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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 11 janvier 2008 21:08

    Bonjour Armelle,

    Une âme juste est guidée par sa connaissance du Bien ; cette disposition consiste à se gouverner selon la raison ; par suite, une âme juste maîtrise ses passions ; enfin, une telle âme peut être dite harmonieuse, belle, forte et en bonne santé, parce qu’elle se tient à l’écart de l’injuste et du dérèglement des passions

     

    Cette assertion de Platon s’appuie principalement, me semble-t-il, sur le connais-toi toi-même de Socrate. Ce dernier pensait que tout vice provient de l’ignorance et que nul n’est délibérément mauvais. Il considérait que la vertu était la connaissance et de la connaissance du bien découlait la bonne conduite (voir le Ménon).

     

    Nous retrouvons aussi cette approche chez Kant, Spinoza, Alain ; mais il faut se méfier de l’autorité tout autant qu’elle est nécessaire. L’autorité morale principalement mène au conformisme, et il n’est plus de légitimité dans le conformisme ; l’autorité librement consentie ne peut reposer que sur le principe du ne pas se haïr soi-même.

     

    Comme le souligne Annah Arendt (Reponsabilité et Jugement), il faut d’abord apprendre à penser par soi-même ; sans quoi il n’est nulle responsabilité, nul jugement objectif permettant de se situer dans une situation.

     

    L’autorité doit être modérée pour permettre l’expression de ce que nous sommes, et par transposition ce que nous admettons des autres, sans contrainte superflue au risque d’infantiliser et de déresponsabiliser. L’autorité est donc soumise à une question de mesure pour qu’elle soit légitime, au-delà d’un seuil, elle perd toute légitimité.



  • Christophe Christophe 11 janvier 2008 11:12

    @L’auteur,

     

    Pourtant loin d’être un soutien indéflectible du gouvernement, qu’il soit d’un bord ou d’un autre, je vous trouve certes critique mais sur des bases quelques peu contestables.

     

    Sachez que j’apprécie souvent vos articles qui nous portent, en général, à une réflexion approfondie. Mais vos deux derniers articles me posent problème par l’étalage que vous faites de votre méconnaissance des problématiques posées.

     

    Je ne suis pas intervenu sur votre article concernant l’acquisition récente d’un super calculateur. Si vous n’y voyez pas d’intérêt réel, je me permet de vous indiquer qu’en météorologie, il est nécessaire, de plus en plus, d’avoir un besoin de ressource en matière de calcul. En effet, ayant travaillé avec la météorologie sur des simulations, nous avons utilisé des algorythmes génétiques permettant de réduire d’un facteur dix le coût de l’expérimentation par le principe de sondes. Le problème étant que ces algorythmes sont très gourmands en capacité de calcul.

     

    Pour les OGM, vous semblez encore mal maîtriser le sujet. Les informations émanant de pays comme la France sont encore bien peu pertinentes. Il est, à mon sens, préférable d’aller prendre quelques informations auprès de pays comme l’Inde, le Bengladesh, ... où les OGM ont été exploités durant plus de vingt ans, sans résoudre le problème de la famine mais en mettant en exergue les problèmes posés ; certaines maladies touchant l’homme, les mutations de ravageurs s’adaptant au nouvel environnement, ... qui a abouti à l’usage croissant de pesticides de plus en plus puissants.

     

    Par ailleurs, vous l’écrivez sans vous en rendre compte, il me semble : Alors que si on lit les quelques détails de ce communiqué, c’est tout le contraire, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de quoi s’affoler et que le rapport de cette haute autorité met en avant pour l’essentiel une insuffisance dans les recherches et les méthodologies utilisées. Par exemple, un supposé test sur 90 jours à la durée et à l’ampleur insuffisantes. Ce qui, soit dit en passant, ne permet pas de conclure à la dangerosité des OGM, mais dément tout autant les certitudes des laboratoires des firmes qui assurent qu’il n’existe aucun danger.

     

    Les études se cantonnent presqu’exclusivement sur les végétaux ; les études sur les animaux sont lancés a posteriori, après que la destruction ou la mutation ait eu lieu (papillons monarques, abeilles, ...). D’un point de vue biologique, si nous connaissons beaucoup d’espèces, nous en découvrons encore aujourd’hui, nous ne pouvons prévoir toute les mutations possibles dues principalement à l’adaptation tant végétale, animale voir même bactérienne au nouvel environnement de vie.

     

    Si votre point de vue réside dans le fait d’exprimer que nous maîtrisons l’ensemble des chaînes naturelles dans le monde, il me semble que c’est bien vous qui tenez le discours scientiste. La nature m’a toujours semblé un système en équilibre instable, nécessitant des ajustements perpétuels. L’intervention humaine dans les ajustements peut posséder des dangers ou non, nous n’en savons rien et il sera très difficile de le savoir. Devons-nous nous lancer pour constater les résultats ? Les résultats seront irréversibles, c’est la seule certitude que nous puissions avoir.



