. J.-C. voit sa population monter sur les hauteurs alors qu’au III et IIe siècle av. J.-C. celle-ci se concentre principalement dans la plaine."
Comme vous le précisez juste après, les fouilles archéologiques sont très ponctuelles et couvrent de faibles surfaces. On peut donc difficilement généraliser. Lors des périodes de troubles, les établissements artisanaux importants ont probablement tendance à se replier sur des positions plus sûres mais moins interessantes sur le plan commercial. Cependant les paysans constituant 90% de la population étaient matériellement obligés de rester dans la Limagne pour cultiver les terres fertiles. Il fallait bien se nourrir. Il faut faire attention à ce genre de raccourcis car quand on les accumule, ça nous donne l’image complètement erronée d’une Gaule peuplée de semi-nomades, errant dans les immensité et incapables de s’organiser. Il faut savoir que les rendements céréaliers n’ont pas augmenté entre le 5ème siècle avant Jésus-Christ et le 19ème de notre ère.
"Alliance gréco-égyptienne contre les Hittites et donc contre Troie, alliée probablement aux Hittites." C’est tout à fait réaliste mais je ne peux m’empêcher de vouloir m’engouffrer dans la brèche que vous avez ouverte en identifiant Hérakles, fondateur d’Alésia d’après Diodore de Sicile, aux habitants de Tyr, fondateurs d’Alisum selon ce même auteur. Si on remonte la généalogie d’Hérakles, on arrive à Persée et il me semble que mon explication cananéenne de ce mythe est plutôt solide. Remontons encore et nous voici à l’époque d’Io dont le fils est le fondateur de Memphis d’après le Pseudo-Apollodore. Ce qui doit le faire correspondre au Menès de Manéthon qui passe pour le fondateur de la ville vers -3200. Est-il vraiment réaliste de voir des Grecs à l’origine des dynasties de la période Thinite ? C’est aussi à cette époque qu’apparaît l’Ecriture en Egypte. Inventée par les Sumériens quelques siècles plus tôt, quels autres peuples que les Cananéens étaient mieux placer pour la diffuser dans la vallée du Nil ? L’écriture ne fera son apparition en Egée que près de mille ans plus tard.
Et puis où sont les autres peuples méditerranéens dans les légendes grecques ? Partout où l’on va on ne voit que du grec, du grec et encore du grec. Même les vilains monstres descendent de dieux grecs. Où sont dans ces textes, les colonies de Tyr, de Sidon ou d’Ougarit ? Vous-même pensez que la Grèce a été colonisée par les Phéniciens, or on n’en trouve guère la trace. Hormis Europe en Crète et l’installation ratée de Cadmos à Thèbes, il n’y pas grand chose à se mettre sous la dent. Et comment se fait-il que ce soit précisément la région où l’écriture a été le moins employée à l’Age du Bronze qui nous livre le plus de littérature sur cette époque ? Et puis la conservation de ces archives durant les « Ages Sombres » pose un vrai problème. Les Egyptiens se sont dits : « On va leur garder leurs archives au chaud en attendant que ça aille mieux » ? Cela ne colle pas vraiment avec les descriptions des mœurs de l’époque que vous nous avez données dans vos articles sur Josué où « l’Autre », « l’Etranger », est au mieux traité comme un animal. Au moment des « Peuples de la Mer », des sièges de ville comme celui de Troie, il a dû y en avoir des dizaines. Comment se fait-il qu’on ait retenu en détail la chute de cette ville relativement excentrée par rapport au centre du Monde qu’était la Phénicie alors qu’on ignore quasiment tout de la fin d’Hattousha et d’Ougarit ?
Dans vos articles sur Jésus, vous écrivez qu‘on a du mal à comprendre la Bible parce que nous sommes des Grecs. N’est-il pas plus juste de dire que nous aimons nous prendre pour des Grecs ? Ils ont construit à l’Age du fer une civilisation impressionnante, marquée par une évolution dans tous les domaines de la pensée qui a influencé jusqu’aux Esséniens dans leurs monastères du Désert. Cette culture nous fascine à juste titre mais elle n’est sûrement pas sortie du Néant. Combien d’ouvrages cananéens, égyptiens, anatoliens, mésopotamiens ont dû être lus ? Combien de frises sur les murs des temples, sur les colosses, de Thèbes à Suse, ont dû être inspectées par les « Solon » ? Quoiqu’il en soit ces textes dits mythologiques n’ont pu être rédigés que par des prêtres et des scribes de très haut niveau.
En tous cas, une Guerre de Troie à Hissarlik vers - 800 est exclue car le site était quasi-désert à cette époque. En fait, ce n’est pas tant le déroulement de l’Iliade qui m’interpelle, je n’ai pensé à relier ce texte à la bataille de Kadesh qu’au bout de mon raisonnement ; que tous ces petits détails troublants et en particulier ce Mont Titanos et le fleuve Titarèse qui ne sont pas sans rappeler le Mont Hermont et le Jourdain. Ce nom de "Titanos" ne signifierait-t-il que c’est en ce lieu que Gaïa a mis au monde les Titans, enfants d’Ouranos, le Dieu du Ciel ?
Dans "Histoire du Christ I" vous évoquez la localité de Capharnaüm au bord du Lac de Galilée. Son nom pourrait signifier village de Noun, dieu égyptien des eaux primordiales. Sa localisation ne signifie-t-elle pas que l’idée de "Rê" est née là au pied du Mont Hermont ? Et que le Dieu de la Genèse biblique et le Rê des mythes égyptiens sont la même chose. C’est à dire l’Esprit de la cité d’Adam et Eve, la première cité du Proche-Orient. Et que cette idée a ensuite rayonné prenant différents noms tel que Rê, Zeus-Ouranos, El, Anu, Baal ou autres selon la langue des peuples auxquels elle s’est diffusée. Les noms des lieux d’origine ont pu être transformés/nationalisés, par fierté les Egyptiens ont pu remplacé le nom du Jourdain par celui du Nil, les Grecs par celui du Titarèse.
Si le déluge biblique est le même que celui mentionné dans l’épopée de Gilgamesh, n’est-il pas logique que celui des textes grecs soit aussi le même ? Et qui sait si le massacre commis par la déesse égyptienne Sekhmet ne décrit pas également le même évènement.
« Ce déluge n’a probablement pas eu lieu »
En fait, le « déluge » doit avoir été commis par Lugalzagesi qui a précédé Sargon. Il faudra que je vérifie mais il me semble qu’il a mis tout le Proche-Orient à feu et à sang, depuis Canaan jusqu’au Golfe Persique. Cela a probablement été vécu par les peuples de l’époque comme une véritable punition divine.