Le principe c’est qu’un neurone non stimulé de manière cohérente n’établit pas de connexions et tend à disparaître. La démence est un phénomène boule de neige : la perte de tissus limite les activités cérébrales, l’inaction accélère la destruction des neurones. Vaut donc mieux rester actif pour rester djeune.
Un autre aspect intéressant est que le cerveau utilise grosso modo les même territoires pour faire et/ou pour imaginer quelque chose. Ce qui veut dire que le monde virtuel n’est pas si éloigné du monde réel, ou que virtualité et réalité se mélangent et sont intriquées. Je ne suis pas sûr qu’une banalisation et un entraînement systématique aux jeux violents n’a pas de répercussion sur la vie pratique. En fait, deux chercheurs de l’université d’Iowa et de Michigan (Anderson et Bushman) prétendent même qu’ils ont un effet d’amplification de la violence dans la vie réelle (cerveau & psycho, 40, pp34-35).
Bref pas si sûr que les jeux violents n’ont pas d’impact sur la violence des individus. Je penserais même plutôt le contraire.
A ça près, je tue encore régulièrement des zillions d’internautes dans des FPS de la 2ème guerre mondiale, et ils me le rendent bien. Et je me trouve très doux au quotidien.
Deux jours de suite que je plusse le chat. Je dois être sur- ou sous-dosé. Va falloir que je relise la posologie.
Oui, lien excellent, qui me fait aussi pisser de rire, et que j’ai déjà largement redistribué. Merci le king.
Puisque j’en suis à intervenir, si on arrêtait de s’exciter ? Blanrue est clair sur ses intentions. Il argumente simplement sur le fait que la loi Gayssot est malsaine dans la mesure où elle cadenasse l’interprétation historique, interdit le débat et restaure le délit d’opinion, lequel conduit à la prison un bonhomme qui est peut-être un salaud, un corniaud, un illuminé, ou tout simplement un sceptique de quelque chose. Mais est-ce que ça vaut la taule ?
Et si c’est le cas, si oui, il faut mettre en taule ceux qui doutent de l’existence des chambres à gaz, pourquoi s’arrêter là ? Qu’est-ce qui est encore inacceptable, et qui mérite la taule ? Pourquoi pas le racisme, qui est passablement con et toxique, même si assez naturel au fond ? ça aurait le mérite de coffrer tous les nazis en même temps.
Soit dit en passant, moi je ne crois pas à la version bushienne du 11 septembre. Une cellule m’attend à Guantanamo ?
J’ai lu une tonne de documents sur la seconde guerre mondiale et l’holocauste, et il ne me vient pas une seconde à l’idée d’en contester l’existence ou l’ignominie. Mais je me dis que ce genre d’article, celui de Morice, c’est simplement un procès d’intention, qui ne débat pas de l’argument, mais de l’auteur, par amalgame, sous couvert d’une fausse cohérence : dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.
Débattre, c’est avoir l’ambition de convaincre et l’humilité de se laisser convaincre. Ce n’est pas un concours de celui qui a le plus gros anathème.
Personnellement, depuis que je lis les commentaires de le chat et de calmos sur agoravox, j’en suis arrivé à développer une aversion pavlovienne pour les chatons. Encore un dommage collatéral de la connerie triomphante et décomplexée.
Chaque fois que je tombe sur un commentaire bien lourd, bien veule, dégoulinant de ce visqueux racisme crétin qui ont fait les beaux jours du maréchal nous voici, et qui vont refaire un triomphe à Marine ou à Nicolas dans pas longtemps, je repense à une planche de Reiser : un petit mec avec une vraiment sale gueule, un nez crochu, des boutons partout, se regarde longuement dans un miroir, sous différents angles. A la fin, il conclut par : « oui, enfin, bon, je suis quand même plus beau qu’un nègre ».
Y en a quelques un ici qui doivent se trouver plus beau qu’un nègre. Et plus intelligent, même...
A bien distinguer, le con de l’imbécile. On peut être ostensiblement intelligent, et passablement con. J’aurais même tendance à penser que ça arrive tout le temps. Une jolie petite réflexion sur le thème :