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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 17 mai 2008 18:02

    @Tintin,

    Donc nous sommes d’accord sur ce point puisqu’il est impossible de démontrer cette assertion qui d’ailleurs ne se vérifie pas dans tous les cas. Mais cela s’applique tout autant à son interlocuteur qui, comme le signale notre auteur est dans une même position de type dogmatique sans aucune démonstration proposée.

    N’étant pas économiste, mais logicien, il s’avère que je n’ai pas la propriété formelle permettant d’insérer en logique une proposition permettant de faire en sorte que (encore de la logique modale mais pas de la déontique), dans le cadre de la mise en concurrence, un mécanisme x (ou plusieurs) influence suffisamment certains agents économiques (des homo oeconomicus) pour ne pas pencher pour la maximisation de leurs profits (est-ce une remise en cause de l’hypothèse ?)



  • Christophe Christophe 17 mai 2008 15:40

    @Jimd,

    La réflexion que vous portez entre logique et économie est pertinente ; c’est sans doute un sujet qu’il faudrait approfondir.

    A l’inverse de Tintin, qui semble confondre logique et vue de l’esprit, les propos de B. Maris lèvent une approche intéressante dans le fond mais ne fournit pas les éléments de réflexion nécessaire. D’ailleurs J.-M. Sylvestre fait de même.

    Dans votre propos, vous citez des exemples recevables ; comme il existe des contre exemples tout à fait recevables. Cependant, en raisonnement logique, ce n’est pas parce qu’il existe des cas qui affirment l’hypothèse de réduction des coûts pour le consommateur (donc un quantificateur existentiel), que nous pouvons en conclure une généralité (quantificateur universel). Cette approche serait très réductionniste. Comme il apparaît, en sens inverse, pour les contre-exemples, le même problème. Ce qui signifie, en terme logique, que cette problématique devrait être considérée comme indécidable ; nous ne pouvons certifier ni l’une ni l’autre des assertions.

    Il faut donc mener une réflexion plus approfondie sur le sujet. Si nous raisonnons d’un point de vue logique, quels sont les mondes possibles concernant l’ouverture à la concurrence selon les précepts économiques que nous appliquons ?

    Entre les deux positions extrêmes que sont soit la baisse des prix pour une marge constante ou un maintien des prix pour un accroissement des marges, il existe sans doute quelques cas se situant entre les deux ; la logique n’est pas binaire, sauf si en économie nous n’utilisons comme concept logique que le principe du tiers exclu ; ce qui mettrait en évidence de grosses lacunes en ce domaine de la part des économistes.

    Comme quoi, à l’inverse de Tintin qui exprime la méconnaissance de l’économie de la part d’un détracteur, nous pouvons lui opposer la méconnaissances des sytèmes logiques de la part de l’autre intervenant. Je rappelle, si besoin est, que sans le savoir, a priori, Sylvestre fait appel à une logique modale en posant une systématisation donc une obligation. Encore faudrait-il savoir si d’un point de vue logique, il voit l’obligation selon les axiomes KD ou KT.

    Pour information, mais cela n’est peut-être pas très connu chez la plupart des personnes n’ayant pas étudié les systèmes logiques, le bon sens n’a strictement rien à voir avec la logique formelle. Il me faudrait retrouver des cas où, pour une question donnée, la réponse de bon sens est contredite par la logique.

    A moins bien sûr que certains économistes utilisent le terme logique pour parler d’autre chose que la logique formelle ; faisant donc référence au bon sens inductif en oposition avec la logique déductive.



  • Christophe Christophe 16 mai 2008 12:56

    D’après certains économistes, cette croissance est due à deux facteurs : un accroissement de 8% de l’investissement dans les entreprises françaises et une exportation française record mais ... conjoncturelle. Par contre, pour ces mêmes économistes, la consommation était et reste en berne.

    Je qui reste admirable chez nos politiques de tout bord est dans leur discours. En effet, les mesures économiques qui n’ont rien à voir avec des réformes, juste quelques ajustements fiscaux, ne devraient porter leurs fruits que dans le temps (entre deux et trois ans). C’est ainsi que notre gouvernement se défend de la grogne générale et sur ce point, il a raison ; les transformations suite aux quelques modifications nécessitent le temps de leur mise en place effective et de toutes les actions leur permettant de prendre l’ampleur attendue.

