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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 20 mai 2008 15:03

    @Lerma,

    Vous avez bien des portables DELL commerçialiser dans les grandes surfaces qui permettent d’utiliser son ou ses empreintes digitales comme mot de passe

    Que vous fassiez ce que bon vous semble, pourquoi pas ? Mais vous devriez savoir qu’une telle décision, qui n’a, pour l’instant, pas le staut d’obligation le deviendra avec le temps ; signifiant que bientôt notre libre circulation sera contrainte par une restriction de nos libertés individuelles.

    Il n’y a rien de mal à voir une démocratie assurer la sécurité d’un pays contre des organisations criminelles et terroristes

    Dites Lerma, vous n’avez l’impression de la jouer sur le mode de ceux que vous critiquez, dont votre argument principal consiste à dire que certains jouent allégrement sur les peurs pour parvenir à leurs fins ? Votre raisonnement est basé sur une géométrie tellement variable qu’il semble être d’un vide sidéral.

    Vous devriez être plus méfiant envers ceux qui nous représentent, ceux à qui nous déléguons notre pouvoir, et ce quel que soit leur bord politique. Si il existe des citoyens qui ont tout intérêt à vider la démocratie (ou la République parce que nous sommes, en France, en République) de sa substance, ce sont ceux qui ont la capacité de modifier les choses, ceux qui en détiennent le pouvoir.



  • Christophe Christophe 19 mai 2008 17:57

    @Bulgroz,

    Je suis volontiers provocateur, n’étant pas ni de l’EDuc Nat ni Fonc. Je me contente de payer des impôts comme beaucoup et je dis les choses comme je les perçois. C’est un point de vue comme n’importe quel citoyen. Je n’ai pas spécialement de gants à prendre vis à vis de cette catégorie de population.

     La provocation ne me gène pas, pas plus que l’avis de n’importe quel citoyen ; mon avis n’a pas plus de poids qu’un autre, je suis comme vous, j’essaie d’exprimer certaines choses que je resens en m’appuyant aussi, parfois, sur du vécu. D’ailleurs, je ne suis pas fonctionnaire, ni de l’Education Nationale.

    Vous évoquez les problèmes liés aux redoublements, je n’en sais rien.

    En tant que Président d’association, j’ai eu beaucoup de cas de cette espèce à traiter ; pourtant la plupart des parents n’étaient ni étrangers, ni socialement défavorisés ; comme certains parents m’ont demandé conseil en la matière (que leurs enfants soient en primaire ou au collège).

     J’imagine que 80% des problèmes de l’Education Nationale viennent des parents eux mêmes. On demande aux profs de régler des problèmes qui sont ceux de la société.

    Tout ne repose pas sur les enseignants, du moins c’est aussi mon avis. Les facteurs sont nombreux, qu’ils soient d’ordre parental voir même sociétal. Ce n’est pas une recherche de fuite devant les responsabilités de chacun en exprimant les problèmes pouvant être inhérents à la société, mais il faut être conscient que l’école n’est pas un sanctuaire, quand la société évolue, l’environnement scolaire évolue dans les mêmes proportions.

     Quand je dis que l’EN produit 40% de malfaçons, je sais pertinemment qu’aucun prof n’est en capacité de les éviter en totalité.

    Mais il me semblerait tout à fait pertinent de trouver des solutions permettant de résoudre de façon la plus complète possible les problèmes posés.

     Le problème est que le discours des profs est toujours le même :"effectifs insuffisants, administration archaïque." Il faudrait les croire sur parole et les laisser augmenter sans cesse le budget de l’état sans amélioration des résultats et sans que jamais ceux ci ne se remettent en cause ni expliquent la nature des problèmes qu’ils rencontrent. Le problème de la classe unique de Bendejun (Basse Auvergne) n’est pas le même que celui de l’école de la cité Stalingrad à Argenteuil. On n’en entend jamais parlé de ça, bizarre ?

    A environnement différents, problèmes différents. Je suis d’accord qu’il y a un bruitage conséquent dès lors que nous essayons d’aborder les questions relatives à l’école. Je suis aussi d’accord sur le fait qu’un investissement suplémentaire doit porter ses fruits et qu’il doit pouvoir être mesuré objectivement (ce n’est pas toujours facile dans ce domaine, mais il faut essayer).

     La dernière fois, sur Agoravox, quelqu’un a parlé de cet élève qui a donné 7 coups de poignard à sa prof. L’auteur n’a fait aucune mention du fait que cet élève était congolais,que sa mère était à la dérive et ne comprenait rien, non l’auteur a mis en cause le proviseur et le rectorat.

    Comme les médias ne parlent pas de cas d’exception inverses avec une forte implication du corps enseignant. Le sensationalisme des médias oblitère totalement les réussites pourtant dans des contextes sociaux très difficiles.

     L’Education Nationale a un énorme problème, en s’agitant comme elle le fait, elle se met à dos les citoyens.

