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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 6 mai 2008 12:25

    @L’auteur,

    La CFDT n’est pas représentative d’un syndicalisme indépendant des forces politiques ; même les spécialistes du domaine syndical s’accordent sur ce point. La plupart classent la CFDT comme un syndicat de gouvernement.

    Pour ce qui concerne la réforme de la Sécurité Sociale, l’engagement de la CFDT n’a strictement rien à voir avec l’intérêt des citoyens ; sa seule volonté étant d’obtenir une majorité dans les structures paritaires avec l’appui des gouvernants ; chassant FO qui ne voulait pas aller sur les chemins sinueux sur lesquels voulait s’engager les gouvernements ; nous en constatons les effets depuis quelques années et il faut signaler que jamais FO n’a voulu reprendre des responsabilités au sein de la Sécurité Sociale malgré les demandes faites par la CFDT.

    Pour la réforme des retraites, Chérèque lui-même avait déjà admis avoir fait une erreur ... deux jours après avoir signé. Le système bonus / malus, instauré dans cette réforme mettait en évidence que la préoccupation concernant ce que nommons les séniors ne pouvait passer que par un principe de malus appliqué sur les prestations retraites. Si la volonté affichée fût de mettre en place les outils nécessaire à l’accès à une retraite à taux plein, c’est-à-dire en améliorant l’employabilité des séniors, le système de malus n’eut nul besoin d’être mis en place. Le système de malus est un système compensatoire en relation avec une non volonté de s’attaquer réellement à l’emploi des séniors ; faire reposer le coût sur le futur retraité qui ne demande pas à être libéré plus tôt des contingences du travail.

    Par contre, il faut se replonger dans le texte pour vérifier si Xavier Darcos dit vrai ou non. Allonger la durée de cotisation est conditionné à différents paramètres dans la réforme de 2003. Par contre, il reste évident que si les paramètres tendent vers un prolongement de la durée de cotisation, la CFDT ne devrait que se plier à ses engagements. Il est assez incohérent de demander à étendre l’analyse sur d’autres paramètres comme le font les autres organisations syndicales ; c’est parce que le gouvernement ne voulait pas entendre parler de ces paramètres là, en 2003, que d’autres organisations syndicales n’ont pas signé. La CFDT a signé, enterrinant de fait que ces paramètres étendus, demandés à nouveau par les non signataires de 2003, n’avaient plus à interférer dans la réflexion sur les retraites.

    Cela met en évidence que la CFDT a encore du chemin à faire en ce qui concerne la politique contractuelle que défend d’autres organisations syndicales, depuis bien plus longtemps qu’eux. Lorsque la signature est engagée sur un accord, ce n’est pas pour revenir en arrière ... quelques temps après.



  • Christophe Christophe 23 avril 2008 18:50

    @Gilles,

    Est-ce à dire que le fait d’envoyer des ondes au travers de l’espace nous permet de déduire qu’une intelligence est à l’oeuvre et qu’elle maîtrise l’électromagnétisme.

    Prenons un exemple terrestre, ou plutôt marin. Est-ce que les baleines maîtrisent l’électromagnétisme ? Sont-elles intelligentes ?

    La question pourrait être aussi tournée vers l’homme. Est-ce que le fait de maîtriser l’électromagnétisme est une preuve d’intelligence ? Ce n’est, à mon sens, ni nécessaire, ni suffisant.

    L’intelligence n’a strictement rien à voir avec les connaissances acquises ; elle est plutôt relative à un mode de fonctionnement ; donc la connaissance des sciences et des techniques n’a absolument rien à faire dans la mesure de l’intelligence.

    Cette relation est donc, de mon point de vue, totalement erronées. Comme souvent, les humains, animaux sociaux, ne conçoivent d’autres potentielles civilisations de nature extraterrestres que dans un contexte social.



  • Christophe Christophe 23 avril 2008 14:15

    @L’auteur,

    D’un point de vue scientifique, qu’est-ce que nous pouvons considérer comme vie intelligente ? Uniquement à l’image de ce que notre homocentrisme nous permet d’entrevoir ?

    D’ailleurs, qu’est-ce que nous pouvons considérer comme une forme de vie ? Uniquement en fonction de nos piètres connaissances en ce domaine ?

    Ce type de raisonnement me laisse perplexe. En effet, nous élevons sans cesse l’homme comme modèle alors que nous savons, scientifiquement parlant, que nos connaissances sont très loin d’être complètes pour permettre une représentation de l’univers ; nous ne pouvons même pas représenter de façon formelle l’environnement terrestre.

