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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 16 janvier 2007 18:17

    Certes, mais il ya une pression psychologique très forte : beaucoup de jeunes sont obsédés par l’achat de leur logement (contrairement à mon cas, dans les années 70-80 personne autour de moi ne songeait à être proprio) ; ils y sont encouragés par leurs familles qui les aident (en visitant ces derniers temps des apparts à vendre à Paris je suis tombé régulièrement sur des bébé-couples sponsorisés par papa-maman. Et ils sont prêts à hypothéquer leur avenir, jusqu’à trente-quarante ans de traites si c’était possible). De plus, on leur a raconté que « la pierre ça monte toujours » et ils sont trop jeunes pour se souvenir du début des années 90. Ajoutez à cela des incitations fiscales comme l’exonération de la taxe des plusvalues pour la résidence principale. Quant aux prix prétendument plus bas en France, hormis certaines régions, ce n’est plus le cas. Et pour une même superficie Paris est aussi cher que Manhattan, malgré des salaires nettement moins élevés. La vraie mesure de la bulle c’est la déconnection entre le prix et la valeur locative : les loyers sont, certes, beaucoup trop chers pour la plupart des gens dans le libre, mais s’ils étaient réellement gagés sur un retour sur investissement normal, ils seraient encore plus élevés.

    Seule solution, à mon sens, menacer l’immobilier d’un encadrement des loyers et d’une taxation des plusvalues, interdire les ventes à la découpe (ou les rendre inintéressantes en augmentant la fiscalité). Pour qui crierait au communisme, cette politique fut celle de tous les gouvernements, notamment gaullistes, avant qu’on ait décidé, sous Mitterrand, que les prix étaient trop bas et qu’il fallait augmenter !



  • armand armand 16 janvier 2007 11:18

    Encore une fois, je pense qu’on oublie le fond du problème : le relatif mal-être d’un pays riche comme la France réside dans le décalage entre le niveau moyen des salaires et la formidable hausse des prix notamment dans le secteur de l’immobilier. Pour schématiser (car Paris ce n’est pas l’Ardèche) le coût de la vie a largement rattrapé les USA et la GB mais les salaires restent à la traîne. Alors ou bien on augmente les salaires (en faisant violence aux employeurs, y compris l’état, et en leur interdisant de délocaliser)ou bien on revient sur la libération des prix, en particulier des logements, et on encadre tout ce qui est un besoin essentiel. D’ailleurs, comment vont-ils faire pour le « droit au logement opposable » ? En se mettant à dos tout le lobby des proprios(la moitié de la population) ? C’est pourquoi cette déclaration de Hollande c’est de l’intox facile : on s’en prend non aux très riches, ni aux fonds spéculatifs qui avalent nos entreprises et délocalisent, mais au voisin qui gagne un peu plus que soi. On a toujours, en France, agité le sort des plus démunis (voire la médiatisation des Don Quichotte)pour faire taire les râleries des classes moyennes, rarement pour exproprier les millions de stock-options des cadres dirigeants ou des traders.

    Et je rappelle à certains sur ce forum qu’en France, à l’heure actuelle, la richesse repose avant tout sur le patrimoine : l’instit propriétaire de son logement en ville est plus riche, dans l’absolu, que l’ingénieur qui débarque et doit louer.



  • armand armand 16 janvier 2007 10:58

    Le problème de ce « renvoi aux abîmes », est que beaucoup de lecteurs, j’en ai peur, n’auront pas envie de s’en extirper, tant est grande l’envie inconsciente (et consciente) de beaucoup de lecteurs à s’identifier au héros. Je pense à la citation de d’Annunzio : « Parfois, vraiment, l’homme trouve dans un sincère mépris de lui-même une joie singulière. »

    Pour le reste, j’en conviens, c’est un roman remarquable, à l’écriture classique (ce qui n’est pas une critique) même si les nombreux anglicismes auraient dû tempérer l’ardeur des décerneurs de prix de l’Académie. Je ne vois pas le chef d’oeuvre, cependant, et j’ai peur que l’essentiel de son attrait médiatique réside dans la fascination qu’éprouve le lectorat français (on verra ce que donne la traduction anglaise par les soins de l’auteur) pour le Nazisme, l’Occupation, quand c’est mâtiné de perversions sexuelles (le syndrome « Portier de nuit »). Il y a des appels ici et là à une vision « française » de l’occupant - la présence d’Ernst Jünger, plus apporécié en France que dans son pays, même l’amour frère-soeur mortifère qui fait penser au « Coup de grâce » de Marguerite Yourcenar. Mais je reconnais qu’une bonne part de mes réticences vient de l’envie que j’éprouve de m’identifier aux personnages des romans que je lis : dans ce cas, c’est impossible. Ceci dit, je serais curieux de voir l’accueil des nostalgiques de l’ordre brun, ceux qui ont réservé un triomphe aux « Rêves d’acier » de l’auteur de SF Norman Spinrad, incitant celui-ci à une mea culpa.

    En tout cas, Littell aura eu le mérite de secouer le roman français, perdu dans une stérile dichotomie entre formalisme vide et nombrilisme obsessionnel. Il aura surtout acclimaté au contexte français le « gros » roman historique, depuis longtemps l’apanage des auteurs anglophones ou hispanisants.

    Sur une note de plaisanterie, il serait peut-être temps de concocter un bestseller dont le héros, descendant à son insu de la Vierge Marie, finira officier SS après avoir fait sas classes dans une école de magie... Mais gare à l’ISF !



  • armand armand 15 janvier 2007 21:02

    Tous deux (les régimes de Chavez et d’Ahmadinejad) communiant d’ailleurs dans le négationnisme, comme si c’était désormais le rite initiatique, la figure imposée pour donner des gages anti-impérialistes. La politique se nourrit de symboles : il y a toute une richesse de symboles dans l’Amérique du Sud de Boliver, alors pourquoi cet alignement stupide et malfaisant de Chavez sur les thèses du régime iranien. Quant à l’Iran, la grande majorité de la population n’en veut plus de ce régime. C’est uniquement pour cette raison qu’Ahmadinejad essaie de jouer sur la corde nationaliste par le biais du nucléaire ou le soutien aux chiites à l’extérieur. Lors d’un récent voyage en Iran, que de fois j’ai entendu des gens tout à fait ordinaires, une fois qu’ils se savaient en confiance, dire leur « haine » (le mot a été utilisé chaque fois) des mollahs.



  • armand armand 15 janvier 2007 17:00

    Ah bon, parce que la caillera ne crame pas des bus avec des gens dedans ? Reinette ne doit pas connaître les situations auxquelles sont confrontés tous les jours les agents de l’Etat dans les quartiers : essayez d’obliger une bande de lascars à acheter un ticket ou à montrer une carte en montant dans un bus. Et les insultes au nauseam qui accueillent la moindre intervention de la police sans parler des habitants tranquilles qui voudraient un peu de tranquillité. Franchement, je reprocherais à Sarko plutôt des effets d’annonce et des gesticulation sans rien de bien tangible sur le terrain, alors qu’une campagne soutenue de ré-occupation de territoire et de neutralisation des noyaux de caïds s’imposait.

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