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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 5 novembre 2007 18:18

    La commission Balladur propose rien de moins qu’un retour au système bonapartiste du ’Prince-Président’ Louis Napoléon, qui a existé entre 1848 et 1852 avant que celui-ci ne s’empare de tous les pouvoirs par un coup-d’état. Cela vaut aussi pour le contrôle de la presse.



  • armand armand 5 novembre 2007 18:14

    Deisha :

    Vous confondez, comme beaucoup d’autres, crise du logement, sort des sans-papiers et immigration.La crise du logement concerne la moitié des Français qui ne sont pas propriétaires. On monte en épingle les familles immigrées et les sans-papiers car, outre les authentiques drames personnels, l’immigré, de préférence clandestin, est devenu la nouvelle figure christique d’une certaine gauche bien-pensante, remplaçant le prolétaire d’antan. C’est à dire concentrant la symbolique de l’exclusion et de l’oppression. Malheureusement cette focalisation (qui pourrait avoir des effets positifs) consiste le plus souvent à estimer qu’on ne doit rien demander à des opprimés, et surtout pas un comportement responsable. Je pense à ces femmes qui, malgré leur situation précaire, enchaînent maternités sans la moindre perspective de logement et de travail. En revanche les mal-logés des petites classes moyennes n’intéressent pas, et chaque fois qu’on attire l’attention sur eux, ou qu’on ose réclamer une quelconque préférence qui irait de soi dans n’importe quel autre pays, on se voit imputer une mentalité de ’petit blanc’ (propos notamment, du sinistre Mélenchon).



  • armand armand 5 novembre 2007 09:22

    D’ailleurs, ayant séjourné depuis de longues années en Turquie à plusieurs reprises (donc, mis bout-à-bout, une fraction importante de mon existence) je connais bien le sentiment national des Turcs qui transcende souvent les différences ethniques. J’ai même eu un copain qui était capitaine de blindés tout en étant Grec de Mersine et chrétien-orthodoxe. Certes il y a encore beaucoup de travail. Mais je crois sincèrement que c’est l’intransigence nationale d’Atatürk et de ses successeurs qui a empêché l’Anatolie de se morceler en républiques bananières, violentes et instables, comme ses voisins. Cela n’empêche pas les crimes de ’« Etat-profond » ce terme que les Turcs utilisent pour définir la collusion entre pègre et milieux ultra-nationalistes. Ni la schizophrénie que décrit bien Orhan Pamuk dans ses romans consistant à occulter le passé ottoman au profit d’une république laïque et nationaliste. Et je pense sincèrement que l’actuel gouvernement, qui brasse de tout, y compris, je le reconnais, des courants islamistes, est pour beaucoup de Turcs une façon de concilier tous les aspects de leur héritage.

    Dans le cas présent, compte tenu de l’émotion provoquée par la mort de plusieurs conscrits (chez qui chaque Turc peut imaginer un fils, un frère) je trouve que le gouvernement agit avec une retenue exemplaire.



  • armand armand 4 novembre 2007 19:17

    Basebou :

    Complètement faux. Les Turcs ne nient pas le massacre des Arméniens, ils estiment qu’il y a eu beaucoup de Turcs de massacrés à la même période dont on ne parle pas. De même, beaucoup mettent en doute qu’il y ait eu un plan systématique d’extermination (ce en quoi ils ont sans doute tort). De même, ils estiment que la République turque (dont le premier président, Atatürk, a qualifié le génocide arméneien de honteux) n’est pas responsable de ce qu’ont fait les illuminés ’Jeune-Turc’ au pouvoir lors des dernières années de l’Empire ottoman. A présent, la Turquie en tant que nation ne tolérera jamais un émiettement du territoire national, partant du principe que cela a failli arriver en 1920. Les Turcs ne se voient pas du tout comme un gentil peuple pacifiste, au contraire, ils estiment que l’Histoire est tragique, faite de sang et de larmes.



  • armand armand 4 novembre 2007 19:09

    Différence essentielle, carpdiem, les colons et les Indiens luttaient pour le contrôle d’une même terre. Qu’on le trouve regrettable ou non, le trop-plein des populations européennes s’est déversé sur le continent américain, peu peuplé au nord, et ce type de lutte, qui plus est entre deux modes de vie non seulement différents mais diamétralement opposés, conduit toujours à la domination de l’un sur l’autre. En Asie Centrale ce sont les nomades de Genghis Khan qui l’ont emporté... En Amérique au XXe siècle (début) Neihardt, le sympathique transcripteur des paroles inspirés du chef sioux Elan-Noir, voyait dans l’expansion blanche l’aboutissement de la migration indo-européenne démarrée vingt siècles plus tôt. Il était de tout coeur avec les Indiens, mais pensait la conquête inéluctable.

    Aucun Américain ne songe à s’installer en Irak à la place des Irakiens !

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