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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 25 septembre 2008 16:28

    @J. GRAU

    Cette idée contredit d’ailleurs la vôtre, à savoir que le relativisme véritable considère que chaque culture est incomparable aux autres. Je pense qu’il y a une autre manière d’être relativiste, qui est précisément de dialoguer avec des gens d’autres cultures, en essayant de se débarrasser de ses propres préjugés. Cela ne signifie d’ailleurs pas mettre toutes les cultures sur un pied d’égalité (je n’ai pas écrit cela). Sur certains points précis, une culture peut être supérieure à une autre (sur le plan militaire, par exemple, ou dans l’art de régler des conflits internes, dans l’usage de certaines techniques médicales, etc.). Cf. à ce sujet ce que dit un relativiste subtil : Claude Lévi-Strauss (dans Race et histoire, notamment).

    Il me semble qu’expliciter une non comparaison n’implique pas une carence de dialogue, cela évite simplement un symdrôme de supériorité ; car psychologiquement, si nous devons définir une hiérarchie culturelle, il est plus confortable de prétendre à la supériorité de la sienne. Le fait de comparer risque de tendre vers une hiérarchisation culturelle qui était défendue par l’anthropologie évolutionniste : toute culture devant atteindre, in fine, le niveau culturel occidental qui est le dominant hiérarchique. C’est l’une des raisons pour laquelle la comparaison ne me semble pas pertinente. Peut-être pouvons-nous comparer certains secteurs, mais même dans cet exercice, il pourrait apparaître quelques distorsions.

    Pour reprendre Claude Lévy-Strauss, il faut retenir que : on classe comme on peut, mais on classe. Classer signifie reconnaître des discontinuités vitales. Classer est la condition nécessaire à l’adaptation.

    Partant de ce prémice, il me semble tout à fait important d’établir une relation sans préconception d’aucune sorte, surtout sans jugement préalable. Le structuralisme m’a autant apporté que le fonctionnalisme ; comme les travaux de Malinovski sur les mélanésiens dans lesquels il lève toute l’ambiguité d’un raisonnement qui nous est propre au regard du mode de fonctionnement de sociétés tribales.

    En fait, nous remarquons très rapidement que, pour appréhender un monde que nous ne connaissons pas ou très peu, nous avons besoin, comme le signifie Claude Levy-Straus, mais aussi Quine, de rapprocher les comportements tribaux aux symboliques conceptuelles qui sont à notre disposition ; émettant de fait un jugement aléatoire par le fait que la perception des individus de la tribu ne coïncide en aucune manière à l’interprétation que nous en faisons.

    Aborder une culture qui n’est pas la notre est très complexe ; pas pour tout le monde, bien entendu, la facilité consistant à exprimer des poncifs et jugements de valeurs à l’emporte pièce qui sont légions dans nos sociétés manichéennes. La difficulté consiste à mettre en correspondance des actes dans des schémas mentaux qui ne prévoient pas toute la diversité du monde (la construction de l’individu se faisant dans un espace et une temporalité précise) ; dans ce type de relation, nos concepts deviennent soit plus élastiques, ou bien il faut intégrer des connaissances que nous n’avions jusqu’à présent jamais acquis, reconnaissant par là que notre niveau de connaissance est lacunaire, ce qui, pour ma part, est une réalité de tous les jours.

    En fait la plus grande problématique à laquelle nous sommes confrontés consiste à tenter, à partir de situations données, d’en connaître les motivations profondes, les intentions (l’homme est un être intentionnel), remonter la symbolique des actions dans le monde de l’intelligible cher à Platon. Mais même si nous pouvons parfaitement parvenir à attacher derrière chaque percept un ou plusieurs concepts associés, cela ne garantit en rien que nous ayons compris réellement l’expression symbolique des actions d’autrui ; la communication est largement perturbée par l’incommunicabilité (thème récurrent chez Albert Camus) comme il faut distinguer l’être et le paraître (Illustré par Sartre dans le garçon de café dans l’être et le néant).

    Ce que beaucoup de nos concitoyens ne comprennent pas est que ce que nous jugeons bien ou mal (société manichéenne), même si d’autres utilisent les mêmes concepts, ils n’y engloberont pas les mêmes actes. La vision conceptuelle logico-philosophique peut très bien être en adéquation totale, mais cela ne signifie pas que les actes réalisés seront tous classés dans la même catégorie selon la culture individuelle. C’est à mon sens la plus grande confusion qui puisse exister entre l’universalisme et le relativisme ; le premier ne pouvant s’appliquer qu’au niveau de l’intelligible (uniquement au niveau des concepts logico-philosophiques), le relativisme ne s’appliquant que dans un cadre symbolique qui est le domaine des actions. Entre un concept de haut niveau et l’action elle-même, la culture a des incidences sur 6 niveaux de raisonnement menant à l’action (voire Rastier, Schank, Saussure, ...) ; les distorsions sont donc importantes.

