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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 20 décembre 2007 18:58

    @Lerma,

    Abroger la législation sur les 35 heures consisterait aussi à revenir sur la part de fléxibilité consentie (annualisation du temps de travail par exemple), annulation de la notion de temps de travail effectif au regard du temps de présence (35 heures étant le temps de travail effectif, donnant un temps de présence supérieur non rémunéré), ainsi que les engagements pris en terme de gains de productivité qui sont monnaie courante dans les accords locaux et bien sûr la modération salariale.

    Vous voyez donc pourquoi le gouvernement ne veut pas abroger la loi ? La seule chose qu’il souhaite faire consiste à contourner le temps légal fixé à 35 heures ; mais pas à revenir sur ce qui a été un gain pour les entreprises.



  • Christophe Christophe 14 décembre 2007 16:06

    @Emmanuel W

    Globalement d’accord avec vous sauf sur un point : vous ne confondriez pas « libéral » avec « libre » ?

    Entre le fait d’être libéral et prôner la liberté individuel, il faut avoir le sens des nuances. Parler de liberté individuelle ne consiste pas à atteindre la liberté absolue de chaque individu sachant que les dominants (quel que soit l’outil de valorisation, qu’elle soit physique dans les tribus archaïques ou monétaire de nos jours) pourront contraindre la liberté d’autrui par l’autorité qu’ils ont dans le système de valeur social du moment.

    Il me semble, mais je ne détiens pas LA vérité, que la liberté individuelle ne peut se mesurer que dans un contexte sociale ; en résumé, je reprendrais les propos que j’ai tenu à LOmiG : Le libéral est celui qui met le développement de l’individu au premier plan ; la liberté individuelle ne pouvant s’appliquer que dans un contexte social : l’homme est un animal politique. Il y a donc interaction entre les phénomènes sociaux et le développement de l’individu, il faut trouver un équilibre pour ne céder ni sous le poids du conformisme, ni sous le poids d’une liberté absolue utopique, une illusion en quelque sorte. Un libéral doit avoir tout autant le souci du développement de sa propre liberté mais aussi celle de ceux qui l’entourent.

    Quels sont pour vous les penseurs « libéraux » qui condamnent le libéralisme économique ?

    Je ne connais pas de penseurs qui condamnent le libéralisme économique ; mais certains comme Sfez, voire Appel même Habermas qui insistent sur l’impasse vers laquelle le libéralisme vu sous le prisme exclusif de l’économie, et son pendant le modernisme, nous mène. Il me semble que ce ne soit pas une condamnation du libéralisme économique, mais tenter de le resituer dans son environnement ; à savoir son environnement social. Sur ce point, nous retrouvons quelques lectures intéressantes en anthropologie qui mettent en évidence que les valeurs économiques plus ou moins correspondantes aux notre, dans les tribus étudiés, sont dépendantes de l’ordre social.

    Ce n’est donc pas le libéralisme économique qui est condamnable, mais le fait de lui donner la primauté sur les contextes dans lesquels il s’applique ; que cela soit le contexte social ou même écologique. Les droits et devoirs des Hommes ne sont présents que pour permettre le « vivre ensemble » ; fixer des limites par la loi en évitant de contraindre la liberté d’autrui. La liberté ne peut donc être que relative en fonction de la position sociale du sujet et de l’objet traité sans jamais atteindre l’utopie de l’absolu ni si possible être par trop contraignante.



  • Christophe Christophe 14 décembre 2007 12:33

    Est-ce qu’un seul témoin, appelé à la barre, a exprimé avec certitude que c’était lui ?

    Qu’est-ce qui vous permet de dire que l’un est sociopathe mais les témoins sont équilibrés ?

    Dans quelles circonstances ces témoignages ont-ils été enregistrés ?

