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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 21 octobre 2008 21:15

    @Péripate,

    On peut trouver une assurance pour tout : le risque de grêle, le risque d’être malade, le risque de perdre son emploi, le risque d’accident, le risque d’un client insolvable, etc....

    Commençons par le fait d’émettre des règles ne permettant pas, par un comportement individuel, de générer quelques décès, l’humiliation, ... d’autres êtres humains si cela peut être éviter ; que cela soit par un acte permettant d’en porter la responsabilité directe ou indirecte ; le système a bon dos, tout accusé se cache derrière un système, il n’est pas nécessaire que je vous rappelle l’histoire en ce domaine !

    Mais, aucun assureur au monde ne voudra assurer le risque d’un nouvel impôt. Car l’Etat est amoral et imprévisible.

    Là vous dites une ineptie. Par définition, l’Etat est dépositaire de l’ordre moral majoritaire qui se dégage d’une société. La loi n’est que la pratique qui conduit à la transcription de cet ordre sur l’ensemble de la société. Que vous exprimiez que les hommes d’Etat que nous avons sont amoraux, nous sommes d’accord ; mais il ne faut pas confondre le comportement des hommes qui sont tentés de se comporter de cette façon car les règles qui régissent leur sphère sont amorales avec une approche plus généraliste qui est du domaine de la théorie.

    Un système, dans les faits, n’est rien d’autre que l’image qui nous est projetée de ce que nous en faisons. Nous créons autant notre environnement de vie qu’il influence lui-même nos comportements.



  • Christophe Christophe 21 octobre 2008 18:48

    @JL,

    Un article qui pousse à réfléchir.

    Il faudrait, me semble-t-il, s’entendre sur un point : en quoi consisterait une moralisation ?

    Nous pourrions le résumer, dans une démocratie, comme les pratiques acceptables par le plus large ensemble possible de citoyens. Mais cette moralisation ne peut en aucun cas se passer de l’outil législatif à l’identique de ce qui se pratique dans la vie politique.

    En prenant un exemple extrême dans la vie politique, si nous considérons que le meurtre n’est interdit que d’un point de vue moral, sans outils législatifs pour en dissuader les auteurs potentiels, cela n’aboutit à rien de très probant. Certes, beaucoup de nos concitoyens respecteront ce précepte en se basant sur des valeurs intrinsèquement individuelle mais reposant sur le tu ne feras pas subir à autrui ce que tu ne veux pas subir et/ou le tu ne mèneras pas une action qui te ferais te haïr toi-même. C’est sans doute un point qu’il faut lever, que la loi porte en elle une restriction de liberté, mais elle le fait uniquement lorsque qu’une grande majorité d’individus considèrent que cette restriction de liberté individuelle permet un meilleur développement de la liberté sociale.

    Le capitalisme est, dans ses fondements propres, une approche basées exclusivement sur l’intérêt individuel ; même une action menée collectivement est censée n’être motivée que par un principe de conjonction d’intérêts individuels. Il me semble que le restreindre pour permettre un meilleur développement social, un compromis entre individus dont les intérêts divergent, est antinomique au regard des fondement du capitalisme. Aposer des règles inhérentes à l’intérêt général dans une approche qui revendique ses modes de fonctionnement individualistes voire egoïstes n’est rien d’autre que remettre en question l’ensemble de l’approche. Que cela s’appelle par la suite capitalisme ou non, cela n’a pas énormément d’intérêt, seul compte ce que nous entendons dans la définition d’un terme.

    Votre question me semble être devons-nous réglementer, pour des besoins sociaux, politiques, le comportement individuel des agents dans la sphère économique ?

    Il n’est bien entendu pas question de moraliser la science ; la science n’a pas de morale en soi. L’important est dans les règles sociales communément admises qui doivent en limiter la portée dans les applications que nous en faisons. Ce n’est donc pas la science (entendu théorique) qui doit être réglementée, mais son pendant applicatif qu’est la technique.

    Mais cette démarche consisterait, me semble-t-il, à admettre que la science n’a plus à être autonome, qu’elle n’a plus à être déïfiée. L’association entre science et modernisme doit aussi être remise à plat en dissociant bien le modernisme du progrès. Si la science, symbole de la modernité, apporte quelques progrès, elle porte aussi en elle des régressions lorsque nous tentons de connaître l’influence sur les domaines connexes qu’elle ne couvre pas spécifiquement.



  • Christophe Christophe 20 octobre 2008 22:56

    @Frédéric Lyon,

    Si le sujet ne vous intéresse pas, soit, c’est votre droit. Mais alors pourquoi venir polluer de vos propos inconsistants une discution qui peut en intéresser d’autres.

