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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 2 juin 2008 11:33

    @Zalka,

    Ce jugement justifie la pression sur les jeunes femmes musulmanes. Bravo madame le juge

    Ce type de propos est exactement le genre d’élucubration qui n’ont rien à faire dans le traitement d’une affaire judiciaire. Si il existe des pressions sur les jeunes femmes musulmanes, cela ne signifie aucunement que toutes les femmes musulmanes subissent des pressions ; votre propos repose donc sur un amalgamme. La justice se réfère à des faits ! Or la mariée n’a nullement fait référence à des pressions quelconques, comme l’écrit l’auteur de cet article, la référence à des pressions aurait influencer le jugement en sa faveur.

    Si, pour le mariage, la contractualisation est publique, la volonté de se marier comme le choix du conjoint ou de la conjointe sont de l’ordre de la sphère privée ; la justice n’a pas à juger des fondements de la liberté individuelle, des convictions profondes de chacun des partis ; ce serait anti-laïc car si la laïcité établit une relation disjointe entre l’Etat et les religions, elle laisse libre cours aux individus de respecter ce que bon leur semble, que cela soit de l’ordre moral ou religieux dès lors que leur choix reste respectueux des lois de la République.

    Sinon, dans le contexte précis que vous critiquez, pourquoi ne pas aller plus loin. Depuis quand un précédent divorce, ... sont-ils des motifs valables d’annulation de mariage ? Dans un pays laïc, il est assez troublant de voir des citoyens vouloir imposer, dans la sphère privée des individus, leur vue morale ; n’est-ce pas là du terrorisme de la vertu ?

    Notre auteur a le droit, comme moi-même, comme vous-même, de juger personnellement que le critère posé par le mari est rétrograde. Mais il n’est pas du ressort de la justice de tenir compte de notre avis en la matière ; ce serait faire acte de discrimination en considérant que des critères librement consentis par les conjoints sont admissibles et d’autres non !

    La justice a dû trancher sur le mensonge ou non sur un critère librement consenti. La mariée a admis que sur ce critère librement consenti elle avait menti pour se marier tout en sachant que si elle ne mentait pas, le mariage n’aurait pas eu lieu. Par ses propos reconnaissant l’importance que revêt ce critère pour le couple et l’avoeu du mensonge, la justice a fait son travail ; et elle l’a très bien fait au regard de la législation applicable. Nous devrions, au contraire, nous satisfaire d’une justice qui applique les lois même lorsque leurs décisions vont à l’encontre du conformisme ambiant !



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 23:50

    Bonjour Masuyer,

    Heureux de vous voir parmi nous.

    En effet, ce reflexe pavlovien maintes fois expliqué par l’anthropologie ressurgit toujours au moment où on ne l’attend pas (alors qu’il y a bien d’autres sujets plus inquiétants, surtout pour les valeurs de la République). Ce principe du bouc émissaire permettant de reconstituer une cohésion éphémère de la tribu qui doit lutter un temps contre l’ennemi héréditaire.



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 23:14

    @Claude,

    je serai assez de l’avis de papy, sur la décision du tribunal : ce n’est pas cette jeune femme qui a trompé son mari, mais celui-ci ; en effet, je pense que cette jeune femme pensait épouser un mulsuman évolué (il est ingénieur). c’est lui qui l’a trompée sur la marchandise !

    Bien que je sois d’avis que ce type de critère soit dépassé, et que j’apprécie souvent vos interventions, je ne suis pas en accord avec votre propos.

    Il y a bien une chronologie ; et ce n’est pas du tout une femme qui pensait épouser un musulman évolué comme vous le laissez entendre. La question de la virginité de la mariée a été abordée avant le mariage et c’est elle qui a certifié qu’elle était vierge ; ce mensonge, comme elle l’a expliqué au tribunal était intentionnel car elle savait que si elle disait la vérité à cet homme, il n’y aurait jamais eu de mariage. Après le mariage, c’est toujours elle qui a avoué, à son mari, qu’en fait elle n’était pas vierge. Ce critère était rédibitoire pour le mari avant le mariage, pourquoi ne l’aurait-il pas été après ?

