• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

armand

armand

Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 6 7259 279
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 11 7 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • armand armand 15 mai 2007 23:30

    Etre d’Occident en ces années-là c’était pas pire que de préparer le bonheur de l’humanité (contre son gré) sous l’égide de Tritsky et Mao, comme grand nombre de membres de l’Establishment actuels. C’était même plutôt sain comme réaction contre la chape de plomb marxiste.



  • armand armand 13 mai 2007 11:05

    @Alienor, ’L’absence de réserve dans les Facs il y a plusieurs dizaines d’années’ Waouh ! Je vais passer pour Highlander ! La sitation que je décris remonte à il y a une vingtaine d’années environ.

    Quant aux jeunes de l’époque qui se réclamaient de Marx, Mao, le Che, etc., j’ai bien peur qu’ils aient parfaitement lu les ouvrages en question. Et qu’ils aient adhéré à des systèmes de pensée d’essence totalitaire. Sans pour autant pratiquer ce sectarisme dans leur vie quotidienne. On n’en était pas encore à l’« attitude » sans consistence qui a les faveurs des annonceurs de nos jours. A l’époque (comme je me sens vieux en écrivant ça !) la tolérance était mépisée dans les facs (« la tolérance, il y a des maisons pour ça ») et on appliquait souvent la fameuse phrase de Maurras : « je réclame ma liberté au nom de vos principes, je vous refuse la votre au nom des miens ». Cela m’amuse toujours de voir mes aînés style Gérard Miller verser une larme de nostalgie sur leurs années maoïstes. Certes, ils n’ont jamais pu, à l’époque, appliquer leurs projets en France, mais quand on songe aux dégâts causés au Cambodge notamment par les purs produits de la Sorbonne des années militantes. Quand on songe qu’en 68 tout a commencé avec un meeting de soutien aux totalitaires viet-cong, alors il ya des ’repentances’ qui se perdent. Et il faut attendre la fin des années quatre-vingt pour que l’Université se libère de cette chape de plomb marxiste.

    Je vous suis sur les méthodes humiliantes de certains enseignants. Je n’ai jamais compris que l’autorité ait besoin de tels procédés, qui ne font que créer de la rancoeur et démolir l’estime-de-soi si nécessaire à la réussite. Mais je pense qu’il ne viendrait pas à l’esprit des jeunes enseignants qui affrontent de nos jours les classes incontrôlables d’agir ainsi, même s’ils étaient soutenus par leur hiérarchie. Et les incontrôlables ne sont pas devenus ainsi parce qu’ils ont eu à pâtir de pareils procédés.



  • armand armand 13 mai 2007 10:48

    Je rappelle que Sarko est un peu fâché avec son grand frères, mais s’entendu plutôt avec son cadet.

    Plus généralement, sur cet article comme pour les deux autres de la même teneur, quelle importance sauf anecdotique que de montrer que telle ou telle catégorie vote plutôt à gauche ou à droite ? Puisque tous les suffrages se valent en démocratie. En quoi être nostalgique ou passéiste serait-ce plus dangereux que vouloir, à tout prix, du nouveau ?



  • armand armand 13 mai 2007 10:41

    @Emile Red

    La spirale toponymique de Lug ? ça ne me rappelle rien, mais je poserai la question autour de moi.

    Origines latines, germaniques, gauloises ? J’ai lu il n’y a pas très longtemps que l’étude des nécropoles de la fin de l’Antiquité montre une étonnante ressemblance entre Francs et Gallo-romains sur le plan physique. En somme, foin du mythe du grand barbare blond.

