« Le système n est pas le capitalisme néoliberal mais le mondialisme, ceux qui disent lutter contre le premier sont dans un faux combat, la troupe s en contente mais les avertis ne marchent pas »
Le système économique aujourd’hui appliqué à l’échelle mondiale répond au nom de capitalisme néo-libérale, que cela ne plaise ou non. Si tel n’est pas le cas alors le mot « mondialisme » n’a aucun sens.
De sorte que combattre le « mondialisme » ou la mondialisation sans se faire le chantre de l’anti-capitalisme relève de la fumisterie la plus totale
« Il s en est »sorti« que par une rethorique quasi poétique, un lyrisme de l ancien temps qui permet de détourner le sujet.Cette séduction de la foule et des contradicteurs est sa méthode d enfumage ».
Encore une fois, c’est vous qui le dites. S’il est un candidat justement que ne détourne jamais le sujet, c’est bien Mélenchon. Force est tout de même de le reconnaître même si l’on adhère nullement à son programme.
Vous réagissez à mon sens à travers le prisme de votre « anti-mélenchonisme » primaire. Pour ma part, il n’était pas question de dire que MLP ou JLM avait tort ou raison sur telle ou telle question, mais tout simplement que JLM cédait moins à la « panique » que MLP dans la défense de ses desseins, lorsque ceux-ci étaient pourfendues par les médias. C’est pourquoi, sans doute, il se fait moins asticoter par les journalistes. Ces derniers savent qu’ils auront plus de mal à mettre JLM à quia que MLP.
« Mais on l a egalement vu s enerver quand les questions se faisaient plus précises et insistantes. Ce type n est pas sérieux ».
Ah il s’est énervé ? Et alors ? Même en s’énervant il s’en est toujours à peu près bien sorti. La seule fois où il a été mis en difficulté fut lors de son tête à tête avec Langlet. Or il a été démontré depuis que ce dernier avait utilisé des méthodes malhonnêtes, pour ne pas dire autre chose.
« C est un internationaliste »
Oui et alors ! Comme l’étaient Jaurès, Blum et bien d’autres avant lui. L’internationalisme va de pair avec le socialisme, contrairement au mondialisme qui lui est étroitement lié capitalisme à la sauce néo-libérale.
« surtout un ex trostkiste »
J’adore ce type de remarque ! S’il s’agit d’un « ex-trotskiste », cela ne signifie-t-il pas qu’il ne l’est plus aujourd’hui - et ce depuis au moins 35 ans ?
« rien qu avec ce passé on comprend tout de suite qu il ne pourra jamais se pretendre anti système, il en est le jouet ».
Le système en question réside avant tout sur le capitalisme. Or le FN n’est pas anti-capitalisme : il aspire seulement à mettre en place une version nationale du capitalisme, dé-mondialiser autrement dit le capitalisme. De sorte que seuls les anti-capitalistes (toutes tendances confondues, trotskistes y compris, ne vous en déplaise) sont authentiquement anti-système (capitaliste). L’enfumage vient à mon sens de ceux qui se prétendent anti-système alors qu’il ne cherchent qu’à changer la forme du système et non le système lui-même.
« Le FN est le seul parti anti mondialiste dans toutes ses composantes. Ca n est pas un hasard si MLP a eu tant de mal a obtenir sa candidature ».
Anti-mondialiste certes, mais pas anti-capitaliste. Quant aux 500 signatures, on est en droit de penser qu’il s’agissait d’un bluff.
« ET pas plus hasard si nombre de communistes et gauchistes sont passés au FN ».
Ah bon ? Et combien sont-ils dans ce cas là ?
« Il faut lire Alain Soral »
L’ancien communiste ? Si l’on suit votre logique, alors « rien qu avec ce passé on comprend tout de suite qu il ne pourra jamais se pretendre anti système, il en est le jouet »
Et puis, Soral (comme tout le monde du reste) n’est pas parole d’évangile.
« Le piège qui peut guêter les Scops, c’est de croire que l’on peut fonctionner sur le mode auto gestionnaire, pas de vrai boss, tous patrons, une vieille lune qui pourtant a fait long feu. »
Pourtant, ne vous en déplaise, il existe des SCOP qui fonctionnent (bien) de la sorte. Tout dépend de certains paramètres et notamment de celui du nombre des associés.
« Le modèle Scop ne marche que quand les responsabilités sont clairement établies et réparties selon les compétences. A partir de là, les bénéfices peuvent être redistribués équitablement et chacun peut effectivement y trouver son compte ».
Non seulement elles marchent, mais leurs résultats sont généralement supérieurs à ceux des entreprises classiques, quel que soit le domaine d’activité.
« Les exemples qu’en donnent les médias faussent la représentation du modèle Scopl en laissant croire que n’importe quel clampin peut du jour au lendemain devenir un chef d’entreprise parmi d’autres chefs d’entreprise »
Cela, c’est vous qui le dites. Et puis qui sont vos « n’importe quel clampin » ?
Et c’est avec ce genre d’arguments que vous comptez plaider votre cause et faire de nombreux prosélytes ! Seriez-vous à ce point mis à quia sur le fond qu’il vous faille attaquer vos contradicteurs sous l’angle de la forme ?
Toutefois, cela ne m’empêchera pas de dormir, soyez sans crainte : faire des fautes de ce type peut arriver à n’importe qui (surtout quand ce « n’importe qui » ne se relit pas attentivement par manque de temps) sans que cela ne remette en question la validité de son propos sur le fond.