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 C BARRATIER

C BARRATIER

Je travaille depuis l’âge de 18 ans auprès des enfants, successivement instituteur, professeur, permanent des Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi responsable de rencontres internationales de jeunes en Avignon et dans des chantiers bénévoles, conseiller municipal avec un suivi de crèches municipales, d’un Conseil municipal des Enfants, de chantiers internationaux dans ma commune. Je suis aussi Délégué Départemental de l’Education nationale appelé à suivre régulièrement le fonctionnement d’écoles publiques ou privées.

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  • Premier article le 28/03/2009
  • Modérateur depuis le 15/02/2010
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Derniers commentaires



  •  C BARRATIER C BARRATIER 23 décembre 2020 11:08

     Sans sortir du sujet, peut être avec ’influence française sur la liberté des femmes, elles marchent vers leur victoire en Pologne où la légalité pourrait rapidement changer !

    Le 22 décembre 2020

    Les femmes mènent le combat

    L’arrêt du 22 octobre 2020 du Tribunal constitutionnel de Varsovie voulait rendre l’avortement quasiment illégal jugeant contraire à la Constitution l’interruption volontaire de grossesse en raison de malformations du fœtus. L’IVG ne devenant possible qu’en cas de grossesse résultant d’un viol, d’un inceste ou mettant la santé de la mère en danger (2 % des avortements en 2019). Mais les femmes et les jeunes, et des hommes, ont dit non et se sont mobilisés massi-vement. 73% de la population soutient les manifestations.

    Cet arrêt a jeté dans la rue quotidiennement, depuis le 22 octobre, des dizaines de milliers de manifestantes et manifestants : une mobilisation que la Pologne n’avait pas connue depuis longtemps.
    Bien sûr, les précédentes manifestations essentiellement féminines, en 2016 et 2018, avaient déjà fait reculer le Parlement lorsqu’il s’était attaqué au droit à l’avortement. Mais les manifestations de ces derniers jours ont mobilisé beaucoup plus largement, en particulier la jeunesse… Et le mouvement s’est rapidement transformé en une contestation plus générale du pouvoir. Plus radicale aussi : des manifestant-e-s sont allé-e-s jusqu’à faire irruption dans les églises en pleine messe, ce qui était impensable dans ce pays très catholique, et des heurts ont eu lieu avec des militants d’extrême droite.
    Conséquence : la chute brutale de 10 points du parti « Droit et justice » (PiS) dans les sondages, passé de 40 % à 30 % de soutien, conduit son chef et vice-premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, à chercher une échappatoire et à ne pas publier la décision du Tribunal constitutionnel au Journal offi-ciel, ce qui sursoit à son entrée en vigueur alors que cette publication aurait dû intervenir au plus tard le 2 novembre 2020.

    « Grève générale des femmes »

    Depuis le 22 octobre 2020, les manifestations organisées par la « grève générale des femmes », sont quasi quotidiennes et des hommes y participent. Phénomène nouveau, les jeunes femmes de 15 à 30 ans manifestent aussi Jusqu’alors c’était surtout des femmes de 30 à 50 ans et « Les grand-mères polonaises », collectif de femmes âgées de 65 à 80 ans, pleines d’énergie, qui manifestaient depuis l’arrivée au pouvoir (en 2015) du parti ultra-conservateur Droit et justice. Depuis, elle dénoncent les atteintes à l’indépendance de la Justice et aux droits humains. Fait nouveau, depuis deux mois, c’est en faveur du droit à l’avortement qu’elles manifestent.

    Bien sûr, il y avait déjà eu, en 2016 et 2018, d’importants mouvements pour le droit à l’avortement en Pologne mais l’entrée réelle des jeunes femmes dans la vie politique ne date que des dernières élections présidentielles de juillet 2020 où elles se sont mobilisées pour aller voter. Dans la lutte pour le droit à l’avortement, la situation actuelle est donc inédite. D’autant qu’elle touche toutes les villes qu’elles soient grandes, moyennes ou petites. Alors que les manifestations antérieures en faveur de l’avortement étaient « contrebalancées  » par des contre-manifestations contre l’avortement, ce n’est plus le cas aujourd’hui car 73% de la population soutient les manifestations. Force est de constater le courage des manifestantes et manifestants qui défilent malgré le risque de perdre leur emploi et de « représailles » que pourraient subir leurs enfants à l’école.

    Gouvernement et Eglise sont contestés

    Depuis 2010, les Polonais sont divisés sur le sujet mais le rapport de forces a changé. La décision du Tribunal constitutionnel n’est plus le seul motif de la mobilisation. Les manifestantes et manifestants veulent maintenant la chute du gouvernement, la disparition du Tribunal constitutionnel et le droit à l’avortement. Le mouvement « grève générale des femmes » se structure et forme une sorte de « conseil d’experts » qui s’organise en plusieurs groupes de travail sur l’avortement. Un projet de loi citoyen(*) est en cours de rédaction avec les femmes députées de l’opposition de la gauche polonaise qui avaient déjà, par le passé, déposé des projets rejetés par le Parlement.

