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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 10 mai 2007 09:57

    La république jacobine n’était pas autoritaire, forte, fondée sur une adhésion populaire ? Ah bon ? On peut parfaitement être bonapartiste et républicain, à condition que le Bonaparte en question reste président. Victor Hugo s’est insurgé contre la violence du coup d’état de Louis-Napoléon, le ’Prince-Président’. Et n’oublions pas qu’Hugo a démarré sa carrière comme royaliste, puis a tressé des louanges envers Napoléon le Grand, réservant sa haine au troisième du nom...



  • armand armand 10 mai 2007 09:53

    Reconnaître la collaboration de l’Etat français de Vichy, comme l’a fait Chirac n’est pas nécessairement faire repentance, une attitude qui conduit tout naturellement à se reconnaître des devoirs de réparation envers les groupes ainsi lésés, et à ceux-ci de réclamer un traitement de faveur. Sur le plan moral, cette attitude est compréhensible et éminemment défendable, mais dans la pratique elle ouvre une véritable boîte de Pandore. Faudra-t-il établie une échelle de souffrance ? On entend de plus en plus (notamment sur agoravox) des déclarations du genre ’Ya pas que les Juifs qi ont souffert’ ! Et de plus en plus, devant la concurrence mémorielle, on en arrive à l’effet inverse, enlever à la Shoah une part de son horreur. Fadra-t-il alors dresser la liste des groupes, des pays, des personnes, des religions et les assortir d’un coefficient ? Et depuis quand ? L’anciennenté atténue-t-elle l’horreur ? Pourquoi battre sa coulpe à propos de la traite négrière et oublier au passage, à la même époque, le génocide pratiqué sur la Vendée contre-révolutionnaire et la volonté d’extinction de toute une classe sociale par la Convention ? Quant à la ’repentance’ coloniale, au risque d’un affrontement avec les dignes héritiers des ’porteurs de valises’, pourquoi se repentir des méfaits de la colonisation quand l’Etat FLN assume allègrement les atrocités, massacres, expulsions perpétrés par le mouvement terroriste dont il est issu ?

    Oui, sur ce point, je donne raison à Sarkozy - la repentance peut conduire facilement à la haine de soi, ou tout du moins, à une posture débilitante qui affaiblit toute action collective, tout sentiment d’un devenir commun. Et l’on sait qu’une communauté qui doute, qui s’auto-flagelle, a bien du mal à assimiler des groupes allogènes, surtout quand celles-ci peuvent se prévaloir d’un chèque en blanc alimenté par des souffrances passées.



  • armand armand 10 mai 2007 09:13

    La question que je me pose est la suivante : Sarkozy est-il le produit de l’ère de l’« homo festivus » ou s’est-il simplement décidé, avec la redoutable efficacité politique que même ses adversaires lui reconnaissent, de s’en servir ? Il existe, en effet, une certaine lucidité à droite sur les dérives consuméristes - voyez l’excellente analyse que fait Luc Ferry de la façon dont les élites - surtout capitalistes - ont tout fait pour dynamiter la société traditionnelle en adoptant systématiquement l’avant-garde. Et à ce titre, je trouve Sarkozy nettement moins choquant qu’un Pompidou, agrégé de Lettres, projetant de raser le vieux Paris et poussant les feux de l’art contemporain le plus déstructuré.



  • armand armand 10 mai 2007 00:03

    Excellent article ! Deux fait m’ont particulièrement choqués dans la ’teuf’ de la victoire : pas tellement le comportement de Sarkozy lui-même, on sentait tout de même une certaine retenue (refusant de pousser la chansonnette). Plutôt, à la télé, un ancien premier-ministre interrompu pour laisser la parole à l’évadé-fiscal belge de service, revenu en triomphateur sur les Champs. Et surtout, preuve qu’on a gommé non seulement le sérieux, mais le fond de l’existence qui est, par définition, tragique, comme l’est la vraie politique, l’absence de toute référence aux neufs soldats français morts le même jour dans le Sinaï. Si le président-élu en avait appelé à une minute de silence en leur honneur, il aurait été à la hauteur de son rôle.

    Mais peut-être que Sarkozy a compris que pour ne pas être ringardisé de nos jours, où plusieurs décennies de saturation médiatique ont achevé de mettre Doc Gynéco au niveau de Mozart et l’unrinoir de Duchamp à celui de Rembrandt il faut se mouvoir avec aisance parmi les ’people’. On est bien loin de l’image de Jünger - ’la vraie politique n’est possible que là où la poésie lui a frayé le chemin...’

    Quant au choix du Fouquet’s, à chacun ses goûts - rigolons un peu, j’aurais préféré que Sarko and Co ait fait halte chez Maxim’s, et qu’il ait entonné l’air de Maurice Chevalier dans la ’Veuve Joyeuse’... Tout sauf Mireille Mathieu !



  • armand armand 8 mai 2007 22:14

    Alors venez vous énervez plutôt sous mes fenêtres, quand les gentils rejetons du voisin polygame (j’insiste), qui menace de cogner chaque fois que le syndic du HLM ou l’assistante sociale se pointe chez lui avec des réclamations, dealent de la drogue ou font ronfler les moteurs de leurs voitures (volées)à trois heures du mat. Oh, certes, foin de clandestin, le patriarque est éboueur à la ville de Paris. Le calme est revenu car les deux aînés sont en taule.Dans un précédent échange musclé, l’un me donnant du ’NTM’ je me suis fondé à répondre ’plutôt la tienne-ça te fera plus d’allocs’...

    Votre raisonnement semble être le suivant : il y a une grande misère dans le monde, alors ces gens-là rentreront de toute façon. Certes, on ne peut pas verrouiller les frontières, mais on peut aussi rendre l’assistance collective moins attrayante. Solidarité ’nationale’ ou pas, ceux qui payent des impôts ont un droit de regard, via leurs représentants, sur leur utilisation, que ce soit pour les aides sociales, ou les aides aux (grandes) entreprises.

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