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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 23 septembre 2008 20:54

    @L’auteur,

    Ce produit a une odeur âcre de poisson pourri (d’ammoniac) qui aurait été détectée par de plusieurs témoins. Or, le vent soufflant entre 20 et 30 km/h de la SNPE vers AZF, un mélange air chaud et hydrazine aurait pu se mettre en contact avec le nitrate d’ammonium, provoquant un éclair au moment de s’enflammer.

    Le vent ne soufflait pas dans ce sens ; un nuage d’ammoniac partant d’AZF après l’explosion ayant survolé des écoles dont l’une de mes amis était directrice. Le vent poussait ce nuage en direction du centre de Toulouse, ce qui les a poussé à évacuer avec tous les enfants en direction du premier poste de pompier pouvant les recevoir. Les directives, après l’explosion, de la municipalité était de confiner les élèves dans les salles de classe en posant du ruban adhésif prévu à cet effet pour jointer les interstices des fenêtres et portes. Mais quand les fenêtres ne sont plus vitrées, difficile de confiner.

    Sauf si, bien entendu, le vent a tourné à 90° juste après l’explosion, puisque la SNPE n’est pas du tout dans cet angle de vent, cette thèse ne me semble pas tenir. Même si un nuage d’amoniac a bien été constaté, il ne le fût qu’après l’explosion.

    Concernant la SNPE, heureusement que cette entreprise d’Etat avait prévu une structure anti-sismique pour ses stock de carburant et comburant spatiaux, sinon, Toulouse eût sans doute été rayé de la carte.

    Ce n’est d’ailleurs pas nouveau, le vent, à Toulouse, souffle fréquemment selon cet angle. Les enfants des écoles suscitées avaient droit à un suivi médical par des pneumologues de Purpan à cause des rejets d’AZF. Ils avaient majoritairement des problèmes des voies respiratoires ; c’est un professeur en pneumologie de Purpan qui me l’a appris et ce bien avant l’explosion.



  • Christophe Christophe 19 septembre 2008 20:49

    @Argoul,

    Bien que j’ai écrit précédemment que la raison et le rationalisme sont liés, je ne le pense pas moi-même, c’est pour ce qui me concerne l’amalgamme qui est fait que je souhaitais lever.

    Même si je suis de formation scientifique, je rejoins tout à fait votre propos qui fût une partie de mes conclusions lorsque j’ai abordé la compréhension humaine dans le cadre de travaux sur l’interprétation des symboliques usuelles utilisés dans le cadre de la communication.

    Toute personne ayant abordé l’intelligence artificielle et les logiques savent, normalement, que les modes de raisonnements entre un homme et une machine sont à l’opposé (induction et déduction, intention et extension, ...). Je parle bien entendu des caractéristiques naturelle de l’être humain au regard de ses correspondances chez la machine qui ne comprend qu’un langage mathématique.

    Si l’homme n’avait qu’un raisonnement déductif, s’assurant du résultat avant d’avancer, nous frotterions encore des silex au fond de grottes. Je force le trait, mais le fait de croire que l’être humain raisonne de façon formelle en toute circonstance tend à anihiler le pouvoir créatif dont nous avons su faire preuve dans notre évolution.

    Là où je ne rejoins pas votre propos concerne Platon, qui certes prônait la prédominance du monde des idées sur le monde des actions. Platon ne prône pas l’idéalisme, mais la prédominance de l’intelligible sur les actions. Par contre, c’est l’approche aristotélicienne qui prône la vision logique, donc mathématique, du monde. Il est vrai, cependant, que Saint-Augustin défend un idéalisme moral qui me semble être au service de l’église.



  • Christophe Christophe 18 septembre 2008 15:35

    @Argoul,

    Votre article tend à reprendre des critiques émises, par certains économistes, depuis plus de trente ans.

    Pour exemple, nous pouvons citer, en relation avec le battement d’aile de papillon, Georgescu Roegen, père fondateur de l’économie thermodynamique qui émettait fort justement la critique de la symétrie temporelle inhérente aux modélisations mathématiques de l’économie.

    Vous levez aussi, me semble-t-il, l’un des points fortement contesté par les sciences humaines concernant certaines hypothèses économiques ; la raison pure étant liée à une rationalité humaine perpétuelle. Comme le soulignait Sanders Peirce, si l’homme peut être rationnel, il peut aussi être irrationel.

    La protoscience économique ne se préoccupant que des comportements rationnelles, elle occulte donc les comportements irrationnels des acteurs économiques.

    C’est là l’un des points d’achopement entre la modélisation et la pratique. Un économiste pourrait très bien vous retourner que le modèle économique n’a nul besoin d’être remis en question puisque l’une des hypothèses de la modélisation exclut la prise en compte des comportements irrationnels. Même si dans la réalité vous avez raison, vis-à-vis de la théorie, votre remarque est irrecevable.

    L’économie ne se préoccupe plus des évolutions des autres sciences de l’homme, que cela soit l’anthropologie, les neurosciences, ... depuis Friedman et Becker qui ont rejeté les autres sciences humaines en dehors de la sphère économique ; leur assurant une totale autonomie dans un domaine où ils ont peu de compétence.

    Il me semble constater un certain désanchantement du rationalisme dans votre propos, ce qui rejoindrait les penseurs de l’école allemande comme Weber, Otto-Apel, Habermas. Mais n’est-ce pas, à l’origine, cette autonomie des sphères de la science et de la technique qui nous ont conduit à ce désanchantement ?



  • Christophe Christophe 18 septembre 2008 11:16

    @Marc Bruxman,

    Lorque vous dîtes : C’est partiellement faux signifie, d’un point de vue scientifique, que c’est faux. Une approche scientifique est fausse dès lors qu’un et un seul contre exemple voit le jour. Ce qui ne veut pas dire que l’approche n’est pas pertinente, mais elle n’est pas vraie. Et, dans la recherche de la vérité, ce qui n’est pas vrai est faux.

    La notion de vérité qu’expose notre auteur ne souffre pas de la moindre ambiguité ; c’est vrai ou c’est faux ; c’est le principe du tiers exclus s’accomodant de la logique du premier ordre. Soit l’économie est une science mathématisable avec les outils mathématiques classiques, et ses théories ne peuvent être que vraies ou fausses, soit elle utilise des fondements mathématiques non classiques comme celles que nous utilisons dans le domaine des sciences humaines en vue de formalisation (logiques modales, ...), et dans ce contexte, la notion de plausibilité a plus de sens que la notion de vérité, mais le discours est quelque peu changeant, car il n’existe aucune certitude (à l’inverse du discours économique actuel), soit ce n’est qu’une technique de prédiction aléatoire dont les résultats sont exposés avec une certitude feinte dès lors que les résultats correspondent au dogme dominant (économie néo-classique).



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