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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 02:52

    Bonjour morice

    Bon article.

    J’ai également été sidéré de voir le résultat d’une manipulation médiatique sécuritaire engendrer une telle régression dans les esprits. Chaque fait divers dramatique explique au travers de la prévention qu’il faut s’en prémunir puisqu’il peut atteindre chacun. Il en découle donc une liste journalière faramineuse depuis que nous sommes entré dans ce processus à la suite de l’achèvement des débats politique faute d’idées nouvelles après l’écroulement du communisme. Le tabac, le cancer, le sida, les viols, la pédophilie, les femmes battues, les accidents mortel de la route, les feux de maison, de forêts, les inondations, les canicules, les chiens tueurs, les accidents ménagers mortel, les crimes individuels (dont l’on peut noter que ne sont jamais évoqué ceux des femmes), les infanticides, j’arrête car nous savons que nous avons peur de la mort. Alors chacun de ces événements nous rappelle que nous y avons échappé et dans le même temps qu’il faut éliminer ceux qui y conduisent.

    Partant de là la recherche de la cause de la responsabilité ne se pose plus seule la réparation préventive d’une récidive s’impose.

    Il est bien normal qu’un cerveau y succombe d’autant que la théâtralisation médiatique utilisant l’affect est imparable.

    S’enchaîne de fait une régression des comportements qui avaient conduit à la suppression de la peine de mort et au sens de la peine, au seul bénéfice de la vengeance souvent présenté comme un nécessaire passage pour arriver à faire le deuil d’un traumatisme.

    Nous sommes là dans un domaine aussi ancien que notre civilisation puisque les juifs face aux justices expéditives par les règlements de comptes instaurent la loi du talion imposant de ne faire à autrui que ce que l’on avait soi-même subit afin de minimiser la disproportion des réponses affectives.

    nous nous sommes dans le processus inverse un durcissement constant des peines qui cache ce soucis pernicieux de l’élimination que satisfaisait la peine de mort.

    Ensuite le christianisme révolution la pensée par la notion de pardon comme acte qui rompt l’enchaînement de vengeance même par une affliction identique qui peut toucher une personne non concerné pour en faire souffrir une autre.

    Le dernier comportement exemplaire à ce sujet fut celui de familles qui n’avaient pas déposé plainte dans le drame des noyés accidentel du camp du vacance en Bretagne d’ecclésiastique (je n’ai plus en mémoire le nom).

    Nous allons nous trouver avec un paradoxe énorme. La science à fait la démonstration que nous ne disposons pas du libre arbitre. Que les réponses que nous donnons le sont toujours aux perceptions reçus par nos sens. Dans ce cadre nous sommes en inter relation permanente et la réponse de l’un tient compte des comportements de tous. Il devient donc impossible d’affirmer la responsabilité individuelle puisque chacun a participé à l’acte produit par l’un.

    D’un autre côté si l’on considère que le comportement délictueux est le produit du caractère inné il est encore moins opposable à l’individu, alors pourquoi le punir ou le condamner, c’est le cas évoqué dans l’article.

    Si l’on considère que le caractère inné modelé par le modèle culturel devient le tempérament culturel du sujet il faut bien admettre alors qu’il l’a été par tous ceux qui ont définis les critères qu’il a du assimiler, pour contraindre son caractère inné à s’y soumettre.

    Alors quels sont les événements qui peuvent conduire un sujet à un acte nuisible à autrui par contrevenante au modèle qu’il a reçu ?

    Cela fait des siècles que nous essayons de répondre à cette question sans aucun succès sinon de dire que chacun est responsable de ses actes.

    Ceci est aujourd’hui une énorme stupidité née du produit de notre ignorance à saisir qu’entre le temps ou nous percevons un événement relayé à notre cerveau par nos sens se passe un laps de temps de l’ordre de la milliseconde avant que le cerveau ne donne sa réponse. Ceci relégué notre volonté arbitraire au définitif deuxième rend, mais nous ne pouvons pas le percevoir, et sans les outils de précision dont nous disposons nous l’ignorerions toujours.

    La conséquence sur le raisonnement si cette connaissance prospère induira forcément une modification de nos comportements dans la perception de ceux des autres, c’est le sempiternel mouvement qui organise à partir de nos sens la pensée « créatrice » qui passe par trois étapes.