    Que vous ayez l’intime conviction que Colonna est coupable, c’est votre problème. Pour ma part, je ne me pose pas la question en ces termes. J’attends de la justice qu’elle fasse son travail conformément à la loi et aux principes républicains. Pour l’affaire Colonna, j’ai de sérieux doutes, sachant par expérience que la falsification de rapports de police, d’évitement de témoins génants, ... est monnaie courante dans les cas où la justice ne fait qu’avaliser une orientation venant de l’extérieur. Malgré votre naïveté affichée, je ne souhaite aucunement que cela vous arrive un jour, à vous ou à un de vos proches !



  • Christophe Christophe 14 décembre 2007 12:09

    « Difficile de ne pas faire également le rapprochement avec l’affaire Francis Heaulme » Quel rapport ? Pour Heaulme, il n’y a pas eu quatre témoignages qui l’incriminaient complètement et qui se seraient retractés trois ans plus tard dans des contre-témoiganges fumeux qu’aucune personne sensée ne pouvait prendre autrement que pour une démonstration publique de la fameuse : « omerta ».

    Il existe deux rapprochements à faire en terme juridique, même si les faits reprochés ne sont pas identiques.

    Les témoignages sont des avoeux à l’encontre d’autrui ; Heaulme a, lui, reconnu avoir été le torsionnaire des deux enfants de Montigny-lès-Metz avant de se rétracter ; le tribunal n’a donc pas tenu compte de ses premiers avoeux dans, ni de la rétractation par ailleurs, elle a recherché des faits, des éléments tangibles qui pouvaient incriminer Heaulme dont nous connaissons les responsabilités qu’il a et qui sont reconnues par des éléments tangibles ayant mené à sa culpabilité dans d’autres affaires.

    Le second élément de comparaison est justement là. La justice juge un acte, pas ce qu’est le prévenu, ses engagements, ses positions ou d’autres actes que celui qu’elle traite dans le cadre des investigations menées.

    Concernant Colonna, il n’existe aucun fait démontré, aucun élément tangible qui puisse permettre de prouver quoi que ce soit. Pour Heaulme, c’est cela qui a conduit la justice à l’acquitter pour ce fait précis, mais pas pour les autres pour lesquels la justice a déjà fait son ouvrage. Pour Colonna, c’est l’inverse qui se produit ; Colonna ne peut prouver son innocence, d’après la justice française, basée sur la présomption d’innocence, ce n’est pas à lui de démontrer son innocence, c’est à la justice de prouver sa culpabilité.

    Si la culpabilité ne peut être prouvée, comme dans l’affaire de Montigny-lès-Metz, cela ne peut déboucher que sur l’acquittement. A l’inverse, cela a conduit à la culpabilité pour le cas Colonna. Il plane, à mon sens, moi qui ne suis ni corse, ni nationaliste, juste un citoyen lambda, comme un arrière goût de vendetta dans cette sentence.

    Si la République prône la vendetta, elle valide de fait tout autant les comportements criminels de certains nationalistes !



  • Christophe Christophe 13 décembre 2007 17:43

    @Sylvain Reboul,

    Je rejoins l’avis de Marsupilami ; sa façon d’approcher le libéralisme est aussi celle qui prédomine dans ma pensée. Le libéralisme étant assuré par un ordre social et non par un ordre exclusivement économique, comme certains tentent de nous le faire croire ; prenant en considération que l’aspect économique est englobé dans l’approche sociale. Si la notion de liberté existe, donnant naissance au libéralisme, elle le doit principalement à la volonté d’émancipation des individus dans le contexte social, seule outil permettant d’éviter le conformisme social.

    D’autre part, il faut souligner que l’approche purement économique actuellement appliquée renie l’aspect social et non l’englobe, elle renie donc le libéralisme authentique ; ce qui lui a permis de se hisser à un niveau d’action mondial, alors qu’il n’existe pas de société mondiale.

    Il convient donc à chaque société (nation) de réagir, sinon nous resterons dans cette spirale mondiale qui ne souhaite que la destruction des sociétés, éliminant de fait ce qu’ils appellent les contraintes sociales mais aussi politiques ; renvoyant donc le libéralisme à la loi du plus fort.

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