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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 17 juin 2008 21:04

    @Armelle,

    Quant au bon sens, il apparaît comme un outil que le peuple, d’instinct, s’est plu à utiliser et dont il a fait bon usage en regard de ses expériences propres. Plus ressenti que pensé, il rejoint l’esprit logique et prémunit des dangers où les idéologues et utopistes risqueraient de l’entraîner. Il est donc un contrepoids nécessaire aux divagations abusives et perverses, car l’homme de bon sens perçoit naturellement ce qui est bon de ce qui est mal, ce qui est juste de ce qui ne l’est pas, guidé par cet instinct qui l’avertit des égarements toujours possibles de l’intelligence. C’est ce qu’il conviendrait de nommer "le jugement droit".

    A la différence des logiques extensionnelles formelles, le bon sens ne pourrait être, à la limite, qu’une logique intentionnelle non formelle ; différence fondamentale entre les raisonnements déductifs (logiques) et les raisonnements inductifs (humains donc naturels).

    Même si nous concevons d’un même terme pour associer logiques formelles et bon sens, il faut rappeler que l’un fonctionne en chaînage avant alors que l’autre fonctionne en chaînage arrière (voire certains travaux de Jerry Fodor) ; en fait tout les oppose si nous devons les comparer. C’est toute la richesse de notre langue que d’utiliser un même terme pour signifier deux approches qui sont très opposées.



  • Christophe Christophe 17 juin 2008 20:47

    @Jimd,

    Je serais un peu comme Jaja ; me référant principalement à Nietzsch qui statut sur le fait que l’homme est neutre ; qu’il doit faire un effort pour être bon et être tenté pour être mauvais.

    Nous apprenons tout autant, grâce à l’anthropologie, que l’homme s’adapte à l’environnement dans lequel il vit. Vous faites, à mon sens, référence à des qualités et défauts intrinsèques au système politico-économique dans lequel nous vivons ; est-ce le système qui s’adapte aux caractéristiques humaines ou est-ce l’homme qui s’adapte aux conditions de sa vie moderne ?



  • Christophe Christophe 12 juin 2008 12:50

    @L’auteur,

    Lorsque nous abordons la formation permettant un retour à l’emploi, même si il faut convenir qu’il existe un nombre important de structures de formation hors cursus scolaire, reste à se poser la question sur l’adéquation entre le niveau des formations proposées et les capacités intrinsèques des potentiels participants. Bien entendu, de façon plus pragmatique, il faut d’abord se poser la question de savoir quels sont les niveaux requis pour obtenir actuellement un emploi.

    Nous pouvons nous poser la question à savoir si la suppression des métiers à faible valeur ajoutée ; principalement les métiers manuels ; peut permettre à tous de suivre une formation leur permettant un accès à l’emploi. Les exemples foisonnent ; si dans notre histoire proche, un opérateur sur machine outil pouvait avoir un emploi avec un CAP ou un BEP, aujourd’hui, il leur est demandé un BTS ou un niveau BTS. L’écart est important, non sur la pratique, mais principalement sur les aspects théoriques qui permettent une meilleure adaptation aux nouvelles technologies.

    Posons des questions simples : Dès lors que la majorité des emplois nécessitent un niveau BAC + 2 au minimum, pouvons-nous poser l’hypothèse préalable qu’une majorité de citoyen a les capacités d’atteindre, au minimum, ce niveau d’études ? A quoi sert-il de former des citoyens dont le niveau acquis n’est pas en corrélation avec le besoin de main d’oeuvre ?

    Attention, j’aborde là uniquement le besoin de formation hors cursus scolaire ; l’objectif de l’enseignement dans le cadre du cursus classique n’ayant pas pour objectif exclusif l’employabilité.

    Il faut se méfier des grandes théories. Sur le papier, elles fonctionnent mais ne pas passent pas l’épreuve des faits. Existe-t-il des informations relatives au prérequis demandés pour obtenir un emploi, avec classement par niveau d’étude ?



  • Christophe Christophe 11 juin 2008 16:37

    @Citoyen,

    Merci pour cette information.

    Quant au titre, la question est assez pertinente.

    Si le code de la déontologie médicale explicite clairement que la médecine n’est en aucun cas un commerce, les derniers réglements des institutions comme la CNAM ne laissent malheureusement souffrir aucun doute. Dès lors que ces réglements prennent à contre pied ou limitent certains articles du code de la déontologie médicale, la question n’a nulle besoin d’être posée ; nous allons gaiement vers une marchandisation de la médecine.



  • Christophe Christophe 11 juin 2008 16:30

    @Carnac,

    Il existe, à mon sens, un autre effet pervers qui tend à s’imposer dans le monde du travail : la négociation de gré à gré ; à savoir que l’accord d’un salarié avec son patron sera prédominant au regard des législations en vigueur.

    Le but de la loi, si mes pensées ne me trompent pas, consiste à établir une hiérarchie législative permettant de protéger ce qui peut être considéré comme étant un agent faible par rapport à un agent fort. Aujourd’hui, il existe un droit et des accords nationaux, des accords de branches, ... et ainsi de suite jusqu’aux accords d’entreprise, juste au dessus des accords de gré à gré.

    Ainsi, le principe consiste à mettre en valeur le principe d’accord de gré à gré en négligeant totalement les rapports de force qui peuvent exister entre un salarié et son patron (ou sa hiérarchie).

    La hiérarchie législative garantissait jusqu’alors l’égalité devant la loi, principe qui me semble attaché à notre République. En rendant caduque les niveaux nationaux (renvoyant le salarié à négocier avec sa hiérarchie ou son patron directement sans ré-équilibrage du rapport de force), c’est l’égalité devant la loi qui est remise en question ; uniquement, pour l’instant, dans le monde du travail.

    Mais nos contemporains étant assez portés contre l’action syndicale, n’est-ce pas là un point qui semble correspondre au désir des salariés ?

    Pour les autres effets, nous sommes d’accord, la tendance va vers une augmentation du temps passé au travail sans influence majeure sur les salaires ; dans la continuité de la répartition des richesses qui s’est inversée depuis quelques décennies. L’argument massue que donneront sans doute les libéraux est qu’il faut faire gonfler le gâteau afin de mieux le partager alors que cet argument ne tient pas à l’épreuve des faits ! Quand le gâteau croît d’un certain taux, la répartition de cette croissance est loin d’être équilibrée.

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