     Il arrive parfois, en croyant bien faire, que les actions que nous menons sont perçues à l’inverse de l’attendu. Pour avoir été en contact avec bien des enseignants, je n’en n’ai pas vu beaucoup qui considéraient avoir la science infuse, même si certains ont des positions hautaines, ils exacerbent autant leurs collègues que les parents.

    Ce qu’on demande,c’est de la transparence et l’assurance que les problèmes soient bien ciblés, tant du point de vue des défaillances de la société que des défaillances des fonctionnaires.

    L’éducation des enfants, ou plutôt l’acquisition des connaissances nécessaires à leur avenir, nous concerne tous. La transparence devrait être de mise, même si la structure de l’E.N. est diffcile à appréhender. Je suis comme vous, il me semble qu’il est essentiel de bien cibler tout d’abord les problèmes (ce que le rapport commence à aborder de façon très macro), il faut en identifier la nature, trouver les rouages défaillants et améliorer là où cela ne va pas. Les résultats macroscopiques mettent en évidence des problèmes évident qui nécessitent résolution.

    Après, c’est une question de méthode. Il serait peut-être pertinent de faire intervenir des membres de la société civile, des enseignants de tous les niveaux, du primaire aux études supérieures, une sorte d’Etats Généraux pour faire le bilan des carences, et trouver les solutions les plus adéquates en correspondance au budget national et ce par niveau. Il faut assurer une continuité dans les différents cycles scolaires et aborder les points sans tabou.



  • Christophe Christophe 19 mai 2008 16:37

    @Bulgoz,

    25% des élèves entrant en 6ième ont des acquis fragiles, 15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères, bref, au total une usine qui produit 40% de malfaçons.

    Et quelle en est la cause mon cher Bulgoz ?

    En fait ce rapport, même si il reste pertinent pour l’analyse de l’existant, ne se focalise que sur un point : la formation des enseignants ; il y pointe donc un doigt accusateur exclusif. Même si il semble découvrir que le savoir est cumulatif et que les carences du savoir le sont aussi.

    Pourtant, lorsque nous nous intéressons de près à ce qui se passe dans l’école, si nous pouvons admettre qu’il y a certaines choses à faire dans la formation des enseignants, il reste évident que tant que perdurera le droit d’opposition des parents au doublement en primaire, et bien les carences de l’élève se cumuleront.

    Lorsque vous devez traiter sur le terrain, et pas de façon abstraite, les problèmes énoncés par la commission, vous remarquez très vite que quasiment 50% des élèves en difficulté et grande difficulté en 6ème sont un héritage direct de l’opposition parental au doublement d’une classe de primaire ; beaucoup de parents pensent être plus aptes que l’équipe pédagogique pour décider si l’élève / l’enfant a atteint ou non le niveau d’acquisition requis.

    Si ce comportement est pénalisant pour l’élève (ce n’est jamais marrant d’assister à un cours où vous ne comprenez pas de quoi il est question), il est aussi compréhensible eu égard aux règles appliquées dans les collèges et lycées concernant les élèves ayant doublé deux fois ; il n’ont plus droit à la moindre erreur.

    En effet, il est sans doute nécessaire de réformer l’école, mais il serait bon de se poser les bonnes questions concernant les causes réelles qui ont menées à un tel fiasco. Mais il vaut mieux, à n’en pas douter, stigmatiser les enseignants que de remettre en question une règle qui ne serait pas appréciée par les parents plus nombreux à n’en pas douter.

     Alors, avec eux, crions : « non au changement, pas touche à l’éducation, pas de service minimum, droit minimum universel à l’éducation, non aux heures supplémentaires, l’éducation est à nous, on est chez nous, laissez nous tranquilles, Aschiéri à l’Elysée !! Nous devons lui faire comprendre qui commande içi. »

    Je ne pense pas que le problème soit là où vous tentez de l’amener. La réforme actuelle est une opération purement comptable mais ne cherche en aucun cas à résoudre les problèmes énoncés dans le rapport auquel vous faites référence.

    D’autres points pourraient être levés. Les rectorats peuvent fournir des données d’effectifs sans aucune source objective ; cela est du vécu. Lors des grèves administratives des années 1990-2000, les rectorats ne recevaient pas les effectifs des écoles primaires ; ce qui ne les empêchaient pas de faire des estimations d’effectif pour la répartition dans les collèges. Dans bien des cas, il manquait deux à trois unités (des classes). D’autre part, certains rectorats que j’ai pu contacter m’ont assuré qu’il ne tenaient pas compte des données démographiques des secteurs dont ils avaient la charge.

    Pour revenir au principe de doublement d’une classe, l’association entre l’âge d’un élève et ses capacités à appréhender les savoirs en correpondance est purement théorique, pour ne pas dire purement administratif ; alors qu’appréhender des connaissances dépend plus de la maturité que de l’âge. Les solutions se cantonnant toujours sur ce type d’achaïsme est principalement motivé, là aussi, par un besoin purement comptable : un doublement engendrant, vous vous en doutez, un coût économique.