    Mais là, oh surprise, la croissance est au-delà de l’attendu. Donc notre gouvernement communique en se satisfaisant des mesures prises qui n’ont pas encore eu d’effet déterminant ; mais cela fait beaucoup de bien de se gargariser sur des changements qui n’ont eu quasiment aucun effet (les chiffres de 2007 laisseraient entrevoir qu’il aurait fallu 3 mois pour que les mesures prennent cette ampleur ; un conte de fée en quelque sorte).

    Mais que voulez-vous, c’est humain !!! Et je vois mal notre Président féliciter l’ancien Premier Ministre Monsieur De Villepin.



  • Christophe Christophe 15 mai 2008 14:16

    @L’auteur,

    Article très intéressant.

    Je ne sais si la philosophie peut être ou non enseignée dès la sixième ; l’esprit critique nécessite un minimum de rigueur de raisonnement, et cela sans parler de raisonnement trop formel.

    Imaginons que la philosophie soit enseignée tôt. Les conséquences ne seraient-elles pas d’aboutir à un enseignement de type polémique (au sens platonicien) ?

    Mescalina cite Machiavel, mais l’enseignement litéral, non polémique, était déjà la vision d’Aristote mise en évidence dans la République.

    L’étude de la philosophie permet une meilleure ouverture d’esprit et augmente nos capacités de raisonnement ; c’est une méta-pensée qui suplante notre propre pensée nous permettant de nous questionner sur nous-mêmes. C’est du moins l’expérience que j’ai pu vivre lors de mon apprentissage tardif de la philosophie. Nous pouvons avoir une pensée technico-scientifique sans ne jamais avoir abordé la philosophie ; mais les approches philosophiques nous poussent vers une remise en question de nos certitudes scientifiques et techniques.

    Si nous nous basons sur les propos de Montherlant : La France par un incoercible libéralisme, donne de l’instruction à ses indigènes, quoique sachant très bien que c’est par cette instruction que les indigènes s’émanciperont d’elles. Quel est l’intérêt de fournir au bas peuple (les indigènes que nous sommes enfant) les moyens de son émancipation ? N’est-il pas plus confortable pour nos dirigeants politiques de laisser perdurer le conformisme actuel en laissant croire à la libre pensée ? Ne constatons-nous pas l’échec de l’émancipation au XXème siècle ? La philosophie fournit les armes les plus efficaces contre le conformisme !

    Le problème actuel, comme le souligneait Revel, est que nos philosophes contemporains ont opéré une inversion de sens : Dans notre tradition philosophique, telle que l’imposent les quelques milliers d’ouvrages qui la contiennent matériellement, une inversion de sens a donc fait que les philosophes ne nous invitent plus à comprendre que leur propre système. Or, un système philosophique n’est pas fait pour être compris : il est fait pour faire comprendre. Mais est-ce bien un hasard ? Est-ce qu’enseigner la philosophie doit consister à faire comprendre les différents systèmes philosophiques ou devons-nous orienter l’apprentissage vers la critique du monde ?

    Des enfants de sixième ont une connaissance de leur propre monde, l’apprentissage devrait pouvoir reposer sur cet espace.



  • Christophe Christophe 14 mai 2008 22:14

    @Yoda,

    Concernant l’ecologie, je ne partage pas l’avis de l’auteur, certes l’economie capitaliste est plus efficace, mais particulierement gourmandet gaspilleur puisque il pousse, pour soutenir le profit, a la consommation frenetique.

    Pas seulement, même dans le calcul de l’amélioration du rendement, l’économie capitaliste néglige bien des éléments qui sont levés dans le débat exemplaire qu’avait remis au goût du jour Léon. L’efficacité a un coût, il est énergétique et tend vers la hausse de la consommation ; mais il n’entre pas dans le calcul de rendement des activités économiques ciblées. C’est un principe de dilution !

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