    Il ne faut pas oublier que pendant cinq cents ans de domination romaine on circulait d’un bout à l’autre de l’Empire pour le commerce, l’administration, les affaires militaires (rotations de légions, guerres civiles impliquant de gros déplacements de troupes, etc.). N’oublions pas non plus que la politique romaine vis-à-vis des tribus barbares était souvent fort pragmatique : on les importait à l’intérieur des frontières, on en faisait des auxiliaires militaires ; au IVe-Ve siècle c’est l’armée romaine de campagne (les ’comitatenses’) qui est composée exclusivement de germano-scythes ; on trouve la tribu des Alains, d’origine iranienne, installée dans l’Ouest. Dans tous ces cas il ne s’agit pas de simples militaires isolés, mais de tribus entières, avec femmes et enfants. On peut supposer une modification substantielle de la base ethnique de la population. Tout en sachant que l’homme de l’Antiquité ignorait tout des théories raciales qui se sont développées au XIXe siècle. Et il y a eu à plusieurs reprises des ’empires’ gaulois érigés non contre Rome, mais contre l’empereur qui régnait à Rome. Les Francs ont dû représenter une aristocratie guerrière sous les Mérovingiens et Carolingiens, mais sans doute guère plus qu’à l’époque romaine tardive. Mais pour des raisons idéologiques, c’était pratique, sans doute, d’opposer une aristocratie franque à un tiers-état gaulois, comme en Angleterre, où il y eut effectivement une aristocratie franco-normande qui vint remplacer en une seule fois les Anglo-Saxons battus à Hastings par Guillaume le Conquérant en 1066.

    En fait, si on voulait trouver une mythologie commune à l’Europe, c’est à Rome qu’il faudrait la chercher. L’Empire a accordé la citoyenneté à tous ses habitants au IIIe siècle (certes, pour des raisons fiscales...), a adopté au IVe une religion universaliste, a été jusqu’aux époques les plus récentes la référence obligée.

    Alors partant de la belle devise de la Légion : ’Legio Patria Nostra’ on pourrait extrapoler ’Roma Mater Nostra’...



  • armand armand 11 mai 2007 19:29

    Dans une analyse un rien caricaturale, je relève un point intéressant : la référence aux parents. Les enseignants ont l’impression qu’ils doivent supléer à toutes ls carences parentales : autorité, morale, comportement, civisme. On se défausse complètement sur les profs (dans les petites classes, surtout).

    Confrontés à ce type de public je dis haut et fort oui, il faut de l’autorité et une autorité qui au départ ne se discute pas, ne se négocie pas, sauf cas très grave (il y a des profs qui s’en prennent systématiquement à tel ou tel élève, j’en sais quelque chose).

    Cette autorité ne dois pas étouffer la critique respectueuse et justifiée. Par exemple, lors d’une de mes premières affectations, dans le supérieur, certes, mais cela vaut pour le secondaire aussi, une étudiante danoise (donc habituée à une certaine indépendance) m’a dit qu’à force de pratiquer l’ironie, je ’coupais les effets’ aux étudiants qui souhaitaient participer. Je l’ai remerciée de sa franchise.

    Mais nous sommes loin des classes quasi-incontrôlables de certains établissements. Et là, au risque de froisser certains, je dirais qu’il ne s’agit plus d’éducation, mais de dressage. Et que les concours de l’éducation nationale ne préparent pas à cela.

    Quant à la caricature de la nouvelle idéologie sarkozienne dépente par Aliénor, je me permets de rappeler qu’il y a une vingtaine d’années et plus, Marx et Mao occupaient le haut de pavé dans les lycées et les facs, assénés par des profs militants qui avaient jeté aux orties tout devoir de réserve. Qu’en Terminale on nous a fait étudier le ’Notre Père’ obscène de je ne me souviens quel surréaliste (je me suis levé et suis sorti, félicité d’ailleurs par un condisciple algérien). Qu’en fac j’ai dû faire le coup de poing, le jour où j’ai rendu ma thèse, car on était harcelé par des hurluberlus qui exigeaient notre signature en bas d’une pétition contre le gouvernement du Salvador. Que déchirer un tract maoïste dans le grand hall de Tolbiac relevait de la prouesse suicidaire (je l’ai fait, et m’en suis sorti la tête haute, devant les foules abasoudies d’un tel geste). Que la moindre réflexion à la sortie du lycée adressée à un distributeur de tract trostsko-anarchisto-mao déclenchait illico presto une bagarre (dans l’une de ces bagarres qui tournait à mon désavantage j’ai secouru par le fils du colonel de Blignières). Ceux qui n’ont pas connu la véritable chape de plomb totalitaire qui pesait sur l’université et même le lycée dans ces années là n’ont aucune idée de ce que c’était.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Culture Religions

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv