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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 14:52

    @Léon,

    A la limite, quelqu’un d’un peu consensuel lui proposera des cours de cuisine. Pour le cas d’aujourd’hui, il me semble difficile de revenir en arrière !



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 13:55

    @Armand,

    Merci d’intervenir en ce sens.

    Depuis quand devons-nous juger collectivement des convictions profondes d’un individu ; convictions qui font partie intégrante de sa sphère privée ?

    Le mariage est-il un engagement entrant dans la sphère privée ?

    Dans un mariage, que ce soit l’un ou l’autre, peut-il faire reposer son choix sur ses convictions personnelles ?

    Dès lors qu’il y a tromperie volontaire, l’annulation est-elle légitime ?

    Cela n’a donc strictement rien à voir avec une religion, ni avec la virginité ou non d’un des mariés.

    Nous pouvons juger que le marié a une pensée moyenageuse en exigeant la virginité, mais cela ne concerne qu’une et une seule personne : lui-même !



  • Christophe Christophe 30 mai 2008 12:31

    @L’auteur,

    En effet, nous ne pouvons qu’être sensibles, humainement, à cette problématique ; bien que certains propos sur la prostitution de personnes majeures (donc sous-entendu consententent) ne me semblent pas aussi juste que cela ; sauf à poser l’hypothèse qu’il n’existe aucun moyen de persuasion entre les hommes et les femmes.

    Si je rejoins votre propos sur le besoin de sensibilisation, je me pose la question sur ce marché, à but fortement lucratif, sachant que l’économie ne pose aucune limite, et encore moins morale ou d’autorité, au développement de la logique de marché. Si il y a demande, il est légitime qu’il y ait une offre ; raisonnement qui, dans ce contexte, me fait plutôt vomir, mais il faut être cohérent jusqu’au bout !

    Auparavent, dans certains pays d’Amérique du sud, pour des besoins de survie, des parents jetaient leurs enfants sur les routes (sous les voitures) après leur avoir contracté une assurance vie ; aujourd’hui ils détruisent leurs enfants par d’autres voies sans pour autant leur enlever la vie. N’y a-t-il pas une certaine continuité dans l’horreur ?

    Lorsque vous abordez les mesures législatives, nous sommes d’accord que c’est un premier pas, mais cela est loin d’être suffisant. Condamner une personne étant passé à l’acte ne résout pas le problème fondamental ; cela met en évidence qu’il n’y a pas impunité mais cela ne change finalement pas trop les choses dans le fond ; certes cela peut faire décroître le phénomène mais en aucun cas l’anihiler.

    Quid des réseaux, en parallèle d’autres, qui trouvent des appuis financiés assez important pour permettre une internationalisation du phénomène ; nous sortons là du cadre d’une mère qui permette à un touriste d’abuser sexuellement de son enfant, et nous abordons plutôt les réseaux organisés. Pour ce qui concerne la législation, nous ne visons surtout pas les têtes financières en mettant en place des mesures à l’égal de la lutte contre le terrorisme par exemple ; nous nous contentons de mettre en place des législations permettant de punir quelques clients de ce commerce et quelques intermédiaires de l’organisation. Cela permet de se donner bonne conscience sans vraiment lutter pour faire disparaître définitivement ce type de commerce.

    Désolé pour le cette intervention un peu distante et froide, mais ce type de problème de l’exploitation des enfants dans un but lucratif est si ancien, prenant différentes formes en s’adaptant à son temps, que je ne pense pas une seconde que les détenteurs du pouvoir veuillent vraiment lutter contre ; n’est-ce pas aussi un exutoire ?



  • Christophe Christophe 29 mai 2008 14:33

    @Castor,

    Argument tout à fait recevable : il est permis de faire moyennant que vous ayez la capacité de le faire.

    Pour ma part, il n’y a rien de nouveau dans l’ensemble de la législation française, même européenne. Le droit est souvent acquis dans les sociétés libérales, mais la capcité de faire valoir ce droit n’est pas assurée.