    Que ce personnage ait de tels critères sélectifs est criticable, cela je l’admets, mais ne regarde que lui. Pour la justice, la virginité n’est nullement le motif, malgré le tollé général. Le véritable motif de l’annulation du mariage vient du fait qu’elle ait menti en sachant que la vérité ne permettrait pas le mariage (et cela quel que soit le critère personnel qu’imposait l’un des deux).



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 22:48

    @Skirlet,

    Pas uniquement au niveau des formes et des règles qui sont plus de l’ordre, me semble-t-il, de l’approche grammaticale.

    En fait cela est lié principalement au vocabulaire et aux notions de synonymie. C’est sans doute l’un des points sur lesquels la langue française est l’une des plus complexes mais lui fournit aussi sa force expressive ; les nuances termilogiques s’appliquant à des contextes particuliers, l’emploi d’un terme à bon escient ayant une signification dépendante du contexte.

    Lorsque nous abordons ce principe de synonymie, nous remarquons que les termes ne sont pas universellement synonymes (en liguisitique, nous pourrions dire qu’un noème peut avoir plusieurs sémèmes). Il existe des inclusions de sens mais aussi des exclusions sémantiques ; et c’est le contexte dans lequel s’inscrit le discours qui en fournit le sens exact.



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 19:33

    @Pierre,

    Le "problème" est que justement, le mode de pensée anglo-saxon (et donc la langue anglaise) ne permet pas de transmettre les nuances de la pensée française.
     
    C’est ce qui me fait hérisser le poil quand des personnes ne connaissant absolument rien aux caractéristiques linguistiques écrivent tout et n’importe quoi sur les bases d’arguments fallacieux.
    Tout d’abord, de quelle langue anglaise parlons-nous ? Celle qui est pratiquée au royaume de Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Australie, … alors que nous constatons, pour une même base linguistique, il existe des différences qui trouvent leurs origines dans des schémas de pensée différentiés qui ne sont pas uniquement des consonances linguistiques.
     
    C’est aussi faire fi des travaux anthropologiques dont les premiers résultats datent des années 1920 ; Le rapport qui peut exister entre les catégories culturelles et leurs labels linguistiques est difficile à établir, tant il est difficile de faire la part entre la représentation et le langage qui exprime cette représentation ; mais cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de lien. L’anthropologie a mis en évidence les structures du récit et les relations entre les croyances et les types de symboles usuels d’une culture. Ce qui rejoint, semble-t-il, le propos de Krokodilo concernant le fait que l’adoption de l’anglais tend à l’adoption au moins d’une partie de la culture.
     
    Si nous l’abordons sous l’angle des connaissances, les schémas de pensée sont eux aussi tributaires de la culture ; et la langue s’adapte. A partir d’une pensée faisant appel aux concepts logico-philosophique ; une forme de la pensée humaine qui permet de dégager les caractères généraux essentiels, des choses et des phénomènes de la réalité objective ; c’est-à-dire une représentation mentale, générale et abstraite d’un objet. Ce concept, philosophique et logique, n’a pas nécessairement de rapport avec les langues ou les autres systèmes de signes. Suivent 4 niveaux de représentations que je ne détaillerais pas ici, il suffit de s’intéresser aux travaux de Rastier, Shank, Saussure, Pierce, …
     
    Comme l’a écrit Zen, nous avons affaire à un article qui ne traite que la surface de la problématique en faisant les éloges de l’anglicisme et du commerce.
     
    @Krokodilo & Esperantulo,
     
    Je me pose une question concernant l’esperanto. Si nous l’appliquons en tant que langage culturellement neutre, ne subira-t-il pas, avec le temps, des modifications profondes inhérentes aux différentiels culturels ?
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