    Ces étapes sont, la saturation, l’incubation et l’illumination suivant la conception de Hermann von Helmholtz un physicien physiologiste (1821 1894) suivit par celle de Piaget, l’assimilation, l’accommodation, l’équilibration.

    Ceci ne signifie en rien que les individus ne seront pas acteurs de leurs actes et qu’à ce titre il faudra se préserver de ceux qui seront de nature à représenter un danger pour les autres de manière passagère ou permanente.

    cela ne signifie pas que l’on ne sera pas affligé par un drame.

    Mais la recherche de la solution sera obligatoirement autre chose qu’une punition sans sens que satisfaire des victimes vengeresses que par faiblesse les biens pensants n’osent même plus leur dire qu’être victime n’est pas un statut, mais que comme victime la collectivité leur doit réparation car elle aussi a concouru sans le savoir a la réalisation de l’événement qui l’affecte de manière inégale bien entendu, et les psys de tout ordre auront à trouver d’autres formes de résilience

    Les deux facteurs cause de cette régression sont la tolérance zéro et le principe de précaution, des arguments électoralistes antinomiques de l’évolution industrielle et mercantile qui réduit le pare-feu naturel, la pensée philosophique, à une tare et accroît tous les risques par la surpopulation des cités, l’apologie de la violence et ses productions a risques.

    Alors pas surprenant que les parents des victimes dans cette affaire réclament la condamnation d’un irresponsable.

    Je dis souvent qu’il ne peut être demandé aux victimes de raisonner quand leur souffrance émotionnelle réclame vengeance.

    Mais la « responsabilité » n’est pas chez elles mais chez tous ceux qui ont exploité politiquement tous ces drames individuels.

    Si chacun d’entre nous devions vivre en pensant aux risques potentiels qui peuvent nous atteindre nous en mourrions d’angoisse car notre système biologique nous supprimerait parce que l’environnement lui serait définitivement hostile.

    Mais pour le moment nous n’en sommes qu’au développement de la déprime ?

    Cette recherche de la condamnation d’un malade mental m’a conduit inévitablement au nazie qui ont éliminé leurs « fou » dans leurs camps ou aux soviets qui les laisser vivre dans des conditions extrêmes. je trouve dramatique que nous en soyons arrivé là. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 00:31

    Bonjour dugué

    Je referai l’effort d’en acheté un. Il y a longtemps même très longtemps que je ne lis plus la presse, car je vivais ce qu’elle racontait.

    De puis lors la pose sexagénaire définitive que j’effectue je ne la lis pas plus, cela ne m’a pas coupé de la réalité, qui si elles évoluent, est toujours prévisible car elles s’effectuent toujours dans les mêmes paramètres rigides qui façonnent nos comportements.

    Cette société économicologique que nous construisons relègue la pensée à une déviance de la rationalité dont les tenants ne perçoivent pas ce qu’elle a de réductrice et de régressive quand elle devient exclusive.

    Pour retrouver ce pouvoir politique ou idéologique, face aux excès du pouvoir égoïste, il y a un effort de compréhension énorme à faire qui demandera certainement des générations et auquel peuvent concourir les hommes de science, les philosophes, pour peu qu’ils s’organisent politiquement pour être au service de l’humanité, et les jeunes étudiants, car à ces âges là l’on est toujours idéaliste et créatif.

    D’une certaine manière pour faire une analogie avec l’histoire biblique il faudra que des scientifiques, des philosophes, des intellectuels s’organisent, pour une fois de plus chasser les marchands du temple qui ont installé leur bourse aux quatre coins du monde, qu’ils s’organisent pour ne pas se faire crucifier par le poids de l’information dogmatique des marchands.

    Ceci, car l’on peut observer dans ces trente dernières années qu’ils ont disparu du débat, sauf quand ils servent de justification à l’idéologie dominante, car pour exister dans le monde médiatique d’aujourd’hui, ce n’est pas seulement des livres qu’ils leur faut mais des heures d’antennes où ils peuvent enchaîner un développement au-delà de trente secondes sans que le commentateur vedette ne leur coupe la parole.

    Cela ne met pas en cause les capacités des commentateurs, mais souligne une information qui est devenu avant tout spectacle (storylling pour rappeler un article récent sur ago) pour fidéliser l’auditeur auquel l’on soumettra des publicités qui fourniront les ressources financières. Pour ces raisons là malgré la multitude d’événements, toutes les chaînes nous proposent les mêmes, en nous assurant qu’il y a pluralité de l’information parce que les rédactions et les commentateurs les personnalisent. Il est important de ne pas ignorer cela, car à croire que le monde ne ressemble qu’aux quelques informations qui sont diffusées, nous finissons par leur donner et leur fabriquer une réalité globale qu’elles n’ont pas si nous n’avons pas les moyens de les analyser.

    « Philosopher » un terme qui est connoté aujourd’hui, comme ne représentant presque que des irréalistes, des coupeurs de cheveux en quatre, le plus souvent par des cartésiens qui vivent sans en prendre conscience dans un monde plus virtuel que celui des philosophes, celui de la monnaie.

    La conséquence en est qu’à l’exception de quelques idéalistes, nous n’élisons plus dans toutes les instances politiques que des hommes à notre ressemblance, de grands chefs religieux, argentiers ou pieux, quand ils ne cumulent pas les deux.

    En revanche, nous reléguons aux oubliettes les philosophes et les penseurs ou bien nous les présentons comme des êtres d’un ancien temps, qui n’ont plus de place dans le débat monétaire.

    Ainsi, nous ne nous sommes jamais écartés d’une gestion « religieuse » des hommes. Mais comme nos nouveaux dieux savent compter, ils assurent une gestion financière des humains. Nous ne quittons de fait qu’une croyance pour une autre, parce qu’elles nous ressemblent, parce que notre besoin de foi ou de conviction recomposée s’empare de toutes nos innovations pour les déifier.

    Faute de comprendre cela, nous ne serons pas en mesure de réformer nos systèmes actuels, qui ne correspondent qu’à une utilisation imparfaite du potentiel créatif que nous fournit l’ensemble des forces universelles qui nous sous-tendent, et dont l’utilisation « dysharmonique » que nous commençons à mesurer, nous conduit vers l’anticipation d’une destruction programmée par l’usage que nous faisons de ces même forces Universelles. Et si nous passons ce cap, alors il y a fort à parier que nos sociologues, nos médecins, nos psychologues et puis nous, seront aussi des « philosophes mathématiciens » de la mécanique quantique, et dans ce cas nos élus nous ressemblerons.

    Merci pour cet article, il a choqué les bloqués de radio unique découvrant qu’il y a d’autres ondes, espérons que ce ne sera pas éphémère et que cela donnera envie à d’autres de faire état des aptitudes qu’ils ont plutôt de se cantonner dans le storylling mercantiliste pour satisfaire cerveaux appauvris malgré eux.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 23:24

    bonjour tto

    le 25 octobre sous la rubrique tribune libre ago a publié un article qui n’a eu aucun commentaire car un peut ardu comme le tien, à moins que tu ne l’ait déja lu.

    « L’autonomie c’est comme une voiture, sans carburant elle ne fonctionne pas »

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 23:02

    bonjour briely67

    oui je connais le SEL et ce n’est même pas dit que dans un futur proche lorsque notre système capitaliste aura implosé il ne soit pas un élément qui se met en place pour apporter une solution à ce futur.

    Ah si seulement on se mettait à construire des halls de jogging de neurones et de substance Grise.

    j’ai réalisé une essai sur ce thème donc trois fois oui.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 22:36

    Bonjour TTO

    J’ai appelé le processus qui conduit à cela les « dominant systémiques », car il repose sur la pérennisation d’organisations « organico mécanistes », c’est-à-dire de principes innés (organique) structuré par le culturel (mécanique au sens Durkheimien), conforté par des procédés rassurants donnant la vision d’un but à atteindre. Naturellement la réalité en donne sans cesse de nouveaux paradigmes qui durent le temps que les évènements qu’il génère préparent la venu du suivant.

    Par exemple aujourd’hui nous sommes dans une société « économicologique » comme je l’ai nommé, qui pour remplir les tâches qu’elle génère demande des individus formés pour les remplir. Or dans la réforme des universités, le principe de base retenu est qu’elle forme les sujets censés accomplir ses tâches, nous franchirons une étape de plus si cela se réalise, en suppriment des université les enseignements qui n’y concourent pas. Or l’enseignement économique rationalise les esprits qui regarderont donc leur existence et l’existence du vivant au travers de sa rationalité. Il y a donc la une véritable évolution des comportements culturels humains vers un nouveau paradigme. Forcément en découlera une nouvelle organisation politique.

    Cette vision s’inscrit dans une théorie développementaliste et ethnocentrique, qui pose la démocratie comme l’aboutissement d’une évolution inéluctable des sociétés, favorisée par l’économie libérale, dans laquelle l’État (la communauté citoyenne) doit être réduit à sa plus simple expression et laisser la place aux agents des systèmes d’autorités arbitraires. Lesquels n’ont plus d’opposants, de « transgresseurs » de jugements susceptibles de se faire entendre, et le débat philosophique a été remplace par celui « économico logique » dogmatique, qui conclut que l’homme ne peut exister que s’il y a au préalable l’argent (monnaie) nécessaire à son existence. Donc, posséder de l’argent (monnaie) est synonyme d’autonomie. De là, il est posé que l’existence d’un Homme ne dépend que de celle de monnaie.

    Les dominants systémiques.

    Cependant la perception la plus complexe réside dans certaines approches de l’autonomie individuelle que l’on nous propose, et qui conduisent ceux qui l’acceptent à se placer sous le joug d’une dépendance arbitraire. Ceux-ci appartiennent bien souvent à des groupes sociaux moyens ou petits qui ont le sentiment de prendre des initiatives y compris en capitalisant leur épargne, mais dont en réalité la destiné leur échappe.

    Il ne s’agit pas là de viser le bien fondé de l’initiative individuelle et de la capitalisation privée, ni l’interdépendance de toute organisation basée sur l’acceptation d’une discipline organisatrice. Mais force est de constater que ces personnes trouvent dans ce type d’organisation les moyens et la justification de l’autoritarisme et de la puissance dogmatique qui dépend des tempéraments et des caractères des individus.

    C’est le cycle infernal de celui qui entreprend et qui possède. De fait il en déduit que ce statut lui donne une autonomie de dominant qui le situe au-dessus des autres (perception affective qui se rationalise). Il en conclut que cela lui donne le droit de disposer d’autrui pour atteindre ses buts, et il réclame dès lors des hommes politiques (le dominant affectif/ monarque et le dominant rationnel à divers degrés/ démocratie) une législation qui limite l’émancipation d’autrui si celle-ci ne s’inscrit pas dans son intérêt idéologique.

    Ce résultat est dû au fait que ces groupes, moyens ou petits, détiennent leur autonomie de l’interaction avec les groupes supérieurs historiques, nés de l’industrialisation capitaliste que nous pouvons appeler les « dominants systémiques ». De fait , ces groupes petits ou moyens se sentent économiquement solidaires des « dominants systémiques », et n’ont aucun intérêt à les remettre en cause, tout en recherchant une diversification (autonomie) qui ne les rend pas dépendant d’un seul dominant. Cela conduit à des situations paradoxales où les groupes moyens ou petits relaient les intérêts des « dominants systémiques » : intérêt qui bien que liés, leur sont pourtant étranger.

    L’autonomie individualisatrice.

    Or les groupes supérieurs qui détiennent leur puissance de la propriété économique et financière, ont su réorganiser, comme nous l’avons indiqué antérieurement, leur pouvoir décisionnel par le développement d’une autonomie basée sur la prise d’initiative et de responsabilité participative qui reste tout de même parfaitement encadrée et même soumise à l’objectif rationnel du résultat financier.

    Ce résultat financier est devenu plus qu’un objectif rationnel, puisque sa recherche organise et influence la sociabilité des individus. Il s’est substitué à la notion archaïque de profit pour faire plus moderne et politiquement correct. Ceci parce que chacun poursuit ce but en ayant trouvé en quoi il peut en être solidaire ; d’autant plus facilement que ce but peut être expliqué par des opérations mathématiques qualifiantes et quantifiables issus du monde des sciences qui constituent un label de garantie et qui ne sont pas suspectées de dogmatisme, de partialité. En fait, le résultat financier s’est substitué au pouvoir de droit divin puisqu’il dirige l’intérêt individuel. Il cache ce pouvoir « autarchique » et il choque moins que l’autoritarisme direct, même s’il est plus drastique, de plus il est réclamé au nom de l’efficacité et donne aussi lieu à des comportements « transgressifs », allant de la déviance à la délinquance.

    Quant aux autres, ceux qui doivent louer leurs services, leur autonomie ne dépend que de leur aptitude à se vendre : ce qui sera interprété comme la recherche d’une autonomie économique. En conséquence chacun s’est trouvé une autonomie dans une dépendance totale ; une autonomie qui ne dépend en fait aujourd’hui que de l’exercice d’un arbitraire transféré à une organisation comptable. Celle-ci sert d’habile justification à tous les comportements dogmatiques régressifs dus à l’incapacité politique de ceux que l’on élit. Incapacités politiques et élues ne sont que le propre reflet de l’incapacité des citoyens, car dans le cas inverse nous n’aurions pas besoin des politiques et des élites.

    L’exemple suivant en est criant de vérité. René NI, dans « Pour une histoire politique » éditions points H199 écrivait : « un choix politique qui peut ne rien devoir à l’analyse économique et n’obéir qu’a des considérations idéologiques aura sur l’économie des conséquences incalculables, telle la décision de nationaliser de grands secteurs de production ou d’échange. » Mais est-ce le simple choix effectué qui aura des conséquences incalculables, ou bien les réactions et attitudes des milieux économiques opposants à ces choix qui induiront les conséquences ? Car en fait, l’acte de nationaliser ou de dénationaliser n’implique pas des changements radicaux dans les productions et les modes de production, ni parmi les hommes qui constituent l’essentiel de la force de travail.

    Il semblerait alors que ce soit une opposition idéologique qui entraîne les conséquences et non le fait lui-même.

    Une idéologie au service d’intérêts particuliers qui provoque des représentations au sein d’un public toujours prompt à hurler avec les loups, s’affranchissant ainsi de l’effort nécessaire à une compréhension raisonnée Demandez alors à ce public d’expliquer le pourquoi de son opposition, et je doute fort que vous obteniez une explication cohérente et motivée, autre qu’une réaction irraisonnée provoquée par des Cassandres intéressés. A l’exemple de cette dame qui, à l’annonce de la nationalisation de certaines banques, est venue retirer son argent, ne sachant que la dite banque qui gérait ses fonds, était nationalisée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Nous assistons à une rétroaction étrange où devant la complexité de la situation, leur capacité d’initiative et de responsabilité a été déléguée à un système qui reproduit sans cesse le même scénario, et rejette tous ceux qui s’en écartent pour en changer. De telle manière que dans cette solidarité de but (la recherche du résultat financier) basée sur les besoins de valorisation sociale issus de l’estime de soi de tout individu, chacun contribue à accroître la productivité qui rend attrayant l’investissement financier.

    Lequel en retour ne contribue pas ou peu, ou ne veut pas contribuer au développement de la solidarité collective qui compense les déficits d’intégration d’une réorganisation structurelle de l’économie et du travail et, qui plus est, refuse toutes les autres mesures qui pourraient être mises en place dés lors qu’elles amenuiseraient l’investissement financier.

    De plus cette démarche de refus de participation à la solidarité collective est soutenue par ceux qui se sentent valorisés au travers de cette délégation » qui, si elle représente un intérêt réel d’efficacité dans la compétition internationale n’a pas pour visé un intérêt collectif (nous savons que ce sont les mêmes groupes qui l’organisent dans tous les pays où ils sont présents, auto compétition).

    Ainsi nous pouvons dire que, dans la division du travail qui se caractérise par un lien de dépendance, et de laquelle chacun retire ce qu’il pense être son autonomie sociale, ce lien c’est déstructuré pour se restructurer autour d’une fausse solidarité participative qui se veut scientiste (science économique) et moderne, sans pour autant avoir apporté une quelconque solution aux réalités de classes sociales qui se sont « atomisés ». De telle manière que les rapports de dépendance, qui hier se qualifiaient d’antagonismes fédérateurs des identités de classes, sont devenus la recherche d’une autonomie « individualisatrice » au travers de comportements corporatistes professionnels et catégoriels en manque d’une nouvelle identité de classe perdue dans une tertiairisation « moyennisante ».

    Merci pour cet article excellent.

    Cordialement.

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