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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 5 octobre 2008 12:27

    @Sinbuck,

    L’exercice est assez difficile pour les médias, même si j’admets qu’ils ont complètement abandonné cette volonté de vouloir informer dans le but que chacun puisse élaborer les connaissances par rapport aux faits, aux évènements.

    Un évènement n’est généralement pas suffisant pour en produire une information exploitable afin de l’intégrer comme connaissance. Les données, principalement, contextuelles et temporelles sont des éléments déterminant pour qu’une information prenne du sens. Si je les considère comme principales c’est tout simplement qu’elles sont des informations structurantes, elles fournissent l’interprétation dans l’espace et dans le temps qui sont des éléments primordiaux pour interpréter convenablement une situation donnée.

    Les médias ont plutôt une forte tendance à mettre en évidence un évènement dans un contexte et une temporalité qui est la notre. Pour nos affaires intérieures, cela pourrait être admissible (et encore, si nous raisonnons au niveau individuel cela ne peut être admis !!!), mais cette démarche change considérablement le sens réel dès lors que cet évènement ne concerne pas notre environnement, celui que nous connaissons.

    D’un point de vue systémique, dans une vision d’un monde ouvert, l’information prédigérée, orientée dans le sens précité ne tend pas vers la pensée par lui-même de chaque individu. Les interprétations possibles devraient être soumises au débat polémique, or la fonction des médias traditionnels consistent à fournir l’évènement et son mode interprétatoire sans ouverture de débat polémique. Même l’utilisation d’internet par les médias traditionnels ne permet pas un débat polémique entre l’interprétation du journaliste et les lecteurs ; si les lecteurs interviennent, l’auteur de l’article laisse le débat suivre son cours sans ne jamais intervenir. Ce qui n’est pas le cas des médias citoyens sur internet (excepté pour quelques auteurs). Il reste cependant regrettable, sur les forums où la polémique est possible, que des terroristes de la vertu tendent à empêcher tout débat constructif. Il est plus enrichissant, pourtant, de dialoguer avec une personne ayant des interprétations différentes des notres, voire opposées, qu’en parfait accord.

    Dès lors que les médias traditionnels ne souhaitent pas ouvrir un débat polémique, il me semble évident que, pour ne pas fausser l’interprétation individuelle, ils ne devraient en aucun cas fournir le mode interprétatoire, ou alors fournir tous les modes mais il serait surprenant de pouvoir être exhaustif a priori. Ils seraient donc cantonnés à fournir les faits et uniquement les faits. Mais cela serait-il suffisamment vendeur ? Est-ce que cela correspond aux besoins de certains qui ne souhaitent pas toujours faire l’effort de réflexion ? N’est-ce pas plus confortable d’avoir une pensée défendue par un média, en fait penser par procuration ?

    Les médias traditionnels tendent plutôt à faire passer les messages qui leurs conviennent, en triturant la réalité si nécessaire et en présentant leur interprétation comme une vérité, il ne prennent pas la précaution de présenter leur interprétation comme plausible, mais comme véritable ; cela clos tout débat, car il n’existe qu’une et une seule vérité.

    Quant aux informations n’ayant quasiment aucune signification majeure, comme dans tout système informatif, elles ne sont là que pour perturber l’interprétation, que pour masquer l’importances d’autres informations.

    Mais se libérer de toute cette pression informationnelle qui est à l’identique de la pression sociale, il faut mener une démarche individuelle de détachement permettant de prendre un recul suffisant. Pour Annah Arendt, c’est une démarche que chaque individu peut mener à bien, et je suis en accord avec elle : Il faut penser, et penser par soi-même. Cet acte-là n’est pas réservé à une élite. Emettre un jugement et prendre ses responsabilités, chacun, quel qu’il soit, peut le faire. Encore faut-il en avoir la volonté ...



  • Christophe Christophe 4 octobre 2008 23:52

    @Sinbuck,

    Je suis allé un peu loin dans mon raisonnement, même si l’entropie et l’incertitude du récepteur que je décline précédemment permettent de mesurer le bruit (informations insignifiantes) dans un flux d’information ; utilisé par exemple dans le modèle de non déduction de Sutherland. En fait c’est Boltzman qui m’a fait aller jusqu’à l’entropie.

    Mais finalement, c’est bien ce bruit que vous pointez du doigt. Je reconnais de la sélection de l’information en fonction du nombre d’occurences probables n’est pas très pertinent et a même des effets pervers.