    J’admets que vous n’avez pas abordé le fait que toute les cultures se valent ; mais je souhaitais mettre en évidence ce point pour amener à la discussion qui m’a permis de mieux cerner votre propos.

    Par contre, il reste évident que ne pas respecter volontairement ses propres valeurs est sans doute bien pire que tout comportement d’autrui ayant une culture différente et peut-être même, respectant des valeurs différentes. L’important étant de ne pas mener des actions qui ne nous ferons pas nous haïr nous-mêmes (Socrate).



  • Christophe Christophe 25 septembre 2008 12:32

    @L’auteur,

    Votre approche me semble ne pas mettre en perspective les différents niveaux de raisonnement.

    Que vous abordiez les valeurs à un niveau logico-philosophique, mais que vous les compariez aux usages d’une culture me laisse pantois. Est-ce à dire que la tradition tend à restreindre le domaine de la liberté pour celui qui est imprégné de cette culture ?

    Tout le problème réside dans le fait quasi impossible de se mettre à la place de celui qui fait avec ses idées et sa façon d’appréhender le monde qui l’entoure.

    Vous versez d’ailleurs un peu trop dans une approche relativiste caricaturale ou vous laissez penser que chaque culture est sur un pied d’égalité, alors que pour le relativisme, les différentes cultures sont incomparables.

    Quant à l’universalisme que nous attribuons à nos valeurs accidentales et notre volonté affiché de les transmettre aux barbares (je force le trait) a des relent d’une anthropologie évolutionniste qui a mené aux pires exactions occidentales. J’ai plutôt tendance à rejoindre Jurgen Habermas : Au lieu d’imposer à tous les autres une maxime dont je veux qu’elle soit une loi universelle, je dois soumettre ma maxime à tous les autres afin d’examiner par la discussion sa prétention à l’universalité. Ainsi s’opère un glissement : le centre de gravité ne réside plus dans ce que chacun souhaite faire valoir, sans être contredit, comme étant une loi universelle, mais dans ce que tous peuvent unanimement reconnaître comme une norme universelle.

    Lorsque vous abordez la liberté, je rejoins votre propos au niveau logico-philosophique, mais pas du tout dans la forme qu’elle prend dans l’esprit humain au fur et à mesure qu’elle se traduit dans le monde des actions. La liberté est une caractéristique individuelle, elle ne peut se rattacher qu’à l’individu. Il me semble difficile d’émettre un jugement péremptoire sur la liberté de chacun sachant que chaque individu se construit à partir des autres et du monde qui l’entoure ; ce qui veut dire, à l’échelle mondiale, que la liberté absolue est une pure utopie. La liberté réelle consiste à définir la part de liberté individuelle que nous pouvons assumer (notion de responsabilité) en acceptant les règles de vie commune (nous restons des animaux politiques) qui restreignent la liberté individuelle.

    Lorsque vous abordez le lien de domination, étant donné que vous connaissez Hegel, que pensez-vous de la dialectique du maître et de l’esclave dans la phénoménologie de l’esprit. Qui dépend de qui ?

    La seule liberté immuable est celle de penser. La seule façon de la restreindre consiste à masquer ou fausser les informations d’entrée nécessaires à un raisonnement. Je ne connais aucun pays, aucune nation qui ne manipule pas les informations en ce bas monde.



  • Christophe Christophe 25 septembre 2008 10:57

    @Canine,

    L’impérialisme américain se nourrit des menaces terroristes, et le terrorisme se nourrit de l’impérialisme amércain (pour résumer très brièvement).

    Ce point ne me semble pas discutable ; et ce n’est pas exclusivement l’impérialisme américain qui se nourrit de la menace terroriste, mais toutes les démocraties occidentales ont pu ainsi mettre en place un état sécuritaire qui n’aurait pu naître sans ce type d’argumentaire.

    Historiquement, nous savons que le groupe terroriste Al Quaïda vit grâce à des financements et une aide logistique de pays qui sont des alliés indéflexibles des USA, est-ce si hasardeux ? Tout attentat, aujourd’hui, perpétré par des islamistes est de suite rattaché à Al Quaïda alors que les liens entre les différents groupuscules terroristes sont loin d’être aussi évident, parfois, ils n’existent même pas.

    Nos politiques savent pertinemment que la peur est un sentiment émotionnel qui anihile toute réflexion, engendrant des raisonnements irrationnels. N’est-ce pas l’argumentaire que nous servent nos politiques lorsque nous ne sommes pas favorables aux orientations qu’ils prennent (exemple du TCE). C’est pourtant ce moteur là qu’ils utilisent allègrement pour nous tenter vers des décisions que nous refuserions dans un autre contexte.

    Etre critique envers nos propres dirigeants et ceux du monde occidental n’exonère pas les terroristes de la responsabilité de leurs actes. Mais il me semble évident que la politique sur laquelle nous sommes engagés ne fait que renforcer les groupes terroristes. En fait, nous sommes dans une spirale qui s’auto-alimente.

