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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 13 février 2008 17:11

    Bonjour Lerma,

    Content de voir votre premier article, même si je juge les arguments un peu trop simplistes, mais je reconnais qu’il est difficile de construire un article sur le sujet que vous abordez en seulement quelques lignes.

    Tout d’abord votre notion d’industrie me pose problème. Vous centrez, a priori, votre approche sur l’industrie de produits semi-finis qui ne représente qu’une part de l’industrie française. Les hauts fournaux, l’extraction de minerais, ... tout cela peut être englobé dans votre analyse, mais pas l’industrie automobile (enfin que partiellement), ni l’industrie aéronautique (l’un des fers de lance français, avec les anglais en Europe), ni l’industrie nucléaire, ...

    Si vous regardez une carte de France sur le développement de l’emploi, vous y verrez effectivement que les zones minières comme les zones sidérurgiques ont subi de plein fouet la cessation d’activité de ces grandes industries d’antan. Mais ne parlez pas d’industrie au sens large !

    Pour ce qui concerne les autres industries, celles des produits finis, il faut savoir que ce que nous pourrions considérer comme des délocalisations sont souvent le résultat de compensations négociées entre l’industrie considérée et les Etats vers lesquels cette recherche de prise de part de marché s’oriente ; certes cela ne concerne pas tous les cas, mais il faut savoir dissocier les causes. Ces traitements sont très courant dans le cadre des marchés aéronautiques.

    Par contre, sur votre conclusion, je ne vois absolument pas le rapport avec notre Président actuel. Tout d’abord, il a fait parti d’un gouvernement qui, par exemple, a ouvert le capital de SNECMA en arguant qu’une entreprise public de droit privée ne pouvait étendre son influence sans être un minimum privatisée. Juste pour mémoire, SNECMA, société public avait depuis très longtemps crée un joint venture avec General Electric appelé CFM, leader mondial des moteurs d’avions (on ne peut pas mieux prendre pour des cons les français). Ensuite, ce même Groupe a été appelé à se faire acheter, pour les besoins de privatisation, par SAGEM ; vous vous rappeler, le mariage de la carpe et du lapin. De cette fusion / acquisition, nous constatons aujourd’hui qu’il n’y avait, et qu’il n’y a toujours pas le moindre projet industriel ; la séparation récente du groupe SAFRAN de SAGEM Communication sous l’égide de l’Etat (actionnaire principal du Groupe SAFRAN cédant cette branche à un fond de pension américain) devrait vous le faire comprendre. Cette mascarade n’avait donc qu’un seul et unique but d’ordre financier ; comme cette vente entre dans le cadre d’une pression du marché, principalement des investisseurs qui ne connaissent quasiment rien des stratégies industrielles potentielles.

    Je vous encourage donc à aller plus en profondeur dans votre analyse et à en tirer des conclusions qui ne sont pas d’ordre politique mais souvent industrielles ou financières. Ensuite viendra le temps de constater quelle position politique est tenue ; mais votre analyse succincte du problème et votre conclusion à l’emporte pièce ne démontre rien si ce n’est votre attachement à défendre la position de notre président qui n’a jamais été très clair sur ce type d’approche ; reportez-vous aussi à Airbus.



  • Christophe Christophe 12 février 2008 12:59

    @Aspirale,

    Les paroles de Jacquard sont pertinentes mais occultent encore l’un des aspects dans l’étude des discours. Si la sémantique pouvait se résumer uniquement à la grammaire et au vocabulaire dans ce que nous appelons une phase bien formée, il existe dans cette approche des limites propres liées aux paradigmes terminologiques ; c’est un point qu’avait levé Chomsky en citant une phase célèbre : Les idées vertes dorment furieusement. Phrase bien formée mais sans aucun sens. Nous pourrions d’ailleurs lui aposer la phrase connue de E.T. : Téléphone maison. Cette dernière n’est pas bien formée mais a du sens.