    Mais c’est plutôt votre phrase : Que l’apprentissage de la conscience de soi remplace la culture de la conscience de masse qui me pose problème compte tenu de différents paramètres.

    La culture de masse est celle sur lequel chaque individu se construit, toutes les études dans des sciences différentes converges en ce sens (Scheler, Lacan, Hegel, ...) et il est mis en évidence que la construction du soi indépendamment des autres ne fait pas de nous des individus (Bettelheim, Itard, ...). Nous pourrions le traduire par : C’est parce que l’individu prend conscience de l’autre qu’il prend conscience de sa différence, de sa personnalité.

    Le seul principe permettant de prendre le recul nécessaire pour s’extraire du conformisme ambiant n’est autre que l’émancipation. Or nombre de philosophes d’aujourd’hui font état de l’échec de l’émancipation.

    Pour approcher une possibilité qui répondrait à : Le dialogue se fige dans les oppositions manichéennes de l’analyse rationnelle. Le "débat citoyen" peut prendre de l’envergure s’il efface de son langage les insultes puériles et inutiles, j’ajouterai que même si un individu a pu passé ce cap pour prendre conscience de son moi, laquelle des deux notions de Bergson s’exprime sur un forum ouvert de type internet, le moi profond, ou le moi superficiel.



  • Christophe Christophe 4 octobre 2008 19:19

    @Le Sudiste,

    La théorie de l’information de Shannon, utile en physique statistique, pour valider la théorie empirique de Boltzmann, est mal interprétée (à mon avis) dans les écoles de journalisme

    Il me semble, mais je ne suis pas journaliste, que notre auteur fasse référence à l’entropie d’un message. Boltzman a introduit la notion de probabilité après l’apport de Clausius (celui qui a définit l’entropie à partir des travaux de Carnot) en réalisant une approche permettant d’associer la croissance irréversible de l’entropie d’un système à un désordre moléculaire. C’est une approche aujourd’hui très restrictive puisqu’elle ne concerne que l’étude de systèmes clos, donc non systémique. Depuis Onsager et Prigogine ont fait évoluer la thermodynamique. Mais disons qu’il faut retenir de cette phrase que les écoles de journalisme interprètent mal la théorie de l’informationqui n’est pas utilisée uniquement en physique statistique.

    Pour bien comprendre, il est donc nécessaire de connaître un minimum ce qui est connu vulgairement comme la théorie de l’information issue de the mathematical theory of communication (C. Shannon & E. Weaver, University of Illinois Press, 1963).

    Ce que nous dit cette théorie, sans entrer dans les formulations mathématiques, est que nous pouvons calculer différents éléments permettant de mesurer la nature et la force d’un message que nous transmettons à un récepteur.

    • Le calcul entropique d’un message permet de mesurer la quantité moyenne d’informations permettant de limiter l’incertitude du récepteur.
    • L’incertitude du récepteur permet d’évaluer (par calcul) la quantité d’informations nécessaire pour qu’un récepteur interprète convenablement le message de l’émetteur.
    Ainsi nous pouvons calculer la quantité statistique d’informations que le récepteur recevra du message émis : c’est l’entropie à laquelle nous soustrayons l’incertitude du récepteur.

    J’espère avoir concurru à une meilleure compréhension de votre part sur cette phrase. Mais il faudrait peut-être avoir confirmation de notre auteur !


  • Christophe Christophe 3 octobre 2008 19:53

    @Péripate,

    Vous savez, on peut lire Marx sans s’attacher à toutes ses idées. N’est-ce pas le principe du philosophe que de lire aussi bien ce qui l’attire que ce qui lui répugne ? Pour avoir des arguments, il faut lire aussi bien les ouvrage abordant les idées qui sont les notres que les idées que nous combattons.

    Les procès, a priori, sont tout autant dogmatiques que les dogmes dénoncés.

    Marx reste un grand philosophe, que ces idées nous plaisent ou non ; alors pourquoi faire en sorte qu’il ne soit plus enseigné.



  • Christophe Christophe 3 octobre 2008 15:39

    @Bulgoz,

    Oui et alors ?

    Regardez les chiffres du taux de mortalité infantile :
    Israël : 6,89 (ici)
    Palestine : 21,21 (ici)

    Il faut lire un ensemble de données, pas uniquement mettre en évidence celles qui vous conviennent.

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