Il y a un obstacle « naturel » non pas à la démocratisation, mais à la généralisation, pas sur les structures artificielles (il n’y a qu’à remplacer les prises), ni dans la haute montagne (roche souvent plus dure et masses considérables), mais sur les falaises et les blocs en roche tendre comme le calcaire, à force de passages le rocher se patine, et les voies perdent leur intérêt ou deviennent difficiles ( les voies faciles ou moyennes car sur les difficiles il y a moins de passage), mais le mal est fait, en ont profité les premiers arrivants, les possibilités ne sont pas extensibles indéfiniment chez nous, tout est plus ou moins exploré, d’autres pays sont vierges ou presque comme en Asie et sans doute en Afrique, mais on retrouve la sélection par la difficulté d’accès (pour nous).
"1934 - 2000 : A travers le regard de différents
militants de la FSGT, nous arpentons les chemins qui mènent de
l’alpinisme populaire à la pratique de l’escalade associative telle que
nous la connaissons aujourd’hui.
En Île-de-France, région pourtant dépourvue de montagnes, on assiste
actuellement à l’émergence d’un puissant mouvement de démocratisation de
l’escalade. En posant les fondements d’une pratique de l’escalade
ouverte à tous, des militants d’un alpinisme autonome et responsable
impulsent à partir des années 1950 de nombreuses innovations et
initiatives collectives qui joueront un rôle prépondérant dans cette
dynamique de démocratisation.
A travers le regard et le discours de plusieurs militants de la FSGT,
nous arpentons les chemins de l’histoire de l’escalade associative. Ils
nous racontent leurs combats et les innovations qui ont été nécessaires
pour faire évoluer les mentalités de l’époque ! "
Il y a deux choses pas -forcement-liées, la participation élitiste, démocratique etc, la composition sociologique des pratiquants d’un sport, et son coût.
Il est évident qu’en ce qui concerne l’alpinisme, sauf les locaux et les guides, il y a le transport et l’hébergement, tout ça revient cher, mais le ski il me semble qui était dans la même situation et qui concerne les mêmes guides, pratiquement les mêmes lieux, s’est, relativement démocratisé.
D’autres sports sont élitistes comme le golf ou le cheval, mais il parait que le rugby touche des classes plus huppées que le foot, alors que je ne vois pas trop de différence dans les coûts.
Les guides donc côtoient des gens riches, mais eux-mêmes ne le sont pas en général et doivent exercer d’autres activités hors saison.
D’autre part à une époque déjà lointaine sont apparus les « sans guides », ceux qui escaladent à plusieurs (au moins deux) car ils maitrisent l’activité, et je dirais que maintenant la plupart des cordées sont de ce type.
Sinon il y a des courses à 300 euros effectivement, les vias ferratas sont gratuites, les ouvertures, l’équipement, l’entretien des voies sont faits bénévolement (pas de péage à l’entrée, pas d’obligation de guide contrairement à certains pays asiatiques).