    Effet second mais pas secondaire, la place de l’Eglise dans la société polonaise est remise en question au point que Jaroslaw Kaczynski a lancé un appel à défendre les églises contre les manifestants « nihilistes » qu’il accuse de « détruire la Pologne »… Sans succès puisque, depuis des semaines, le leader du PiS et vice-président du gouvernement n’a sans doute pas dormi beaucoup, la contestation populaire s’exprimant jusque sous ses fenêtres.

    En Pologne, c’est le durcissement de la loi contre l‘avortement qui a déclenché le mouvement populaire. Il s’est élargi à la contestation de la partie la plus réactionnaire de l‘Eglise catholique et à la contestation du pouvoir néolibéral incarné par le PIS. En France, c’étaient les taxes sur l’essence qui avaient déclenché le grand mouvement populaire des Gilets jaunes. Au Chili, c’est l’augmentation du prix du ticket de métro qui a déclenché le mouvement populaire et qui conduit à la possibilité d’une nouvelle Constitution…Quel que soit le déclencheur, seules les luttes populaires massives font reculer les gouvernements néolibéraux et ouvre une voie pour les peuples à décider de leur avenir.

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 22 décembre 2020 19:56

    @Bendidon
    Un bain de religion qui fait des adeptes un peuple uni sur sa foi, mais pas forcément pour son pays. Je ne me sentirais pas Français si dans mon pays, était déversé sans cesse un message unique, déjà on a une indigestion de publicité, celle là en plus rendrait le pays insupportable.

    Je me sens Français parce qu’à tout moment je peux rencontrer des gens tres différents dans une relative fraternité.

    Voilà ce qu’en dit notre Président :

    Jeudi, Macron 17 décembre à ‘Express

    "Il me semble qu’être français, c’est d’abord habiter une langue et une histoire, c’est-à-dire s’inscrire dans un destin collectif. C’est pour cette raison que nous renforcerons les cours de français et nos exigences en histoire, en particulier pour accéder à la nationalité. 

    Etre français, c’est aussi une citoyenneté définie par des valeurs "liberté, égalité, fraternité, laïcité" qui reconnaissent l’individu rationnel libre comme étant au-dessus de tout. Cette citoyenneté est ce qui a permis à Garibaldi de devenir député français de la IIIe République. Nous n’avons jamais eu cette approche par le sang et la République s’est ainsi structurée"

    Tant pis pour Bendidon, il faut qu’il accepte d’être très minoritaire dans notre République laïque. J’imagine qu’il ne se sent pas Français avec ce qi l’entoure. Qelles conséquences en tire-t-il ? Quelle solution pour lui ? Il va nous le dire !

     



  •  C BARRATIER C BARRATIER 22 décembre 2020 11:20

    @Daniel PIGNARD
    J’ai moi même organisé un concert Gospel dans l’église de mon village, après avoir fourni la liste des chants, et en payant 200 euros à la paroisse pour la soirée (un vendredi). Dans mon Beaujolais on fête les classes et les conscrits (je suis de la 4, donc avec tous les gens, du nourrisson au doyen, né en 4 (1934,44,54..etc) Entrée payante au profit de la 4 qui fait de l’argent dans une décade pour financer la grande festivité du jour j (en fait le vendredi soir un défilé de chars, le samedi journée une activité offertes aux « 10 ans » (accrobranche par exemple), et le dimanche « la vague » des conscrits dans les rues. Le vendredi et le dimanche avec fanfares...
    J’aurais pu aussi organiser un concert (violons, orgue) mais pas n’importe quoi.

    C’est normal que le prêtre décide, avec l’aval du diocèse.

    Le dimanche matin de la fête des conscrits, il y a une messe, tout le monde y va, de quelque philosophie ou religion qu’il soit, pour la 4, le « Père Léon », retraité à Montpellier vient pour la dire...



  •  C BARRATIER C BARRATIER 21 décembre 2020 11:35

    @Arogavox
    Bien sûr, d’autant plus qu’avec l’âge les souvenirs s’enfuient
    Amicalement



  •  C BARRATIER C BARRATIER 21 décembre 2020 11:29

    @confiture
    Je ne crois pas. En ce qui me concerne, j’ai souhaité éclaircir les participants d’Agoravox sur ce que je lisais dans le débat, et qui ne concernait pas le livre, lu par personne encore, mais qui concernait la laïcité en général. Je n’avais pas encore parlé de son prix et de la manière de se le procurer, car je ne connaissais que le prix, figurant sur l’image de la couverture jointe à mon texte précédant. J’ai indiqué en début d’article les voies d’accès, personne ne s’étonnera de ce qu’un auteur éditeur souhaite faire connaître cela.
    Je pense avoir répondu à votre question.

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