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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique








Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 25 juin 2008 17:35

    Tel qu’il nous est présenté aujourd’hui, le chemin du développement durable paraît exiger à la fois des sacrifices financiers, beaucoup de temps et une conscience de chaque instant.

    Tout cela pour introduire un concept déjà dépassé depuis plus de 20 ans. l’ONU parlait déjà de développement soutenable dans ses travaux de la Commission des Nations unies sur le développement publiés en 1987.

     
    La plupart d’entre nous n’ont connu que la société de consommation ! Depuis notre enfance, toutes les ressources paraissaient à notre disposition, gratuites ou presque.
     
    Sommes-nous dans une société de consommation ou de surconsommation ? N’est-ce pas la question à poser avant toute analyse ?
     
     
    Nous nous sommes trompés, nous dit le développement durable : les ressources sont rares, au contraire. Et nous sommes coupables. Nos péchés ? Innombrables. Habiter loin de notre lieu de travail, dans des banlieues où se loger est moins coûteux qu’au centre des villes.
     
     
    Les fondements de l’économie sont donc à revoir. Depuis la révolution industrielle, et la mise en place du système capitaliste l’humanité a mis en place un système économique jouant exclusivement sur la raréfaction ou la prédominance des ressources fossiles (Voire Debeir J.-C., Deleage J.-P., Hemery D., Les servitudes de la puissance, une histoire de l’énergie, Flammarion, Paris, 1986.). Cette recherche de maîtrise de l’énergie est à l’origine des rapports actuels entre l’homme et la nature (voire Deleage J.-P., 1991, Histoire de l’écologie, une science de l’homme et de la nature, La découverte, Paris.)
     
     
    Faire les courses une fois par semaine dans d’immenses centres commerciaux, pour bourrer le coffre de nos voitures, désormais honnies, de marchandises dont la publicité ne cesse pourtant de nous vanter les mérites. Nous nourrir d’aliments prêts à l’emploi, fabriqués industriellement.
    Sur le plan du développement durable, l’hypermarché n’est pas le scandale généralement dénoncé : une mère de famille active qui doit préparer chaque jour les repas d’une ribambelle d’affamés en pleine croissance n’a pas la possibilité de nourrir toute la famille en se rendant tour à tour chez le crémier, le maraîcher, l’épicier, le poissonnier.
    La perte de temps est colossale et les coûts prohibitifs. Sans compter que la planète n’y gagne pas forcément : se servir chez les petits détaillants et producteurs multiplient les déplacements. Surtout si, croyant bien faire, vous allez chercher directement vos produits à la ferme.

    Argument qui peut être recevable uniquement si nous cessons de ne voire la dépense énergétique que par le petit bout de la lorgnette. Que faire de la dilution énergétique instaurée par notre système économique ? Qui approvisionne les hypermarchés ? Quels sont les conditions de transport, réfrigération, … permettant de rallier le point de production et le point de distribution ? Si vous ne le regardez que du point de vue du consommateur, la vision est fortement restrictive !
     
     
    Une mère de famille n’a pas plus le temps de préparer des repas équilibrés selon son taux d’occupation. Pourquoi, elle ou son conjoint d’ailleurs, est-elle si occupé pour ne pouvoir consacrer du temps pour fournir le meilleur pour l’équilibre et la santé de leurs enfants ? Voilà une question assez occultée, mais le temps nous manque, il est vrai que nous ne produisons pas encore assez !!!
     
     
    Le bilan énergétique entre les deux modes d’approvisionnement penche en réalité en faveur de l’hypermarché, qui concentre en un seul lieu la totalité des produits et s’approvisionne lui-même en jouant sur les économies d’échelle.
     
    Quelle unité de valeur utilisez-vous ? Quel modèle bio-économique ? Quel modèle écologique ? Comment faites vous le lien avec le respect de la capacité d’assimilation de la biosphère (capacité limitée) et respect du renouvellement des ressources naturelles et des écosystèmes (disponibilité finie) ? En fait quels éléments formels apportez-vous en dehors d’une phrase qui ressemble fort à une expression dogmatique.

