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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 9 juin 2008 11:52

    @Melanie,

    Nous sommes aussi dans un cercle vicieux.

    Le pouvoir patronal ne se limite pas uniquement à la capacité à corrompre. Pour tout syndicaliste, un refus de marcher dans le bon sens se traduit par des pressions au niveau de ses perspectives de carrière, parfois même jusqu’à une perte d’emploi ; il ne faut pas perdre de vue qu’un syndicaliste est avant toute chose un salarié.

    Il existe différentes formes de corruption qui peuvent se traduire par :

    • Versement d’argent sous différentes formes
    • Evolution de carrière anormale

    Il existe un grand paradoxe parmi les salariés français. Ils ne sont jamais satisfait des engagements traduits par des signatures d’organisations syndicales mais se plaignent sans arrêt d’avoir des organisations syndicales peu réformistes qui contestent sans arrêt. Comme si les négociations étaient simples ; comme par ailleurs votre exemple (licenciement individuel) met en évidence une méconnaissance du champs d’action possible des syndicats lorsqu’une décision est prise par une direction d’entreprise. Dans votre cas, le représentant syndical ne fait que s’assurer que le licenciement se fait dans les formes de la loi, il ne peut pas contester la décision prise. Se battre contre un licenciement se fait avant la rencontre pour en assurer les modalités d’application.

    Le paradoxe se traduit aussi au niveau de l’argumentation sur les réformes. Un syndicat réformiste n’a pas obligation d’aller dans le sens du vent, d’accepter n’importe quoi au nom d’une réforme, mais de faire peser des positions constructives et argumentées pour mettre en évidence différentes possibilités. Dès lors qu’il existe une pensée générale fataliste, les syndicats ne représentent plus les alternatives qu’ils sont censés représenter.

    Beaucoup de salariés attendent des miracles de la part des syndicats ; les objectifs entre salariés et patronats ne sont que très rarement convergents. Mais il ne suffit pas de croire que nos idées sont bonnes, encore faut-il se donner les moyens de défendre ses idées, et pour cela il faut s’engager. Ce ne sont pas les syndicats qui font les hommes mais bien les hommes qui font les syndicats ; et en ce domaine, en France, vu le taux de syndicalisation, beaucoup de français ont des idées mais beaucoup aussi ne sont pas prêts à s’engager pour les faire valoir. Mais il est vrai aussi que s’engager pour faire valoir ses idées peut porter préjudice quant à l’évolution de carrière ; donc si d’autres pouvaient prendre les risques en défendant nos idées, que le monde du travail serait idéal.



  • Christophe Christophe 7 juin 2008 10:11

    @Rachid,

    Votre article lève un point intéressant, mais il peut perturber par son aspect très paradoxal vers la fin.

    L’accession à d’autres milieux socioprofessionnels ou résidentiels permettra aux individus d’échapper aux sanctions sociales et aux menaces de la mauvaise réputation et cela pourrait être une première étape vers une évolution progressive des mentalités. Ainsi, là où un jeune issu de l’émigration maghrébine habitant dans la banlieue parisienne aurait peur d’annoncer à son milieu qu’il va épouser une fille non vierge, ce même jeune mis dans un milieu résidentiel habité par des cadres de la classe moyenne, aurait peur de l’inverse c’est-à-dire que les autres sachent qu’il donne encore de l’importance à cette question. On peut dire alors que c’est l’environnement qui crée le comportement ou du moins qui l’oriente en grande partie.

    Ce que vous semblez signifier, in fine, est que pour échapper aux pressions sociales d’une communauté à tendance minoritaire, il faut s’extraire pour subir les pressions sociales d’une communauté plus large.

    Que la communauté soit minoritaire ou majoritaire, nous ne sortons pas du communautarisme qui donne, par essence, des comportements conformistes. Ce type de démarche n’est pas, à mon sens, une recherche de l’expression des libertés individuelles. La liberté individuelle permet justement qu’une personne attachée à des valeurs par conviction puisse mettre en avant ses valeurs même si elles vont à l’encontre de ce qu’en pense une majorité ; cela consiste à assumer ce que l’on pense, ce que l’on est !

