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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 6 décembre 2007 12:41

    @L’auteur,

     

    N’étant pas un spécialiste de l’eau, ayant lu votre article précédent sans y intervenir tellement il était empreint d’une idéologie mal masquée, je tiens cependant à souligner que, connaissant très bien des communes des Pyrénées, où l’eau coule à flot, comme dans les Alpes, votre propos ne tient pas la route un instant au regard des faits.

     

    Ce qui semble vous perturber dans la démarche d’UFC que choisir est qu’elle n’abonde pas dans le sens de votre idéologie.



  • Christophe Christophe 6 décembre 2007 00:28

    @Péripate,

     

    Je vous joins ce lien qui me semble instructif concernant vos premiers paragraphes.

     

    Pour la formation, je suis d’accord que c’est un élément essentiel. Je rejoins d’ailleurs Ploum sur le fait qu’il faut qu’elle soit prévue tout au long d’une carrière professionnelle. Le seul problème posé étant bien entendu qu’il faille aussi l’acceptation des chefs d’entreprises et du gouvernement.

     

    Pour ce qui concerne les structures de formation continue, elles existent en France ; il faudrait certainement les redimensionner. De par ma propre expérience, cela fait 20 ans que je pratique cette formation continue ; quand on aime apprendre, on ne compte pas ! smiley Par contre, ce n’est pas toujours bien perçu par les employeurs ; surtout lorsque nous demandons un Congé Individuel de Formation (CIF). Pour ce qui concerne les accords applicables, un premier pas a été fait avec le DIF (Droit Individuel à la Formation), mais il est évident que c’est insuffisant.



  • Christophe Christophe 5 décembre 2007 21:10

    @alchimie,

     

    Ce qu’avance le Péripate n’est pas une insulte,ce n’est qu’une vision réaliste de toutes les approches prédictives.

     

    Lorsque vous faites une étude prédictive vous êtes contraint d’utiliser des calculs probabilistes (les données du futur n’étant pas disponible). Si sur un court terme vous avez un coefficient de confiance acceptable pour être proche d’une certitude (sans jamais être certain), ce même coefficient s’effrite au fur et à mesure que le terme s’éloigne.

     

    Généralement, lorsque les phénomènes sont répétitifs, nous utilisons des connaissances de l’expérience passée pour construire des modèles. Lorsque les phénomènes sont non reproductibles, toute l’étude probabiliste repose sur des estimations, elles-mêmes, de nature probabilistes. Tant en météorologie, la plupart des phénomènes étant reproductibles (en fonction de différents élément dans un état donné à un instant t), en démographie, tout est basé sur des hypothèses (taux de natalité, durée de vie, ... ; constantes ou non), vous pouvez estimez la forme que cela prendra dans un espace temps limité ; plus vous vous éloignez dans le terme, plus votre modèle tend à dériver.



  • Christophe Christophe 5 décembre 2007 20:06

    @Ronchonaire,

     

    N’ayez crainte, dans le domaine dans lequel j’ai travaillé il est impossible de faire des tests en laboratoire ; c’est tout autant une difficulté qui s’applique aux sciences cognitives. La seule différence entre l’économie et les approches cognitives que j’ai abordé est que je n’ai pas posé l’hypothèse de la rationalité humaine, puisque la rationalité humaine n’est plus à l’ordre du jour dans les sciences humaines constitutives qui participent à la réflexion ; et cela depuis les années 1930 ; il suffit de lire les recherches déjà faites en ce domaine.

     

    Pour moi, ma formation de logicien, de spécialiste de la connaissance, il eût été mille fois préférable de poser cette hypothèse ; j’aurais abouti à la conclusion que l’humain est facilement formalisable avec nos outils mathématiques. Mais voilà, le fait qu’il ne le soit pas pose le problème que nos mathématiques sont dans l’incapacité de pouvoir nous permettre d’aboutir à la même conclusion ; nos mathématiques sont extensionnelles, mais pas intentionnelles comme l’est l’être humain.



  • Christophe Christophe 5 décembre 2007 15:55

    Tout d’abord, il n’y a pas d’ "universaux" en science. Les sciences dites dures ont abandonné cette prétention depuis longtemps, un abandon confirmé et encouragé par la philosophie des sciences. Juger de la scientificité d’une discipline sur ce point est donc à proscrire.

    Le terme universaux est mal choisi. Mon propos voulait surtout exprimé que nous définissons des propriétés de type générale pouvant être appliquées, donc confrontées, au monde réel dans le contexte dans lequel ces propriétés ont été définies. Ce qui relègue, il est vrai, la théorie des cordes en physique au rang de masturbation de l’esprit. L’étude des comportements humains ayant largement mis en exergue la pauvreté expressive de nos outils mathématiques et leurs limites.

    Petite correction sur ce que vous avez écrit : les sciences économiques ne considèrent pas que l’individu soit obsédé par son intérêt. L’individu cherche à maximiser son ophémilité, ce qui n’est pas du tout la même chose. Ainsi si il est pour lui important d’aider la communauté, alors, étant rationnel, il cherchera à maximiser cet objectif. Il n’y a rien du "cerveau reptilien" là dedans.

     

    L’être humain est rationnel ? Première nouvelle. Tant il peut être rationnel, tant il peut être irrationnel ; d’ailleurs C. S. Peirce avait déjà exprimé cela. Naturellement, l’humain n’est pas rationel : comportement intentionnel, raisonnement inductif, par exemple ; c’est une des différenciation abordée entre intelligence artificielle et intelligence humaine.

     

    Pour le reste, je suis d’accord avec vous, c’est un abus de langage.

     

    Ce que je souhaite souligner est simplement que si les sciences molles (psychologie, anthropologie, ...) et des sciences plus dures (informatiques, mathématiques, ...) se sont mises à travailler ensemble, en fusionnant leurs connaissances sans donner de primauté à l’une plus qu’à l’autre, pour aborder les problèmes complexes liés à l’étude des comportements humains, l’économie ne souhaite pas abonder dans le sens de la pluridisciplinarité. Quelle en est la raison ? Ce n’est pas l’économie cognitive ou toute sorte d’économie qui tend à laisser penser que d’autres sujets l’intéresse ; alors qu’in fine, le contexte d’étude est axé principalement par des propriétés économiques qui ne peuvent voir leur poids atténué par la science ajoutée ; qui ouvriront réellement le champs d’investigation de l’économie qui n’est rien d’autre qu’une étude, certes importante, mais qui n’est en aucun cas autonome. L’activité économique s’inscrit dans un tout que les économistes néoclassiques rejettent dès lors que ce tout peut remettre en question le développement de la logique de marché.

     

    La rationalité posée comme hypothèse par l’économie néoclassique n’est pas hasardeuse, même si cette approche est plus qu’une vision réductioniste. Si cette notion est remise en question, les propriétés économiques définies par l’économie néoclassique sont-elles encore applicables ? Pourquoi les économistes n’ayant pas suivi la voie tracée par l’économie néoclassique se sont vu mis au ban ?

     

    Je ne conteste pas l’essentialité de l’économie, mais il me semble qu’elle est plus devenue une approche de pouvoir qu’une approche essentielle s’inscrivant dans un contexte beaucoup plus large. Depuis Becker, l’économie a joué la carte de l’autonomie et de l’autosuffisance ; prenant à son compte des domaines dans lesquelles elle n’a pas de compétence scientifique. Quant à la modélisation mathématique, elle n’est pertinente que lorsqu’elle se vérifie intégralement dans la réalité dans le contexte d’étude ; pour cela, il faut éviter de poser des hypothèses fallacieuses. Même faire une preuve mathématique ne consiste pas à démontrer que la modélisation est pertinente, cela ne consiste qu’à démontrer que la modélisation est cohérente dans le système mathématique utilisé (ce qui nous renvoie, par exemple, à la théorie des cordes qui ne peut être démontrée par expérimentation).

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