Il ne faut pas donner des chiffres bruts, il faut les rapporter au nombre d’habitants en pourcentage.
Certes les USA ont beaucoup de cas, mais ils ne sont pas les premiers. Les pays ayant la proportion la plus forte par millions d’habitants sont :
Argentine (plus de 114 000 pour 1 million) Israël, peu derrière : USA (plus de 113 000 pour 1 million), peu derrière : Pays Bas, Suède (plus de 110 000 pour 1 million), puis Belgique, Espagne (plus de 100 000 pour 1 million).
@Fergus Bonjour Fergus, l’article suivant ne concerne que la période abbasside, il faut voir qu’il n’y a pas d’usage vestimentaire unique dans le temps, même si il y a des tendances, il n’y a pas non plus de documentation vraiment fiable, on ne sait pas précisément de quel habit on parle, l’article essaye de situer par rapport aux moeurs de l’époque, c’est sans doute lié à l’interdiction (relativement observée) de montrer le corps humain :
"La première difficulté tient à nos propres attentes et à la représentation imaginaire que nous avons du monde abbasside, que la gravité de certaines questions actuelles ne cesse d’alimenter. En effet, que nous soyons engagés dans une démarche essentialiste, voyant le passé lointain du monde musulman comme un âge d’or révolu, ou que nous soyons engagés dans un « contre-essentialisme », cherchant à répondre par des contre-exemples au discours précédent, nous lisons le plus souvent ce monde lointain avec des grilles inadéquate
...Comme le mot ḥijāb,le terme clé s’agissant de la pudeur, ‘awra, très en vogue ujourd’hui pour désigner la partie du corps qui doit être dérobée au regard d’autrui, et qui selon certains englobe métonymiquement le corps féminin tout entier, a beaucoup évolué. Parasynonyme dans les sources les plus anciennes de faiblesse, faille, absence de protection, ‘awra conserve ce sens et prend conjointement, sans doute au IX° siècle, celui de « nudité légale », autrement dit la partie vulnérable du corps humain qu’il faut cacher...«
»Il semble essentiel d’inverser l’ordre du rapport de cause à effet : cette tradition précède l’islam, dans l’ensemble des populations islamisées. Dans ce sens, l’islam maintient un usage qu’il n’invente pas, mais qu’il va progressivement s’approprier et codifier selon sa morale. Il n’y a pas à proprement parler de “voile islamique” dans le monde abbasside"
@Clocel A Kaboul il y avait quelques mini-jupes dans les années 70, et des quartiers fréquentés par les hyppies et les voyageurs amateurs de cannabis (également dans les autres régions). Mais ce n’était pas une règle générale, c’était plutôt les milieux occidentalisés,et c’était plutôt la capitale (il n’y avait qu’une seule route traversant le pays, pas de chemin de fer, le reste c’étaient des pistes) la règle pour les femmes était la burqa, et pour les hommes les tenues traditionnelles avec les turbans.
La burqa (le voile avec grillage) est une pratique afghane uniquement, existant depuis toujours bien avant les talibans, ailleurs ce sont des d’autres formes comme le haïk en Algérie, l’abaya en Arabie... Les Hazaras d’Afghanistan, chiites et persécutés, n’ont pas la burqa, dans d’autres pays les femmes ont une sorte de voile avec lequel elles peuvent ou non recouvrir les visage selon les circonstances, mais c’est aussi le cas des Indiennes, il y a une interpénétration verstimentaire du fait de l’origine commune des deux pays.
Donc tenue afghane, et plus précisément pashtoune, les républiques musulmanes au nord de l’Afghanistan n’ont pas les mêmes codes vestimentaires, un président a même interdit les tenues venant d’autres pays comme l’Arabie, pour promouvoir les habits traditionnels plus colorés et mettant en valeur la beauté féminine.
Il faut aussi voir que les femmes ont également dans certains pays des habits très richement décorés, comme au Pakistan ou au Maroc, habits de fêtes ou de mariages.