Pour être très précis et si mon hypothèse est juste, la bataille de Kadesh doit correspondre à la troisième journée de l’Iliade, des chants XI à XVIII. Il est possible qu’une journée chez Homère recouvre une réalité de temps plus longue, peut-être une année entière. Aucun des rapprochements n’est vraiment convaincant en lui-même mais comme vous le soulignez, c’est le nombre impressionnant de petites coïncidences qui intrigue. Pour prendre le problème à sa racine, il faut remonter à Deucalion. Soit le déluge de Deucalion n’est qu’un évènement local qui ne concerne que la Grèce et les Grecs ont repris l’image populaire utilisée par d’autres qu’est le déluge pour l’illustrer et dans ce cas ses descendants sont bien des Grecs. Soit Deucalion et Noé sont le même ‘personnage’ et dans ce cas, ses descendants sont loin d’être tous des Grecs.
Vous soulignez dans vos ouvrages que la Bible est pleine de jeux de mots et de noms triturés, il en est probablement de même chez Homère.
Je n’ai pas bien compris la première partie de votre commentaire. Agamemnon nous est connu comme étant roi de Mycènes (roi-individu ou oligarchie au pouvoir) de même que Ménélas l’était à Sparte
Et Hérakles nous est également connu comme étant un héros grec de Tirynthe…
Je pousse le raisonnement jusqu’au bout. Reprenons du début puisqu’il y a apparemment un malentendu. Dans mes commentaires précédents, en partant de l’hypothèse que la mythologie grecque est une version grécisée de la relation allégorique d’évènements ayant concerné l’ensemble du Proche-Orient ; j’identifie la Tirynthe homérique à la Tyr historique, idem pour les villes alentours (Argos = Akko, Asiné = Haïfa, Trézène = Nazareth et Hermione est à localiser à proximité du Mont Hermon).
Je place l’histoire de Persée dans le contexte d’une hypothétique guerre entre Arzouf, ville du dieu Resheph et Jaffa, ville de la déesse Keto.
Les ressemblances entre le déroulement de l’Iliade et de la bataille de Kadesh sont si fortes (capture des éclaireurs adverses, franchissement du gué puis ravage du camp par les ennemis et alors que tout semble perdu, intervention d’un élément resté à l’écart qui renverse complètement le cours de la bataille) que je fais l’hypothèse qu’il s’agit du même évènement. Si tel est le cas, alors Agamemnon ne peut être que Ramses et sa Division Amon . A Kadesh, elle arrive au contact avec les Hittites avec beaucoup d’avance sur les autres unités égyptiennes et se retrouve vite submergée.
Iliade, début du Chant XI « Agamemnon, le premier, s’élança parmi les ennemis » L’Atride est ensuite blessé à plusieurs reprises et se retire rapidement des combats.
Larousse des Civilisations Antiques : « Pharaon laisse alors éclater sa fureur car la division (…) d’Amon s’est dispersée dans la panique au début de la bataille (…) Alors que tout semble perdu, des troupes de surveillance composées d’alliés de la côte d’Amourou (les Néarims), qui bivouaquent à quelques distances, arrivent en renfort et s’engagent sans hésiter dans la mêlée. (…) Peu à peu, les Hittites se replient en direction de l’Oronte. »
Ces providentiels Néarims, ne seraient-ce pas les hommes d’Achille, descendant de Nérée ?
Si les Mycéniens sont vraiment des Grecs alors pourquoi le Mont Olympe n’apparait nulle part dans la liste du chant II ? Pourquoi Pâris passe-t-il par Sidon lorsqu’il fuit de Sparte pour aller à Ilion ? La plus haute montagne du pays des « Grecs » semble être ce Mont Titanos aux blanches têtes d’où coule le Titarèse dans sa riante vallée, issu du Styx souterrain et qui se jette dans le Pénée. Aux alentours du Pénée vivent les Lapithes dont deux portent l’étonnant nom d’Evemon (étrange reflet de l’Adammontem de la carte de Peutinger) et Kaineus. Ce Pénée aurait-il quelque chose à voir avec les sources de Paneas décrite par Flavius Joseph. Ne serait-ce pas le Styx qui gronde dans le gouffre décrit par l’historien juif ? Et qui sont ces agiles Abantes occupant Dion et la Sainte Eubée ?
A quelle autre région le terme de Large Hélice conviendrait-il mieux que le Delta du Nil ? Quel sens aurait une Odyssée grecque au 12ème siècle, au moment où cette civilisation se casse la figure ?
