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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 2 octobre 2008 14:06

    @Vincent Perrier-Trudov,

    mais de l’impossibilité pour les établissements bancaires de savoir où sont planqués les "actifs toxiques".

    Et aujourd’hui, le savent-ils ? C’est une question que je me pose mais ne voie pas de réponse poindre le bout de son nez.



  • Christophe Christophe 2 octobre 2008 13:55

    @Le péripate,

    Excusez-moi, mais vous n’auriez pas des chiffres un peu plus sérieux que des moyennes d’approximations ? Je ne sais pas, quelque chose comme une étude par secteurs géographiques (par exemple l’IDF a des salaires plus élevés que dans le reste de la France et possède une proportion de logements HLM assez importante au regard du reste de la France ; ce qui pourrait avoir une conséquence non négligeable à l’inverse de l’idée que vous tentez de faire passer).

    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire puisqu’il existe des cas qui ont été mis sur la place publique et mettent en évidence des problèmes sérieux, mais évitons de prendre des informations peu réalistes par recoupement tendancieux permettant d’aboutir au résultat escompté.



  • Christophe Christophe 1er octobre 2008 11:24
    @L’auteur,

    Conscience et inconscience …
    Nous pouvons être d’accord sur l’approche conscience / inconscience ; ce qui pose le postulat que la rationalité humaine est loin d’être la posture la plus courante, même si elle est nécessaire pour transformer les informations inconscientes en idées intelligibles.
     
    Revoyons les caractéristiques que vous mettez en avant :
     
    Sincère. Oui, je crois que Nicolas Sarkozy pense sincèrement servir les intérêts de la France et du monde dans son action. Il pense ce qu’il dit et fait. Il manque parfois de stabilité dans sa vision et ses croyances, mais c’est un autre sujet…
    Sans doute est-il sincère envers lui-même. Cependant, il est difficile d’accepter l’assertion il pense ce qu’il dit et fait sans tenir compte du contexte. Pour ce qu’il dit, si nous nous situons dans un contexte de discours, notre Président est du genre tricéphale : Sarkosy, Gaino, Guéant. Lequel s’exprime ? Lequel est convaincu par ce qu’il a écrit ? Sarkosy est-il convaincu lui-même par les leçons qu’il tend à restituer ? La réponse est totalement subjective.
     
    Intelligent. Oui, je crois que Nicolas Sarkozy est réellement intelligent, c’est-à-dire capable d’analyser des situations complexes et nouvelles, et de trouver l’origine d’un problème. On voit dans son action politique sa capacité à trouver de nouveaux axes, quand il a le temps de réunir suffisamment de données sur la situation.
    Pour une personne ayant étudié la notion d’intelligence afin de connaître la différence intrinsèque entre l’intelligence naturelle humaine et l’intelligence des machines, votre acception de l’intelligence me semble très restrictive, voire inverse à la réalité humaine. L’intelligence humaine est caractérisée par un esprit de synthèse, à l’inverse des machines qui ont une capacité d’analyse très développée. L’analyse est une approche rationnelle, un raisonnement extensionnel (l’outil mathématique est extensionnel). Or l’intelligence humaine est fortement marquée par un raisonnement intentionnel, à l’opposé des machines, où justement l’inconscient non rationnel joue un rôle déterminant. Certains principes paradigmatiques sont basés sur des intentions sans pour autant être vérifiés formellement par extension au préalable. C’est là l’une des sources de la créativité humaine. L’intelligence se base donc sur les idées issues de l’expérience, du ressenti, et accessoirement des analyse mais surtout de la synthèse qui porte en elle une part de subjectivité ... l’interprétation des éléments étant passée par là.
     
    Efficace. Oui je crois que Nicolas Sarkozy est réellement efficace, c’est-à-dire capable de mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’action. Il a montré qu’il savait transformer sa pensée en actes, ce qui est rare. Vraie qualité. Mais il faut que sa pensée soit juste – ce qui ramène au point précédent – et qu’il ait le temps suffisant pour déployer son efficacité.
    Difficile finalement à dire. Avec une pensée qui n’est pas toujours la sienne, des discours d’autres personnes, capable de dire tout et son contraire, la corrélation entre ce qu’il dit et ce qu’il fait ne me semble pas aussi évidente. Par contre il a une forte capacité d’action, il faut au moins lui reconnaître, même si je considère qu’il a une faible capacité de réflexion. L’analyse est souvent pertinente (raisonnement formel) même si il est loin d’être le seul à porter une réflexion sur les évènements. Ses réactions individuelles hors contexte de travail gouvernemental sont principalement basées, à mon avis, sur ses réactions spontanées et là, il n’a jamais fait montre d’un intellect très développé. Il reste par contre assez isolé, par sa propre volonté, dans les mesures à prendre, dans les actions à suivre suite à l’analyse. Le problème avec notre Président consiste à savoir où se trouve la cohérence de toutes les mesures qui sont prises. Il me semble qu’il raisonne plutôt à l’envers quand le temps des décisions sonne, il tend à mesurer quelles sont les impacts de différentes mesures (sans être exhaustif a priori) dans un but qui n’a rien à voire avec une vision intelligible du monde, un modèle de pensée cohérent. Il va où le porte le vent dans un espace et une temporalité donnée à tel point que ces décisions sont comme ses idées, elles permettent d’y voire tout et son contraire.
     
