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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 7 mai 2008 19:01

    @Yohan,

    Bien sûr qu’il existe des cas de folie des grandeurs, et ce n’est pas nouveau.

    Comme il existe des hausses d’impôts qui restent inexpliquées. Mon propos ne consiste pas à dire que tous les maux relatifs aux impôts locaux trouvent leur source dans la décentralisation, mais que les coûts engendrés par cette dernière pèsent lourd dans les budgets, particulièrement des communes, départements et régions peu développés.



  • Christophe Christophe 7 mai 2008 17:47

    @Pehachem,

    Faxtronic donne sans aucun doute l’une des raisons principales de la hausse des impôts régionaux, départementaux et locaux.

    Que vous argumentiez sur le fait que cela aurait dû s’accompagner d’une baisse d’impôt compensatoire, nous sommes d’accord, mais cette baisse significative aurait due s’appliquer sur le niveau à partir duquel les différents services sont décentralisés ; à savoir l’Etat.

    Dans la décentralisation, si tout était fait honnêtement, les services passant d’une charge étatique à un niveau inférieur auraient dû s’opérer soit par transfert de la fiscalité (transposition de l’impôt national correpondant en impôt plus local -> coût 0 pour le contribuable pour un service identique) ou par transfert de l’impôt perçu au niveau de l’Etat, à somme équivalente, à la collectivité en charge de ce nouveau service (je n’y vois pas trop l’intérêt mais soit).

    La décentralisation est faite selon la seconde règle. Mais ce n’est pas l’intégralité de la seconde règle qui a été appliquée ; le seul point n’ayant pas été respecté est : à somme équivalente.

    Si nous prenons un simple exemple, les personnes TOS des établissements scolaires sont à charge des collectivités locales en fonction des établissements auxquels ils sont rattachés. L’Etat transmet aux collectivités concernées le salaire de ces personnels mais hors charge et sans réactualisation annuelle liée à l’évolution salariale. Pour continuer à rémunérer conformément aux règles fiscales associées, il faut trouver d’autres recettes et l’impôt est le plus répandu.

    Ce qui permet aux représentants de l’Etat de critiquer allégrement les collectivités locales pour les hausses d’impôt en omettant bien sûr de dire qu’à l’origine de ce problème c’est l’Etat qui en porte la responsabilité. Par la décentralisation, l’Etat réduit ses charges en les reportant sur les collectivités locales mais conserve pour lui une part des recettes. Ceci aboutit à une augmentation du taux global d’imposition à services constants tout en montrant du doigt ceux qui augmentent les impôts. Elle est pas belle la vie ???

    Il eût sans doute été préférable que ce soit la première solution qui s’impose ; un simple transfert d’imposition aurait permis une meilleure transparence ; mais la transparence n’est pas la plus grande qualité de nos politiques. D’ailleurs, pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué ???



  • Christophe Christophe 7 mai 2008 12:21

    @Yohan,

    Je crois au contraire qu’en coulisse les syndicats sont globalement d’accord en eux, tant sur le constat que sur les remèdes, même s’ils en proposent d’autres dont le GVT ne veut pas comme taxer les profits financiers.

     Tout dépend à quel niveau de raisonnement nous nous situons ! Sur le constat, disons que touss’accordent sur le fait qu’il faut trouver un mode de financement pour équilibrer les comptes des caisses de retraite. La première divergence arrive donc à ce niveau là, sur la nature du problème à résoudre. Vu ce qui a été signé en 2003, nous pouvons dire que le gouvernement et la CFDT considèrent que c’est un problème structurel puisque 2003 modifie radicalement le mode structurel de financement des caisses de retraite. Je sais pertinemment que pour FO (la référence syndicale, avec la CFE-CGC, en matière de politique contractuelle) le problème est considéré comme conjoncturel ; les données démographiques le démontrent d’ailleurs. C’est le premier point d’achoppement qui a créé, entre le gouvernement et les partenaires sociaux généralement constructifs, un dialogue de sourds, chacun campant sur son approche. Par ailleurs, FO n’a pas demandé, comme la CGT, la taxation des profits financiers ; même entre les non signataires en 2003, il existait et il existe encore des divergences.

    Ensuite, c’est un jeu de stratégie et de pantomime qui consiste à promettre d’encadrer la grogne contre monnaie sonnante et trébuchante, tout en limitant les dégats. Tous en profitent. C’est pourquoi je continue de penser que la position de la CFDT est courageuse, dans la mesure où ils ont tout à perdre au niveau syndical à ne pas s’opposer avec plus de vigueur aux réformes

    Là vous faites erreur ! Tous ne profitent pas des deals qui sont proposés par le gouvernement pour restreindre la grogne. Si cela s’est vérifié pour la CGT en 2003, principalement par l’abandon du traitement des régimes spéciaux (ces régimes s’appliquant dans les grandes structures comme EDF, SNCF, ... où la CGT est largement majoritaire), les autres organisations syndicales non signataires n’avaient rien ni à perdre, ni à gagner. La CFDT avait une perte lourde en perpective, son statut de syndicat gouvernemental. La plus grosse lacune de FO, à cette époque, était son secrétaire général, M. Blondel. Ce dernier avait radicalisé ses positions et, lorsqu’il a demandé aux branches professionnelles de se joindre aux blocages des villes que menait la CGT, il a essuyé un refus des branches les plus importantes de sa confédération, à savoir la métallurgie, le bâtiment et la pharmacie. La démarche menée par ces trois fédérations FO a consisté à transmettre le dossier en leur possession aux parlementaires en les mettant face à leurs responsabilités, conformément aux fonctionnements de notre République (voir les manifestations entre les deux tours des présidentielles de l’année 2002).

