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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 13 octobre 2008 18:05

    @Philippe D,

    Non, je ne cherche pas à mettre des normes, pas plus qu’à faire des lois lorsqu’il n’est nul besoin d’en faire.

    Mais dans les relations entre un patron (ou une direction) et un salarié, il n’existe pas de liens d’égal à égal ; le système du volontariat ne pose pas de problème en soi, mais il faut le cadrer pour éviter toute dérive. Cela existe déjà concernant le travail du dimanche, comme je l’ai indiqué précédemment.

    Le volontariat pour le travail du dimanche se conjugue de la même façon que le volontariat pour travailler. Beaucoup n’occuperaient pas leur poste de travail actuel si ils n’étaient pas contraints de travailler.

    Les arguments sur le libre choix sont, pour ce qui me concerne, des arguments irrecevables parce que la liberté n’a strictement rien à voir avec le travail ; le travail lui même n’étant pas lié à un libre choix (sauf celui de choisir son poste, et encore !!!).

    Par contre, il faut permettre à chacun de faire ce qu’il juge bon de faire au regard de son environnement propre. Il ne faudrait pas que les restrictions existantes concernant le travail du dimanche se transforment en obligations pour un grand nombre. De plus, il faut permettre à une personne qui souhaite pouvoir travailler le dimanche de pouvoir en sortir quand cela lui sied ; l’environnement de vie est fluctuant au fur et à mesure du temps.

    Tous ces paramètres sont pris en compte dans les accords existants. Le gouvernement réinvente, en quelque sorte, la poudre !

    Je ne suis pas opposé dans le principe, mais je suis méfiant quant à un effet d’annonce sur un sujet qui n’est en rien une nouveauté.



  • Christophe Christophe 13 octobre 2008 17:21

    @Philippe D,

    C’est marrant que vous puissiez relever les vendredi, samedi et dimanche comme de longs week-end, alors qu’il existe aussi le pendant des contrats VSD où des salairés, même dans l’industrie, ne travaillent que les vendredi, samedi et dimanche (environ 30 heures). Cela existe depuis plusieurs décennies ; et ces accords sont donc signés par des organisations syndicales.

    Comme quoi, le dimanche n’est pas un jour non travaillé en France !

    Le but d’une telle loi n’est pas de permettre le travail du dimanche puisqu’il existe déjà, même dans l’industrie. Mais alors où est l’objectif ? De le généraliser ? De ne plus le voir être cadré par des législations contraignantes ?

    Lorsque vous parlez des gens qui font un choix libre, de quelle liberté parlez-vous ? Celle qui est lié à l’obligation (par nécessité) de gagner plus pour pouvoir subvenir à ses besoins élémentaires ? Ce n’est pas là de la liberté, cette valeur s’accomode mal des choix contraints ! Mais il existe peut-être des choix qui sont fait librement, mais est-ce vraiment la majorité ?

    Vous me semblez bien parler de liberté à la légère. Bien sûr que beaucoup d’étudiants sont favorables au travail le dimanche pour leur permettre d’augmenter leurs revenus, sans quoi, la vie est pour eux une vraie galère. Bien sûr que nous pouvons créer des sociétés à fortes contraintes laissant croire que la liberté consiste à restreindre ou éliminer ces contraintes ; mais cette influence extérieure ne permet pas, à mon sens, de parler de liberté. D’ailleurs, en parlant d’avantage financier, n’est-ce pas un avoeu de la contrainte qui s’y rattache ?



  • Christophe Christophe 11 octobre 2008 00:41

    @Morice,

    Un article qui me rappelle mon attachement à cette musique qui a tant bercé mes jeunes années. smiley

    Les bues men, souvent à tendance rock, que sont les texans ont toujours été mes favoris, surtout Steevie Ray Vaughan, un guitariste hors norme (voir Texas Flood, Little Wing, Tin Pan Alley).