    Le cas de cette affaire est d’ailleurs révélateur d’une pression sociale d’une communauté majoritaire sur des valeurs d’un individu projetées dans une communauté.

    Par contre, vous exprimez que le ministère de la justice demande de faire appel. Ce qui serait inquiétant, justement, est que l’appel aboutisse ; un appel devant se faire dans un délai d’un mois alors que le jugement date de deux mois. Si l’appel est effectif, nous pourrons nous poser la question de savoir si il existe une égalité devant la loi et si la justice est vraiment indépendante du pouvoir politique ; ce qui est bien plus grave du point de vue de la liberté.



  • Christophe Christophe 6 juin 2008 18:14

    @Furtif,

    Pour corrompre, il faut en avoir les moyens ! Ce n’est pas plus compliqué que cela.



  • Christophe Christophe 6 juin 2008 18:02

    @Quentin,

    La liberté individuelle est une recherche qui nécessite un effort individuel ; on ne compte pas sur les institutions pour nous libérer ou alors il y a erreur ! La pression sociale est partout ; plus présente dans toutes les communautés religieuses, mais elle l’est tout autant dans une société, ce débat en est la preuve si il fallait en trouver une.

    Ce qui m’effraie le plus est de savoir si l’appel aura lieu ou pas. Un appel a un délai de 1 mois après le jugement. Dans notre cas, cela fait 2 mois que le jugement a eu lieu. Indépendance de la justice ou pas ??? Respect des règles de droit ou pas ???



  • Christophe Christophe 6 juin 2008 16:29

    @L’auteur ou aux auteurs,

    Tout d’abord, pour en venir au financements occultes, peut-être même liés à des enrichissements personnels (enfin je suppose, n’ayant pas eu l’occasion de lire votre ouvrage), il existe, si ma mémoire est bonne, un certain vide juridique qu’il conviendrait de combler pour ce qui concerne les comptes des syndicats.

    Concernant la corruption, nous sommes d’accord sur le fait qu’elle doit être réprimée ; comme il faut réprimer l’autre versant qui consiste à harceler les syndicalistes qui ne se laissent pas appâter par la corruption (si, si, il en existe).

    Il faut rappeler que les syndicats, comme toute structure, sont à l’image des hommes qui la forgent. L’homme étant loin d’un être parfait, il est donc essentiel de lever les dérives de comportement qui portent préjudice aux structures qui ne mènent plus les actions pour lesquelles elles sont faites.

    Il faudrait repartir, pour expliquer certaines pratiques, aux préceptes fondamentaux des organisations syndicales. L’un de ces préceptes est qu’une organisation syndicale défend les intérêts de ses membres, de ses adhérents ; c’est un précepte que nous retrouvons dans l’ensemble des structures syndicales de par le monde. Cela, bien entendu, n’est pas une excuse, ni une circonstance atténuante, entendons nous bien, mais pour constater une dérive, il faut convenir des points précis qui convergent vers cet état de faits.

    En revenant au contexte spécifiquement français, nous savons aussi que la puissance économique est le nerf de la guerre ; des organisations syndicales sans moyen sont incapables de faire infléchir quoi que ce soit. Si la conclusion consiste à exprimer que pour avoir ces moyens, la recherche d’inflexion est rejetée, nous parvenons au même constat sur l’inutilité syndicale.

    La France me semble spécifique sur un point au regard des strucutres syndicales de par le monde : le paritarisme tend, normalement, à rompre avec le précepte sus-cité de défense exclusive des adhérents. Nous touchons d’ailleurs l’un des problèmes majeurs concernant la représentativité.

    Si pour être représentatif, nous ne tenons compte que des élections professionnelles, les organisations syndicales ne doivent représenter que les citoyens participant à ces élections ; ils ne sont donc pas représentatifs dans les négociations paritaires de type sécurité sociale ou autre. Il me semble bien que le problème n’est pas aussi simple, ou simpliste, que ce que nous pouvons entendre ça et là.

    Dans certaines grosses structures, il existe des accords axés sur le développement du dialogue social. Dans ces accords apparaissent clairement les modes de financement instaurés entre les groupes (entités juridiques constitués de multiples filiales) et les organisations syndicales. Est-ce une voie acceptable ?

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