  • Christophe Christophe 9 janvier 2008 12:59

    @L’auteur,

     

    Certes, Monsieur BADINTER n’est pas, et ne revendique pas, le fait d’être un saint. Il reste attaché, selon les propos qu’il a tenu, à la présomption d’innocence.

     

    Vous avez le droit d’être favorable à cette loi que, personnellement, je juge scélérate et très dangereuse. En fait, elle est le reflet de la pensée longuement soutenue par notre Président que la suspicion est suffisante pour considérer un suspect comme coupable. C’est bien le début d’une attaque contre la présomption d’innocence dont la justification est exclusivement basée sur l’émotivité.

     

    Je resterai surpris qu’un membre de l’espace juridique tel que vous puisse soutenir à la fois la loi qui se profile et la présomption d’innocence. J’en conclus donc que, pour vous, la présomption d’innocence doit se muer en présomption de culpabilité ; inversant de fait la charge de la preuve. Cette loi va même plus loin, puisque que nous devrons juger des actes qui n’ont jamais eu lieu, juste à titre préventif.

     

    Bien entendu, vous pouvez argumenter que ce n’est qu’un cas d’exception. Mais vous devriez savoir, vous qui êtes fortement engagés en politique, que cette exception aura tendance à s’étendre à d’autres cas, voir se généraliser.

     

    Je reste tout autant dubitatif que vous n’émettiez aucune critique envers le pouvoir en place (et même les précédents) concernant le suivi psychologique, voir psychiatrique, des détenus jugés dangereux suite à leur condamnation pour un acte dont ils sont reconnus coupables. Ce suivi devant être contraint dès l’incarceration ; ce qui est loin d’être fait, il n’y a, pour certains, aucun suivi durant tout le temps de leur détention !

     

    Votre papier est donc fortement tendancieux. Vous émettez critique envers une personne que vous affublez d’une sainteté qu’il n’a nullement demandé, mais vous ne faites aucune analyse du système dans son ensemble.



  • Christophe Christophe 4 janvier 2008 12:50

    @L’auteur,

    Aahhhh, le pouvoir des mots !

    Nous vivons une époque formidable sous l’égide d’une soit disant communication : une société de communication. Ce n’est rien d’autre qu’une tautologie sans aucun intérêt ; la communication est au coeur même de la moindre activité humaine.

    Et que faisons-nous dans cette société de communication ? la langue est constituée globalement de deux facteurs : la syntaxe et la sémantique. D’un côté, se développe des langages sans réelle syntaxe tentant malgré tout de fournir du sens (genre SMS), de l’autre, nos grands penseurs (si il en existe encore) qui font des phases bien formées (au sens syntaxique) mais sans aucun sens. La communication ne consiste pas à enfiler des mots comme nous enfilons des perles, mais bien d’avoir un message à faire passer.

    Or comme vous le signalez, nous voyons fleurir de nouvelles terminologies dans les discours ; sans pour autant fournir le mode interprétatoire de ces nouveaux termes ; ainsi donc, chacun y met ce qu’il veut. D’autres termes sont totalement galvaudés par l’usage de glissements sémantiques.

    Pourtant, comme le souligne Eco, mais cela est loin d’être novateur, le langage est la symbolique la plus utilisée pour permettre d’échanger notre propre vision interne du monde. La terminologie permet d’associer un sens qui corresponde à notre représentation du monde. En usant de termes indéfinis au sens conceptuel, nous perdons du sens, nous partageons une vision floue du monde. Ce type d’incommunication permet aux interlocuteurs de combler ce flou par ce que bon leur semble, et surtout au locuteur d’entretenir des ambiguités lui permettant de conserver une marge de manoeuvre importante dans l’action, du moins aussi importante que toutes les nuances sémantiques pouvant être admises dans leur discours peu sensé.

    Si il est une chose que nous constatons, c’est que dans notre société de communication, il y a altération du principe même de communication ! smiley



  • Christophe Christophe 20 décembre 2007 23:23

    @Philippe D.

    L’intérêt de la mesure est double à mon sens : Cela ne coûte rien à l’état et remet les directions face à leur politique salariale. Le but est d’engager un cercle vertueux de « travailler plus contre plus juste rétribution ». Ca ne marchera pas partout, peut-être pas pour AFG, mais LH sont déjà gagnants. A suivre donc sans crier au scandale. Les petits progrès sont toujours des pas dans la bonne direction.

    Sur le coût, je ne suis pas d’accord avec vous. Soit cela a un coût pour les organismes sociaux, soit pour l’état dans le cas où il rembourserait la dette générée envers les organismes sociaux suite à cette mesure (les exonérations de charges ne sont pas gratuites ; un manque de recettes à dépense constante est équivalent, en terme comptable, à une dépense accrue à recette constante).

    Pour l’aspect positif ou négatif, je pense surtout qu’il faut attendre pour en constater les effets ; il y a beaucoup trop de contextes particuliers pour en prédire la portée. Donc wait and see ! smiley

    Par contre, il est évident que le sujet de la répartition des gains de productivité, dont une part revient aux efforts des salariés, est totalement occultée dans le slogan travailler plus pour gagner plus. Ce discours est recevable dans le cadre d’une productivité constante.

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