La Grèce à l’Age de Bronze était une puissance subalterne et l’écriture y a disparu entre -1200 et -800. Comment un texte comme l’Iliade aurait-il pu être conservé à l’oral ? Quel autre combat que la titanesque lutte à mort entre les Egyptiens et les Hittites aurait pu laisser un tel souvenir à travers les siècles ? Comment se fait-il que les deux seules batailles de cette époque dont nous ayons une description aussi détaillée se ressemblent tant ?
En ce qui concerne les Hébreux, qui sait si ce ne sont pas eux qui ont diffusé l’Araméen ; cette langue aux origines si mystérieuses et au rayonnement si important.
Il semble bien que la lutte des Atrides soit à placer dans le contexte de rivalité entre les cités de Haute et Basse-Egypte. Si on part sur la base qu’Agamemnon incarne la 19ème dynastie de Tanis en y incluant Horemheb ; Egisthe c’est la 20ème dynastie de Thèbes et Oreste la 21ème à nouveau à Tanis. En remontant en arrière, le premier règne d’Egisthe et Thyeste doit correspondre à la 18ème dynastie de Thèbes et peut-être faut-il y inclure la 17ème également de Thèbes. Pelops représenterait les Hyksos !?
Côté troyen, cela semble plus simple. Priam devant correspondre à la monarchie d’Hattusha ( la Pergame de l’Iliade ?) à partir de Suppiluliuma 1er, celle du nouvel empire.
Il n’y a rien à espérer de nos contemporains. Ils sont indécrotables.
Dans notre socièté, on a un peu partout le même problème. On soigne bien l’emballage sans trop oser regarder ce qu’il y au fond. Un jour, on se rend compte que c’est du vide et c’est la panique...
"Les berbères des aurès et de kabylie jusqu’a là refoulés vers les montagnes purent récupéré leurs terres"
Les seigneurs berbères. Les paysans ne bougeaient guère et devaient pas mal se fichent d’être dominés par des Berbères, Carthaginois, Romains ou autres, du moment qu’on les laissait en paix. De même, les Vandales étaient des soldats. Les armées de paysans et les migrations massives datent de la révolution industrielle.
Logiquement Herakles doit avoir vécu au 14ème siècle et Persée un peu plus tôt. Hattusha est tombée une première fois à cette époque sans qu’on en connaisse vraiment la cause, avant de s’écrouler définitivement au début du 12ème siècle. Cette première chute doit correspondre à la prise de Troie par Hérakles.
Cela ferait également de lui le fondateur de " la Civilisation des Champs d’Urnes" qui est à mon avis la seule culture matérielle qui peut prétendre être le vecteur de la diffusion des langues indo-européennes en Europe. Le problème est que la majorité des historiens s’obstinent à vouloir les faire venir de l’Est en remontant le Danube depuis la Russie ou l’Anatolie. La Culture des Champs d’Urnes avait la côte tant qu’on la croyait originaire d’Europe de l’Est. On considérait systèmatiquement que ses manifestations les plus orientales étaient les plus anciennes. Le Carbone 14 a tout fichu par terre, révèlant que comme ses "filles" hallstatienne et latènienne, cette culture est originaire de la zone entre la Loire moyenne et la Danube moyen. Au lieu de se dire qu’on prenait le problème par le mauvais bout, on a écarté cette culture indocile qui refuse d’entrer dans le schéma pré-établi. Et comme aucune autre culture matérielle n’entre dans ce schéma, on repousse le problème le plus loin possible en arrière.
On peut se poser au sujet de la littérature irlandaise la même question que pour celle de Grèce. Concerne-t-elle uniquement l’Irlande ou bien la Celtique dans son ensemble ?
Cette histoire est rythmée par les invasion de marins dont l’un porte l’intéressant nom de Nemed qui n’est pas sans rappeler celui de Nemausus, Héraklide fondateur de la ville éponyme (Nîmes ou Gergovie ?). Celle-ci serait logiquement une colonie de Nuerax.
J’ai l’impression que les chapiteaux de Gourdon racontent l’histoire des premiers colons qui franchissent les mers, élèvent l’oppidum, libèrent les populations abandonnées au vice, combattent une bête, voient leur progéniture grandir aux quatre points cardinaux... A leur mort, leurs âmes s’envolant vers le ciel sont acclamées par la foule et accueillies par Dieu.