    Comme nous pouvons nous poser des questions en ce qui concerne une guerre contre le terrorisme telle que nous la pratiquons aujourd’hui. Un terroriste n’a pas de signes distinctifs par rapport à un autre civil ; est-ce à dire qu’il faut tuer aveuglément tout civil sur une simple suspicion ? C’est sur ces bases là que le terrorisme se nourrit aussi, par nos erreurs de jugement, nos meurtres sous couvert de guerre, ce que nous appelons les dégâts collatéraux (pour alléger un sentiment de culpabilité) justifiant ainsi toutes nos erreurs de jugement. Mais que croyez-vous qu’il advienne des proches d’une personne que nous avons tué par inadvertance, sans justification réelle et sérieuse ?

    Si il y a manipulation des faits dans nos belles démocraties, il y a aussi manipulation des esprits dans les groupes terroristes. Match nul, balle au centre !!! Il faut se rappeler que des groupes terroristes, comme le Hamas, ont une branche humanitaire qui n’est pas anodine. Pour eux, aider les populations civiles victimes des agressions israëliennes leur permet de distiller leurs messages pour recruter. Imaginez simplement l’impact de tels discours sur des jeunes ayant perdu un proche suite à une attaque israëlienne ; transposez cela en Afghanistan par exemple, où les américain bombardent des villages sans aucun discernement. Ce n’est pas une haine viscérale axée principalement sur la religion, comme nous pourrions être tenté de le croire, mais une haine viscérale de l’autre, celui qui a nombre de différences évidentes et qui fait montre d’une haine envers vous.



  • Christophe Christophe 25 septembre 2008 00:56

    @Astronaute,

    Il y a deux façons de traiter le cas de non diffusion d’une information.

    • Soit elle est couverte par une chappe de plomb, c’est le cas de la Corée du Nord et de bien d’autres pays.
    • Soit elle nécessite la création de leurres permettant de laisser croire à ceux qui veulent savoir qu’ils ont eu accès à ce qu’ils recherchaient mais n’ont eu, comme son nom l’indique, que ce que nous avons bien voulu fournir.
    La problématique posée dans les grandes démocraties, ou comme il est nommé par nos dirigeants, le monde libre ne peut ouvertement mettre une chappe de plomb sans faire fi des principes minimum de la démocratie. Il y a bien longtemps que nos dirigeants le savent.

    Sans aller jusqu’aux thèses conspirationnistes que je ne suis pas particulièrement, même si ma formation scientifique ne me permet pas de trancher sur tous les points, il reste évident que la version officielle du 911 laisse quelques questions en suspens ; comme le dernier rapport de la commission étatique fournit un exposé des causes et conséquences on ne peut plus approximatif et peu scientifique.

    @L’auteur,

    J’avoue que le grand jour est, dans mon ressenti, encore bien lointain. Le XXème Siècle fût, faut-il le signaler, l’échec de l’émancipation dans le monde libre. Nous sommes libre de penser ce que nous voulons mais nous n’avons pas les outils pour penser objectivement et individuellement ; est-ce vraiment un hasard ?

    Il reste plus aisé de poser les perceptes prédigérés à une foule n’ayant pas la capacité de rejeter les prémisses d’interprétation qui sont accolés aux diverses situations que de permettre à chacun de pouvoir expurger les états du monde de toute orientation en n’analysant que les faits. Comme il est plus facile pour nos gouvernants de nous laisser croire que nous sommes une civilisation très évoluée qui occupe une place au dessus des autres dans une hiérarchie virtuelle, qui n’existe que dans nos esprit, lieu de toutes les illusions. Pour un anthropologue comme Girard ou bien d’autres comme Todd qui a relevé ce syndrôme de supériorité culturel chez nos politiques, cela nous ramène à la pensée anthropologique du début du XXème siècle, siècle très humaniste durant sa première moitié, à n’en pas douter !

    En tout état de cause, il est toujours aisé de désigner un bouc émissaire dès lors qu’il est différent de la majorité à qui nous demandons de jouer le rôle de bourreau. Et pour la foule, elle accepte plus facilement un bouc émissaire dont elle ne connait rien ou pas grand chose.


  • Christophe Christophe 23 septembre 2008 23:14

    Ce qui me permet d’affirmer cela est tout simplement qu’un nuage est parti d’AZF en direction d’Empalot après l’explosion, c’est là que se trouvent les écoles dont je parle. Or, selon l’explication fournie, cela signifie que le vent aurait permis un passage de l’ile des ramiers en direction d’AZF pour après l’explosion, repartir vers l’île du ramier pour atteindre les écoles primaires et maternelles d’empalot. Comme vous le dites, un vent du sud, mais cela n’a que peu de chance de réaliser une jointure entre la SNPE et AZF, car le vent du sud ne permet pas de transporter un nuage vers l’ouest.

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