  • Christophe Christophe 8 octobre 2008 23:40

    @000,

    Super, finalement vous n’êtes pas si élitiste qu’on pourrait le penser...
    C’est bien, car dans cet article il est question du CNAM : Une organisation qui ne fait pas de filtrage au niveau des étudiants... Quel que soit l’âge, quel que soit le niveau scolaire.
    Les étudiants comme les enseignants ont bien souvant une activité professionnelle en plus de l’enseignement qu’ils reçoivent ou qu’ils dispensent.
    "Malgré" un "grand public", les résultats sont uniquement basés sur la qualité de l’enseignement et la persévérence des étudiant.
    Si le CNAM a acquis une reconnaissance et est devenu une référence auprès des recruteurs, ce n’est pas pour rien. 

    J’ai vécu moi-même une formation CNAM (en informatique). 11 années d’études en cours du soir, à un rythme de sénateur, il ne sert à rien de chercher la saturation, pour me mener aux recherches en sciences cognitives. Le CNAM m’a beaucoup apporté, tant au niveau des connaissances qu’au niveau du raisonnement ; il ne suffit pas d’apprendre, mais il faut aussi se former à apprendre par ses propres moyens pour étendre son champ d’investigation. Mes formations scientifiques de base s’élevaient à bac + 2 en mécanique, en électronique et en informatique industrielle. De mes souvenirs le plus difficile à passer dans le cursus ingénieur est le probatoire (passage obligé avant le cycle C menant au diplôme d’ingénieur) ; 6 semaines pour aborder un sujet dont vous ne connaissez rien au départ, le tout en travaillant la journée. Mais la difficulté est stimulante.

    Certes, les formations CNAM s’adressent à un large public, mais la formation est graduelle et dépend de la formation initiale au début. Les premiers cours que j’ai suivi ont laissé quelques étudiants sur le carreau, principalement dans des matières à haut niveau d’abstraction (tout dépend des apprentissages acquis).

    Mon travail a aussi consisté, lors de mon mémoire, à vulgariser les sciences que j’ai abordé dans le cadre des sciences cognitives. Pour les sciences de l’homme (anthropologie, psychologie, ...), ce fût un exercice assez simple. Pour les sciences à forte tendance formelle (langages de représentation de connaissance, logiques, ...), l’exercice est plus complexe. Ce n’est pas un problème de capacité du public (dans le jury, il y a plusieurs néophytes et des chercheurs des domaines), mais un problème de transcription de son savoir ; il faut se mettre au bon niveau pour que tout le monde comprenne. Si le message ne passe pas, ce n’est pas le public qu’il faut blâmer, mais admettre que c’est celui qui transmet qui n’a pas su vulgariser. C’était le sens de mon premier propos ; j’ai perçu que le professeur Ali Saïb abordait cette difficulté sous cet angle.

    Je ne peux toujours parler que de mon point de vue, je reconnais une admiration envers les grands génies de notre humanité, mais je suis aussi très respectueuse du travail qui tente à élèver toute l’Humanité car je trouve qu’il est bien plus satisfaisant de vivre dans un monde qui favorise l’accès à la connaissance afin de vivre avec des semblables qui partagent une certaine culture (et là je ne parle pas de l’héritage), et surtout avec une sorte d’espoir que l’esprit Humain tends vers une sorte d’amélioration...

    Que je soit globalement en accord ou pas avec les génies, les penseurs, il n’en reste pas moins qu’ils m’inspirent le respect. C’est par l’émulation et l’échange que nous progressons ensemble, et l’exercice n’est pas toujours facile. Quant au fait que l’esprit humain puisse tendre vers l’amélioration, c’est un ouvrage, voir un combat, de tous les jours, c’est un objectif que nous devrions tous avoir.



  • Christophe Christophe 8 octobre 2008 12:51
    @000,

    Oui, se faire une opinion est une croyance, mais l’opinion est beaucoup plus souple/libre que la croyance.
     
    En cela nous sommes d’accord. La croyance peut être contenue dans un intervalle compris entre l’incertitude et la doctrine.

