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Christophe

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  • Premier article le 26/06/2023
  • Modérateur depuis le 27/02/2026
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Derniers commentaires



  • Christophe 1er février 08:39

    Indépendamment du poids de la production soviétique au regard du Lend-Lease, qui certes est une aide mais qui reste assez modeste, lui donner l’importance incommensurable pour glorifier les occidentaux en comparaison des soviétiques est une technique très répandue chez les désinformateurs historiques patentés.

    Cette technique occidentale tend à vouloir minimiser le poids de l’Union Soviétique dans cette guerre contre le nazisme afin de contrer ce que les soviétiques appellent la Grande Guerre Patriotique.

    J’ai donc réalisé des recherches chiffrées sur les pertes allemandes en les classant par front, ce qui permet de connaître l’effort de chaque camp car même s’ils étaient alliés contre l’Allemagne nazie, il s’avère que l’alliance était loin d’être une franche camaraderie et qu’on constate aujourd’hui une guerre de l’information historique sur la lutte contre le nazisme.

    Voilà le résultat de l’étude en ce qui concerne les pertes allemandes identifiées dans les ouvrages d’histoire.

    Front de l’Est (contre l’Union soviétique)

    • Morts : Environ 4 millions (70 à 75% du total)
    • Blessés : Environ 6 millions (65 à 70% du total)
    • Prisonniers : Environ 3 millions. (80 à 85% du total)

    Pertes totales en hommes : 13 millions

    • Chars et véhicules blindés : Environ 20 000 détruits ou capturés. (70 à 75%)
    • Avions : Environ 15 000 abattus ou endommagés. (60 à 65%)
    • Artillerie : Environ 50 000 pièces perdues. (75 à 80%)

    Matériel militaire perdu : 85 000

    Front de l’Ouest (contre les Alliés occidentaux)

    • Morts : Environ 500 000. (15 à 20% du total)
    • Blessés : Environ 1 million. (20 à 25% du total)
    • Prisonniers : Environ 2 millions. (10 à 15% du total)

    Pertes totales en hommes : 3,5 millions

    • Chars et véhicules blindés : Environ 10 000 détruits ou capturés. (20 à 25%)
    • Avions : Environ 10 000 abattus ou endommagés. (30 à 35%)
    • Navires et sous-marins : Des centaines perdus, notamment dans la bataille de l’Atlantique. (80%)

    Matériel militaire perdu : 21 000

    Front africain et méditerranéen

    • Morts : Environ 100 000. (5%)
    • Blessés : Environ 200 000. (5 à 10%)
    • Prisonniers : Environ 250 000. (5%)

    Pertes totales en hommes : 550 000.

    • Chars et véhicules blindés : Environ 2 000 détruits ou capturés. (5 à 10%)
    • Avions : Environ 3 000 abattus ou endommagés. (5 à 10%)

    Matériel militaire perdu ; 5 000

    Au global, on remarque vite que l’effort de guerre s’est concentré principalement sur le front de l’est qui a été l’acteur majeur voir primordial de cette guerre, portant entre 1/3 et 3/4 de la victoire finale sur l’Allemagne nazie.

    La tendance occidentale à minimiser l’effort du front de l’est est totalement démentie par les chiffres.



  • Christophe 31 janvier 21:15

    @Panoramix
    Selon la constitution ukrainienne, la modification du territoire peut être décidée par referendum (Titre III article 73).



  • Christophe 31 janvier 21:10

    @yasunari

    Entre les non réponses sur ça  et les incohérences de l’auteur relevées ici, je pense que l’auteur se forge une identité pseudoscientifique pour donner du poids à sa désinformation basée sur une russophobie bien ancrée. Il dira que c’est Poutine qu’il exècre mais Poutine a une très grande reconnaissance parmi le peuple russe.



  • Christophe 31 janvier 19:34

    Une comparaison totalement en décalage.

    Les années des pogroms avec l’assentiment du Tsar reposent sur une seule chose, et tout historien un tant soit peu informé le sait : Les protocoles des Sages de Sion.

    Revenons historiquement sur ce faux créé dans un but précis, mais commençons par sa préhistoire car vous n’êtes pas sans savoir que les pogroms contre les juifs étaient un des sports favoris des nations occidentales.

