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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 25 mai 2008 10:52

    @Jean Lasson,

    Le véritable virage de la CFDT, d’après les chercheurs du CNRS ayant participés à l’ouvrage Le syndicalisme dans le monde, a eu lieu en 1983 à la suite de l’explosion de l’union de la gauche.

    En fait, nous pouvons, dans cet ouvrage faire le prallèle entre les Trade Unions britanniques et la CFDT française quoi que leur parcours et l’enchaînement soit différent ; ce sont tous deux des syndicats gouvernementaux et non des réformistes, ne faisant pas de distinction entre compromission et compromis.

    @L’auteur,

    Ajourd’hui, la CFDT est prise à son propre piège. Etre réformiste ne signifie pas de signer à la volée tous ce qui se présente, cela consiste à ne pas avoir de tabous, pouvoir aborder les problématiques avec des propositions réalistes et faire ainsi avancer les négociations. Le problème consiste à savoir ce qui se passe dans une négociation (aujourd’hui, nous devrions parler de consultation, ce qui n’est pas la même chose). Il faut simplement remarquer que les propositions existent sur la problématique des retraites ; la résultante est avant tout un choix politique. Si mes souvenirs sont bons, en 2003, les organisations syndicales qui avaient des propositions pour avancer dans le bon sens, celui vers lequel la réforme signée tendait, mais qui n’avaient pas le même type d’approche, étaient taxées d’immobilistes.

    Aujourd’hui, le MEDEF impose tout autant l’immobilisme en bloquant les négociations sur l’emploi des séniors comme d’ailleurs sur la pénibilité. Le gouvernement ne sait pas quoi faire réellement pour l’emploi des séniors ; il s’oriente sur une taxation concernant le fait de se séparer des salariés agés, ce qui, il faut le souligner a déjà existé (Taxe De Lalande) et, n’apportant pas une solution au problème, a été abrogé.

    Pour signer un accord équilibré, un compromis, les garanties de part et d’autre doivent apparaître sur le texte relatif à l’engagement. La CFDT s’est contentée de signer un accord en ayant la parole du patronat et du gouvernement d’engagement sur les contreparties. La parole n’engageant que ceux qui y croient ...



  • Christophe Christophe 23 mai 2008 17:40

    @Argoul,

    Votre propos rejoint donc celui d’Habermas : Au lieu d’imposer à tous les autres une maxime dont je veux qu’elle soit une loi universelle, je dois soumettre ma maxime à tous les autres afin d’examiner par la discussion sa prétention à l’universalité. Ainsi s’opère un glissement : le centre de gravité ne réside plus dans ce que chacun souhaite faire valoir, sans être contredit, comme étant une loi universelle, mais dans ce que tous peuvent unanimement reconnaître comme une norme universelle.

    Par contre concernant le fait qu’il n’y ait que dans les pays socialistes que le parti décide de tout est quelque peu incomplet. Les règles économiques mondiales ne sont pas soumises à discussion ; elles sont imposées et nous savons tous qu’elles émanent des pays riches, principalement occidentaux, qui sont censés être des démocraties ou des républiques, au nom d’un libéralisme qui n’en porte plus que le nom.

    Nous sommes d’accord sur le fait que certains libéraux se sont appropriés l’économie comme outil de développement du libéralisme. Nous pourrions émettre une première remarque : l’économie a pour vocation à ne s’intéresser qu’aux hommes solvables ; leurs hypothèses le confirment ; ce qui met en évidence que la liberté est déjà tronquée pour une partie du genre humain.

    Comme je vous l’ai signalé précedemment, et c’était le sens de mon intervention, l’économie néoclassique (je prends uniquement celle qui s’applique de nos jours) a un besoin essentiel des sciences et de la technique ; elle a poussé à la sacralisation de ces domaines en les rendant autonomes. D’un point de vue économique, ces domaines sont supérieurs au genre humain ; la sacralisation a pour but de rendre dépendant l’homme de la technique et non de permettre à l’homme une maîtrise totale sur ces domaines.

    Pensez-vous sérieusement que l’outil soit approprié pour développer la liberté ? Pouvons-nous développer la liberté en imposant des entraves ? Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il faut sombrer corps et âmes dans des idéologies qui ont montrées leurs limites ; mais bien qu’il faut rompre avec une idéologie qui ne nous mène nullement au libéralisme sous couvert d’arguments fallacieux.

    En revenant aux propos d’Habermas, il me semble bien qu’il mette en évidence une véritable notion propre au libéralisme ; l’universel ne peut se construire que sur les compromis de singularités. Il est plus aisé, de nos jours, d’imposer l’universalisme, écrasant de fait les singularités rétives. Nos philosophes comtemporains ne font-ils pas état que le XXème siècle met en évidence l’échec de l’émancipation ?



  • Christophe Christophe 22 mai 2008 19:06

    Merci de la précision.

    J’ai la mémoire qui flanche !



  • Christophe Christophe 22 mai 2008 19:01

    @L’auteur,

    Le libéralisme économique a utilisé le capitalisme comme levier pour démontrer sa croyance. Laissez faire les échanges, l’entreprise, l’innovation – et vous aurez les libertés, la richesse et le progrès.

    Pas uniquement ; si le libéralisme économique en était resté exclusivement à ce point, nous n’aurions sans doute pas autant de problèmes.

    Le libéralisme économique a aussi et surtout sacralisé les sciences et la technique qui sont ses moteurs. C’est ce que levait Ellul : Ce n’est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique. Il est vrai que Ellul est sans doute plus proche de la remarque de Mélanie que des propos qui permettent l’introduction de votre article : On ne peut pas créer une société juste avec des moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d’esclaves.

    Nous avons nombre de penseurs sans pensée profonde. Le principe de causalité est bien plus souvent représentée par une arborescence de causes et de conséquences ; lorsque nous étudions une conséquence, il faut remonter l’ensemble des causes qui y mènent pour en résoudre les effets ; modifier la cause première. Au lieu de cela (est-ce conscient ou non ?), la plupart de nos pseudo-penseurs ne font que remonter la première branche sans jamais aller au-delà. Ce sont les causes premières, les racines, qu’il faudrait étudier et non les causes intermédiaires qui sont aussi des conséquences intermédiaires.

    Emettre des critiques exclusivement sur les individus (ce qui est certes à la mode actuellement) consiste à omettre que si l’homme a la capacité de faire évoluer son environnement, ce dernier, en retour, influence son comportement.



  • Christophe Christophe 22 mai 2008 15:53

    @Thierry Jacob,

    Si le service minimum consiste à ouvrir les écoles pour accueillir les enfants le temps d’une gréve...OK !

    Même si cette mesure doit faire augmenter vos impôts locaux ?

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