    Vous ne pouvez pas prouver ce que vous avancez, même de façon formelle, donc vous y croyez vous même pour l’exprimer.
     
    La preuve est une volonté de recherche de la vérité. Existe-t-il une vérité immuable ? La vision du tiers exclu est une tournure de l’esprit, je ne suis pas certain que cela soit une réalité. Pour tenter de modéliser le monde, la logique du premier ordre est totalement insuffisante, c’est pour cela que dans certaines recherches, nous développons des logiques plus ouvertes, sans parvenir à tout modéliser sans restreindre le champ d’application d’une théorie ; principe des postulats posés a priori.

    Que pensez vous de l’expession "je ne crois que ce que je vois" ou alors ce dont la preuve a été admise par moi ? Dans un tel contexte, en quoi peut -on croire ?
     
    Nous ne pouvons croire qu’en ce que nous jugeons acceptable, plausible. Le jugement reste une action déterminée par notre intuition, il est donc fortement subjectif. Les sciences tentent, quant à elles, d’annuler l’effet subjectif de l’homme en proposant des approches objectives ; ces approches étant elles-mêmes une émanation de l’homme subjectif qui s’impose une rigueur de raisonnement.

    Cela reviendrait à en conclure que les sciences et les mathématiques ne sont qu’un culte ?
     
    Les sciences ne sont pas un culte (sauf la croyance absolue en la science appelée scientisme), c’est un domaine dans lequel nous tentons de comprendre le monde en s’imposant une vision formelle contre nature. Les mathématiques ne sont qu’un langage, une symbolique qui ne fait qu’imposer la rigueur de raisonnement. C’est un outil contre-inductif, lui aussi, contre nature, c’est un outil extensionnel alors que la nature des raisonnements humains est intentionnel. A ma connaissance, seul Richard Montagu a tenté de développer une logique intentionnelle, il y a passé une grande partie de sa vie et il a échoué.

    Finalement, selon vos dires, j’en comprends que ce culte se compose en au moins 2 catégories :
    Les initiés qui ont le pouvoir d’émettre une appréciation
    Le grand public, les "croyants"
    Héhéhé, je comprends bien que c’est l’interprétation qui guide mes pensées.
     
    Il ne me semble pas que ce soit aussi simple. Les initiés connaissent le domaine dans lequel ils exercent. Ils en connaissent les limites, mais un initié d’un domaine ne connaît pas toutes les limites de tous les domaines de la science. Et qu’est-ce qu’un scientifique si ce n’est un croyant au sens où il considère que les outils qu’il manipule (formels ou non) permettent de définir une approche de la vérité ou de la réalité. Ne sommes-nous pas tous des croyants, bien que ce soit à des niveaux différents ? La connaissance n’est-elle pas une croyance permettant de donner la primauté aux raisonnements contre-intuitifs ?
     
    Si nous posons l’hypothèse que la connaissance est le résultat d’informations sur lesquelles nous avons appliqués un processus de raisonnement, alors tout est connaissance. Si nous restreignons l’hypothèse uniquement à des raisonnements rigoureux, ou même formel, nous écartons tout raisonnement naturel humain ; nous écartons tout humain n’ayant pas eu la possibilité de posséder l’approche contre nature des sciences, la rigueur objective.

    Heureusement que vous avez bénéficié d’un enseignement qui vous a conduit à vouloir accéder à une certaine connaissance du domaine, sinon, vous ne seriez qu’un "croyant". Maintenant, est-ce que vous étiez, sincèrement, un "croyant", ou est-ce que vous disposiez d’une libre pensée dont vous vous êtes servit : Un cerveau qui fait des calculs et des déductions tellement complexes que vous ne savez pas comment il arrive au résultat de vos pensées ?
     
