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Caleb Irri

"on n'établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature" Orwell

Tableau de bord

  • Premier article le 07/11/2007
  • Modérateur depuis le 06/05/2008
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Derniers commentaires



  • caleb irri 5 avril 2009 22:40

    @ k,

    Quel quotidien local ou national offre encore ce type de reflexion a ses lecteurs aujourd’hui ? Voila qui nousramene a la qualite de la presse aujourd’hui ;)

    malgré certaines critiques qu’on peut lire sur Agoravox, il permet de faire ce type de réflexions. c’est déjà quelque chose de positif, non ??!!

    effectivement personne n’a LA vérité
    et je suis d’accord pour dire que la philosophie est un chemin long et difficile... d’où l’importance de le commencer à l’école, ne serait-ce que par des ouvrages tels "le monde de Sophie" que vous citez.... après, pour rejoindre Cadix, l’appétit vient en mangeant !!



  • caleb irri 5 avril 2009 14:21

    pardonnez- moi d’insister, je dois mal m’exprimer.

    évidemment que la survie est indispensable à la pensée, c’est un minimum !
    ce n’est pas le propos de l’article. pour reprendre votre exemple des hommes préhistoriques, peut-être passaient-ils deux, ou même quatre heures à chasser pour se nourrir, alors que nous en passons huit ou plus. peut-être étaient-ils aussi heureux que nous, qu’en savoir ? la question est avant tout de constater que ce n’est pas la quantité de travail ou de revenus qui compte, mais comment on ressent le bonheur ou pas, et ce malgré les éléments matériels.

    vous trouverez toujours des très pauvres plus heureux que des très riches, et réciproquement. ce qui signifie que l’argent n’est pas la composante du bonheur. et pour moi, en plus de ne pas être un élément constitutif de ce bonheur, il lui nuit. au bonheur pas à la subsistance.

    pensez-vous mieux qu’il est plus intéressant de vivre malheureux longtemps ou heureux un peu ? croyez-vous qu’il est plus judicieux de vivre mal avec beaucoup que bien avec peu ?

    nous sommes en plein dans la philosophie, et aussi la réalité : le problème du bonheur est à la fois le problème majeur de chaque être humain, et aussi celui du monde social. pauvres ou riches, le véritable bonheur se trouve à l’intérieur. l’essentiel est d’arriver à être heureux que l’on soit pauvre ou riche. cela est une vie réussie, non pas la rolex à cinquante ans. si c’est pour compter les jours de tristesse qu’il nous reste...



  • caleb irri 5 avril 2009 13:45

    j’entends bien votre argument, et comme vous pouvez vous en douter mes revenus sont loins d’être ceux de Bouton ; il faut bien manger évidemment.

    mais dans l’absolu l’argent n’est nécessaire ni à notre subsistance, ni à notre bonheur... la nourriture et l’esprit suffisent.
    le problème que je voulais soulever dans cet article est que pour trouver le bonheur l’homme est contraint de rechercher l’argent, qui une fois acquis ne nous fait pas sentir plus heureux (y a qu’à voir les chiffres de dépression, et tous l’argent dépensé après avoir été gagné durement dans la médecine psychiatrique, la sofrologie, les médicaments, les coachs et autres services chèrement payés).

    pour ma part il est certain que le fait de trouver son bonheur avec ce que l’on a permet à l’homme de ne pas tomber dans le piège consummériste. comme le dit plus haut l’enfoiré, qu’est-ce qui fait sourire certains pauvres de pays dits "en développement" ? qu’est-ce qui faisait vivre heureux les sages ascètes antiques jusqu’à des âges très avancés ? pourquoi la dépression est-elle une maladie des pays riches ?

    mon avis est qu’à force de chercher l’argent pour trouver le bonheur, on se met en condition de ne jamais être satisfait.



  • caleb irri 5 avril 2009 11:11

    @ l’enfoiré

    exactement ça, l’argent n’a rien à voir avec le bonheur...mais on voudrait bien nous le faire croire. comment faire surconsommer autrement, si on s’en apercevait ?




  • caleb irri 4 avril 2009 16:55

     @ Mmarvin

    ca va être un peu long pour vous répondre point par point mais je vais tenter le coup ; je me lance (sans re-citer le texte vous me pardonnerez)

    pour moi les philosophes ont d’abord pour but de nous aider à une bonne compréhension de nous-mêmes. la compréhension du monde passe par celle des hommes, qui ne se comprennent pas entre eux parce qu’ils ne se connaissent pas eux-mêmes. qu’y a-t-il mieux que le bonheur d’après vous ?

    comme vous le dites on aime à rejeter la faute sur les autres plutôt que sur soi. ce n’est donc pas par paresse, mais plutôt par incapacité à se juger soi-même. et j’ajouterai même qu’au contraire, accuser toujours les autres revient intellectuellement à plus de travail que d’apprendre à se juger... on se connaît mieux !

    c’est là que se trouve l’erreur : à trop croire que le malheur est la faute des autres, on en vient à croire qu’il peut être apporté par ces choses matérielles, en quelque sorte achetée. et au sujet de l’économie planifiée, c’est la même illusion : le bonheur ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur.


    pour la bourse, m’est avis que les analystes financiers en sont la pierre angulaire, car les traders se basent sur leur interprétation ( confiance donc) des valeurs de l’entreprise, comme les "dirigeants avides" se basent sur la crédibilité de ces sociétés d’analyse pour faire leur placements (confiance toujours).

    je ne trouve pas votre argument pertinent car pour moi en tout cas le bonheur est plus lié à la question du bonheur que les chaussures à celle des dents !


    sur ce point des médias je vous rejoins un peu. à moins qu’on puisse dire que ce sont plus des propagandistes que des philosophes : ils veulent vendre de l’espoir, pas apporter le bonheur.

    c’est bien de cela qu’il s’agit, savoir de quoi chaque homme a besoin. pour ce faire, quoi de mieux que de se connaître soit même ?

    ils ne préfèreraient pas lire télé7jours si ils n’avaient pas été effrayés par les philosophes.

    j’ai dit "dans le but", je suis d’accord que certains ne sont pas évidents, ou ne conviennent pas à tous. mais la multiplicité des styles utilisés doit permettre de trouver à chacun celui qui lui correspond.

    même chose qu’au dessus, Kant est pas évident, à mon avis il faut auparavant poser les bases de la réflexion, ce qui est à l’origine le devoir des heures de philosophie du lycée.

    justement, même si l’homme est proche de l’animal, il n’en est pas un. et le but des hommes n’est-il pas de s’affranchir de notre "animalité", et de dépasser en tant qu’homme la dépression, la frustration, la mésestime et autres freins au bonheur ?

    on sait que l’argent ne fait pas le bonheur, mais on sait moins qu’il l’entrave. c’était l’objet de cet article !


    je crois que la définition du bonheur, vous l’avez vous même défini : quand on arrive à se passer du superflu, quand on arrive à se connaître et à s’accepter, quand on s’éloigne de notre instinct animal pour se transcender ailleurs, en éliminant les maux que sont la frustration, la colère et la peur, et donc la dépression, qui serait le terme convenant le mieux à la définition de "l’anti bonheur".


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