    Pour ma part, faire un comparatif sur les acquis en 6ème est une bonne chose, mais il ne peut être comparé à d’autres résultats qu’au regard de l’âge moyen d’entrée en 6ème. Il nous faut donc rechercher ces statistiques que je n’ai pas à ma disposition.

    Quoiqu’il en soit, cela ne concerne pas un clivage gauche droite ; tous deux ont participé activement à cette détérioration, et le gouvernement actuel continue sur la même voie.



  • Christophe Christophe 19 mai 2008 12:40

    @Bernard Dugué,

    Je ne pense pas que nous puissions nier la notion d’individualisme dans le contexte de mai 68 ; il ne me semble pas que la question soit vraiment là.

    Il me semble plus judicieux de convenir, de prime abord, du sens que nous pouvons donner aux termes utilisés aujourd’hui au regard de du sens existant dans notre histoire.

    En 1968, il me semble que l’individualisme était vu sous l’angle d’Amiel : l’extension croissante des droits de la personne humaine et la revendication pour elle d’une indépendance toujours plus entière de ses mouvements, et d’une participation toujours plus complète à tous les biens sociaux est un fait ; cette émancipation raisonnée de l’individu s’appelle l’individualisme.

    Aujourd’hui, l’individualisme n’a plus exactement le même sens ; il est vu sous l’angle péjoratif d’antan , une tendance à s’affranchir de toute obligation de solidarité, à ne vivre que pour soi.

    Comme vous le signalez, en mai 68, les rapports étaient plus axés sur la recherche de la perception d’autrui pour pouvoir la confronter à la sienne ; c’était une démarche reposant sur une obligation de solidarité, ce n’est pas un comportement égocentrés comme nous en constatons aujourd’hui, aussi bien au sein de la nation que dans les propos de nos représentants politiques, tous les stigmates. Comme nous constatons aujourd"hui un manque criant d’émancipation alors que ce point était justement l’une des revendications majeures de mai 68.



  • Christophe Christophe 18 mai 2008 18:40

    5A3N5D & Dogène,

    Tout d’abord si je suis d’accord avec Dogène sur la nécessité de continuité du service public, si je conçois que cela évite un trop grand disfonctionnement dans les hôpitaux ainsi que dans les transports en commun, exprimer que le service minimum dans l’éducation nationale, dont le but est la transmission des savoirs, permettra d’assurer la fonction est irréaliste.

    Déjà, avec les effectifs actuels, la continuité ne peut être assurée avec une telle solution ; après une réduction drastique du nombre d’enseignants qui engendrera une hausse des effectifs par classe, cela devient une pure ineptie. Si vous préférez Dogène, il ne me semble pas que l’école soit uniquement une garderie, mais je peux me tromper !

    Il a existé le même type de problème dans les transports. L’orientation, particulièrement à la RATP, fût la recherche de l’amélioration des relations sociales dans l’entreprise et tout cela fût approuvé par les organisations syndicales. Dans un climat social serein, les grèves sont peu nombreuses ; même si il existe dans les organisations syndicales quelques jusqu’au boutistes. Mais notre Président préfère mettre en place un service minimum, ce qui en dit long sur l’état d’esprit.

    L’amélioration des relations sociales passe par un respect mutuel et un dialogue ouvert, nécessitant souvent des périodes de négociations plutôt que des décisions unilatérales sans discussions aboutissant généralement à des oppositions fortes. L’orientation du Président est donc claire : il ne souhaite pas dialoguer mais prendre les décisions qu’il juge devoir prendre sans consultation ni négociation ; le service minimum venant donc combler les effets négatifs de ce type de comportement. Il respecte cependant son slogan de campagne de supprimer un fonctionnaire sur deux ; mais l’argumentaire sur la qualité de l’enseignement est non recevable, c’est une décision purement comptable pour faire des économies et la qualité de l’enseignement devra s’adapter.

    C’est un choix comme un autre, mais le service minimum, quel que soit le service public auquel il s’applique restreint ou ne compense pas du tout la continuité du service. Dans les transports en IDF, si en temps normal il faut x métros pour transporter les quelques millions de personnes aux heures de pointe (x étant déterminé en fonction du nombre de passagers journalier) et que le service minimum assure y (y < x) métros pour le même nombre de passagers, le service minimum ne pourra assurer le flot normal. Pour l’école, c’est pire, car aucun enseignant ne fera classe à 25 * 2 (ou 3) élèves ; c’est donc un pansement sur une jambe de bois. Mais cela fait plaisir aux français d’après les enquêtes d’opinion ; ce qui me pose souci sur la perception qu’ont les parents de l’école ... une simple garderie durant la journée ?

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