     
    D’où sa compétitivité, comparée à celle des petits détaillants. C’est aussi lui qui fait vivre des régions entières par le volume des marchandises qu’il écoule : pour un producteur, être référencé par une chaîne de magasins représente un enjeu essentiel.
     
    Désolé, mais la compétitivité n’a strictement rien à voire avec les préoccupations écologiques. Parlez plutôt de rendement énergétique, cela me parait plus adéquat ! Les producteurs dont vous parlez, pourriez-vous estimer l’empreinte écologique de leur production ?
     
     
    Comme elle fut pendant la colonisation le champ d’expansion des églises, et aujourd’hui des sectes de tous poils, l’Afrique reste le terrain d’action privilégié des missionnaires du développement durable. À l’heure où ce continent cherche à échapper au piège de la pauvreté et de la dépendance envers la nature, le reste du monde cherche à l’y maintenir de force.

    Il est assez risible (jaune peut-être) que vous puissiez exprimer, dans le début de votre texte, que nous avons fait une erreur, dont l’origine est la révolution industrielle et notre volonté de domination de la nature qui en a découlé, pour, in fine, faire appel à ces mêmes références pour que d’autres prennent ce chemin néfaste que vous condamniez. Vous prônez le développement d’un système qui a conduit tant à la pauvreté qu’aux problèmes écologiques actuels pour souhaiter l’usage d’un même système dans le but de sortir de la pauvreté et de la dépendance envers la nature. Vous croyez réellement ce que vous avancez ? Vous pensez réellement que les hommes sont capables de se soustraire de leur dépendance envers leur environnement de vie ? Sommes-nous devenus des Dieux pour cela ? Pensez-vous que l’environnement propre à la vie humaine soit totalement substituable ? Pourriez-vous m’éclairer ?


  • Christophe Christophe 22 juin 2008 02:20

    @L’auteur,

    En fait je me pose quelques questions sur l’approche qu’a l’auteur de cet ouvrage, en tenant compte du résumé que vous faites.

    Pourquoi un élan aussi noble qui prétendait ouvrir à tous l’accès à la culture a-t-il ouvert sur un tel désastre ?

    Qu’est-ce qui fait que la culture se dégrade. Est-ce à dire que l’accès au plus grand nombre à la culture en soi pose problème ? Sur ce point j’en doute. Si nous nous référons à l’art par exemple, n’est-ce pas Dali qui exprimait qu’il pouvait, au sommet de sa carrière, faire n’importe quelle peinture, d’un niveau qu’il jugeait lui-même d’une pauvreté artistique évidente, mais qu’il suffisait qu’il y apose sa signature pour que cela soit une oeuvre d’art ? Cette dérive n’est donc pas si récente que cela ! La dérive n’a fait que s’accroitre, et, pour satisfaire les besoins d’un marché, il faut répondre à la demande et donc créer de toute pièce des artistes qui finalement n’en portent que le nom. Ainsi l’art véritable se noie dans une bouillie sans nom, mêlant de tout et du n’importe quoi.

    L’auteur use de deux métaphores pour faire comprendre que la culture malheureusement résisterait à toute démocratisation ou du moins à sa conception égalitariste. La première est celle du parc de la Villa Médicis dont, il y a peu, dix candidats se sont disputé la direction à Rome. Ils n’avaient pas tort. Car qui s’est déjà promené dans ce parc en lisière de celui de la Villa Borghese, à deux pas des somptueux escaliers de la Piazza d’Espagne, en plein cœur de Rome, sait quel bonheur on y respire devant les lignes Renaissance de la loggia de son palais. Mais voilà, si le parc est ouvert à la foule, c’en est fini de cette jouissance, tout comme il est bien difficile de goûter une toile dans la cohue qui se presse et défile en procession à une exposition qu’il est de bon goût « de faire ».
     