    Auriez-vous le pouvoir de décider quels sont les sujets d’intérêt des autres ?

    Pour ce qui concerne l’Afghanistan, vous faites totalement erreur. Ce ne sont pas les mandatés de l’ONU qui mettent une raclée, mais ils en prennent une, et une sérieuse. Pourtant, les plus grandes armées du monde sont présentes ; mais leur puissance est de peu d’intérêt au regard de leur dimensionnement pour mener une guerilla. Il est très difficile de mener une guerre d’occupation quand la résistance est féroce ; et nous le payons chèrement. Il n’y a ni de quoi pavoiser ni se réjouir du sang de nos soldats pour, in fine, revoir les Taliban reprendre la direction de l’Afghanistan.



  • Christophe Christophe 20 octobre 2008 19:34

    @L’auteur,

    Bon article bien documenté.

    Ce qui reste à mettre en oeuvre chez nous, est tout simplement de faire comprendre que ce que nous regroupions dans un ensemble appelé Taliban n’est en aucun cas un ensemble monolitique. Les influences tribales étant les plus prégnantes dans l’Afghanistan, c’est le revers de la médaille que de faire comprendre maintenant tout l’inverse des propos propagandistes qui nous ont amené à faire une guerre perdue d’avance.

    La défaite sur le plan militaire peut se transformer en victoire politique, mais rien n’est moins sûr. Quelle légitimité a, dans les diverses composantes de l’Afghanistan, Hamid Karzaï ? Certes, il pourrait être considéré comme un chef tribal, son influence ne dépassant pas Kaboul ; mais cela ne fait pas de lui un homme influent auprès de la population afghane. Sa seule et unique renommée fait de lui un dépositaire des intérêts occidentaux en Afghanistan, il est a parié que si des élections libres devaient se tenir sur l’ensemble du territoire afghan, Karzaï n’aurait aucune chance d’être élu !

    Je ne suis pas du tout certain que le gouvernement afghan ait le moindre poids dans une négociation de cet ordre. Les forces en présence, si nous retirons les forces occidentales, ne laissent planer aucun doute quant au poids des interlocuteurs, surtout que les chefs de guerre savent déjà qu’ils ont remporté la bataille militaire (en fait, plus les occidentaux mènent d’actions militaires, plus les rangs des opposants grossissent ; problème de dicernement, si les dégâts collatéraux sont acceptés par les occidentaux pour se soulager psychologiquement des horreurs qu’ils perpétuent, ce n’est pas perçu exactement sous la même forme par ceux qui perdent des proches). Dans ce contexte, ils n’accepterons sans doute pas des seconds rôles derrière un fantoche.

    Il faut reconnaître que les frappes occidentales au Warizistan pakistanais pose de sérieux problèmes aux Etats-Unis ; cela tend à destabiliser un pays (la population civile pakistanaise est loin d’être majoritairement favorable à ces bombardements) qui est l’un de leurs alliés quasiment indéflectibles (surtout un de leur prés carré) où ils verraient d’un mauvais oeil une poussée islamique dans ce pays doté de l’arme nucléaire.



  • Christophe Christophe 15 octobre 2008 12:12

    @L’auteur,

    Comme quoi, on peut rire de tout, certes peut-être pas avec n’importe qui !

    Par contre, il me faut préciser une petite coquille dans votre texte : Bien plus tard, le prix d´économie a été ajouté par la Suède.

    En aucun cas, l’Académie suédoise ne décerne un prix Nobel d’économie. Si la banque de Suède a voulu présenter un titre particulier d’une protoscience, ce n’est pas l’Académie des sciences suédoise. Il n’existe donc pas de prix Nobel d’économie, mais un prix de la banque de Suède (définition exacte) qui est traduit par abus de langage prix Nobel d’économie. Pourtant les dépositaires héritiés d’Alfred Nobel, comme par ailleurs l’Académie des sciences suédoise ont dénoncé, en 2004, cette hérésie, elle qui se préoccupe des avancées scientifiques dans de vraies sciences qui, dans leurs résultats, contredisent les postulats de l’économie néo-classique (économie dominante).

    Il reste que dans certaines sphères qui décident de l’attribution d’un véritable prix Nobel, la question se pose de primer des travaux réellement scientifiques menés par des économistes (comme l’économie thermodynamique de Georgescu-Roegen) dont les travaux ont été jetés aux oubliettes de l’histoire puisque ne répondant pas au principe (indiscutable ?) du marché roi.

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