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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 5 novembre 2007 19:45

    Mais on n’en veut pas de votre ’machin’ ! Qui a déjà privé les nations d’un des droits régaliens les plus fondamentaux, à savoir la monnaie, et est en passe de rendre inopérant un autre, à savoir la diplomatie et la force militaire. Je ne vois pas ce que nous avons en commun avec les Bulgares et les Roumains, quelle communauté d’intérêt avec la Grèce. On ne défait pas des nations souveraines qui se sont constituées à travers les siècles par le vote d’une assemblée. Des alliances objectives, comme il y en a toujours eu, certes. Une union monétaire librement consentie comme feue l’Union Latine au XIXe siècle qui s’est gardée de confier les pleins pouvoirs à une banque centrale apatride et à adossé la monnaie à une valeur intrinsèque, l’or. Et où voyez-vous que l’Europe ait le souci de s’opposer aux spéculateurs alors qu’elle nous intime l’ordre d’ouvrir nous frontières pour accepter le trop-plein de la camelote chinoise ? Quant aux fonds d’investissement, en quoi le fait d’être néerlandais, comme celui qui vient d’acheter pratiquement un quartier entier à Lille, adoucit-il les méfaits de la spéculation ?



  • armand armand 5 novembre 2007 19:34

    Il y a un argument fondamental, Nemo,que vous le vouliez ou non, c’est le refus de la supranationalité. Feue la constitution, l’actuel traité, ne sont que des formes d’une même réalité. Et je ne vois pas en quoi vos rêves supranationaux sont plus légitimes que ceux qui voient dans la nation la forme de souveraineté indépassable. Et ce que je trouve détestable c’est l’attitude des eurocrates depuis le début consistant à accepter le vote des peuples uniquement quand il va dans leur sens, et sinon, imposer leur projet par tous les moyens. Et surtout par un argument haïssable selon lequel nous n’en avons pas le choix.

    Quant au fait que certaines écoles cultivent un sentiment de supériorité et la conviction que ceux qui en sortent sont des experts, c’est une évidence. Parfaitement illustrée dans le débat actuel.



  • armand armand 5 novembre 2007 18:33

    Et franchement, PierreC, je trouve beaucoup de prétention dans votre raisonnement de jeune-homme-sait-tout bien caractéristique de Sciences Po, d’ailleurs. Le moindre de mes étudiants en Lettres-Langues dans un fac de province me semble avoir bien plus d’humilité, de curiosité pour les autres points de vue, que vous. Mais ce ne sont pas des ’militants’ bien sûr.



  • armand armand 5 novembre 2007 18:30

    Et toujours cette ’reductio ad Le Pen’ pour étouffer le débat. Il existe bel et bien une élite eurocrate, résignée à la disparition de la France comme nation souveraine. Et il existe aussi un peuple qui, dans l’ensemble, n’entend pas se faire dicter sa politique par une entité supranationale. Les faits sont têtus.



  • armand armand 5 novembre 2007 18:27

    Ce que je trouve ahurissant c’est que depuis le début du processus européen le langage des ’pro’ a toujours été, très bien si le peuple vote pour, mais s’il vote contre c’est qu’il n’a rien compris et on peut imposer le carcan fédéraliste contre sa volonté. Quant au raisonnement des ’18 contre 2’, c’est d’une débilité affligeante : une pays souverain est maître chez lui, même si la totalité de ses voisins vote pour son incorporation dans une entité confédérale. Libre à vous de vous résigner à - ou d’approuver frénétiquement - la transformation de la France en une sous-préfecture de l’Euroland, en tout cas votre conviction vous incite à faire fi de toute opposition. Ce n’est pas brillant. Tout comme la manoeuvre de Sarkozy consistant à imposer par un Parlement à sa botte un projet refusé par référendum.

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