    La métaphore sur la villa Médicis est peut-être pertinente, quoique les plus beaux jardins de cette longue lignée de mécènes me semble se trouver en Toscane ; beaucoup gravitant autour de Florence. Cependant, la référence à la Villa Borghese aurait peut-être nécessité quelques explications, puisque le reproche que vous faites aux visites de musées, que je partage en partie, ne s’applique pas à la villa Borghese, sans doute l’un des plus musées du monde.

    La visite de la villa Borghese est réglementée, le nombre de visiteurs en simultané étant limité ; la visite ne devenant possible que par réservation. C’est donc un choix que de limiter l’accès tout en laissant à tous la possibilité d’avoir accès à la culture ; et là, il n’y a pas de sous culture dans ce musée et nous avons le temps (pourtant limité lui aussi) de nous pencher sur les oeuvres.

    Je ne pense pas du tout que la démocratisation de la culture soit un problème, mais le problème se situe bien dans sa marchandisation. Tout être humain a une sensibilité lui permettant d’interpréter, à sa façon certes, l’expression qu’a voulu transmettre un artiste dans le temps ; il n’est pas nécessaire de faire des études d’histoire de l’art, bien qu’il faille, à mon sens, toujours s’informer un minimum pour mieux cerner l’expression d’une oeuvre ; mais l’approche consumériste ne pose aucunement cette condition. La question serait plutôt : pouvons-nous démocratiser la culture sans la marchandiser ? A cette question, la réponse est oui ; c’est donc un choix politique qui s’est opéré.

    Par ailleurs, dès le départ, vous faites un parallèle entre l’éducation scolaire et la culture. Dès lors que l’approche est strictement la même, il est appris à consommer les connaissances comme il faudra consommer tous ce qui nous entoure, il ne faut guère s’attendre à la prise en compte des efforts à fournir pour acquérir et conserver un tant soit peu de connaissances et de bases culturelles ; la consommation est un acte instantané ; la culture, comme la connaissance nécessite du temps et des efforts.

    Je peux vous citer un exemple de démocratisation de la culture, puisque je sors d’une représentation de l’orchestre national du Capitole, à Toulouse. Sauf à poser l’hypothèse peu réaliste que Tugan Sokhiev soit un piètre chef d’orchestre, que Geneviève Laurenceau soit une piètre volioniste, ... ou que les oeuvres de Tchaïkovski, Chostakovitch, Verdi, Berlioz, Saint-Saëns, Borodine, ... ne soient pas d’un niveau artistique suffisant, cette représentation a permis à nombre de personnes peu enclines à écouter ces musiques de les apprécier, au moins sur le moment !



  • Christophe Christophe 21 juin 2008 01:28

    @Finael,

    Nous sommes d’accord sur le fait que le langage permet l’expression de la pensée consciente. Mais entre la pensée et sa restitution en unité compréhensible (utilisant une symbolique comme le langage par exemple), aussi bien que l’interprétation pour une construction de la pensée, il existe une incommunicabilité partielle. C’est sur cette incommunicabilité que s’appuient la plupart des ouvrages de Camus (Albert).

    Les expressions langagières ne sont que des approximations de la pensée. La communication repose principalement sur l’explicite mais il existe une bonne part d’un message qui reste implicite. Dans la relation entre langage et concept, nous sommes assez d’accord, mais je préciserai que sans le terme (disons plutôt le sémème), il n’existe pas de concept correspondant ; mais cela ne signifie pas que pour tout concept il existe un signifié en correspondance.

    Différentes approches, principalement en sémiotique, me semblent pourtant claires sur ces points ; que cela concerne Wittgenstein, Peirce, Jackobson, Rastier et bien d’autres.