    La CFDT n’a eu aucun courage, elle n’a fait que respecter sa parole, N. Notat s’était engagé avant de quitter la tête de la CFDT et cela correspondait totalement à sa stratégie axée principalement sur les préoccupations des cadres ; d’ailleurs, depuis lors, la CFDT est devenue premier syndicat des cadres, devant la CFE-CGC. Elle est aussi à l’origine de la création de SUD qui a vu le jour par des dissidents non cadres de la CFDT.

    Vous semblez émettre un avis très général en ayant une vision de surface. Pour votre information, la CFDT signe sous les feux de la rampe, c’est-à-dire dans les négociations nationales avec le gouvernement. Par contre, pour ce qui concerne les contrats avec le patronat, au niveau interprofessionnel ou dans les branches, elle est souvent aux abonnés absents (moins que la CGT, je vous l’accorde) ; mais il est vrai que les médias ne sont que très rarement présents.



  • Christophe Christophe 6 mai 2008 16:20

    @Jean-Claude,

    En fait, maintenant, pour ceux qui connaissent un peu les rouages politiques en matière de relation social, il faut souligner que notre Président, lors de son intervention du 24 avril, a fixé la tendance. Certes, il a parlé rapidement de l’emploi des séniors sans trop s’étendre puisqu’aucune solution plausible ne sera proposée.

    C’est surtout ses termes sur le déverrouillage du cumul emploi-retraite (pour ceux qui sont attentifs) qu’il a glissé une part de la stratégie gouvernementale.

    Puisque les séniors n’auront guère de solution pour atteindre une retraite sans malus, l’effet de ce dernier aboutira à un besoin croissant de travailler en cumulant son revenu du travail avec les prestations retraite. Il faut souligner, si ma mémoire est bonne, que les revenus actuels dus au cumul ne peuvent excéder le dernier revenu du salarié quand il était en activité ; cela pousse donc vers les petits boulots ou des travaux intéressant sous rémunérés.

    Mais ce n’est pas le seul avantage (pour certains). En effet, tout revenu du travail est soumis à cotisation retraite ; il est somme toute compréhensible que comme ces salariés toucheront aussi leur prestation retraite, ils cotiseront sans se constituer de droits ; une façon de réduire les déficits publics puisque ce sera tout bénéfice pour les caisses de retraite ; cela pourrait sans doute compenser les pertes endémiques dues aux créances étatiques dont l’origine sont les emplois subventionnés ! Pour l’instant, en matière de cumul emploi-retraite, aucun membre du gouvernement ne parle d’exonération de cotisation retraite !



  • Christophe Christophe 6 mai 2008 15:51

    @Yohan,

    La CFDT est assez courageuse, car tout ce petit monde sait bien qu’il y a un sérieux problème de financement des retaites et que les solutions passent forcément par un allongement de la durée du travail, (déjà acté dans la plupart des pays de l’Union).

    Le courage dans ce domaine est difficile à estimer. Il y a un problème de financement conjoncturel et non structurel. Le simplisme consistant à exprimer que, parce que la durée de la vie augmente, il faut augmenter la durée de cotisation est assez pitoyable et met en évidence une méconnaissance totale des modes de financement existant avant la réforme de 2003 qui les a remis en cause. L’allongement de la durée de cotisation à 40 ans était une bonne chose d’un point de vue égalitaire pour l’ensemble des salariés ; mais cela fût aussi compensé partiellement par une perte de recettes des caisses de retraite sur décision gouvernementale avec l’aval de la CFDT.

    Le problème pour Chérèque est qu’il se fait mener en bateau par le GVT qui ne fait pour l’heure aucune concession importante d’une part et par les autres syndicats qui le laissent faire le sale boulot, d’autre part.

    Comme en 2003, le gouvernement ne veux pas négocier, il a une solution clef en main ; vous la signez ou non ! Ce que vous appelez du courage, en tout cas pour 2003, fût uniquement de signer les mesures de fond voulues depuis le début par le gouvernement ; comme aujourd’hui d’ailleurs (je vous rappelle que le gouvernement ne parle jamais de négociation, mais de consultation : il existe une nuance forte entre ces deux terminologies). Par contre, vous affichez votre vision simpliste du problème, voir propagandiste, en laissant entendre que les autres organisations syndicales laissent à la CFDT le rôle du sale boulot ; que je sache, elle a signé en 2003, non ?! Alors qu’elle assume ses responsabilités et si le chemin est dans la continuité de ce qu’elle a signé, elle en porte seule, en tant qu’organisation syndicale, la responsabilité.

    Nous pourrions donc revenir sur le courage ! Si pour vous, le courage consiste à signer un accord pour ensuite contester son contenu avec les autres, je n’appelle pas cela du courage, mais de la bêtise tant l’incohérence est criante. Le courage, pour la CFDT, c’est avant tout de défendre ce qu’elle a signé en 2003, or elle prend le chemin inverse pour finalement, comme ne 2003, signer l’accord sur les propositions initiales du gouvernement. Ne vous inquiétez pas, la fin est déjà connue pour ceux qui savent un tant soit peu comment fonctionnent les organisations syndicales !

    Mais il est vrai que la stratégie du bouc émissaire (à la Caliméro) marche très bien dans l’opinion publique !

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