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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 9 juillet 2008 15:07

    @L’auteur,

    JPC45 a raison sur des bien des points à ce sujet.

    Tout d’abord croire que les jours RTT sont englobés dans le salaire est vrai tout en étant faux.

    Le salaire annuel, par la nature de l’annualisation, prend en compte tous les congés (payés, RTT, ancienneté, ...). Mais dans le calcul, le forfait annuel est basé exclusivement sur un nombre de jours travaillés (soit explicitement, soit implicitement).

    Pour la monétarisation des jours RTT, elle a déjà été introduite dans la loi TEPA et les modifications législatives inhérente qui s’imposent au Compte Epargne Temps (CET).

    Comme il a raison de souligner que l’application de telles mesures n’est pas un grand avantage pour les entreprises, c’est selon leur contexte particulier mais aussi leur effectif. Le gouvernement fait certaines critiques recevables sur la législation des 35 heures, mais il fait exactement les mêmes erreurs.

    Laisser le libre choix au salairé de travailler comme il l’entend ne pose pas de problème en soi, mais toute la logistique à mettre en face n’est pas toujours simple, surtout si le volume de travail qui s’en dégagera (en fonction du nombre de cadres) n’atteindra pas un certain niveau de rentabilité.

    Dans les PME, par exemple, les cadres, même si ils sont considérés comme autonomes, n’ont pas la capacité d’intervenir en cas de coupure de courant, panne informatique, ... enfin tous ce qui touche les services généraux. La mise en place de telles mesures risque de poser plus de problème qu’elle n’en résout ; même si il existera des exceptions à mon propos.



  • Christophe Christophe 9 juillet 2008 14:30

    Pour le calcul, c’est assez simple puisque la majoration ne s’applique qu’aux jours supplémentaires réalisés.

    Sur une base de salaire annuel de 30 000€, il faut donc ramener en salaire journalier, l’année étant de 218 jours (point de référence) ce qui donne un salaire journalier de 137,61€.

    A chaque jour de travail au-delà de ces 218 jours, il faut prendre en compte la majoration de 10% ; soit un salaire journalier de 151,38€.

    Pour 17 jours supplémentaires le salaire annuel passe de 30 000€ à 32 573,39€ ; soit 30 000 + (17 * 151,38). Globalement, 3 semaines et demi (en jours ouvrés) de travail supplémentaire pour un mois de salaire en plus.

    Pour 64 jours de plus, en théorie, hors toute majoration spécifique des jours fériés (je n’ai pas lu l’intégralité du texte), le salaire annuel passe de 30 000 + (64 * 151,38), soit 39 688,07€. Globalement, 13 semaines (en jours ouvrés) de travail supplémentaire pour 4 mois de salaire en plus.

    Pour les puristes, le salaire journalier moyen fluctue de 137,61 (0), 138,61 (+17) et 140,74 (+64).

    Bien entendu, pour les cadres ayant actuellement moins de 218 jours de travail, aucune majoration ne serait appliquée tant que le nombre de jours de travail de référence ne sera atteint. Le salaire annuel progresse de façon linéaire jusqu’à ce point de 218 avec un taux journalier constant.

    Il va y avoir du boulot de négociation pour savoir, pour ceux ayant moins de 218 jours, si leur salaire journalier de référence est calculé par la fraction salaire annuel/Nombre de jours travaillés ou salaire annuel/218. il va de soi que si nous posons l’hypothèse d’un temps de travail annuel de 212 jours, il est plus favorable pour le salarié de faire 30 000/212 que 30 000/218. La majoration venant ensuite s’appliquée sur ce salaire journalier de référence.



  • Christophe Christophe 9 juillet 2008 12:21

    @L’auteur,

    On comprend mal en effet comment une exonération de charge pour une entreprise est acceptable en contrepartie de son installation dans une ZFU et qu’elle devient de l’assistanat dès lors qu’elle est déconnectée de l’implantation géographique de l’entreprise et simplement liée à l’embauche de jeunes de ces quartiers.

    Il n’y vois qu’une seule explication qui me vient à l’esprit : pour Fadela Amara, les hordes des quartiers doivent rester dans les quartiers !

    A priori, un tel refus, sans autre argumentation que de citer son plan Marshal pour les quartiers est un refus pur et simple de communiquer avec la société civile. Cela n’est plus de la démocratie, mais du despotisme éclairé !!!