    Mon propos n’a rien de nouveau, Schank (psychologie cognitive), dans son principe de dépendance conceptuel tend à montrer que plutôt que de s’attacher au sens de chaque mot d’une phrase, on cherche à en cerner le sens de façon globale, en tenant compte de l’implicite. C’est aussi la meilleure des méthodes pour traduire convenablement d’une langue à une autre.

    Si dans une approche conceptuelle, nous pouvons considérer qu’il existe une correpondance entre un sémème et sa représentation mentale (noèmique puis logico-philosophique), dans un discours, l’implicite (le non dit, l’émotion, ...) est traduit en représentation mentale de la même façon qu’un terme utilisé dans le discours.



  • Christophe Christophe 20 juin 2008 21:50

    @Florentin,

    Le problème tel que vous le posez repose principalement sur la forme, la syntaxe, mais nullement sur le fond, la sémantique.

    Entre une phrase bien formée et une autre mal formée, l’important n’est pas la forme, mais bien le sens que nous pouvons lui attribuer ; si bien entendu nous posons l’hypothèse assez réaliste que le langage est un outil de communication.

    Je peux concevoir que pour un puriste de la langue, la fameuse phrase de Chomsky des idées vertes dorment furieusement est acceptable dans sa forme bien qu’elle n’ait aucun sens, alors qu’une phrase connue du film ET téléphone maison est fausse dans la forme tout en ayant du sens. Nous savons que l’interprétation d’une langue se situe entre la forme et le fond, entre la syntaxe et la sémantique.

    Il est donc important de savoir sur quelle hypothèse repose la nature même de la langue. Pour ma part, le langage est une symbolique de communication ; donc la forme importe peu, même si il est plus plaisant d’avoir à la fois le fond et la forme, mais le fond est bien plus intéressant.

    A l’inverse de ce que vous soutenez, ce n’est pas parce que la syntaxe et la grammaire ont quelques lacunes qu’il y a perte dans le niveau culturel, mais bien dans le fait de savoir manier la langue sans exprimer la moindre idée ... parler sans chercher à communiquer !

    Quant à la communication, nous pourrions en parler. Car elle est sans doute bien plus inexistante dans la société de communication qu’elle ne l’était sans faire état de sa présence au sein de la société. Une société de communication n’est rien d’autre qu’une tautologie sans intérêt, la communication fait partie intégrante de la vie sociale.



  • Christophe Christophe 18 juin 2008 21:29

    @Tintin,

    Mais le mieux ou le meilleur pour un être est-il le même pour une autre ?

    Il me semble, qu’en terme d’universalisme, Nicopol soit plus sur la tendance de l’école philosophique allemande, dont Jurgen Habermas est l"un des piliers : Au lieu d’imposer à tous les autres une maxime dont je veux qu’elle soit une loi universelle, je dois soumettre ma maxime à tous les autres afin d’examiner par la discussion sa prétention à l’universalité. Ainsi s’opère un glissement : le centre de gravité ne réside plus dans ce que chacun souhaite faire valoir, sans être contredit, comme étant une loi universelle, mais dans ce que tous peuvent unanimement reconnaître comme une norme universelle.

    Il me semble surtout qu’il existe une grande confusion entre universalisme et relativisme ; puisque ses deux notions ne s’appliquent pas au même niveau de raisonnement. Je vais essayer d’expliquer, dans un futur article les différences fondamentales entre ces deux approches, reposant sur la différentiation entre les schémas mentaux (le monde des idées) et la forme que peuvent prendre les concepts universels (le monde de l’action).

    @Nicopol,

    Il est assez troublant que vous ne fassiez pas de différentiation entre la vision platonicienne (continuité de la vision Socratique) et la vision aritotélicienne de la politique et de ses régimes. Certes ils partaient tous de l’hypothèse que l’homme est un animal politique, mais leur approche des gouvernements sont quasiment à l’opposée ; même si Platon et Aristote concluent tous deux que le meilleur des régimes est la République, les deux visions de la République sont très loin d’être les mêmes.

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