    Ce faux s’inscrit dans une tradition littéraire et politique. Ce texte a une préhistoire au sens où il est précédé dans la longue durée par la publication de multiples textes qui faisaient des Juifs des éléments d’un complot contre les institutions qui régissaient les sociétés des 18ème et 19ème siècles. Réinscrire ce texte dans la longue durée de la production littéraire complotiste et antisémite est essentiel pour comprendre une part de son succès. Ce livre ne surgit pas dans un univers mental qui pour la première fois découvrirait cette thématique. Les sociétés européennes ont été habituées pour une part d’entre elles depuis des décennies à cette idée. En suivant Norman Cohn, Histoire d’un mythe. La conspiration juive et les Protocoles des Sages de Sion édité en 1967, on peut faire courir cette filiation de l’abbé Barruel et de la lettre qu’il reçoit d’un certain Capitaine Simonini dans laquelle celui-ci dénonce les Juifs comme étant les véritables auteurs du complot aboutissant à la Révolution française. Elle se poursuit par des passages du roman de Benjamin Disraëli, Coningsby édité en 1844 dénonçant les ministres des finances d’Europe comme étant tous juifs, l’article d’Edouard Emil Eckert publié en Allemagne en 1862 qui dénonce les Juifs comme étant les vrais maîtres des loges maçonniques ; le roman Biarritz publié par Hermann Goedsche en 1868 et notamment un chapitre nommé Dans le cimetière juif de Prague dans lequel il décrit un discours du rabbin Eichhorn ou Reichhorn qui révèle un complot juif contre la civilisation européenne en général. Bien que faisant partie d’une nouvelle, il fut imprimé séparément en tant que pamphlet antisémite en Russie à partir de 1872. Dans ce même pays, Jacob Brafman, un converti au christianisme orthodoxe chargé par l’Église de convertir les Juifs publie en 1869 le Livre de Kahal. Il y décrit une forme de pouvoir central de la communauté juive tissant la trame de nombreux complots, en particulier en vue de ruiner les commerçants chrétiens. Umberto Eco inclura Jacob Brafman dans la trame de son roman Le Cimetière de Prague. En 1886 dans la France juive d’ Edouard Drumont édité en 1886 diffuse le mythe de la conspiration judéo-maçonnique. En un an l’ouvrage sera réédité 114 fois. C’est dans ce contexte littéraire foisonnant et à succès que les Protocoles des Sages de Sion surgissent.

    Ecrits en 1901, les Protocoles des Sages de Sion sont édités en Russie à partir de 1903. Ils se présentent comme le compte rendu détaillé d’une vingtaine de réunions judéo-maçonniques secrètes au cours desquelles un Sage de Sion s’adresse aux chefs du peuple juif pour leur exposer un plan de domination de l’humanité. Leur objectif  : devenir maîtres du monde après la destruction des monarchies et de la civilisation chrétienne. Ce plan machiavélique prévoit d’utiliser la violence, la ruse, les guerres, les révolutions, la modernisation industrielle et le capitalisme pour mettre à bas l’ordre existant, sur les ruines duquel s’installera le pouvoir juif. L’auteur est un russe, Mathieu Golovinski, avocat radié installé à Paris au service de la police politique russe à Paris. Sous la couverture d’études de médecine, il est secrètement chargé d’écrire des articles pour influencer les journaux en faveur de la politique russe. Dans le débat politique russe de l’époque, l’Okhrana qui l’emploie cherche à convaincre le tsar Nicolas II que la politique libérale que conduit le gouvernement Serge Witte (premier ministre de la Russie) est le résultat d’un complot judéo-maçonnique. Golovinski est donc chargé de créer un faux ouvrage qui pourrait le prouver. Il va s’inspirer du Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, pamphlet anti-bonapartiste oublié de Maurice Joly rédigé pour prouver un risque de domination qu’aurait fait courir Napoléon III dans son complot universel contre la liberté.

    C’est sur la base de ce faux écrit que le Tsar sera persuadé d’un complot juif contre les pouvoirs européens et lancera ou validera les pogroms anti-juifs.

    Comparer à Poutine et ses actions, il existe un problème sérieux. Mis à part le faux argumentaire sur le chef d’état russe, même s’il est loin d’être un ange, ne correspond nullement au tableau négatif que vous lui attribué, marrant d’ailleurs que vous ne fassiez pas le même tableau de Macron ou Van Der Leyen. Je ne pense pas que nous puissions comparer à l’histoire des élucubrations sur des analyses psychologiques sorties du chapeau par une historien de formation autoproclamé.



  • Christophe 31 janvier 17:06

    @sylvain
    Pas que les scientifiques.

    Les nazis avaient une caractéristiques très intéressante pour les occidentaux, ils étaient viscéralement anticommunistes et antibolchéviques.

    Les débuts de la guerre froide s’annonçant, les services secrets britanniques, canadiens et américains ont exfiltrés une grande quantité de nazis foncièrement antibolchéviques d’Allemagne, de Croatie et d’Ukraine, les foyers important de nazis.

    Les projet Aerodynamic (CIA) et Redskin (Services secrets canadiens) sont explicites dans leurs objectifs : utiliser les groupes nazis ukrainiens pour lutter contre les intérêts soviétiques en Ukraine. Ces projets datent de 1950.

    Pour le MI6, il a recréé l’OUN en 1947, après guerre et en 1950, 30 sections de l’OUN existaient au Canada.

    En effet, les américains et les soviétiques voulaient récupérer les scientifiques du Reich, les français et les britanniques aussi, et tous en ont récupéré, ces chercheurs n’étaient pas en soi des nazis. Mais les anglosaxons ont aussi sauvé des nazis, le plus symptomatique reste l’exfiltration de la Waffen SS Galicie exfiltrée au Canada, ces troupes de volontaires nazis n’étaient pas innocents, d’ailleurs condamnés par Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
    Dans les ouvrages d’histoire, je n’ai pas vu une seule fois expliciter une exfiltration de réels nazi de la part des soviétiques, faire entrer des antibolchéviques pour les utiliser à quoi. Peut-être certains spécialistes de l’espionnage mais difficile à maîtriser leur anricommunisme.

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