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Daniel Roux

Daniel Roux

La direction d’Agoravox m’interdit de commenter les articles de "Christelle Néant" :
« En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article. »
La direction d’Agoravox n’a pas répondu à ma demande d’explication.
Je réfléchis sur l’intérêt de participer à un média « citoyen » pratiquant une censure sélective, en donnant de plus en plus de visibilité à la propagande.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/08/2007
  • Modérateur depuis le 15/05/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Daniel Roux Daniel Roux 26 février 2015 15:21

    @bakerstreet

    Sans vouloir me substituer à Monsieur Tsipras, l’emprunt obligatoire « pour soutenir l’effort de guerre nazi » n’a rien à voir avec les réparations de guerres annulées en partie en 1953 sous l’égide des étasuniens.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/annie-stasse/070215/lallemagne-t-elle-une-dette-de-guerre-envers-la-grece

    Le remboursement de l’emprunt fut reporté au traité de paix constatant la réunification de l’Allemagne que personne à l’époque n’envisageait avant la saint Glin glin.

    Elle a eu lieu. le chancelier Kolh a obtenu des russes que la mention « traité de paix » ne figure pas sur le document final. Il s’agit donc bien d’une entourloupe volontaire dans le but précis de ne pas rembourser les emprunts de l’Allemagne nazie.

    Que le plus fort (pour le moment) dise au plus faible d’aller se faire voir chez les .. enfin euh.. « ailleurs », dans la grande famille unie que constitue l’Union, n’est pas la meilleur façon de trouver un accord sur un problème qui existe bel et bien.



  • Daniel Roux Daniel Roux 26 février 2015 11:21

    Il y a au moins deux façons d’aborder un sujet délicat, le traiter de manière exhaustive au risque de perdre le lecteur dans les détails ou de manière simplifiée au risque de manquer l’essentiel.

    J’essaierais de ne pas être trop long.

    La situation grecque n’est pas tombée du ciel, elle est l’aboutissement d’une histoire complexe et plus mouvementée, plus meurtrière même que l’histoire de la France.

    La Grèce a été mise en coupe réglée par deux familles puissantes aussi cyniques l’une que l’autre qui accaparait tout ce qu’elles pouvaient à chaque alternance du pouvoir. La corruption et le clientélisme étaient tels que les notables ne payaient pratiquement aucun impôt, que les armateurs et l’Eglise Orthodoxe en était exemptée.

    Pour des raisons obscures, Mitterrand a voulu que la Grèce entre en Euroland. La Grèce, comme la France, l’Espagne et le Portugal a donc trafiqué ses comptes pour accéder au paradis financier, c’est à dire aux emprunts à faible taux, sans rien changer à ses habitudes de dépenser plus que les revenus dont ils disposaient.

    Une des particularités de la Grèce est d’attribuer une part excessive de son budget à l’achat d’armes de toutes sortes. La proximité et la pression de l’ennemi ancestral turc en est la cause principal mais aussi son appartenance à l’OTAN. Les avions américains, les chars allemands et autres babioles françaises remplissent les hangars à travers tout le pays.

    Pendant des années, tout le monde a laissé faire parce que tout le monde y gagnait quelque chose. Les grecs, comme les autres, se sont donc endettés en euros jusqu’à la crise étasunienne des subprimes.

    Les étasuniens ont cherché à détourner l’attention de leurs turpitudes bancaires et de leur lourdes responsabilités dans la crise financière de 2008/2009. Ils ont donc pointé du doigt l’endettement indécent quoique similaire à leurs propres dettes des pays de l’Euroland et le risque qu’il faisait courir à la finance mondiale. Le but était atteint et l’attention du monde financier s’est tournée vers l’Union Européenne et les dettes souveraines.

    La crise des subprimes est devenue la crise de l’Euro.

    Le pays la plus faible et le plus mal géré étant la Grèce, tous les doigts accusateurs se sont pointés sur elle. Ses taux d’emprunt ont explosé et la dette se révélait irremboursable.

    La première urgence, pour les financiers qui gouvernent l’Europe et le monde occidental, fut de sauver les banques moyennant quelques abandons de créances. Des prêts exceptionnels furent accordés à des taux exceptionnels et leurs montants immédiatement versés aux grandes banques.

    Restait au peuple grec, la rigueur et l’austérité pour équilibrer un budget qui ne l’avait jamais été, comme en France et en Allemagne d’ailleurs.

    Les deux familles au pouvoir ainsi que les notables les plus fortunés avait depuis longtemps mis leur fortune en euro à l’abri dans des banques étrangères et n’eurent aucun scrupule à appliquer la potion amère exigée par les grands financiers représentés par le FMI et la BCE.

    5 ans plus tard, les grandes banques sont remboursées, la dette a explosée, le peuple est à bout, le pays en déconfiture mais le budget primaire, hors intérêt, est à l’équilibre. N’est ce pas le plus important ?