    Je comprends donc l’approche que vous avez, même si je ne partage pas cette tendance.

    Pour ma part, et je pense que c’est l’interprétation que bien de mes concitoyens ont, est que la notion de laïcité consiste à ne pas se préoccuper des affaires religieuses ; c’est la garantie de la neutralité. En bref, chaque religion se débrouille avec ses moyens.

    Il y a une autre approche de la laïcité qui consiste à accepter que l’Etat puisse intervenir à égalité pour toute les religions. Dès lors que l’Etat agit, nous ne sommes plus dans la laïcité radicale française ; la seule qui ait fait ses preuves au cours du temps. Il me semble que votre propos s’inscrit plutôt dans cette catégorie, mais peut être que je me trompe.

    Lorsque je parle de continuité dans le glissement de sens du mot laïcité, passant de mon premier paragraphe au second, la démarche actuelle est bien dans la continuité des actions récentes de l’Etat ; par exemple son engagement fort pour la création d’une instance représentative du culte musulman.

    En fait, il me semble bien que ce glissement vient principalement de cette religion relativement jeunes dans nos sociétés. La crainte pourrait être de voir des écoles confessionnelles musulmanes se créer en dehors du contrôle de l’Etat ; qui ne seraient pas sous contrat étatique donc !

    En approchant ainsi, le but pourrait être de permettre de ramener l’ensemble des écoles privées vers une contractualisation permettant à l’Etat d’avoir un droit de regard sur ce qui s’y passe. La contre-partie serait de permettre aux autres écoles confessionnelles (déjà sous contrat) de rompre avec la mixité obligatoire actuellement. Il ne faut pas se leurrer, la religion musulmane n’est pas la seule à prôner une différentiation majeure sexiste ; toutes les religions monothéïstes le font.

    Si nous nous référons à la dernière enquête sur la mixité ; voir mon lien précédent renvoyant sur un article du Sénat ; il ressortait un recul évident des écoles confessionnelles hors contrat. Ce morceau de texte jouera donc un effet compensateur et permettra, à n’en pas douter, un retour vers les valeurs traditionnelles religieuses ; les écoles confessionnelles préféraient avoir des financements étatique en faisant l’effort de mixité, demain, nous leur offriront les financements tout en leur permettant de prôner la non mixité. Il me semble que le curseur se déplace !

    Mais la réflexion, à ce niveau est totalement insuffisante au regard des valeurs républicaines. Habituer nos jeunes générations d’être traité en fonction non pas de leur statut unifiant de citoyen, mais en fonction de caractéristiques propres à l’individu (de sexe, de race, de couleur, ... tout cela n’a pas de frontière dès lors que l’on apprend à aborder les hommes selon des caractéristiques spécifiques) vont à contre courant du principe d’égalité : seule la notion de citoyenneté est unifiante sur un pied d’égalité.

    Si je devais résumer la tendance, nous glissons de notre République, avec nos valeurs auxquelles nous sommes attachés culturellement, vers une démocratie sans doute de type anglo-saxonne.



  • Christophe Christophe 29 mai 2008 12:19

    @Castor,

    Pour votre dernier point, nous sommes d’accord ; ce serait un recul.

    Le principe de la laïcité ne consiste pas à être contre les religions, ni pour ; mais à avoir une position neutre, une position d’équilibre dans la neutralité.

    La législation s’appliquant à la mixité dans les écoles ne veut pas imposer dans le but de contraindre la liberté de chacun. Ainsi, seules les écoles sous contrat étatique sont soumises à cette réglementation, en respect de la laïcité pour laquelle l’Etat est dans une position de neutralité et que sa vocation première consiste à faire en sorte que l’école participe à la transmission des connaissances dans un but d’aider à construire les citoyens de demain.

    Afin de ne pas contraindre, il est possible de voir des écoles confessionnelles qui ne sont pas sous contrat étatique. Les parents (mais sans doute moins les enfants) ont donc la possibilité de choisir.

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