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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 1er juillet 2008 15:39

    @Céphale,

    La connaissance n’est pas un ensemble d’informations. Henri Poincaré, illustre ingénieur des Mines, a écrit : "un ensemble d’informations n’est pas de la connaissance, de même qu’un tas de pierres n’est pas une maison".

    C’est l’un des premiers points que nous abordons dans les systèmes à base de connaissances. Ce sont les raisonnements sur les informations qui donnent naissance à de la connaissance ; un ensemble d’informations n’a, en soi, que peu d’intérêt si il n’est pas traité pour correspondre à une structure qui est réalisée en fonction des schémas mentaux qui sont à notre disposition (interprétation).

    Quant aux outils modernes, l’ensemble de l’information qu’ils permettent de mettre à diposition est énormément bruité. La structuration de l’information est capitale, encore faut-il savoir trier ce qui est structurant de ce qui ne l’est pas ; nous pourrions, dans la parabole de Poincarré, rapprocher l’information structurante au ciment, l’ordonnancement, ... permettant de faire d’un tas de pierres une maison.

    Quant à la strucuturation, elle s’intègre dans le flux de l’expérience individuelle ; comme l’exprimait Levi-Strauss, on classe comme on peut, mais on classe. Le principe étant de reconnaître les discontinuités vitales que nous percevons, individuellement, dans le monde qui nous entoure. D’après Quine, c’est la meilleure méthode qu’ait trouvé l’homme pour insérer des connaissances dans le flux de l’expérience.



  • Christophe Christophe 27 juin 2008 12:13

    @Florentin Piffard,

    Dans les circonstances actuelles, alors qu’un jeune Juif vient d’être laissé sur le carreau par une quinzaine de barbares, je préfère ceux qui s’emballent pour dénoncer l’antisémitisme à ceux qui s’emballent pour dénoncer les méchants médias qui nous cachent tout et les méchants Juifs qui font qu’à pleurer pour nous dominer.

    Tout d’abord, lorsque vous abordez les circonstances actuelles, même si ce type de lynchage n’est pas journalier, il reste un phénomène assez courant et ce depuis plusieurs décennies (les bandes organisées sont monnaie courante, je vous rassure et elles sont concurrentes sur les mêmes territoires et territoires connexes). Le fait que vous en soyez informé vient uniquement du fait que les médias traditionnels et même les médias alternatifs en parlent. Pourquoi en parlent-ils ?

    Je suis en total accord avec vous que ce type d’agression est condamnable, elles le sont pour tous et devraient avoir un même traitement ; que la victime soit Juive, Musulmane, Chétienne, ...

    Or, dans nos médias, la plupart des cas relatifs à ce type d’agression qui sont mis en exergue s’appuient principalement sur un élément : la victime est de confession Juive. Je crains que ce type de comportement ne soit aussi l’une des origines d’un renforcement de l’antisémitisme. C’est aussi, à mon humble avis, l’une des causes qui laissent à penser que la communauté Juive se présente souvent en victime ; amalgame, certes, car bien des citoyens français de confession Juive (du moins ceux que je connais) n’ont pas du tout ce type de comportement.

    Je reste donc en accord total avec Léon sur ce point. Laissons faire la justice, qu’elle établisse les faits, qu’elle condamne les agresseurs et ensuite nous pourrons en reparler.



  • Christophe Christophe 27 juin 2008 11:25

    Lorsqu’une société n’est vue que sur l’échelle d’une comptabilité, les orientations de nos gouvernants ne peuvent aller que dans ce sens.

    Devant l’assemblée, Bachelot n’a su argumenter que sur le déficit ; bien entretenu par nos gouvernants.

    Si nous continuons sur cette pente, nous pourrons bientôt résoudre tous les problèmes comptables, que cela soit la maladie ou même la vieillesse. A quand une orientation permettant de rendre dégressif les prestations retraites ; ainsi plus nous vieillirons, moins nous toucherons ... jusqu’au moment où les retraités n’auront plus rien et pourront crever. C’est dans la même logique ; une logique qui a quelques similarités avec l’eugénisme !