    Tsipras se fait élire avec un message : « Je vais renverser la table et exiger de l’Allemagne qu’elle rembourse ce qu’elle doit au peuple grec ».

    Que ne l’a t-il pas fait dès son arrivée au pouvoir, en sortant de l’Euro, en faisant défaut sur la dette et en attaquant l’Allemagne devant un tribunal international ?

    Pourquoi ? Je pense que la menace turque sur les eaux territoriales chypriote et grecque, riches en gaz et pétrole parait-il, ne soit pas étrangère à cette timidité. Que pèserait les forces militaires grecques même surarmée, face à la puissance turque ?

    Quitter l’UE et l’OTAN pour faire alliance avec la Russie ? Une option aventureuse et pleine de danger alors que la Russie est face à l’OTAN en Ukraine.

    Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il faudra donc en rabattre.

     



  • Daniel Roux Daniel Roux 25 février 2015 12:05

    Le plus choquant est que le Président de la République française et laïque, court les diners en ville offert par les institutions religieuses et communautaires.

    Soit son cuisinier est très nul, soit il s’ennuie, soit il a toujours faim et soif.

    Monsieur Hollande, si je peux me permettre, vous êtes Président de tous les français. La moindre des choses serait que vous évitiez de vous compromettre avec des sectes ou des associations basées sur une appartenance ethnique perçue souvent par la dite ethnie comme raciale.

    Sinon, si vous vous ennuyez, je peux vous proposer de venir au repas organisé par les centaines de Sociétés boulistes où vous rencontrerez des gens passionnés qui sauront apprécier votre sens de l’humour, même politiquement incorrect.



  • Daniel Roux Daniel Roux 23 février 2015 13:34

    Le monde arabe est constitué des pays envahis par les arabes, il y a fort fort longtemps.

    Le monde islamique est constitué de pays dont les peuples ont adopté la religion musulmane pour différente raison, par la force, le commerce, la volonté du colonialiste..

    Les musulmans sont divisés depuis la mort du prophète Mahomet. Les plus connus des schismes sont les sunnites et les chiites. Ces derniers se font une guerre sans merci, causant des milliers de morts chaque année.

    L’Iran, par exemple, n’est pas un pays arabe mais persan chiite.
    L’Indonésie n’est pas non plus un pays arabe mais est le plus peuplé des pays musulman.

    L’autre raison des affrontements violents est le régime tribal dominant en Arabie Saoudite, dans les 2 Yémens, en Irak, en Syrie, au Liban..

    Les alliances entre tribus sont mouvantes et ne tiennent pas toujours compte de l’appartenance Chiite ou Sunnite.

    Tout ce mic mac est encore plus complexe que la description sommaire faite dans le cadre de ce commentaire. Cela explique sans doute que seul un pouvoir fort, voire brutal, parvienne à imposer le calme sinon l’entente.

    Ce n’est donc pas un hasard si l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Libye, l’Arabie Saoudite et autres émirats ne sont calmes que lorsqu’ils sont dirigés d’une main de fer par un dictateur sans pitié.

    Les étasuniens et leurs supplétifs, en mettant à bas les dictatures qui résistaient à leur pouvoir, n’ont fait que libérer les multiples tensions pré existantes.



  • Daniel Roux Daniel Roux 21 février 2015 12:21

    @ soi meme

    J’ai traité de la valeur de la monnaie dans un article :

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-hold-up-du-siecle-pour-financer-83574

    Une valeur d’un objet ou d’une monnaie est relative. Elle n’existe que par rapport à quelque chose de tangible négociable facilement sur les marchés internationaux, comme les métaux précieux ou le blé. La valeur de l’or, par exemple, varie par rapport au blé, selon les années. 

    La valeur de l’objet ou d’une monnaie peut-être déformée par la spéculation comme on l’a vu pour le pétrole et comme on le voit pour le dollars.

    Imprimer des billets de monopoly et l’appeler dollars est une escroquerie pure et simple. Tous les pays le font dans le cadre de la guerre monétaire intense que se livre les grandes et les petites puissances.

    En réalité, le dollar vaut sans doute que la moitié de sa valeur exprimé par rapport à l’or mais comme tous les pays en ont besoin pour commercer, sa valeur d’usage est plus importante.

    @ steph bigorneau

    L’inflation mine la valeur de la monnaie et donc la valeur du travail qui permet à tout à chacun d’économiser pour ses vieux jours ou pour des projets. C’est une sorte d’escroquerie de l’émetteur de la monnaie vis à vis des épargnants en faveur des emprunteurs (à condition qu’ils aient emprunté à taux fixe).

    L’inflation est voulue par les gouvernements incapables de gérer convenablement un budget car elle gonfle artificiellement le PIB, diminue la valeur de la dette et abaisse la valeur des salaires.

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