    Pour conclure, en ce qui me concerne, je considère notre président comme sincère mais uniquement envers lui-même, d’une intelligence difficile à cernée tant les postures qu’il tend à prendre sont contradictoires. Bien entendu, son efficacité réelle et non supposée ne peut que se ressentir de telles contradictions.
     
    Mais ce n’est que mon avis !


  • Christophe Christophe 30 septembre 2008 12:08

    @Jonas,

    Vous semblez faire fi de l’histoire qui a permis d’arriver aux temps présents.

    Qui a voulu mordicus une guerre économique sans merci ? Ah !! qu’il était bon le temps où les pays dévellopés écrasaient les autres par leur richesse.

    Vous voulez en plus que les pays ayant des ressources naturelles, pays que nous avons depuis plusieurs décennies exploité tant et plus, nous fasse maintenant des cadeaux ?

    Vous aimez la compétition uniquement quand vous êtes dans le camp des gagnants ?

    Les Etats-Unis à genoux ! Vous pensez vraiment que les gens n’ont que cela à penser, les Etats-Unis sont assez grands pour se mettre à genoux tout seul, il n’ont nul besoin d’encouragement.

    Mais il y a quand même quelques nuances à apporter à votre propos. Car que certains rêves de l’effondrement de l’économie américaine n’est pas un problème en soi, comme vous dîtes, il y a une part d’inconscience, sans doute, et d’irresponsabilité. Mais cette irresponsabilité est très loin d’être au même niveau que ces abrutis de banquiers et assureurs qui ont cru que le monde pouvait tenir dans quelques belles formules mathématiques. Ils en ont oublié qu’entre un monde virtuel et le monde réel, ou, si vous préférez, le monde tel qu’ils voulaient qu’il soit et le monde tel qu’il est, il existe quelques différences.

    Pour la plupart des citoyens, le reste ne se résume qu’au rêve, soit de voire ce monde s’effondrer, comme vous le dites, soit de pouvoir s’enrichir avec les miettes. En aucun cas, la grande majorité n’est acteur du monde, beaucoup le subissent plus qu’ils ne l’orientent. Laissez leur au moins le droit de rêver, quel que soit leur rêve, c’est peut-être la dernière liberté qui nous sera laissée !

    Lorsque l’on joue dans ce grand casino qu’est devenu le monde, il y a obligatoirement des gagnants mais aussi des perdants (dans le monde réel s’entend) puisque le monde est fini. Hier nous étions les gagnants, peut-être demain serons-nous les perdants. C’est la règle du jeu que nous avons imposé au monde, non ???



  • Christophe Christophe 29 septembre 2008 17:03

    @Patience,

    C’EST UN DES INSTINCTS DE BASE DE l’ESPECE HUMAINE

    Le capitalisme ? Selon, bien entendu le sens que vous lui donnez. Mais je préfère parler d’économie de marché, puisque l’appropriation (entendue individuelle) n’est pas vérifiée dans toutes les tribus étudiées en anthropologie ; elle peut être nulle, partielle ou totale.

    Cependant, si le capitalisme est vu comme une réponse aux besoins minimaux vitaux de l’être humain, alors nous sommes d’accord bien que cela puisse prendre plusieurs formes. Si cela se traduit exclusivement par le besoin d’échanger des marchandises, cela ne se vérifie pas.

    Comme le souligne un intervenant, et nous pouvons être d’accord sur ce point, historiquement les phéniciens (par exemple) pratiquaient déjà une certaine forme d’économie de marché. Etendre cela à l’homme des cavernes est par contre quelque peu douteux.

    Les instincts de bases sont d’abord liés à la survie unitaire puis la survie de groupes puisque l’histoire nous montre bien la volonté qu’on eut les premiers hommes à se rallier sous une même banière, à vivre en société avant même de réaliser des échanges marchands inter tribus. Quant aux échanges internes à la tribu, ils pouvaient être variables comme le montrent les études anthropologiques de terrain dans différentes tribus.

    Par contre, il existait des règles de vie commune principalement liées à la survie du groupe ; chacun devant apporter le meilleur de soi pour le bien de la tribu, mais la notion d’appropriation, de propriété reste très fluctuante.

    Si certaines sociétés ont fait usage d’une économie de marché proche de celle que nous appliquons, d’autres sociétés se sont contentées d’une approche économique différente (comme par exemple les moeurs et coutumes des mélanésiens décris par B. Malinovski).

    Si nous pouvons concevoir que l’activité économique est reconnue comme une activité naturelle humaine, elle est inhérente à une nécessité de vie commune et elle peut prendre différentes formes. Il me semble qu’il est nécessaire de trouver un équilibre entre ces deux facteurs ; les règles économiques s’intégrant dans les règles sociales.

    A chaque terme il peut exister un sens (ou plusieurs), mais il est aussi simple d’y associer un dogme, tout dépend de ce que nous faisons. Si l’économie de marché a un sens précis en tant que suite de termes, il n’en demeurre pas moins que ce que nous faisons dans notre économie de marché peut être guidé par une idéologie. Notre pratique d’aujourd’hui, par les discours de nos économistes posent bien le problème d’une économie qui s’exonèrerait des règles sociales ; cela semble bien poussé par un dogme puisque cette vision est utopiste !

    Capitalisme (dictionnaire épistémologique) :

    • Système économique caractérisé par la concentration de gros capitaux en vue de promouvoir la production et les échanges commerciaux
    • Système économique et social qui se caractérise par la propriété privée des moyens de production et d’échange et par la recherche du profit.
       
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