  • Christophe Christophe 26 juin 2008 11:07

    @Jesuisunhommelibre,

    A votre avis, d’où vient le prix d’un objet ou d’un service, si ce n’est de l’énergie nécessaire pour vous le fournir ?

    Pas uniquement de l’énergie nécessaire. Dans un principe de transformation, l’énergie est certes nécessaire mais pas suffisante.

    Ensuite, seulement, il y a la tension entre l’offre et la demande, mais si le prix est inférieur à l’énergie initial, il s’agit d’une vente à perte, qui ne dure pas longtemps.

    C’est le B A BA de l’économie.

    Sur ce point, nous sommes d’accord, mais ...

    Tout gain de productivité est une économie d’énergie

    Vous oubliez tout ce qui gravite autour du principe de transformation. Ensuite, il ne faut pas confondre, dans le cadre d’une préoccupation écologique, l’énergie renouvelable (force animale, vent, ...) et énergie fossile (gaz, pétrole, uranium, ...).

    Nous pouvons améliorer la productivité en ne jouant que sur des quantités, par exemple. Ce qui s’est pratiqué dans l’industrie ou même dans l’agriculture grâce à la mécanisation. Cependant, si nous prenons l’exemple de la mécanisation de l’agriculture, la productivité a crue par substitution de la force animale, donc renouvelable, par une force mécanique (tracteur, moissonneuse, ...) utilisant une énergie fossile. Non seulement l’utilisation mais aussi la construction, la publicité, le démarchage, l’acheminement, la maintenance, ... propre au matériel mécanisé est un gros consommateur d’énergie fossile. De ce fait, pour des gains de productivité, l’empreinte écologique a crue de façon exponentielle. Le rendement, non pas agricole, mais énergétique, s’est effondré tout en substituant de l’energie à renouvellement très court par une énergie fossile à renouvellement extrêmement long ; quant aux rejets dans la biosphère, la mécanisation de l’agriculture est aussi perdante dans la mesure de l’empreinte écologique.

    Cependant, il faut lever un point qui me semble essentiel ; la terminologie énergie renouvelable n’est pas une bonne terminologie. Même les ressources fossiles sont renouvelables ; ce n’est qu’une contrainte de temps à associer au renouvellement de la ressource considérée. Ensuite, vient la problématique des rejets au regard de la capacité d’absorption de notre atmosphère.

    En fait, vous posez le problème dans un sens inversé. En effet, une économie d’énergie tend à réduire les coût de production (à périmètre constant s’entend). Mais cela ne veut absolument pas dire que la productivité n’a pour seul paramètre que la quantité d’énergie utilisée dans le principe de transformation ; ce qui est faux, bien entendu. Toute notre histoire industrielle nous montre pourtant que les plus grandes avancées de la productivité se sont opérées par substitution de la force humaine par une mécanisation qui est gourmande en énergie fossile ; et ce depuis la révolution industrielle. Même si nous considérons que l’énergie mécanique nécessaire à la transformation est égale à celle utilisée par la force animale ; ce qui ne se vérifie pas si nous étudions l’ensemble de la chaîne nécessaire à l’indutrialisation dont les consommations d’énergies diluées dans nos mécanismes économiques ; l’empreinte écologique n’est pas du tout en faveur de la mécanisation. A rendement énergétique global identique, le problème des rejets ne va pas du tout à l’avantage de la mécanisation, et le rendement énergétique renouvelable n’est pas non plus à l’avantage de la mécanisation.

    Même si ce type d’approche est utilisé en s’appuyant sur le bon sens, il s’avère que souvent, les raisonnement inductifs de la sorte sont faux logiquement.



  • Christophe Christophe 25 juin 2008 17:45

    @Tintin,

    Sylvie Brunel a raison de jeter le pavé dans la marre des idées recues. La complexité des phénomènes en jeu mérite des réflexions un peu plus profondes que les slogans qui sont habituellement balancés.

    Le seul problème de cet extrait est qu’il tend à contredire des idées reçues et des slogans en ne faisant usage que d’idées reçues et de slogans.

    Il faudrait lire le livre, sans doute, mais le résumé qui en est fait est tout aussi dogmatique que certaines positions auxquelles elle s’oppose.

    Entre deux dogmes, je rejette les deux !!!

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