• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

armand

armand

Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 6 7259 279
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 11 7 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • armand armand 31 mai 2007 09:26

    Merci à l’auteur - c’est une mise au point non dénué d’humour (je pense en particulier à la référence à ceux qui donnent du ’votre honneur’ à un juge français !). Je soulignerais deux facteurs qui poussent à la roue : effectivement, l’obstination à chercher un coupable et une indemnisation pour toute déconvenue dans l’existence. Et, surtout, une tendance croissante à éviter toute relation de personne à personne susceptible d’être abrasive. En somme, vous avez un problème avec votre voisin, pour éviter une discussion, c’est tout de suite, ’voyez cela avec mon avocat’. Vous relancez votre petit(e)ami(e), c’est : ’attention je porte plainte pour harcèlement’.



  • armand armand 31 mai 2007 09:15

    Pour ajouter mon grain de sel... Je suis le premier à déplorer la disparition ou la dénaturation du bistrot, mais soyons justes :
    - le passage du formica, pub anglais pour aboutir aux concepts ’lounge’ voire aux ’outlets’ Starbuck c’est triste si on n’aime pas ce type de décor, mais au moins ça reste un endroit où on boit du café et où on ne vend pas de fringues ou des téléphones portables. De tout temps à jamais les bistrots ont épousé de nouvelles modes. Parfois, c’est un tupéfiant retour aux oigines : je pense en particulier au Starbucks du boulevard des Capucines qui a retrouvé dans sa déco intérieure la splendeur du Café Julien (où Oscar Wilde invitait ses protégés) après des décennies où ce lieu accueillait le tourisme italien.

    Les Chinois ne sont pas à incriminer - au contraire, ils sont nombreux maintenant à acheter des cafés et à les garder tels quels, avec juste une pointe d’exotisme parfois, plutôt que d’ouvrir un énième traiteur. En cela ce sont bien les successeurs des bougnats d’antan.

    Le point noir c’est, de toute façon, l’envahissement de ces espaces de sociabilité partagée par les téléphones portables, laptops, MP3 et tout autre gadget qui enferme l’individu dans une bulle rien qu’avec sa ’tribu’.Sans parler de la prolifération d’écrans muraux disséminant à longueur de temps abrutissements sportifs et publicitaires. Mais là c’est un problème de société générale, qui ne se limite pas aux bistrots.

    Le bistrot souffrait avant tout du prix de ses prestations - comme on l’a noté ci-dessus, faire payer le sandwich-demi-café le même prix qu’un repas de petit restau, c’est se condamner à la faillite. Et cela ne date pas d’hier. Je me souviendrais toujours de la première fois qu’enfant, au début des années 70, j’ai voulu commander une tarte aux fraises-Perrier à la terrasse d’un café Place St-Ferdinand dans le 17ème : la patronne est allée touot bonnement quérir la tartelette à la boulangerie d’en-face, et me l’a facturé au double. Sans parler de l’eau minérale, plus chère, comme vous le savez, qu’un ballon de rouge.

    Un dernier point - il existe bien des cafés aux USA, mais il faut les chercher à New York, au Village précisément. Mention spéciale pour le Café Reggio et l’Esperanto Café dans MacDougall Street : décor sympa, prix très raisonnables, jolies étudiantes à foison. Et ce sont des établissements vénérables : le Reggio a 80 ans, l’Esperanto était autrefois le ’Kettle of Fish’ fréquenté par Kerouac. Mais les grincheux déploreront qu’en ces lieux on ne fume plus et on ne boit plus d’alcool (pour ça, reportez vous à la Minetta Tavern, dans la même rue, décor garanti d’origine et Jack Daniel à pas plus de cinq ’bucks’)...



  • armand armand 24 mai 2007 13:54

    Les séries ne sont autre chose que les romans-feuilletons du XIXe siècle amplifiés par la télé et internet - même identification du public, même engouement - même mélange de facilité et d’authentique création. Ce qui est amusant, c’est l’inversion des rôles entre les USA et la France : effectivement, le cinéma US colle aux obsessions ados et se veut assez consensuel en raison de son public ; à la télé, vu l’explosion du nombre de chaines (et de ’niches’ de consommateurs)il y a bien plus de liberté et de créativité. En France, la télé se doit d’être consensuelle, et c’est le grand écran qui peut (parfois) expérimenter. Au risque de paraître iconoclaste, les grands feuilletons US nous offrent un langue et une thématique de référence qui facilitent la communication entre générations. Etant un fan de ’Desperate Housewives’ comme la plupart de mes étudiants, je peux faire passer une idée en disant ’comme dans DH, voyez...’. Et j’ai récemment demandé à une thésarde, lors de sa soutenance, qui travaillait sur la mythologie arthurienne, si elle voyait Guenièvre comme une ’Desperate Housewife’ !On s’est compris tout de suite.



  • armand armand 24 mai 2007 09:50

    Il y a plus absurde, pour la petite histoire. Dans une ville du Canada, le même type de loi, assorti d’un engagement à détruire toutes les armes ainsi livrées aux autorités, a fait peser cette menace de destruction sur une véritable relique historique, le flingue ayant appartenu à un officier de Custer, mort à Little Bighorn en 1876, et valant, de surcroît, des dizaines de milliers de dollars... Je ne sais pas comment l’affaire s’est réglée.



  • armand armand 24 mai 2007 09:46

    Certes, certes, un (grand) bémol quand même : au XVIIIe-XIXe siècle, une bande de citoyens armés de mousquets et commandés par quelques anciens officiers pouvait tenir tête aux troupes régulières en, surtout si celles-ci étaient hésitantes (voir en France les révolutions de 1830, 1848). De nos jours, même dotés d’un armement moderne, ce ne serait plus possible, à moins de donner dans le terrorisme à grande échelle, qui n’est réalisable que par des psychopathes et des sectes. En revanche, un fusil d’assaut, sans parler d’une lance-roquettes ça dépasse largement les nécessités de tout quidam pour assurer sa défense. Ce qui pose problème aux USA ce n’est pas l’humble Colt, mais la prolifération d’armes permettant de dégommer la moitié de son école ou son pâté de maisons en quelques flexions de l’index.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Culture Religions

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv