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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 12 décembre 2007 14:11

    @LOgim,

    Je vous accorde qu’elle est nécessaire dans la structure économico-sociale que nous appliquons aujourd’hui. Est-ce à dire que puisque cela est nécessaire dans un contexte précis, un choix, elle l’est obligatoirement dans un contexte plus ouvert ; à savoir l’évolution de l’homme qui peut, à tout moment, définir de nouvelles structures.

    L’Etre humain a toujours dû s’adapter à l’environnement dans lequel il vivait, mais il a toujours influencé son environnement. Poser la valeur de propriété qui, à mon sens, n’est liée qu’à un choix à un instant donné et dans un espace donné comme valeur universelle ne tient pas ; c’est une généralisation dangeureuse. Il a existé maintes sociétés, certes à une autre échelle que les notres actuellement, qui n’avaient introduit aucune notion de propriété.

    Ce qui me pose problème est donc bien de considérer qu’une valeur nécessaire dans un contexte peut l’être dans tout contexte ; ne posons pas trop vite notre vision du monde comme une vision universaliste !



  • Christophe Christophe 12 décembre 2007 13:48

    @LOmiG,

    Reprenons les propos de Bastiat tout d’abord qui me semblent totalement ineptes dans leur explication. En effet, le premier élément, antérieur à la notion même de propriété est le principe de constitution sociale ; c’est par la constitution de société (qu’elle soit tribal ou autre forme) qui a conduit à traiter la notion de propriété dans un espace et un temps donné. La notion de propriété est née principalement d’un besoin de liberté sociale ; donc la propriété est issue de la liberté dans un contexte social. L’explication de Bastiat est une limitation d’un facteur du libéralisme exclusivement axé sur les aspects économiques ; rejetant donc le facteur sociologique.

    Le libéralisme n’existerait pas si nous ne vivions pas en société ; alors qu’il peut exister sans la notion de propriété au sens ou vous l’entendez. Il y a bien interdépendance entre regroupement d’humain en société et besoin intrinsèque de liberté ; cette liberté peut se traduire sous différents aspects dont la notion de propriété peut être un élément ; mais la propriété n’est ni nécessaire ni suffisante. Quant à être soi-même au sens de la propriété est une tautologie sans intérêt ; être soi-même au sens d’échapper au conformisme est une toute autre histoire.

    Une telle approche permet de voir sous un autre angle les propos de Salin que vous citez en premier. Dans le contexte social qui est le fondement exclusif de l’existence du libéralisme, quelle est la limite d’exclusion social que nous admettons au regard de la valeur de propriété qui n’est ni nécessaire, ni suffisante pour assurer le libéralisme ?

    Quant au fait que la propriété fait partie de la nature humaine, vous prêchez dans le désert. Pensez-vous que la préoccupation première de l’animal humain fût toujours d’être propriétaire ? La propriété, telle que vous la présentez, n’est qu’un simple effet de bord de la volonté première et naturelle des hommes que de se regrouper en tribu pour survivre puis vivre ; même les premiers cueilleurs et chasseurs partagez le fruit de leur ouvrage pour le bien de la tribu ; aucun ne conservait le fruit de son travail pour lui-même, car il existait des intérêts supérieurs ; le souci de la survie de chaque individu de la tribu garantit la survie de la tribu.

    Il serait bon que vos référents s’intéressent un tant soit peu aux travaux d’ethnologues et d’anthropologues avant de nous soumettre des arguments péremptoires sans fondements, excepté les quelques raccourcis idéologiques bien huilés !

    Pour votre titre, nous pourrions plutôt dire qu’il n’y a pas de propriété sans liberté mais qu’il peut exister une liberté sans propriété ; en excluant la tautologie de sa propre appartenance qui est nulle et non avenue.



  • Christophe Christophe 11 décembre 2007 17:42

    @Cambrone,

    Merci de ces précisions.

    Je ne suis pas militaire, même si je travaille pour la défense.

    Ayant travaillé pour le SGDN sur les réglements de sécurité, je reste étonné d’un tel laxisme envers les règles de sécurité. smiley

    Remarquez, cela permet d’expliquer aussi pourquoi une personne habilitée puisse sortir d’une structure soit disant sécurisée quelques 300 pages classifiées.



  • Christophe Christophe 11 décembre 2007 12:18

    L’habilitation fait en effet partie intégrante de la Loi régissant le Secret défense, mais si il avait été habilité, croyez-vous qu’il aurait rencontré ces problèmes ! ?

    Pas les problèmes de cette nature ; à savoir des pressions. Il y aurait eu procédure judiciaire menant sans conteste à condamnation pour violation des réglements de sécurité militaire. Si il avait été habilité, il aurait été dans une position indéfendable.

    Enfin l’habilitation secret défense vous autorise à prendre connaissance d’informations classées secret défense mais certainement pas à les divulguer et encore moins dans la Presse !

    L’habilitation autorise à prendre connaissance (confidentialité) mais nullement à transmettre à une personne moins habilitée que la classification de l’information. Le domaine public, dont la presse fait partie, ne peut donc être informée de l’existence d’une information classifiée sans violation des réglements de sécurité. Ce type de classification est soumise à une relation d’ordre total : Public < Diffusion Restreinte < Confidentiel < Secret < Très Secret. Public ne nécessitant pas d’habilitation puisqu’il n’existe pas de niveau inférieur.



  • Christophe Christophe 10 décembre 2007 21:51

    @Serpico,

    C’est donc simple : les journalistes devraient tous renoncer à l’habilitation, comme ça ils ne seront jamais condamnés.

    La plupart (voir tous) des journalistes ne sont pas habilités à connaître des informations militaires classifiées.

    La divulgation de certains secrets concerne tout le monde. Journaliste ou pas.

    La divulgation dans le domaine public d’éléments classifiés ne concernent, juridiquement, que ceux qui sont habilités à avoir accès à ces informations. Une personne non habilitée est considérée comme faisant partie du domaine public ; elle fait donc avec sa conscience mais elle ne peut être condamnée au sens de la loi ; elle ne rompt aucun engagement individuel de sa part. Sinon, le journaliste dont parle l’auteur ne serait plus en liberté ; la seule chose qu’ils ont cherché à savoir est qui était sa source.

    Même la simple possession de secrets d’Etat sans divulgation vous fait courir des risques.

    Uniquement si vous avez utilisé des moyens illégaux pour l’obtenir ; ce qui s’apparente à du piratage. J’insiste bien au sens de la loi. Il est évident que les services secrets ne vous laisseraient pas divulguer des informations classifiées si ils savent que vous les avez ; mais cela n’a rien à voir avec la loi.

    L’habilitation n’est pas une simple procédure. A partir du confidentiel défense, une enquête sur votre vie est menée. Ils remontent toute votre vie, celle de vos proches, ... Le moindre écart peut être synonyme de refus d’habilitation. Si cela aboutit, vous signez votre habilitation qui engage votre responsabilité devant la loi ; c’est plus qu’un simple devoir de réserve ; non seulement vous ne pouvez transmettre les informations classifiées, mais vous ne devez pas non plus fournir des informations annexes permettant d’en déduire le contenu informationnel ; il est donc traité aussi bien la divulgation directe que le faire en sorte que l’information classifiée soit connue dans le domaine public donc non soumis aux réglements de sécurité.

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