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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 28 mai 2008 11:26

    @Lisa Sion,

    C’était, je pense, le sens de mon article ! Je trouve cette orientation favorable ; je ne suis pas souvent favorable aux mesures prises par le gouvernement actuellement, mais je tenais à souligner que pour cette fois, les orientations me semblent positives.

     



  • Christophe Christophe 28 mai 2008 11:19

    @Blé,

    Pour quoi utilise t-on les termes "pouvoir d’achats" plutôt qu’ "augmentation de salaire" pour les salariés ?

    Le pouvoir d’achat d’un patron a t-il les mêmes critères que celui d’un salarié ?

    Le pouvoir d’achat est une notion de capacité ; capacité à consommer de façon continue au même niveau de vie. Je rejoins donc, comme l’a signalé Jimd sur un autre sujet que le pouvoir d’achat se fond dans le vouloir d’achat.

    Avoir la capacité à consommer l’essentiel pour la vie (capacité à se nourrir, capacité à se protéger, capacité à se déplacer) serait une approche plus pertinente ; mais même l’INSEE, organisme de référence, ne tient pas du tout compte de ce type d’approche, noyant totalement l’essentiel dans le superflu.

    L’augmentation des salaires est un outil permettant de préserver le pouvoir d’achat, il est le seul outil fournissant une solution structurelle, durable si nous ne sommes pas dans l’individualisation quant à la distribution. Mais il existe aussi les systèmes de primes qui permettent de couvrir de façon conjoncturelle des dérives de hausse des prix.

    Lorsque nous parlons d’augmentation de salaires, il existe deux possibilités qui généralement se cumulent dans les accords de salaire :

    • Les augmentations générales ; elles n’apparaissent que pour la catégorie non cadre ; elles donnent une augmentation en niveau.
    • Les augmentations individuelles ; celles qui sont distribuées au mérite (en théorie) mais qui sont finalement soumises au bon vouloir de quelques personnes dans une chaine de décision ; elles s’expriment en pourcentage de la masse salariale (c’est donc un budget).

    Le principe de préservation du pouvoir d’achat de l’ensemble consiste à avoir une augmentation de salaire au moins égale à l’inflation. Si l’inflation est calculée uniquement sur les éléments essentiels et importants pour la vie, nous sommes dans la préservation d’un pouvoir d’achat ; si l’inflation est calculée sur un ensemble englobant des éléments ni essentiels, ni important, nous ne préservons pas un pouvoir d’achat donc même pas un vouloir d’achat. Il est des postes de dépense incompressibles dont l’inflation peut être noyée dans celle recouvrant des éléments superflux. C’est le problème posé sur les indicateurs calculés par l’INSEE ; l’exemple du passage à l’euro a été criant : en février 2002, l’INSEE a calculé une inflation de 0,5% sur le mois alors que la cours des comptes a menées une enquête ciblée sur les denrées alimentaires sur la même période, résultat, une hausse de 12,5%. Cet écart est symptomatique de ce qui se passe actuellement avec la hausse des produits pétroliers alors que l’INSEE continue de communiquer une inflation mensuelle de l’ordre de 0,1% à 0,3% !!!

    Concernant les différentes catégories sociales, le pouvoir d’achat se réfère à la même base (inflation) ; mais n’a pas la même influence (différentiel de salaire). Les postes incompressibles ne représentant pas le même pourcentage de revenus. Nous avons le même phénomène pour le vouloir d’achat, à tel point que les plus bas revenus voient leur capacité d’achat du superflu se réduire à néant tant les postes incompressibles prennent une part prépondérante de leur revenu. Sur de très hauts salaires, cela consiste à réduire leur capacité d’achat de produits superflux.



  • Christophe Christophe 28 mai 2008 10:22

    @Lisa Sion,

    Si je reste d’accord avec vous sur la transmission de relations inviduelles, la seule chose auquel je me réfère est la transmission, par les individus, des éléments collectifs, ceux nous permettant de vivre ensemble.

    L’une des caractéristiques premières de l’homme est qu’il est un animal politique, il est dans l’incapacité de vivre isolément ; il est donc nécessaire d’établir des relations entre l’individu et son groupe d’appartenance ; ce que nous pourrions concevoir comme éléments de type collectif, même si ils sont dérivés, dans le cadre de compromis, des aspirations individuelles de chaque élément du groupe.



  • Christophe Christophe 27 mai 2008 21:13

    @Lisa Sion,

    Je peux comprendre la problématique que vous posez, principalement si nous l’associons au discours bien pensant de l’économie néolibérale consistant à dire qu’avant de partager le gâteau, il faut qu’il croisse.

    Et depuis plusieurs décennies, le gâteau ne cesse de croître mais le couteau est trop élimé pour le découper convenablement. C’est l’un des leurres de l’économie néoclassique dans lequel nombre de nos concitoyens se sont engoufrés en pensant à leur propre intérêt.

    Depuis l’antiquité, il existe deux conceptions de la République. L’une a été définie par Platon et l’autre par Aristote. Ce dernier voyez la République, en résumé, comme un système conçu sur deux régimes dégénérés : l’oligarchie ; en posant le postulat que seuls les puissants ont la capacité de diriger ; et la démocratie ; laissant croire au peuple qu’il a un droit d’expression lui permettant de penser qu’il peut influencer les orientations de sa cité. Aristote exprime très bien que l’oligarchie pure, sans quelques préceptes démocratiques, aboutit à la révolte du peuple.

    La République, au sens de Platon n’a pas du tout la même allure ; il n’est nulle question d’un totalitarisme, bien que quelques points méritent les modifications au regard de l’évolution historique.

    Quelle République appliquons-nous, à votre avis ?

    A ce niveau de raisonnement, je ne pense pas être totalement dupe. Reste que je suis sensible à la souffrance de mes congénères et que la moindre mesure pouvant les soulager me satisfait. C’est sans doute bien peu de chose !

    Toutes les informations sur le partage des richesses dans le monde occidental ont la même tendance ; et ce n’est pas nouveau. Il me semble bien que les citoyens ont oublié une chose essentielle au fil de notre histoire ; rien n’est jamais acquis définitivement.



  • Christophe Christophe 27 mai 2008 19:37

    @Philippe Renève,

    En effet, c’est là un point à surveiller avec beaucoup d’attention.

    Mais quoiqu’il en soit, dans les TPE et mêmes les petites PME, il n’y a pas d’augmentations de salaires ; ce qui fait que les salariés ne voient leur salaire évolué qu’au rythme des évolutions du SMIC une fois que ce dernier a rattrapé leur niveau de salaire. Si cela pouvait leur permettre d’avoir une amélioration de leur revenu annuel.

    Vous savez, dans les entreprises où existent participation et intéressement (dont celle où je travaille), c’est un combat de tous les instants pour faire valoir qu’entre le conjoncturel et le structurel il existe une différence fondamentale.

    Je peux comprendre le propos de la CFDT, mais le propos dans l’article (a-t-il été tronqué ?) n’est pas suffisamment précis. C’est aussi le rôle des organisations syndicales de se battre (car c’est une bataille actuellement) pour les augmentations de salaires.

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