    Si ma mémoire est bonne, Bruno Latour avait levé cette problématique que vous exposez en abordant la différentiation entre l’approche réellement scientifique et l’aspect vulgarisation basée principalement sur la force de conviction des propos tenus.

    Comme nous constatons dans les propos tenus en politique une approche très conceptuelle sans exposer réellement la nature et la force de chaque concept exposé. Ainsi, il est possible de dire tout et son contraire.

    Quant à la notion d’expérimentation, nous savons aussi que des sciences, comme la physique, en sont à construire des théories dont l’expérimentation est ... impossible. Pour convaincre, ils utilisent des simulations informatiques qui reposent sur les mêmes principes que la théorie testée ; ne démontrant en aucun cas la véracité réelle de leur approche mais jouant sur l’inconscient collectif, inductif, communément admis, qu’un super calculateur peut simuler la réalité.

    Le discours des experts n’est pas anodin. Eux savent quels sont les principaux mondes causaux possibles (ils ont étudiés les recherches dans leur domaine), et ils savent quels choix collectifs nous mènerons à tel ou tel monde ; il suffit donc d’orienter le débat pour aboutir au résultat souhaité. La science est neutre, mais son application ne l’est pas dès lors qu’un choix se présente (cas fréquemment rencontrés dans les sciences molles) ; ce choix est plus du domaine de la croyance que de la science.



  • Christophe Christophe 2 février 2008 23:26

    @Franc,

    Vous devriez pousser un peu plus vos lectures en psychologie, psychanalyse et philosophie. L’humain se construit par les autres, il ne se construit pas sur lui-même ; le syndrome autistique devrait vous donner une bonne illustration de la construction intériorisée.

    Biologiquement, disons que les seules informations à disposition sont les informations struturantes, celles permettant de penser (organiser, associer, formuler, ...) ; mais en aucun cas ne permettent de juger quoique ce soit.

    De plus, même si c’était le cas, nous parlerions de méta connaissances, un canon de connaissance en quelque sorte. Mais ce type d’information n’est pas immuable, puisqu’à un moment ou à un autre, il sera confronté à la réalité.

    Si il y a ambiguité, que faire : transformer la réalité pour correspondre au canon ou modifier le canon pour être en conformité avec la réalité.



  • Christophe Christophe 2 février 2008 23:03

    Ce que je tente d’expliquer, pour avoir été confronté à de tels problèmes que cette plainte déposée est d’un niveau d’irresponsabilité inquiétant ; principalement pour un gendarme qui, je l’espère, sera le premier à ne pas réagir ainsi face à l’insulte.

    Ce que j’ai voulu signifier est que ce genre de problème se traite en bonne intelligence entre administration, parents d’élèves et l’enseignant concerné et le représentant de l’élève simplement par le réglement intérieur de l’établissement scolaire. L’administration prend une sanction contre l’enseignant, sanction à la mesure des faits reprochés, et elle prend une sanction contre l’élève dans la mesure de sa violation dudit réglement.

    Tous les faits reprochés que j’ai pu traité ne sont pas de cette ampleur, mais l’état d’esprit est là. Trop de parents considèrent leur enfant comme un innocent ; et ce n’est nullement un problème de catégorie sociale. Comme il existe des enseignants qui considèrent pouvoir faire ce que bon leur semble dans leur classe. Mais si le second cas est assez rare, le premier est bien plus courant ; si vous saviez les propos que tiennent les parents d’un élève passant en conseil de discipline, on se demande si ils parlent du même enfant que celui que nous sanctionnons.



  • Christophe Christophe 2 février 2008 17:28

    Par contre, vous avez raison, il n’existe aucune législation interdisant les châtiments corporels ; même si nous étions partis de cette base de réflexion pour construire les réglements intérieurs des établissements scolaires pour lesquels je suis intervenu.

    Cette base de réflexion prenait sa source, de mémoire, pour lutter contre les châtiments corporels que les élèves s’infligent entre eux.

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