    Il semble bien que le pouvoir soit grisant.



  • Christophe Christophe 2 juillet 2008 11:05

    @Guizmo,

    Le fait d’être noyé dans un flux très important d’informations est l’un des facteurs ; si je suis d’accord avec vous sur la disponibilité plus rapide de l’information, la volumétrie de l’information qui circule ne permet pas à tout le monde de pouvoir faire un tri pertinent. C’est ce que nous appelons le bruitage lorsque nous parlons de l’information.

    Le plus important est l’information structurante, celle qui donne du sens. Dans tout discours, pour ceux qui ont étudié les approches sémiotiques, linguisitiques, ... l’essentiel d’un contenu d’un message est la part qui permet de faire le lien avec les concepts qui sont la représentation du monde au niveau de la pensée. L’information structurante ne représente qu’une toute petite partie d’un message, mais c’est pourtant celle qui oriente fortement le sens du discours.

    D’autre part, lorsque nous abordons la communication, nous constatons que l’information explicite est certes importante, mais dans le processus communicationnel, il existe toujours une part d’implicite qui est dépendante de la culture du locuteur. L’ouverture vers un monde plus ouvert nécessite, si nous souhaitons que le message transmis soit bien interprété (le principe de communication consiste, pour un locuteur de faire en sorte que son interlocuteur comprenne le message qu’il passe, non qu’il interprète à sa façon, même si il existe toujours une part de l’interprétation qui n’est pas partagée) une compensation de l’incommunicabilité existante dans tout message.

    Le fait d’émettre des discours à un public nombreux sans fournir de sens précis aux concepts échangés (rattachés à des termes) conduit innexorablement vers des glissements sémantiques tels que nous les constatons aujourd’hui. En fait, une perte de rationalité dans le principe même de communication ; chacun utilisant les mêmes termes mais dans des sens différents.



  • Christophe Christophe 1er juillet 2008 16:02

    @L’auteur,

    Aujourd’hui aucune des anciennes caractéristiques de la connaissance ne subsiste, avec ce que l’on appelle les technologies de l’information et de la communication : les enregistrements sont non rivaux et non exclusifs, c’est-à-dire qu’ils peuvent être utilisés librement par un nombre illimité de personnes en même temps sans coût supplémentaire par nouvel utilisateur, et supportent des traitements automatisés qui permettent l’accès non linéaire, comme la recherche et les liens hypertextes.

    Les caractéristiques entre données, informations et connaissances subsistent, là n’est pas le problème ; il est plutôt dans l’amalgame qui est fait entre ces trois catégories d’éléments qui circulent dont votre propos met en évidence le manque de sens que portent les termes, ou du moins les glissements sémantiques qui sont fait pour faire croire que tous ces concepts sont de nature indifférente.

    Ce que l’on appelle les technologies de l’information et de la communication ne sont pas si communicationnelles que cela ; il ne suffit pas d’aligner des termes comme on enfile des perles pour laisser croire que nous transmettons de l’information et que nous communiquons. Mais il est vrai que nous n’avons pas peur des tautologies ; nous sommes dans une société de communication ; même si nos sociétés n’ont jamais autant souffert du manque cruel de communication !

    Quant au traitement automatisé, certes, la croyance populaire veut que nous puissions enfin avoir des accès intelligents à la connaissance par ces nouveaux outils communicationnels. Nous pouvons placer les heuristiques que nous voulons, les calculs probabilistes ne permettent pas de donner du sens ; tout juste peuvent-elles donner de la pertinence syntaxique et de connexité terminologique déterministe, mais nullement un traitement sémantique réaliste.

    Dans votre phrase, on nage plus dans la croyance que dans la connaissance des problèmes à résoudre.

    C’est vrai qu’il existe des outils que nous pourrions juger pertinents. Mais où se situe leur niveau de pertinence au regard d’un raisonnement humain. Mais c’est sans doute à ce niveau que votre raisonnement est faussé, permettant des amalgames entre données, informations et connaissances. Pourtant, votre paragraphe traitant de l’enseignant qui sait commun s’articule l’information devrait vous alerter. Car c’est ainsi que se forge la connaissance ; l’articulation de l’information qui nous parvient au sein des connaissances que nous avons ou que nous allons acquérir.

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