    Cela concerne ma propre vision, mais je peux peut-être tenter de l’exposer. Tout d’abord, explicitons les méta-connaissances. J’accepte l’approche de bien des chercheurs et philosophes sur la façon qu’ont les êtres humains à se construire : c’est parce que je vois l’autre comme autre c’est à dire comme différent que je prends conscience par différence de moi. Dès lors, nous sommes en construction permanente par confrontation avec les autres. Le piège que je tente d’éviter consiste à adhérer aux idées d’une et une seule personne ; chaque point doit être mesuré et jugé. In fine, je pense que je suis pour une part relativiste puisque ce type de processus ne peut conduire qu’à : pour l’individu, il n’existe qu’une seule réalité, la sienne propre, intérieure, son être.
     
    Partant de ces principes fondamentaux, apprendre par les autres nécessite une volonté de connaître, non pas dans un domaine particulier des sciences, mais dans la recherche de compréhension de soi et de ce que nous sommes. Certes, j’ai d’abord été éduqué par les sciences et les techniques à forte tendance formelle. Ce sont les sciences cognitives qui m’ont permis d’entrevoir d’autres approches, d’autres possibilités d’ouvrir ma réflexion. Pour faire un rapprochement avec les sciences dites dures, je rapproche les états de savoir, les schémas mentaux que nous possédons, comme différents états en équilibre instable soumis aux fluctuations de nouvelles entrées sensorielles ; cela ressemble à la thermodynamique non linéaire des processus irréversibles de Prigogine. Une impression qui pousse aussi à savoir est que plus nous apprenons, plus nous nous rendons compte de notre inconnaissance, il manque toujours des pièces dans la construction des schémas mentaux.

    Je crois, et je’utilise ce terme car je crois que l’on n’est jamais sûr de rien, que vous avez certainement bénéficié d’une liberté de vos pensées car vous ne subissiez pas un endoctrinement qui aurait pu fausser vos conclusions intellectuelles.
     
    Sur ce sujet précis, nous semblons bien être en accord parfait.

    L’enseignement scientifique n’est pas à la portée de tous ? Cela dépend de la motivation certes, sans pour autant en faire une religion : cf. définition de la science, ou des mathématiques...
     
    Il existe aussi des phénomènes psychologiques que j’ai pu remarquer chez certains jeunes élèves ; j’ai longuement aidé des élèves en difficulté en mathématiques. Les mathématiques qui sont un pendant du raisonnement scientifique, poussent les élèves à faire abstraction de leur être naturel ; certains parviennent à passer le cap en se laissant guider par des raisonnements contre-intuitifs, mais d’autres ont des difficultés car leur intuition s’y oppose (peut-être est-ce une caractéristique plus développé chez certains ?). C’est avant tout un travail sur soi qu’il faut réaliser, il ne sert à rien de faire entrer des formules formelles dans une tête si le raisonnement ne suit pas. Mais n’est-ce pas là une forme de conditionnement ?

    Penser que ces domaines ne sont pas accessibles au grand public, c’est lui en fermer les portes et le pousser vers une croyance où il est valorisé, manipulé, endoctriné...
    Mais je ne pense pas que c’était le sens de votre réponse... Et puis je n’ai pas les mots "scientifiques", ni le formalisme pour prouver ce que j’avance et je suis pour la liberté de penser, alors... Cela dépend si vous y croyez ou non.
     
    Je suis plutôt favorable à la vulgarisation des sciences au plus grand nombre. Mais je suis aussi favorable à ce que nous prônions une véritable émancipation permettant à chacun de se faire une opinion sur des fondations qui sont propres à chaque individu (jusqu’à présent, l’émancipation me semble être un échec). Je réfute qu’un spécialiste d’un domaine possède une connaissance suffisante qui lui permette de faire valoir son raisonnement sur un néophyte. Tout raisonnement doit pouvoir s’expliquer et doit être soumis à la polémique.
     
    Le manque actuel d’émancipation, voir les formes de conditionnement que nous subissons tous depuis le plus jeune âge me semble nous fragiliser vis-à-vis de la manipulation et de l’endoctrinement.
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