    Si nous reprenons la seconde hypothèse : Si une forme de vie est assez intelligente pour envoyer des signaux dans l’Espace, elle l’est également assez pour fabriquer des armes nucléaires, Hawking pose bien l’hypothèse homocentriste qu’une forme quelconque d’intelligence ne peut être que similaire à la notre. Cela en dit long sur le raisonnement de certains de nos scientifiques qui tendent à ériger la science comme un élément sûr alors que leur propre niveau de connaissance du monde et de l’univers est très limité. D’ailleurs, la troisième hypothèse : La vie primitive est quelque chose d’assez commun, alors qu’une forme de vie intelligente est quelque chose de rare, et certains diront certainement que c’est déjà arrivé sur Terre confirme totalement l’approche de la seconde.

    Pouvons-nous concevoir une forme d’intelligence dont les principes scientifiques et les applications techniques seraient inexistants ? C’est, à mon sens, un manque total d’ouverture d’esprit et de raisonnement.

    A priori, il en va de même pour ce qui concerne l’approche conceptuelle de vie. Nous ne connaissons pas toutes les étoiles, juste celles que nos piètres moyens nous permettent de voir ; alors connaitre toutes les planètes avec leur environnement ... ?

    Que ce type de questionnement existe, pourquoi pas. Mais que des personnes faisant référence à la raison se positionne en méconnaissance totale, puisque n’ayant pas une connaissance totale de ce que nous ne pouvons ni démontré, ni constaté, fournissent des réponses à l’emporte pièce met en évidence un manque total de ... raison !

    Ce qui n’implique pas l’existence d’un Dieu créateur.



  • Christophe Christophe 17 avril 2008 20:18

    @Marianne,

    ce qui renforce la thèse de la bipolarité inscrite dans la structure mentale et même dans le cortex reptilien

    Il est assez intrigant que vous parliez du cortex reptilien ! En effet, bien des chercheurs en neurosciences considèrent que l’hypothèse de l’homo economicus (hypothèse du comportement humain qui sert de base de réflexion en économie) consiste à considérer que l’homme a un cerveau reptilien. Ce qui est contredit par les travaux en neurosciences, principalement par Paul Zak et l’hormone reproductive oxytocine.

    Sans chercher particulièrement qui de l’oeuf ou de la poule a débuté, mais les anthropologues nous ont appris que l’homme a une grande faculté d’adaptation à son environnement. L’économie étant largement dominante dans nos sociétés, il semble donc naturel que les hommes soient tentés de s’adapter par une forte régression de leurs pensées.

    Cette faculté d’adaptation est appelée la plasticité comportementale, elle est bien exposée dans cette thèse de doctorat.



  • Christophe Christophe 17 avril 2008 19:32

    @Marianne,

    De formation dont la tendance est fortement portée sur les aspects logiques (type logicien), spécialiste de l’information et de la connaissance, l’étude des comportements humains (sciences cognitives) nécessitent des approches multiples (philosophie, psychologie, anthropologie, sémiotique, neurosciences, ...). En aucun cas, je n’accepte une catégorisation par trop restrictive, et encore moins le terme intellectuel qui, à mon avis, n’a strictement aucun sens (tout juste bon pour les médias pour vendre leur médiocrité). Je n’ai aucune érudition, plus j’apprends, plus je me rends compte de mon inconnaissance.

    Vous faites une différentiation entre les grandes cultures. Ayant connu, pour une partie de ma vie, la culture asiatique par l’intermédiaire de mes professeurs d’arts martiaux (dont Maître Awazu), je vous accorde que l’approche asiatique est autant différente de celle de l’occident que la pensée de Platon et Socrate étaient différente de celle d’Aristote (voir opposée puisque Aristote ne cherchait qu’à s’opposer à son maître Platon).

    L’occident est sur une pensée de type aristotélicienne, aussi bien en terme d’éducation, de relations humaines, même en terme de systèmes politiques ; je ne puis que recommander de lire la Politique d’Aristote pour mieux comprendre. Pourquoi serait-ce différent pour ce qui concerne la catégorisation puisque c’est le centre névralgique de la pensée ? Si vous ne classez pas de façon binaire, vous ne raisonnez pas de façon binaire ; c’est aussi la porte ouverte vers un relativisme de la pensée.

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